Hockey sur Glace : Angers contre Grenoble, une Rivalité Historique

Les deux meilleures équipes de cette saison de Ligue Magnus en saison régulière, Grenoble (1er) et Angers (2ème), se sont logiquement retrouvées en finale des play-offs pour se disputer le titre de Champion de France 2024-2025.

Christophe Boivin lors de Grenoble - Angers en finale de la Coupe de France, le 16 février à Paris. Crédit: Getty Images

Cette confrontation est aussi le remake de la finale de 2022 qui avait vu Grenoble soulever la Coupe Magnus, la dernière de son histoire. Grenoble-Angers, c’est aussi la même affiche que la Finale de Coupe de France qui a vu la victoire d’un but des Ducs en Février dernier.

Parcours vers la Finale

En quarts de finale puis en demi-finale, Grenoble a disposé de Nice et Amiens avec un peu de marge, tandis qu'Angers s'est défait de Chamonix puis de Bordeaux en quatre matchs, mais avec un seul but d'écart sur chaque rencontre...

Finale de la Ligue Magnus 2024-2025

Grenoble est devenu champion de France de hockey sur glace pour la neuvième fois en battant Angers 6 à 2 (1-1, 2-1, 3-0) dans le match 5 de la finale de la Ligue Magnus devant son public. Les Grenoblois ont gagné la série 4 à 1 (4-2, 4-0, 2-0, 2-4, 5-2). Le dernier titre grenoblois datait de 2022.

Samedi, les buts des Brûleurs de loups ont été inscrits par François Beauchemin, Sacha Treille, Alexis Binner, Aurélien Dair, Christophe Boivin et Nicolas Descamps.

Moments clés du match 5

Grenoble va finalement ouvrir le score après un engagement en zone offensive gagné par Koudri. Grenoble va très rapidement faire le break dans ce troisième tiers avec Boivin qui profite d’une remise en retrait de Binner pour avoir le but face à lui. Il temporise pour attendre la bonne ouverture et prend un tir laser qui fait mouche (3-1 40’13). Le momentum reste côté isérois avec un nouveau but de Dair qui part en contre, fait le tour de la cage et bat O’Connor qui trop lent, n’arrive pas à bloquer le palet (4-1 43’27).

Prapavessis place un bon lancer de l’arrière avec du trafic et marque (4-2 57’42). Il a fallu attendre le début de troisième tiers pour respirer un peu mieux côté grenoblois. Angers peut avoir des regrets de ne pas avoir égalisé en fin de second tier temps car le match aurait pu tourner différemment.

Highlights | Grenoble-Angers | Match 1 - Finale des playoffs 2025

Match 4 : Angers reprend l'avantage

Ils avaient 60 minutes pour aller décrocher le neuvième titre de champion de France et les Brûleurs de loups ont décidé d’aller vite dans ce match 4 de la finale de Ligue Magnus, déjà décisif dans la série. Les Isérois, qui ont remporté le match 1 (4-2), le match 2 (4-0), le match 3 (2-0), n’étaient plus qu’à une victoire pour soulever la Coupe Magnus.

Dans ce match 4, les joueurs de Per Hanberg et d’Edo Terglav ont pris très vite les devants grâce à Aurélien Dair (0-1, 2’04), qui s’y repris à deux fois pour battre O’Connor, le gardien angevin. Les Grenoblois ont eu plusieurs occasion par Koudri ou Treille sur powerplay pour faire grandir l’écart, en vain. Les Angevins ont aussi buté sur Matija Pintaric encore solide dans ses cages.

Au retour des vestiaires, Kyle Hardy était tout proche de trouver la faille (20’50) sur O’Connor mais le palet touchait le poteau et sortait du cadre. Les Grenoblois continuaient à pousser par Binner (22’40) ou encore Koudri (24’30) étaient tout proches de faire grandir l’écart, mais le goalie angevin veillait. Logiquement, les Ducs recommençaient à sortir et les Brûleurs de loups s’exposaient aux contres. Sur une échappée, Teo Sarliève envoyait le palet dans la lucarne de Pintaric et remettait les deux équipes à égalité (1-1, 31’23).

Les Angevins, poussés par l’IceParc, ont eu une occasion en or par Tavernier (35’07), encore en contre, que Pintaric sauve de la jambière. La fin de tiers a été encore délicate, avec deux infériorités numériques à gérer coup sur coup. La défense grenobloise a encore été besogneuse pour garder le score jusqu’au buzzer alors que le public lançait une ola à 1 partout…

Dans le dernier tiers, la bataille entre les deux équipes était d’une rare intensité entre deux équipes où chacune ne voulait pas encaisser de but. Les Angevins laissaient le palet aux Grenoblois. Les Isérois prenaient petit à petit le dessus et restaient dangereux. Du cercle gauche, Jacob Andersson déclenchait un tir soudain dans la lucarne d’O’connor (1-2, 45’03) et marquait un super but.

Les Grenoblois se rapprochaient du titre. Les Angevins ne baissaient pas les bras pour autant et l’ex des Brûleurs de loups Peter Valier, oublié devant Pintaric, égalisait à nouveau (2-2, 47’28).

Hilderman, pénalisé pour faire trébucher, laissait ses partenaires à 4 sur la glace alors qu’il ne restait que cinq minutes à jouer. Tavernier, en powerplay, trouvait le filet de Pintaric, masqué (56’07, 3-2).

Grenoble poussait jusqu’au bout pour arracher l’égalisation dans les derniers instants de la partie pour aller en prolongation.

Réactions après le match 4

Sacha Treille (capitaine de Grenoble) : « C’est encore un peu chaud pour vous dire ce qu’il a manqué. On n’a pas construit le jeu ce soir, on était trop sur les talons. On a une nouvelle chance samedi à la maison. Là, c’est une première opportunité qui passe ce mercredi soir. Il faut continuer à travailler. On est prêt à ce que la série soit longue. Il y a encore beaucoup de travail encore. »

Aurélien Dair (attaquant de Grenoble) : « Je ne pense pas qu’il y avait trop d’appréhension. Je pense que ce qui nous a coûtés, ce sont les petits détails. Ils en ont profité à deux, trois reprises et ils ont attendu le bon moment pour marquer les buts. Il faut juste améliorer ces petites choses qu’on n’a pas bien faites ce soir. On sait qu’ils ont un powerplay, on arrive à jouer en PK mais ce soir, ils en ont profité. Il faudrait arrêter ça et commencer à jouer à 5vs5. Il n’y a pas de doute, pour gagner une série, c’est quatre matchs. On verra samedi pour le match 5. »

Edo Terglav (entraîneur assistant de Grenoble) : « Angers mérite de gagner. Quand on mène 2-1, on se dit ça y’est c’est fini, on a commencé à trop reculer, on attendait… On a donné trop de vitesse en zone neutre et on savait qu’ils pouvaient marquer comme ça. On a laissé trop d’occasions simples. Ils ont mérité cette victoire-là. »

Jonathan Paredes (entraîneur d'Angers) : « Ce n’est pas parce qu’on prend un but que le début est mauvais. Je suis fier début août de ce groupe, ils ont la dalle angevine, le groupe ne lâchera rien. On va faire notre travail et comment améliorer les choses. On ne lâchera pas. »

Robin Gaborit (capitaine d’Angers) : « On a un groupe qui a du caractère qui ne lâchera rien, on s’aime et on a envie de rallonger la saison le plus longtemps possible. Elle donne de l’énergie, elle peut faire mal à Grenoble. Il n’y a pas eu de déclic, les deux derniers matchs auraient dû être les nôtres. Je pense que physiquement, on est présent. On est en pleine possession de nos moyens. La guerre va être longue. On s’est toujours serré les coudes. La dalle, c’est ce qu’on veut transmettre et ce qu’on a dans le sang. On a une grande histoire. On était en mission. En prendre 1, ça fait du bien à la tête. J’en ai des frissons à vous le dire, il se passe quelque chose avec ce groupe et on ne va rien lâcher. »

Match 2 : Grenoble domine à domicile

Les Brûleurs de loups de Grenoble ont remporté ce samedi soir le deuxième match de la finale de la Ligue Magnus face à Angers (4-0). Ils iront défier les Ducs mardi et mercredi en très bonne posture. À domicile, Grenoble s'est encore imposé face à Angers (4-0). Avant d'aller mardi et mercredi sur la patinoire des Ducs, les Brûleurs de Loups ont assuré l'essentiel et mis la pression sur leurs adversaires.

Angers avait battu Grenoble en finale de la Coupe de France mi-février, mais les joueurs de Jonathan Paredes sont cette fois en mauvaise posture. Les Ducs ont pourtant longtemps dominé les débats et mitraillé la cage du gardien isérois Matija Pintaric. Le Slovène avait même effectué 29 arrêts à la fin du deuxième tiers (40 à la fin du match). À de multiples reprises, il a sorti des parades qui ont maintenu son équipe dans la rencontre (sur Shaw à la 7e, sur Gaborit à la 19e, sur Sarliève à la 46e, sur Halley à la 54e...).

Bousculés, les BDL étaient pourtant devant au score grâce à un contre bien mené par Kyle Hardy, passeur décisif pour Hugo Nogaretto après une perte de palet du défenseur Vincent Llorca (1-0, 11e). À dix minutes de la fin, encore sur un contre parfaitement exécuté, Matias Bachelet, fils de Benoît, une légende des BDL, a marqué le deuxième but et mis un terme aux espoirs angevins de repartir de l'Isère avec une série à égalité. François Beauchemin, sur un service d'Alexandre Mallet (3-0, 58e), puis Jarod Hilderman, en cage vide (4-0, 60e), ont donné encore plus d'ampleur au score.

Vainqueurs hier de la première manche (5-2), les Brûleurs de Loups entendent confirmer lors du match 2 afin de conserver l’avantage de la glace. Pas de changement dans les compositions des deux équipes qui se présentent avec le même alignement.

Les Brûleurs de Loups semblent très en jambes dès la première présence avec un premier lancer de Hardy repoussé par Cowley. Mis sous pression, les Ducs ont du mal à sortir de leur zone défensive. Une pénalité pour retenir est sifflée à l’encontre de Maurin Bouvet. L’occasion d’essayer de concrétiser cette domination de début de match. Hardy manque le cadre sur un lancer en bonne position, mais le boxplay angevin réalise un bon travail pour ressortir le palet et finalement tuer la pénalité sans avoir été trop inquiété.

Il faut attendre plus de six minutes pour voir un premier lancer sur Jakub Stepanek. Les Ducs commencent à reprendre le contrôle du palet et à le maintenir dans la zone grenobloise. Les Brûleurs de Loups se montrent moins entreprenants qu’en début de match. Une chance de revenir leur est pourtant donnée alors qu’une nouvelle pénalité est appelée contre Danick Bouchard au moment où surviennent les premières frictions. Cette deuxième supériorité n’est guère mieux gérée que la première car les transitions sont trop lentes. Fleury tente sa chance à deux reprises et croit même avoir marqué mais le palet avait atterri sur le petit filet extérieur. Retour à cinq contre cinq avec un jeu équilibré.

Angers essaie de réagir immédiatement avec Loïc Farnier qui se retrouve face à la cage mais il n’arrive pas à déjouer la vigilance de Stepanek. Farnier part en prison pour ce qui est déjà la troisième pénalité d’Angers dans ce match. Munoz se fait sécher par Manning le long de la bande et les Brûleurs de Loups se retrouvent en double supériorité numérique pendant 26 secondes… puis pendant 1’20 lorsque Manavian est sanctionné à son tour pour une obstruction sur Sacha Treille devant le slot angevin. Peu inspirés sur le power-play, les Brûleurs de Loups doivent se résoudre à voir les joueurs d’Angers sortir à tour de rôle de la prison. Dans la dernière minute, Flavian Dair est sanctionné pour faire trébucher. Après avoir enchaîné les infériorités, les Ducs peuvent souffler et jouer à leur tour en supériorité numérique. Stepanek doit rester concentré jusqu’au bout avec un dernier lancer de Nicolas Ritz.

De retour à cinq contre cinq en début de deuxième période, les Angevins restent dominateurs dans le jeu et continuent à garder la possession du palet en zone offensive. À l’inverse, les Grenoblois procèdent par contre-attaques à l’image de Julien Munoz qui prend un bon lancer repoussé par Cowley mais Flavian Dair ne peut prendre le rebond. Manavian et Smith sollicitent Stepanek sur des lancers lointains. Les Ducs cherchent des rebonds mais ne parviennent pas à se saisir des opportunités. Sur une accélération, Fleury fait un tour de cage avant d’échanger le palet avec Maxim Lamarche. Il se retrouve en excellente position mais tire au-dessus de la cage. Passée cette énorme opportunité, les Ducs prennent petit à petit l’ascendant en gagnant les duels, en maintenant la crosse sur le palet. Mais ils se découvrent parfois et laissent de la place pour des contre-attaques à l’image d’un 2 contre 1 Champagne/Treille qui est repoussé par Cowley. La plus grosse opportunité du tiers est pour les Ducs lorsque Gaborit arrive à passer dans le dos de Hardy et Lamarche pour défier Stepanek qui enlève le palet d’une mitaine autoritaire. Les Brûleurs de Loups peinent toujours à trouver une ouverture sur le power-play. Tuupurainen parvient tout de même à prendre un gros tir sur réception mais Cowley repousse. Angers a bien bloqué les possibilités de passes grenobloises. Les deux équipes se répondent : suite à une bonne action collective, les Ducs parviennent à s’infiltrer dans la défense grenobloise et Manavian prend un lancer repoussé du bout de la jambière par Stepanek. La contre-attaque est immédiate et Munoz s’échappe pour défier Cowley qui repousse le palet à son tour. Le KO semble proche. Lamarche est coupable d’une crosse haute sur Sarliève. Les Ducs sont vite installés et Stepanek repousse difficilement un gros lancer de Coulombe de la ligne bleue. Angers ne parvient pas à bonifier ce power-play mais continue d’imposer son rythme en zone offensive. Heureusement pour les Brûleurs de Loups, alors qu’ils étaient en difficulté à cinq contre cinq, une supériorité numérique arrive au meilleur moment. Mais ce n’est décidément pas le soir des Grenoblois, complètement sans solution sur le power-play. Et lorsqu’ils arrivent à trouver une combinaison qui déplace la défense angevine, Cowley est présent pour bloquer le palet face à Aurélien Dair, bien lancé par Tuppurainen.

Les Brûleurs de Loups sont en échec et ne parviennent pas à bonifier une seule des nombreuses pénalités angevines depuis le début du match. Les Ducs abordent la troisième période avec les mêmes intentions offensives. Gaborit prend un bon lancer sur le côté, repoussé par Stepanek. Le pressing angevin gêne considérablement les sorties de zone grenobloises. Halley se bat pour bloquer le palet en sortie de zone et renvoie le palet sur Giroux qui devance Bisaillon pour se présenter face à la cage. Il attend le retour de Halley qui se retrouve tout seul pour ajuster Stepanek d’un tir en lucarne (1-2, 42’23). Les Ducs concrétisent enfin leur domination au tableau d’affichage alors que les Brûleurs de Loups semblent avoir du mal à réagir. Toujours avec un temps d’avance, les visiteurs impriment leur tempo à une équipe grenobloise apathique qui n’arrive pas à reprendre le contrôle du palet. Philippe Halley place une accélération côté droit, déborde Rouhiainen pour repiquer devant la cage et, sans opposition, il dépose le palet du revers dans la lucarne de Stepanek (1-3, 45’55). Les Brûleurs de Loups ont bien la tête sous l’eau et subissent face à une équipe angevine qui a enfin trouvé l’efficacité offensive. Malgré tout, les Grenoblois essaient de retrouver de l’allant avec un lancer de Bisaillon au milieu du trafic, repoussé difficilement par Cowley. Dominateurs en zone neutre, les Ducs parviennent à maîtriser les attaques grenobloises en coupant bien les lignes de passe. Mais les Ducs arrivent à être dangereux à chaque présence en zone offensive. Nicolas Ritz prend un lancer à mi-distance repoussé par Stepanek. Sacha Treille tente de faire la différence en prenant de vitesse la défense angevine mais il perd le contrôle du palet au moment de se présenter face à Cowley. Quelques secondes plus tard, Champagne temporise en zone offensive pour servir Tuppurainen qui arrive dans l’axe : l’attaquant finlandais loge le palet dans la lucarne et réduit le score. Mais en passant devant la cage au moment du tir, Aurélien Dair fait tomber la crosse de Cowley et le but est refusé pour une obstruction de l’attaquant grenoblois qui est envoyé sur le banc des pénalités. Le but de l’espoir s’envole pour Grenoble. Difficile à encaisser pour les Brûleurs de Loups qui avaient déjà toutes les peines du monde à marquer ce soir.

Sur la supériorité numérique, les Ducs se contentent de gérer le palet en zone offensive. Le chrono tourne en leur faveur. Peu inspirés offensivement, les partenaires de Joël Champagne n’arrivent pas à trouver de solution et semblent découragés. Finalement, Jyrki Aho décide de sortir Stepanek à deux minutes de la fin pour tenter le surnombre. Les Brûleurs de Loups font tourner le palet dans la zone angevine. Hardy prend un bon lancer dans l’axe mais il n’est pas cadré. Les tirs de Fleury et Rouhainen sont bloqués par les défenseurs angevins qui se jettent sur tous les palets.

Match Équipe Score
Match 1 Grenoble 5-2
Match 2 Grenoble 4-0
Match 4 Angers 3-2
Match 5 Grenoble 6-2

Analyse du match 2

Un succès mérité pour les Ducs qui ont réussi à maîtriser l’offensive grenobloise aussi bien à cinq contre cinq qu’en infériorité numérique. Méconnaissables en attaque, les Brûleurs de Loups ont paru sans solution, souvent maladroits dans les passes et les contrôles du palet, constamment mis sous pression par une équipe angevine excellente dans le forecheck et qui a pris le dessus dans les duels. Pourtant l’avalanche de pénalités subie par les Angevins dans la première moitié du match aurait pu leur être fatale. Mais cette indiscipline chronique n’a pas eu de conséquence tant les Brûleurs de Loups ont été inefficaces sur leur supériorités numériques. En panne d’inspiration, le power-play grenoblois s’est montré extrêmement lent et incapable de déplacer un bloc angevin très bien regroupé.

Et comme les Ducs étaient dominateurs à cinq contre cinq, ils ont fait la différence dès qu’ils ont réussi à rester disciplinés grâce à deux éclairs signés Philippe Halley. Avec la série à égalité, les deux équipes vont maintenant se déplacer à l’IceParc d’Angers pour les deux prochaines rencontres.

Réactions après le match 2

Jyrki Aho (entraîneur de Grenoble) : « La différence principale entre hier et aujourd’hui, c’était l’adversaire. Même s’il a le même nom. Mais on peut aussi jouer nettement mieux dans de nombreux domaines, c’est la beauté des playoffs… Vous devez rechargez vos batteries tout le temps. Et lorsque vous allez sur la glace, elles doivent être pleines. Si elles ne sont pas pleines, alors ça devient plus compliqué. On doit exécuter ces power-plays de bien meilleure façon. Dans ce genre de match, quand on est en power-play, on doit l’utiliser pour prendre l’avantage et on doit marquer. Mais on ne l’a pas fait, et c’est déjà de l’histoire ancienne. On verra samedi si on a retenu la leçon. Chaque bataille, chaque situation, chaque période a son importance.

Peter Valier (attaquant de Grenoble) : « Dans les batailles, on était nettement moins présents qu’hier. Sur les petits duels, Angers a été beaucoup plus dominant que nous et nous a amenés à faire pas mal d’erreur à l’image du premier but que je donne. Donc il faut profiter du jour de repos de demain pour se remobiliser et effacer ce match et repartir plus fort à Angers. C’est une finale, Angers n’est pas là par hasard, c’est une très bonne équipe. Tactiquement, ils étaient en place mais on doit s’adapter. On a tout dans le vestiaire pour gagner tous les matchs, donc Angers a fait le boulot et nous on peut faire plus. C’est une finale, on savait très bien qu’on n’allait pas faire ça en 4. On respecte Angers c’est une très bonne équipe, à nous de trouver les choses à améliorer. On remet les pieds sur terre, ça permet de se recentrer tous ensemble, de parler et de repartir plus fort.

Alexis Billard (entraîneur-adjoint d’Angers) : « Avec l’émotion qu’on a eue au match 7 contre Rouen, il fallait qu’on bifurque assez rapidement. Sur le match d’hier, on n’était pas en mode finale. On était présent mais on n’a pas joué pour gagner ce match-là alors que justement on pensait qu’on pouvait faire quelque chose sur ce premier match parce que Grenoble aurait pu manquer de rythme. Aujourd’hui, on a tourné la page de cette demi-finale, la série est lancée. C’est 1-1 maintenant, on ne va pas être euphoriques non plus. On sait que depuis le début des play-offs notre PK est très bon. Hier par contre on a eu 50%, on n’était pas très satisfaits, on a fait quelques ajustements. Maintenant c’est le power-play qui ne fonctionne pas, il faut qu’on trouve un bon équilibre mais on sait que sur ce genre de match, comme c’est serré à cinq contre cinq, ces situations-là font la différence. Pour l’instant tout va bien, maintenant il faut qu’on récupère physiquement et mentalement, il faut qu’on coupe un peu et qu’on reprenne l’entraînement et faire un bon match samedi à l’IceParc devant notre public. Pour ceux qui avaient des doutes sur Evan [Cowley], il enlève ces doutes-là. Jusque-là en play-offs, il a été très bon. Il a quand même sorti Pintaric au dernier match, c’est pas rien. Beaucoup de joueurs se sacrifient devant lui et quand il doit faire les arrêts, il les fait. On a eu de la chance depuis le début des play-offs, on n’a pas eu trop de bobos ni de blessures donc on tourne quand même régulièrement à quatre blocs. On a quelques bobos, on ne communiquera rien sur ça mais il y a un joueur qui n’a pas fini le match.

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