Le football troyen a une riche histoire, jalonnée de moments emblématiques. Que ce soit des matchs mémorables, des victoires historiques, ou des personnages qui ont façonné l’identité du club. Troyes et l’Aube, c’est une longue et belle histoire de football, une discipline qui demeure le sport préféré de la population troyenne et auboise.

Depuis le début de la saison, les supporters du football troyen ont droit à un voyage dans le temps chaque lundi. Toutes les semaines, un souvenir marquant de l’histoire du club refait surface sur les réseaux sociaux et plateformes officielles de l’ESTAC. Cette initiative est une belle manière de rendre hommage à l’histoire du club tout en créant un lien entre le passé et le présent.
« La riche histoire du Stade de l’Aube et de notre Club est une fierté pour notre territoire. De l’US Troyenne à l’ESTAC, nous grandissons avec les exploits qui rythment nos saisons.
INSIDE : Le VCF à Troyes contre les légendes de l'ESTAC
Les débuts du football à Troyes
A Troyes, la jeunesse se prend de passion pour le sport. Dès 1899, un groupe de jeunes se rassemblent pour s’adonner à ce sport arrivé récemment d’Outre-Manche : le football. Nos jeunes Troyens ont l’idée de former une société sportive qu’ils appellent le Racing Club Troyen. Début 1900, beaucoup trouvent l’appellation un peu prétentieuse et décident de la changer. L’Union Sportive Troyenne (UST) voit donc officiellement le jour. Ses couleurs sont le rose et le noir.
L'Association Sportive Troyes Sainte-Savine (ASTS)
Le 11 mai 1930, l’ASTS (Association Sportive Troyes Sainte-Savine), club omnisports présidé par Marcel Vitoux, voit le jour suite à la fusion entre l’US Troyenne et l’Association Sportive Savinienne. En 1932, le professionnalisme est créé dans le football et le club va s’y intéresser. En 1935, l’ASTS pose sa seconde candidature et est admise. Jusqu’à la seconde guerre mondiale, l’équipe va figurer en 2e Division, sans faire particulièrement d’éclat. Après la guerre, elle va davantage faire parler d’elle, d’abord en Coupe de France avec une finale perdue en 1956 face à Sedan (3-1). Le football troyen connaît son premier trophée avec la Gambardella, la coupe de France des juniors, remportée en 1956 devant le Stade de Reims.

En 1963, le président Marcel Vitoux annonce l’abandon du professionnalisme. Le club ne va pas survivre à ce retrait de la scène professionnelle, malgré les efforts des derniers dirigeants de la section football.
Troyes Omni-Sports (TOS) et Troyes Aube Football (TAF)
En 1967, une poignée d’hommes entreprenants va créer un nouveau et grand club omnisports, le TOS, le Troyes Omni- Sports. Cependant, l’équipe végète en Promotion d’Honneur. Avec l’aide de Paul Heurtefeu, industriel de bonneterie sportive et toute une équipe, Marc Eullaffroy, ancien de l’ASTS engage la section football du TOS, qui devient autonome et prend le nom du Troyes Aube Football, le TAF. Un an après, le club adopte le statut professionnel. Malgré des joueurs de talent, cinq années dans l’élite avec quelques belles performances comme face à la grande équipe de Saint-Etienne en 1976, le TAF grandit trop vite, s’essouffle financièrement, est relégué en D2 en 1978, dépose son bilan et est liquidé en 1979.
Foot 10 et PL Foot
A la fin du printemps 1979, c’est la naissance de Foot 10, un club dont l’existence sera éphémère, qui reprend la section amateur du TAF et va fusionner avec le club du PL Troyes, les Patronages Laïques de Troyes. Le PL Foot est né.
Association Troyes Aube Champagne (ATAC) et Espérance Sportive Troyes Aube Champagne (ESTAC)
Fin 1985, six ans après la disparition du TAF, plusieurs personnes vont estimer que Troyes devrait retrouver des ambitions plus importantes sur le plan du football. En 1986, le PL Foot cèdera la place à l’ATAC, l’Association Troyes Aube Champagne, présidée par Maurice Cacciaguerra. Angel Masoni va succéder à Michel Santier à la présidence en 1992. Dès 1993, L’ATAC va décoller, passant du National 2 à la Ligue 2 en trois saisons et adoptant alors le statut professionnel. Daniel Vacelet préside cette section professionnelle qui devient une SASP (société anonyme sportive professionnelle). L’ATAC doit changer son appellation et se transforme en ESTAC, Espérance Sportive Troyes Aube Champagne.
7e du championnat de Ligue 1 et demi-finaliste de la Coupe de France, l’ESTAC se qualifie pour la première fois de son histoire à une coupe d’Europe, la coupe Intertoto qu’elle va remporter face aux Anglais de Newcastle. Après avoir éliminé les Slovaques de Ruzomberok, elle échouera de justesse au second tour devant d’autres Anglais, ceux de Leeds, l’une des toutes meilleures équipes d’Angleterre.
En 1999, Angel Masoni sera élu à la présidence de l’Association, en charge de la section amateur et des jeunes, dont toute la partie formation. Après une saison de transition en seconde division, le club connaît un profond remaniement. Daniel Vacelet quitte la présidence au profit de Thierry Gomez, jeune chef d’entreprise francilien.
Les années 2000 et les montagnes russes
La saison 2007-2008 fait naître les plus grands espoirs mais provoque également une grosse déception finale. Alors qu’elle paraît nettement en passe de remonter, l’équipe, brusquement, n’avance plus et se fait coiffer par Grenoble. Traumatisé par cette mauvaise fin de saison, le club n’arrive pas à repartir de l’avant et est relégué la saison suivante en National, le 3e niveau du football français. Le fils d’Angel Masoni, président charismatique, entame sa reconquête. Elle ne fera qu’une saison en National et remonte aussitôt en Ligue 2. L’ESTAC parviendra à se maintenir mais la saison suivante, elle termine fort et décroche l’accession en Ligue 1. L’engouement est énorme.
L’ESTAC réalise une saison énorme. Elle domine la Ligue 2 de la tête et des épaules. Contre toute attente, emmené par un Benjamin Nivet qui fête ses 40 ans et franchit la barre des 600 matches professionnels, l’ESTAC remonte en Ligue 1. Elle termine 3e du championnat de Domino’s Ligue 2 et doit disputer les barrages qui sont réinstaurés 24 ans après avoir été supprimés.
Pour la deuxième fois de son histoire, l’ESTAC remporte la coupe Gambardella. Cette saison 2020-21 est exceptionnelle ! Après une saison aboutie, l’ESTAC devient le 8 mai, pour la seconde fois de son histoire, championne de France de Ligue 2 BKT, après une victoire sur l’USL Dunkerque au Stade de l’Aube, dans un stade à huis-clos.
Après une première partie de saison mitigée, le club a un seul objectif en tête sur cette fin de saison : Le maintien !
Avec l’Espérance sportive Troyes Aube Champagne, l’Estac pour les intimes, il faut avoir le cœur bien accroché. Ça monte et ça descend aussi fréquemment que sur l’Alpina Blitz, le méga coaster du parc d’attractions Nigloland, autre pôle d’intérêt du département de l’Aube.
Témoin privilégié de ce parcours cahoteux, Thierry Plumey a vécu ces hauts et ces bas à travers ses objectifs. Photographe amateur et enseignant à la retraite, il a suivi le parcours des footballeurs de l’Estac et navigué dans les coulisses du club pendant deux décennies, entre 2004 et 2024. Il a assisté à cinq montées en Ligue 1, autant de relégations en Ligue 2, une montée en Ligue 2 et deux relégations en National. La dernière, à l’issue de l’exercice 2023-2024, n’a pas été effective.
« L’idée de ce livre est partie d’une photo » explique-t-il en feuilletant l’ouvrage de 84 pages. Il s’arrête sur un cliché montrant le Brésilien Demetrius Ferreira, une saison à Troyes en 2006-2007, à quatre pattes sur la pelouse avec la chaussure de la publicité en arrière-plan qui semble lui botter le postérieur.
Ce n’était que le début d’un sacré travail de fourmi et un sacré voyage en ballon à travers ces deux décennies d’émotions. « Je me suis replongé dans mes archives. Hormis une saison où j’ai presque tout perdu lors d’un transfert de dossiers, j’ai tout conservé. À un moment, j’avais pensé faire une exposition au stade mais les gens sont souvent pressés et ne prennent pas le temps de s’arrêter. » Le livre a l’avantage de pouvoir être consulté régulièrement et d’être conservé.
Au fil des pages, les amoureux du club peuvent redécouvrir ceux qui ont marqué son histoire mais aussi avoir un aperçu des coulisses, seulement accessibles à une poignée de privilégiés. « Footographies », le nom de cet ouvrage aux airs de madeleine de Proust, montre ainsi Benjamin Nivet traînant en boxer dans les couloirs du stade un soir de montée en Ligue 1, Stéphane Darbion en joueur de bowling, l’entraîneur Jean-Marc Furlan balancé tout habillé dans une piscine par des joueurs hilares lors d’un barbecue de fin de saison ou encore Mounir Obbadi s’initier à la boxe dans les locaux du Stade troyen.
Avant de valider définitivement le contenu du livre, Thierry Plumey s’est assuré que l’ensemble des joueurs et entraîneurs autorisaient la publication des photos. « Ça a parfois traîné, surtout parce qu’ils avaient oublié de répondre, mais ils ont tous fini par donner leur accord. Certains n’avaient même pas connaissance de ces photos et ont voulu les récupérer après ! », s’amuse le photographe, par ailleurs auteur de nombreux livres dont un sur les stades de l’Aube il y a quelques années.
Thierry Plumey a profité de ses multiples échanges avec les protagonistes de ses images pour recueillir des anecdotes qu’il a parsemées au fil des pages. En plus des acteurs du jeu, le photographe accorde une large place, sur le papier glacé, aux supporters. Il ne se lasse pas de raconter la fierté dans les yeux des fans quand il leur a dit qu’ils figureraient dans le livre de photos. Chacun, à son niveau, a écrit l’histoire de l’Estac.
Si quelques-unes prêtent à sourire tant les situations sont incongrues, les 200 photos sélectionnées par Thierry Plumey, loin des traditionnelles et éculées phases de jeu, racontent le club tel qu’il a traversé la période 2004-2024. En vingt ans, « le football il a changé », comme dirait le numéro 9 du Real Madrid.
Le club aujourd'hui
JustFocus s’intéresse aujourd’hui au club de Football de l’Estac qui signifie l’Espérance Sportive Troyes Aube Champagne. Ce focus sur cette équipe n’est pas un hasard, plusieurs éléments attirent notre curiosité. Tout d’abord, c’est un club important du football français professionnel, avec seulement une relégation en National 1 depuis la saison 1996-1997. De plus, c’est une équipe qui respire le football depuis de nombreuses années, avec un jeu très axé sur le jeu de passe, d’où l’un des slogans du club « passe avant le meilleur ».
Enfin, l’Estac fait parler de lui en ce moment avec son rachat par le groupe propriétaire de Manchester City, mais également par son excellente saison en Ligue 2, avec une première place après 32 journées.
D’après les faits, les “Bleus” sont l’un des plus anciens clubs en France. Dans les années 1900, Troyes a eu l’idée de nommer le club “Union Sportive Troyenne”. Durant 31 ans, l’équipe existait sans le statut professionnel. En 1935, l’équipe a été créditée en Ligue 2. En 1956, L‘ASTS a été finaliste de la coupe de France. Et, en 1965, le club a mis fin à ses activités. Durant deux ans, le club ne disposait plus d’équipe de football.
Ensuite, Le “Troyes Aube Football” appelé le TAF est créé en 1970. Le club a su tenir une place parmi l’élite à partir de 1973 jusqu’en 1978.
Néanmoins, il faut attendre 1986 pour que le club de l’Estac (anciennement ATAC), soit fondé par Maurice Cacciaguerra. C’est donc le troisième club de football professionnel troyen. Son stade emblématique est le stade de l’aube construit en 1924, avec une capacité d’affluence de 20 400 spectateurs. A noter, que c’est le premier stade à adopter la technologie de pelouse hybride AirFibr. Une technologie notamment présente au Stade Vélédrome, au Stade Geoffroy-Guichard ou encore au stade d’entraînement du Real Madrid.
Quand on pense à l’Estac, on pense forcément à son approche tactique basée sur le jeu de passes. Le club troyen ne refuse jamais le football, et tente toujours, peu importe l’équipe en face de mettre en place son jeu, à l’image du « tiki-taka » de Pep Guardiola. Et cela ne date pas d’hier ! En effet, c’est l’emblématique entraîneur du club Alain Perrin qui est à l’initiative de ce système de jeu dans les années 2000.
Cela correspond également aux grandes heures du club entre 1999 et 2002. C’est aussi à ce moment que le club change de nom pour l’Estac. Et, 21 ans après, Troyes retrouve un club de Football parmi l’élite lors de la saison 1999-2000. Les stars du club à l’époque sont Rafik Saïfi, Mohamed Bradja, Sladjan Djukic, Jérôme Rothen ou encore le prodigieux Mamadou Niang que l’on connaît tous.
La saison 2000-2001 est un franc succès pour le club qui visait le maintien à l’époque et qui termine 7ème de Division 1 et ainsi se qualifie pour la première Coupe D’Europe de son histoire.
Dès le début de la saison 2001-2002, l’Estac remporte la Coupe Intertoto à l’issue d’une double confrontation forte en émotions contre le mythique club anglais de Newcastle. Cela leur permet de disputer la Coupe UEFA cette saison-là. Au second tour, les Troyens ont affronté Leeds United, récent demi-finaliste de la Ligue des Champions et leader de Premier League à ce moment-là de la saison. Après une défaite 4-2 chez les Anglais, l’Estac va réaliser le match le plus marquant de l’histoire du club. Malgré une victoire 3-2 avec un niveau de jeu impressionnant, les Troyens sont éliminés et sont passés tout près d’un exploit incroyable.
À l’issue de cette saison, avec une nouvelle fois une septième place en première division, Alain Perrin décide de quitter le club. Cette saison est également marquée par l’arrivée au club de Benjamin Nivet, considéré comme la plus grande légende du club. Ce dernier, est le joueur le plus capé avec 430 matchs et le meilleur buteur avec 84 buts.

Un club avec des ambitions pour le futur
Depuis septembre, le City Football Group, propriétaire notamment de Manchester City a racheté le club Troyen. L’ESTAC est ainsi la 10e acquisition du groupe. Ce rachat tourne la page de 11 années sous l’ère Daniel Masoni. Le nouveau président, se nomme Simon Cliff. L’Estac aura donc maintenant des moyens financiers sans doute plus important qu’auparavant. Cela est bénéfique pour le club, qui souhaite monter en Ligue 1 et ainsi se maintenir sur plusieurs saisons.
En effet, l’un des objectifs de ce rachat est de permettre au club de se développer dans l’élite du football français.
Actuellement, les joueurs de Laurent Batlles sont premiers du classement de ligue 2 devant Toulouse et Grenoble. Il reste donc 6 journées au club aubois afin de valider sa montée en ligue 1. Les Troyens ont également en tête de remporter le championnat de Ligue 2, à l’image de la saison 2015. Cela récompenserait leur fabuleuse saison du point de vue footballistique et également en terme de points. L’Estac a dominé ce championnat et a sans aucun doute produit le jeu le plus plaisant.
Après la dissolution de l'AS Troyes Sainte-Savine en 1967, la ville a décidé de fonder une section omnisport appelée TOS (Troyes Omni Sports). En 1970, La section football du TOS devient autonome sous le nom de Troyes Aube Football (TAF). En 1979, le TAF est liquidé à la suite d'un déficit budgétaire. Abandon de la section pro.
Après une petite traversée du désert de 1967, année de la dissolution de l’ASTS, à 1970, où est créé le TAF (Troyes Aube Football), le football troyen va revivre au plus haut niveau et retrouver la D1 de 1973 à 1978.
Champion de DH Ligue Nord-Est en 1976.
Parcours en Championnat
Voici un aperçu du parcours du club à travers les différentes divisions :
| Saison | Division | Classement |
|---|---|---|
| ... | ... | ... |
| 1976 | DH Ligue Nord-Est | Champion |
Le samedi 5 avril 2025 restera gravé comme une date clé dans l’histoire de l’ESTAC. Les célébrations nous ont permis de vivre des moments riches en émotion. De l’Hôtel de Ville au Stade de l’Aube, cette journée d’anniversaires a été marquée par de nombreux événements. Le 5 avril en photos.
« Avec plus de 20 années d’existence, le centre de formation de l’ESTAC a aujourd’hui une place prépondérante dans le football français. L’Association ESTAC s’est évertuée à transmettre des valeurs nécessaires à l’apprentissage et l’épanouissement de générations de joueurs, sur un socle liant le sportif, le scolaire et le sociétal pour que les footballeurs et footballeuses de demain aient tous les atouts pour réussir.
Le club a été fondé en 1958 sous le nom de « Mairie-Finances » en association avec les Impôts puis est devenu l’ESAMA (Entente Sportive des Agents Municipaux et Assimilés). Une école de football est créée en 1985 par Robert Jacques, Patrice et Thierry Blanchot sous la houlette du Président Gilles BASSIGNY devenant ainsi le 1er club corpo à posséder une telle école. En 1991 il a été décidé de s’affilier à la FFF et de disputer les championnats libres. En commençant en 4ème série puis en franchissant tous les échelons jusqu’à la DH (R1) avec des éléments pour la plupart ayant été formé au club.
Chaque catégorie a remporté plusieurs titres de champions départementaux ainsi que toutes les coupes de jeunes et plusieurs titres régionaux en 13, 15 et 17 Ans. Les seniors ont remporté la Coupe Libé en 1999 puis Elite en 2016, la Coupe de l’Aube en 2002, 2006 et 2008, la coupe Roy en 2006. Enfin, le club a accédé à la plus haute division régionale (saison 2008) en frôlant même l’accession en N3.
Aujourd’hui le club compte 3 équipes évoluant en championnat de Ligue (Seniors, U19 & U15) et près de 20 équipes de tous les âges. Tous les Educateurs du club sont diplômés FFF dont 5 BEF (P. Blanchot/T. Blanchot/F. Azil/ L. Duarte), 3 BMF (D. Garcia/B. Mosanga/C. Leerman) et plus de 10 éducateurs fédéraux. Une section Ufolep et une section Foot Loisirs FFF sont également très actives (3 équipes), ce qui permet aux plus anciens de rester au club et de continuer à défendre les couleurs noires et blanches de l’association. Le nombre de licenciés est de 350.
Le Stade de l'Aube
Le premier Stade de l’Aube est d’abord implanté dans le quartier du Vouldy mais est trop petit et mal disposé. Pour le financement, il lance en 1923 une grande souscription auprès des industriels et des commerçants de la place. En 1930, l’ASTS, née de la fusion entre l’US Troyenne, l’Association Sportive de Sainte- Savine et le Rugby Club Troyen, prend possession des installations. La guerre va réduire les compétitions professionnelles mais, régionalement, on continue de pratiquer.
La paix revenue, le Stade de l’Aube retrouve une activité sportive soutenue. La course à la montée du club troyen en première Division amène de plus en plus de spectateurs mais le football n’est pas le seul sport à trouver sa place. La piste accueille également des épreuves de cyclisme et le Tour de France y fera étape le 31 juillet 1954. En proie à de sérieuses difficultés financières, l’ASTS négocie la vente du Stade de l’Aube à la Ville de Troyes. Malgré cet effort, Marcel Vitoux annonce l’abandon du professionnalisme et la disparition de l’ASTS à la fin de la saison 1966-67.
Au fil des années, le Stade de l’Aube continue d’évoluer, d’abord en 1972 avec un nouvel éclairage qui le classe parmi les stades les mieux éclairés de France. Les grandes affiches de l’époque obligent les dirigeants à installer régulièrement des chaises et gradins en bois sur la piste d’athlétisme. D’importants travaux seront entrepris à la fin des années 90 : une nouvelle tribune « Champagne » se construit derrière le but et sera inaugurée le 7 mars 1998. La saison suivante, la démolition de la mythique tribune Marathon est décidée et effective le 28 avril 1999, pour céder la place à la tribune « Marcel Vitoux ».
Le nouveau Stade de l’Aube est inauguré par Aimé Jacquet le 8 octobre 2005 à l’occasion de France-République d’Irlande Espoirs (1-0). Avec cette dernière étape, la capacité passe à 21 877 places.
Inauguration du stade de l'Aube. Début des travaux de rénovation. Le record d'affluence est battu le 18 Mai.