La rivalité entre la Finlande et la République Tchèque dans le monde du hockey sur glace est riche en moments mémorables et en compétitions acharnées. Ces deux nations, bien que de tailles différentes, ont toutes deux une passion profonde pour le hockey, ce qui se traduit par des affrontements intenses sur la glace.
Dans cet article, nous allons explorer certains des moments clés de cette rivalité, les joueurs qui ont marqué l'histoire de ces confrontations, et l'importance de ces matchs dans le contexte des compétitions internationales. Que ce soit lors du Tournoi Karjala, des Championnats du monde ou des Jeux olympiques, chaque rencontre entre la Finlande et la République Tchèque est un événement à part entière.

Tournoi Karjala : Un Terrain de Jeu Traditionnel
Les Finlandais ont gagné neuf fois le tournoi Karjala, tandis que les Tchèques ne l'ont jamais remporté. Le mieux que les Tchèques aient fait, c’est cinq points l’an passé. Malgré leur défaite en Suède, les Tchèques ont conservé la tête de l’Euro Hockey Tour, au bénéfice de leur performance en septembre lors de la manche à domicile. C’est la deuxième défaite de suite pour les Tchèques, qui retournent à l’ordinaire après l’éclaircie de septembre.
En effet, alors que tous les pays alignent des effectifs très solides en ouverture de cette saison olympique, la Finlande prend le contrepied avec une formation inexpérimentée. Elle n’a convoqué aucun joueur expatrié, sauf deux défenseurs évoluant en Suède (Hietanen et Mäntymaa). Et encore n’y a-t-il pas tous les meilleurs joueurs de SM-liiga, car quelques forfaits notables, comme Haataja et Kerman, ont obligé Jukka Jalonen à piocher dans la liste des remplaçants.
Match du 7 novembre 2009 : Finlande - République Tchèque
Un exemple de ces rencontres est le match du 7 novembre 2009 à Helsinki, où la Finlande a battu la République Tchèque 4-3. Les Tchèques avaient reçu comme consigne d’être vigilants défensivement face à la pression initiale des locaux. Ce sont peut-être les Finlandais qui auraient mérité de se méfier des contre-attaques… La première minute n’est pas terminée que le palet ressort vers Jaroslav Bednar, dix mètres derrière le dernier défenseur finlandais ! Un oubli criminel connaissant le talent du buteur de Nijni Novgorod en face-à-face avec le gardien.
La Finlande semble chercher son rythme, mais quand elle le trouve, elle prend d’assaut la zone offensive. Les Tchèques résistent, portés par un Schwarz qui tient parole en n’étant pas nerveux. Il est cependant masqué sur un tir dans le trafic de Mikko Mäenpää (1-1, 8’49 »). Les Finlandais, rapides et agressifs, continuent de se créer des occasions. Au cours de la deuxième période, les deux équipes ferment leur ligne bleue.
La Finlande croit tenir l’avantage quand un tir de Petri Kontiola touche l’épaule droite de Schwarz et retombe derrière lui. Le gardien essaie de le rattraper avec le gant mais est gêné par Antti Pihlström, les deux patins dans le demi-cercle, qui vient mettre le palet au fond. Le but est logiquement refusé après recours à la vidéo. Chaque équipe aura encore une grande occasion : un poteau de Cervenka, et un breakaway dans la dernière minute de Jukka Voutilainen qui reçoit un long palet à la bleue entre Rachunek et Mojzis.
C’est un but malchanceux qui est fatal aux Tchèques. Servi côté gauche par Immonen en zone neutre, Tony Salmelainen contrôle en patinage arrière, se remet dans le sens de la marche, déborde sur l’aile et centre devant la cage… Le patin ricoche sur le patin de Tomas Mojzis, défenseur malheureux pour sa quatrième sélection (2-1, 44’38 »). Des pénalités de Rachunek et de Bulis n’aideront pas la République Tchèque dans sa volonté d’égaliser, face à une équipe de Finlande qui a bien resserré les boulons en défense maintenant qu’elle mène au score.
Selon Josef Jandac (entraîneur-adjoint de la République Tchèque) : « Il y a eu beaucoup de buts de chaque côté, mais nous avons perdu sur un but de raccroc. Nous avons beaucoup joué en zone neutre et il nous a manqué de plus tirer à la cage. Schwarz a bien joué, il a eu beaucoup d’interventions difficiles à faire. J’ai regardé les statistiques et je me suis surpris moi-même de notre mauvais bilan. »
Tableau du Match
| Équipe | Buts | Pénalités |
|---|---|---|
| Finlande | 4 | 6' |
| République Tchèque | 3 | 6' |
Jeux Olympiques : Une Scène de Gloire
Les observateurs sont bien embêtés à l'heure d'émettre un pronostic : jamais le tournoi olympique de hockey sur glace n'a paru aussi incertain que cette année. Alors que seuls quatre pays ont décroché l'or olympique (Canada, États-Unis, URSS et... Grande-Bretagne), on pourrait avoir un vainqueur inédit.
L’inclusion de Dominik Hasek (44 ans) dans la liste très élargie (79 noms) avait fait causer, mais l’ex-retraité vient de se blesser pour plusieurs semaines et ses chances olympiques se sont amincies. Soulagement pour Vokoun, qui a déjà souffert de l’ombre de la légende, et motivation supplémentaires pour les autres.
Pour la République Tchèque, le poste le plus ouvert dans la sélection olympique est celui de gardien. Une place revient sans conteste à Tomas Vokoun, mais les deux autres sont à prendre. Parmi eux, le meilleur gardien du Mondial junior 2005 Marek Schwarz. Ces deux dernières années en Amérique du nord, il a certes joué quatre matches de NHL avec Saint-Louis, mais il a surtout évolué en AHL et plutôt perdu du temps dans son développement.
L’an passé, un gardien du même âge que lui, Jakub Stepanek, s’est révélé avec Vitkovice et imposé en équipe nationale. Stepanek, venu de nulle part, non drafté et pas international junior, n’avait jamais quitté sa Moravie natale… Schwarz a maintenant du retard à rattraper et il le sait. Il a même été très honnête dans ses propos : il a confessé que, en voyant Stepanek se blesser en direct à la télévision dans un match de championnat, il a pensé qu’il pourrait avoir sa chance.

Championnats du Monde : Des Confrontations Mémorables
Même s'ils ont vu comme d'autres certains de leurs meilleurs éléments partir en NHL, les Tchèques ont frappé un grand coup la semaine dernière en remportant de manière très solide les Sweden Hockey Games devant les Suédois, les Russes et les Canadiens.
Le duel entre Anton Lundell (FIN) et Dominik Kubalik (CZE) était attendu dans cette confrontation sur le papier, annoncée serrée. Le début de rencontre entre les deux formations est relativement équilibré où les équipes se jaugent notamment sur les remises en jeu, très disputées. Les Tchèques ont la possession du puck où le jeu proposé par Filip Pesan est agréable à regarder. La Finlande ne trouve pas la solution en début de rencontre pour récupérer la rondelle et de nombreux dégagements interdits sont sifflés à l’encontre des Finlandais.
La République Tchèque étouffe son adversaire du soir. L’attaque finlandaise se réveille enfin après dix minutes de jeu. Olkinuora joue à se faire peur où le pressing de Smejkal a failli lui coûter une perte du palet alors que le gardien attendait que ses coéquipiers s’organisent pour lancer une attaque. A noter l’excellente prestation de Lindbohm en défense.
Au bout de deux minutes seulement, Kontiola trouve en retrait Ohtamaa juste après la bleue. D’un tir puissant du revers, il trouve la transversale d’Hrubec. Premier danger pour la République Tchèque qui voit des Finlandais conquérants et motivés pour ouvrir le score.
Après dix minutes équilibrées, c’est la Finlande qui va ouvrir le score. Hronek perd le palet au détriment de Kontiola qui sert Pakarinen. Son tir n’est pas gelé par Hrubec qui remet le palet dans les patins d’Innala, présent au rebond offensif et qui ouvre le score (32’55;1:0). La réaction tchèque ne se fait pas attendre. Côté gauche, Sklenicka tente sa chance dans la zone d’engagement. Olkinuora intervient une première fois et est vigilant pour éviter un but sur un rebond de Smejkal qui traînait à proximité de l’enclave.
Après son tir, Zadina est touché au visage par une crosse haute d’Ohtamma mais cela n’est pas assez pour sanctionner le finlandais d’une pénalité. Un temps mort est demandé par Pesan. Ce dernier va sortir son portier durant plus de deux minutes pour bénéficier d’un joueur supplémentaire.
La Finlande est qualifiée et jouera contre l’Allemagne samedi à l’Arena Riga.
EDF. L'analyse de la Finlande par Cristobal Huet
Un Regard sur le Passé : Lillehammer 1994
On aurait pourtant tort d'oublier les Finlandais dans les grands tournois. Ils le montrent en exploitant la première pénalité de la compétition, sifflée contre Stavjana qui a retenu une crosse. Durée du jeu de puissance finlandais : cinq secondes ! C'est ce qu'il fait pour qu'un lancer balayé de la ligne bleue du capitaine Timo Jutila piège le gardien Petr Briza.
Deux minutes et demie plus tard, Janne Ojanen remonte le palet à toute allure depuis l'arrière de son but. Il passe dans l'axe en entrée de zone à Marko Palo qui se défait de Jan Vopat et trouve la passe entre les jambes de l'autre défenseur Drahomir Kadlec en direction de Petri Varis. Briza s'est déplacé et lance les bottes en croyant au tir, mais Varis redonne au centre pour Ojanen, seul face à la cage vide pour finir l'action qu'il avait lui-même commencée.
La République tchèque réagit en fin de premier tiers. Drahomir Kadlec évite Hannu Virta couché et remet en retrait pour Kamil Kastak. Son slap à ras glace fusille Jarmo Myllys qui a levé la jambe droite en s'agenouillant et a ainsi ouvert un espace au palet.
Sami Kapanen et Raimo Helminen remontent depuis leur camp en s'échangeant le palet sans jamais être attaqués par des Tchèques qui patinent de manière trop passive : l'action se termine par une reprise fulgurante du cercle gauche qui bat Briza à ras glace (3-1).
Dans ces Jeux qui s'annoncent comme ceux des pulls bariolés, les Finlandais ne sont pas les moins tape-à-l'oeil quand il s'agit d'égayer les tribunes. Ils ont pu donner libre cours à leur joie dans ce début de tournoi parfait.
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