L'équipe du Japon de football, surnommée les Samurai Blue (サムライ・ブルー, samurai burū), a une histoire riche et fascinante, marquée par une progression constante et une détermination sans faille. Des premières participations timides aux Coupes du Monde à la reconnaissance comme une force montante du football asiatique et mondial, le Japon a su se forger une identité propre et inspirer des générations de joueurs.

Les débuts et la première qualification pour la Coupe du Monde
Le Japon va disputer la cinquième Coupe du monde de son histoire. La sélection nippone s’est qualifiée pour la première fois en 1998, édition organisée en France. Depuis cette année là, elle a participé à toutes les compétions. Son meilleur résultat est un huitième de finale, stade de la compétition atteint à deux reprises, en 2002 et 2010, à l’occasion des tournois organisés en Corée du Sud et en Afrique du Sud.
Les figures emblématiques de l'équipe du Japon
Hidetoshi Nakata: Le pionnier
Icône commerciale et première grande star, Hidetoshi Nakata a fait d'importantes contributions à l'évolution du football japonais tout au long de sa carrière. Première attraction du foot asiatique, il a ouvert la voie à toute une génération.
Issu d'une petite ville au bas du Mont Fuji en 1977, il voulait devenir comptable quand il était plus jeune. Mais ses rêves d’additionner les chiffres se sont envolés lorsqu’il a mis les pieds sur un terrain de football. Rapide, très bon techniquement, le jeune gamin au look de héros de manga est un joueur né, doté d’une envie dévorante de marquer des buts.
Inscrit au Nirasaki High School, il entre dans l’effectif de son établissement et évolue dans les prestigieux tournois scolaires du pays. Numéro 7 sur le dos, le novice milieu de terrain enchaîne les prouesses entre 1992 et 1994. À l'âge de 14 ans, il est sélectionné en équipe Juniors du Japon et intègre le club de Bellmare Hiratsuka en J-League en 1995.
Il dispute alors l’intégralité de la saison et marque à huit reprises, tout cela pour ses débuts en première division. En 1996, il crève littéralement l'écran aux jeux Olympiques d'Atlanta, à 19 piges, qui marque le retour des Japonais sur la scène olympique, après une traversée du désert de 28 ans. Les Asiatiques battent alors le Brésil de Ronaldo et Rivaldo 1 but à 0 en phase de groupes.
Malgré cela, le talent de Nakata est dévoilé au grand jour et lui permet de devenir l'un des joueurs asiatiques les plus prisés en Europe. En 1998, il signe à Pérouse pour 4 millions d'euros, devenant ainsi le deuxième joueur japonais à apparaître dans le championnat italien après Kazuyoshi Miura.
À son arrivée, on parle plus des retombées commerciales de son recrutement que de son rendement. La nouvelle recrue fait immédiatement la différence et fait taire toutes les critiques, inscrivant 10 buts en 33 matches lors de sa première saison. Élu meilleur joueur asiatique de l’année, la carrière de Nakata en Italie démarre de manière fulgurante.
Son magnifique retourné acrobatique contre Piacenza et un coup-franc face à Cagliari, marquent son passage chez les rouges. En janvier 2000, il rejoint la Roma aux côtés de la star italienne Francesco Totti, pour une indemnité de transfert avoisinant les 18 M€.
Transféré à Parme dans la foulée du titre, il peine à trouver ses marques dans un club qui glisse lentement vers les bas fonds du classement. Prêté à Bologne, il tente ensuite de se relancer deux saisons durant à la Fiorentina, mais sans plus de succès.
Sa dernière saison parmi l'élite européenne l'emmènera outre-Manche du côté de Bolton, en Premier League lors de la saison 2005-2006. Arrivant dans un championnat ne correspondant pas à son jeu, le meneur de jeu est refréné dans sa créativité. Les spectateurs anglais s’interrogent sur les caractéristiques de ce joueur au gabarit peu imposant tandis que son entraîneur Sam Allardyce, ne lui permet guère de s’épanouir.
Avec la sélection nationale, il est déjà un titulaire indiscutable depuis 1997. Lors de la Coupe du Monde en Corée du Sud et au Japon en 2002, Nakata devient meneur de jeu. Les nippons enregistrent leurs premiers succès (7 points avec 2 victoires et 1 match nul au premier tour) dans le plus grand tournoi Mondial.
Cela permet au co-organisateur de l'épreuve d'atteindre le deuxième tour pour la première fois de son histoire, mais de perdre malheureusement en huitièmes de finale face à la Turquie (défaite 1 but à 0). Au moment de prendre sa retraite, le milieu de terrain japonais totalise 77 sélections, pour 11 buts marqués.
Juste après le dernier match perdu 4 buts à 1 contre le Brésil pendant la Coupe du Monde 2006, il annonce à la surprise générale qu'il raccrochait les crampons à seulement 29 ans. "Il y a environ six mois que j'ai pris ma décision, je savais que la Coupe du Monde serait mon chant de cygne", déclare-t-il sur son site internet.
Hidetoshi Nakata a rempli des stades et rassemblé des foules tout au long de ses 77 sélections et de ses dix ans de carrière. Un mec d'une grande intelligence qui a préféré se consacrer à ses autres passions: voyage, caritatif et mode. Il restera tout de même une inspiration pour de nombreux joueurs en herbe japonais. De Shinji Kagawa à Takefusa Kubo, le temps du numéro 7 aura traversé les âges et permis au Japon de rayonner dans le monde.
- Il est également un homme d'affaires, responsable du marketing pour une société de confiserie.
- En mars 2010, il organise sur Internet une vente aux enchères au profit des victimes du séisme à Haïti.
Masami Ihara: Le Mur d'Asie
Au lycée, le jeune joueur a longtemps évolué en attaque. Ce n'est qu'en intégrant l'université de Tsukuba qu'il se reconvertit en défense centrale. Le Mur d'Asie, comme on le surnommera par la suite, est appelé pour la première fois en équipe nationale en 1988.
En club, il débute dans le monde pro à Nissan Motors en 1990, qui deviendra à la création de la J-League le Yokohama Marinos. Pilier de la défense des Tricolor, les premières années du nouveau championnat sont marquées par une intense rivalité entre les Marinos et Verdy Kawasaki. Le choc entre les deux ténors du football nippon se révèle même décisif lors de la saison inaugurale.
Malheureusement pour Ihara, la victoire revient à Verdy et à son meneur de jeu Kazuyoshi Miura. À cette époque, l'international nippon n'est encore considéré que comme un jeune espoir au sein d'une formation aussi talentueuse qu'expérimentée, emmenée par l'ancien Monégasque Ramon Diaz.
Deux ans plus tard, sa situation a changé: il fait déjà partie des cadres qui mènent le club à son premier titre en J-League. Sa régularité au plus haut niveau est telle qu'Ihara est nommé cinq années de suite dans l'équipe type du championnat, avec en point d'orgue le titre de meilleur joueur asiatique de l'année en 1995.
Par la suite, il portera les couleurs de deux autres écuries du football nippon: Jubilo Iwata et Urawa Red Diamonds. Si le natif de Kōka n'a laissé que de bons souvenirs partout où il est passé, ce sont avant tout ses performances en équipe nationale qui ont marqué les esprits.
Sous son impulsion, le Japon a bien failli se qualifier pour les Coupes du Monde en 1990 et 1994. Présent lors de la tristement célèbre "Tragédie de Doha", qui élimine les Samouraïs pour l'aventure américaine à cause d'un nul face à l'Irak, il faut attendre la "Joie de Johor Bahru", et une victoire en barrage contre l'Iran, pour voir enfin le Japon disputé un premier Mondial, qui a lieu en France en 1998.
Aux côtés du gardien Yoshikatsu Kawaguchi et le meneur de jeu Hidetoshi Nakata, l'équipe nationale ne fera pas mieux que trois défaites d'affilées. Cet échec ne suffit pourtant pas à décourager Masami Ihara, qui se promet de participer à l'édition suivante. Malheureusement, une série de blessures le contraint à raccrocher les crampons définitivement en 2002.
Ruy Ramos: Le Brésilien naturalisé
Un Brésilien sans ascendance japonaise mais arrivé très tôt sur l’archipel sur recommandation de George Yonashiro, originaire de São Paulo qui deviendra également international. Star au pays du Soleil-Levant, il est un élément incontournable du Yomiuri Tōkyō, devenant à la création de la J-League le Verdy Kawasaki.
Vainqueur de la Ligue des champions asiatique en 1988, il remporte au total sept titres de champion. Il devient alors le premier pur brésilien appelé en sélection. En effet, d'autres avait été convoqué avant lui (Daishirō Yoshimura, George Kobayashi...) mais tous était des "nikkeijin", des fils de japonais expatriés au Brésil.
D'autres avec les mêmes origines que Ruy suivront par la suite comme Wagner Lopes et Alessandro Dos Santos.
Yuto Nagatomo: Le latéral infatigable
Débarqué en Italie à l'été 2011 en provenance du FC Tokyo dans l'anonymat le plus complet, le natif de Saijō effectue ses débuts chez le promu Cesena. En à peine cinq mois, la pépite japonaise à la condition physique inépuisable révèle son talent aux yeux de l'Europe et décide de poursuivre son aventure à l'Inter.
Latéral gauche d'1m70, capable aussi d'évoluer sur le flanc droit, il va littéralement percer chez les Nerazzurri en prenant pas à pas la place de l'icône casqué Cristian Chivu. De ce transfert, le nippon va se construire une véritable réputation durant sept saisons, enchaînant les courses folles dans son couloir.
Il débarque ensuite à Galatasaray en 2017. Après dix ans de services sur le Vieux Continent, le gaucher aux 127 sélections retourne aux sources et pose ses bagages au FC Tokyo, qui lui avait offert son premier contrat professionnel en 2007 à l'âge de 21 ans, alors tout juste diplômé de l’université de Meiji.
Une fin de carrière tranquille qui lui laisse plus de temps pour se consacrer à ses différents business, ses associations mais aussi sur chaîne Youtube, qui rassemble plus de 250 000 abonnés, postant plusieurs vidéos par semaine.
Yoshikatsu Kawaguchi: Le gardien emblématique
Appelé à 116 reprises, il gardera les cages de la sélection japonaise durant plus de dix ans. Remplaçant en 2002, il est titulaire et dispute les trois rencontres du Japon lors du Mondial 2006 allemand.
En club, il s'impose très vite avec les Yokohama F Marinos malgré une taille moyenne à ce poste. En 1995, il est élu meilleur jeune joueur de la saison à tout juste 20 ans et remporte un titre de champion du Japon.
Harry Redknapp le fait venir en 2001 à Portsmouth, alors en D2 anglaise, pour un montant record de 2,52 millions d'euros pour le club. Il devient alors le 3ème joueur japonais à jouer en Premier League, et le premier gardien à s'exiler en Europe.
Malgré une personnalité attachante qui en a fait l'un des chouchous du public, Kawaguchi ne parvient pas à s'imposer avec les Pompey. Transféré au FC Nordsjaelland en 2003, le fan de Peter Shilton ne performe pas plus dans le championnat danois.
Rentré au bercail en 2005, il enchaîne les bonnes performances sous les couleurs du Jubilo Iwata.
Hiroshi Nanami: Le milieu de terrain technique
Né en 1972 dans la préfecture de Shizuoka, le jeune homme débute sa carrière professionnelle en 1995, dans les rangs de l'ancienne club de Yamaha. La pépite se fait rapidement remarquer pour la justesse de ses passes et par son excellente vision du jeu, ce qui lui vaut d'intégrer rapidement le giron de l'équipe nationale.
Pourtant, Nanami a dû multiplier les efforts pour s'imposer au plus haut niveau. Longtemps, ses éducateurs ont douté de sa capacité à devenir pro en raison d'un physique jugé trop fragile. Mais le petit meneur de jeu japonais a toujours su faire parler son toucher de balle pour compenser son manque de puissance.
À l'époque, Nanami est entouré de quelques-uns des plus grands noms du football mondial, comme le Néerlandais Gerald Vanenburg et le Brésilien Dunga. Partager le quotidien et l'expérience de footballeurs aussi talentueux va évidemment avoir un impact très positif sur la carrière du milieu de terrain.
Buteur lors de ses deux premières sorties avec le Japon, Nanami peine pourtant à convaincre les supporters nippons, qui pensent qu'il ne mérite pas de porter le numéro 10. Pour cette raison, les éliminatoires du Mondial 1998 vont marquer un nouveau tournant dans la carrière du jeune international.
Hidetoshi Nakata est alors au sommet de son art, ce qui pousse le sélectionneur à replacer Nanami dans un rôle plus défensif. Au sein du 3-5-2 de l'époque, son sens de la passe juste et sa rapidité d'exécution font merveille. Petit à petit, celui que les fans et les médias surnomment le "Nanami gaucher" forme un redoutable trio offensif avec Nakata et Motohiro Yamaguchi qui mène les Blue Samouraï à une première qualif pour la Coupe du Monde.
Après une expérience ratée en Italie à Venise lors de la saison 1999-2000, l'international japonais aux 67 sélections rentre à Jubilo Iwata pour un nouveau bail de six ans. Dans les dernières années de sa carrière, celui qui a été nommé à quatre reprises dans l'équipe type de la J-League et élu meilleur joueur de la Coupe d'Asie des Nations en 2000 effectue deux prêts non-concluants à Cerezo Osaka et Tokyo Verdy, mais plusieurs blessures récurrentes lui font rapidement comprendre que la fin est proche.
Shinji Kagawa: L'espoir d'une nation
Véritable star au Japon, ce sont sur les épaules de Shinji Kagawa que repose tous les espoirs d’une nation. Pourtant, la progression fulgurante du milieu de terrain, aperçue lors de son brillant passage au Borussia Dortmund, peine à être confirmée. De moins en moins titulaire à Manchester United avec David Moyes, l’arrivée de Louis Van Gaal pourrait constituer un tournant dans sa carrière.
Sollicité par plusieurs clubs européens, l’idole du Japon préfère pour l’instant se concentrer sur la Coupe du monde. Car à l’image d’autres joueurs, Kagawa pourrait bien profiter du Mondial pour sauver sa saison.
Auteur de 17 buts en 55 sélections avec la sélection japonaise, l’ancien joueur du Borussia voudra, à coup sur, prouver que ses deux saisons en Allemagne n’étaient pas un hasard.
Keisuke Honda: L'étoile montante
À 27 ans, Keisuke Honda possède déjà une certaine expérience. Joueur passé par le CSKA Moscou et actuellement à l'AC Milan, le milieu de terrain s’est révélé très tôt comme un footballeur talentueux et puissant. Pourtant, depuis quelques années, il peine à être régulier dans ses performances en club.
Une situation différente de celle qu’il connaît avec les Nippons. Meilleur buteur de la sélection en Afrique du Sud, le Rossoneri s’est une nouvelle fois illustré lors des qualifications avec un total de 5 buts, ce qui a fait de lui le meilleur buteur du continent asiatique.
Pièce incontournable du jeu japonais, il essayera une nouvelle fois d’apporter sa créativité et son talent au Samurai Blue.
Alberto Zaccheroni: Le tacticien italien

À l’occasion de cette Coupe du monde, le Japon peut s’appuyer sur un sélectionneur de prestige. Joueur amateur tout au long de sa carrière, l’entraîneur italien ne possède pas la moindre sélection avec la Squadra Azzurra.
C’est bien au poste de coach qu’il s’est forgé une réputation de prestige. Entraîneur du Milan AC, avec lequel il a remporté le titre de champion en 1999, de la Lazio, de l’Inter et de la Juventus, Zacccheroni est passé par la majorité des plus grands clubs de Serie A.
Après un passage éclair sur le banc de la Veille Dame, il a pris les rênes de la sélection japonaise en 2010. En 2011, sous sa houlette, le Japon a remporté la Coupe d'Asie des nations de football face à l’Australie (1-0), quatrième titre de son histoire.
Maitre tacticien, Zaccheroni tentera de mettre son expérience au service d’une sélection jeune qui voudra jouer les troubles fête.
Sur la route du Brésil
Depuis de nombreuses années, le Japon aborde les phases de qualifications avec une certaine tranquillité. Si l’Australie avait terminé devant en 2010, avant la Coupe du monde en Afrique du sud, ce ne fut pas le cas cette année.
En bon patron de la zone Asie, la sélection japonaise a aisément réussi à achever les éliminatoires à la première place, laissant l’Australie quatre points derrière. Impressionnant, le Japon n’a connu la défaite qu’à une seule reprise lors d’un déplacement en Jordanie.
Lors de ses deux premiers matches amicaux, les Nippons sont venus à bout de la Nouvelle-Zélande (4-2) et de Chypre (1-0).
L'équipe-type
Kawashima- Uchida, Yoshida, Konno, Nagatomo- Endo, Hasebe, Okazaki, Honda, Kagawa, Katitani
Liste des 23 joueurs (2014)
- Eiji Kawashima (Standard Liège, BEL)
- Shusaku Nishikawa (Urawa Reds)
- Shuichi Gonda (FC Tokyo)
- Masahiko Inoha (Jubilo Iwata)
- Yasuyuki Konno (Gamba Osaka)
- Yuto Nagatomo (Inter Milan, ITA)
- Masato Morishige (FC Tokyo)
- Atsuto Uchida (Schalke 04, ALL)
- Maya Yoshida (Southampton, ANG)
- Hiroki Sakai (Hanovre, ALL)
- Gotoku Sakai (Stuttgart, ALL)
- Yasuhito Endo (Gamba Osaka)
- Makoto Hasebe (Nuremberg, ALL)
- Toshihiro Aoyama (Sanfrecce Hiroshima)
- Hotaru Yamaguchi (Cerezo Osaka)
- Shinji Kagawa (Manchester United, ANG)
- Keisuke Honda (AC Milan, ITA)
- Yoshito Okubo (Kawasaki Frontale)
- Shinji Okazaki (Mayence, ALL)
- Hiroshi Kiyotake (Nuremberg, ALL)
- Yoichiro Kakitani (Cerezo Osaka)
- Manabu Saito (Yokohama F Marinos)
- Yuya Osako (Munich 1860, ALL)
Le chiffre 5
Comme le nombre de qualifications du Japon pour la Coupe du monde.
Classement FIFA
47ème
Les surnoms des clubs japonais et leur histoire
Les différentes entreprises durent donc se creuser la tête pour nommer leurs créations et ce furent ces conditions qui donnèrent des clubs japonais aux identités très reconnaissables.
Sanfrecce Hiroshima
Sanfrecce Hiroshima, anciennement Mazda SC, est une contraction de deux idées : « san » signifie « trois » en japonais alors que « frecce » veut dire « flèches » en italien. Le club de Mazda est donc devenu celui aux trois flèches. Toutefois, les trois flèches ne font nullement référence à la marque de Fuchū mais à une légende attribuée à un seigneur de guerre local nommé Mōri Motonari.
Ce dernier aurait demandé à ses trois fils de casser une flèche et après avoir respecté la parole de leur père, ce dernier leur demanda de faire de même en cassant trois flèches. Quand ils furent incapables de réussir pareille tâche, leur père leur expliqua qu’une flèche seule peut être facilement rompue mais que trois flèches maintenues ensemble ne le peuvent pas.
Yokohama Flügels
À l’origine propriété d’All Nippon Airways, la deuxième compagnie aérienne du pays, les Yokohama Flügels ont trouvé un nom faisant directement référence à son propriétaire. En effet, « Flügel » est un mot allemand signifiant « aile » qui fut anglicisé au pluriel pour donner Flügels. Malgré cette origine aérienne, le club fut foudroyé en vol le 29 octobre 1998 lorsque la société Sato Kogyo, investisseur majeur du club avec All Nippon Airways, annonça qu’elle se retirait du club.
ANA n’ayant pas les épaules pour le soutenir seul, celui-ci “fusionna” donc (pas aux yeux des fans en tout cas, pour qui c’était une dissolution pure et simple) avec les Yokohama Marinos, propriété de Nissan.
Urawa Red Diamonds
L’histoire d’Urawa Red Diamonds est liée à celle de la société l’ayant fondée, Mitsubishi. Cette dernière naît en 1870 et son président Iwasaki Yatarō la renomme sous l’appellation qu’on connaît trois ans plus tard. Le nom est un mélange entre « mitsu », voulant dire « trois » (comme « san » plus haut) et « hishi », littéralement « châtaigne d’eau » mais désigne en réalité un diamant ou un losange.
Mitsubishi est donc stricto sensu l’entreprise aux trois diamants et son logo composé de trois losanges représente très bien cela.
Nagoya Grampus Eight
Le Nagoya Grampus Eight est l’un des plus anciens clubs de football de l’archipel, son ancêtre direct, le Toyota Motor Corporation Soccer Club, étant né en 1939. Néanmoins, tel le Sanfrecce Hiroshima, le nom du club ne fait aucunement référence à son fondateur. Le Grampus du nom est en hommage au Shachihoko, un monstre marin du folklore japonais dont le corps est celui d’une carpe mais la tête celle d’un tigre.
Deux shachi dorés ornent justement le sommet du donjon du château de Nagoya. Les shachi désignent également des dauphins, au vu de leur forme. C’est ce second sens qui donne son nom de Grampus, nom scientifique donné au Dauphin de Risso. La mention du nombre « eight », vient elle de l’emblème de la ville de Nagoya, un huit dans un cercle. Néanmoins, la présence du huit serait également due à Shoichiro Toyoda, président de Toyota entre 1992 et 1999, le nom Toyota en katakana s’écrivant en huit traits.
Kashima Antlers
Le nom du Kashima Antlers est extrêmement lié à la ville et sa lutte pour rentrer en J-League. Créé par la Sumitomo Metal Industries en 1947, le club était loin d’être le projet le plus prometteur pour servir de dixième club à la J-League. Il était en effet le seul à ne pas être en première division (Japan Super League) et les rivaux de Yamaha, Yanmar, Hitachi et Fujita (qui rejoindront toutes la J-League dans les années qui suivent) semblaient avoir les reins plus solides pour un tel investissement.
Pour convaincre la J-League de leur motivation, la préfecture d’Ibaraki, soutenue par l’entreprise, s’engagea à construire un stade de 15 000 places.
Tableau des participations du Japon en Coupe du Monde
| Année | Résultat |
|---|---|
| 1998 | Phase de groupes |
| 2002 | Huitièmes de finale |
| 2006 | Phase de groupes |
| 2010 | Huitièmes de finale |
| 2014 | Phase de groupes |