Le club de hockey sur glace ZSC Lions, dont le nom "Lions" provient de son association avec le Grasshopper Club et le SC Küsnacht en 1997, est un pilier du sport à Zurich. Cet article explore les différentes époques et les moments clés qui ont marqué l'histoire de ce club emblématique.

Logo du ZSC Lions
Chapitre I - L'Ère des "Er"
La deuxième meilleure ligne suisse des années 1930 fait du ZSC le...
Chapitre II - Hallenstadion, L'Entrée dans la Modernité
Zurich se veut toujours un club pionnier en matière d'équipement : après avoir construit la première glace artificielle en 1930, le nouvel objectif est de se doter d'une patinoire couverte. Quand on constate que, certains dimanches particulièrement ensoleillés, le coup d'envoi des matches doit être repoussé de près de deux heures en attendant que l'astre solaire, qui empêche la bonne tenue de la glace, veuille bien décliner, cela apparaît effectivement comme une solution d'avenir et une nécessité.
Les Zurichois pensent que leur patinoire pourrait devenir le point névralgique du hockey suisse, destiné à accueillir les rencontres de l'équipe nationale. Mais quand ils vont demander l'appui de la fédération, celle-ci les reçoit froidement.
Le ZSC connaît également une grave crise en interne à cause de ce déménagement. Il ne concerne en effet que les hockeyeurs, alors que les patineurs artistiques et de vitesse restent sur la Dolder Eisbahn. La scission du club apparaît inéluctable, et la section hockey est menacée de ne plus pouvoir porter le nom de l'entité originelle.
Zurich a beau posséder un outil de travail ultra-moderne avec le Hallenstadion, les résultats ne suivent pas pour autant. Les vainqueurs de 1949 ont en effet mis fin à leur carrière et il faut rebâtir l'équipe avec des joueurs issus de la réserve. Le podium de 1952 est ainsi le dernier avant six ans.
La saison suivante (1952/53) Zurich est en grande difficulté malgré la qualité de ses joueurs, dont la star suédoise Gösta Johansson et le Canadien Stan Obodiac. Son dirigeant Fredy Bieler doit rechausser lui-même les patins pour assurer que son équipe s'éloigne de la zone de relégation.
Date marquante de cette fin de cycle, la retraite brutale du gardien Hans Bänninger, qui avait été formé à l'EHC Zurich-Enge avant de rejoindre le ZSC. Lors d'un match à Arosa en 1953, il reçoit un palet dans le visage. En un temps où les portiers jouent encore tête nue, quelques années avant que Jean Ayer ne soit le premier Suisse à en porter un, ce n'est évidemment pas la première fois que ça lui arrive. Sa figure est couverte de cicatrices, de même que ses mains, faiblement protégées par les gants. Il a eu plusieurs fois le nez cassé et des doigts fracturés, il avait même failli s'étouffer deux fois après avoir pris un tir au niveau de la gorge. Bänninger avait pris l'habitude de se jeter sur tous les palets avec son style brut de décoffrage.
Mais ce jour-là, le palet pris de plein fouet lui vaut une sérieuse commotion cérébrale, la quatrième de sa carrière. L'absence de Bänninger se fait ressentir puisque la défense zurichoise devient une des plus friables du championnat. L'équipe est alors en pleine reconstruction.
L'ancien joueur et arbitre Heiri Gysler découvre l'ailier droit Erich Ehrensperger au EHC Illnau-Effretikon et le fait venir à 17 ans au ZSC, où il passe sa première saison aux côtés de Silvio Rossi et Walter Guggenühl, deux champions 1949 en fin de carrière.
Aprés cinq années passées à osciller entre la quatrième et la cinquième place, ce n'est qu'en 1958 que le club retrouve le podium. C'est alors que le président zurichois, Max Thierstein, propose d'interdire totalement l'usage des étrangers en championnat.
Cette mesure obtient rapidement l'approbation des autres clubs qui voient là un moyen de limiter leurs dépenses, et elle entre en vigueur un an plus tard, en 1959. Le mieux placé pour en profiter, c'est bien sûr... Il dispose en effet de l'effectif le plus complet. Il est le seul à pouvoir compter sur trois lignes d'attaque, avec un jeune international de dix-huit ans, Peter Wespi, sur le troisième trio.
Entouré d'Ehrensperger et Berthold, c'est Otto Schläpfer qui trône au centre du premier bloc. Ce joueur passé par Davos et Lausanne, avant d'arriver à Zurich en 1954, a tout de son illustre prédécesseur Heini Lohrer : la technique, la vision du jeu...
La deuxième ligne formée de Meier, Schubiger et Härry n'a pas le talent de la première, mais Otto Schubiger compense en lui imposant une hygiène de vie supérieure, alors que le reste de l'équipe a tendance à ne pas lésiner sur l'alcool. Formé au club, le vétéran Schubiger a connu le titre de 1949, mais il en remontre encore aux jeunes. Normal, il est sans doute le premier vrai athlète du hockey suisse, et s'entraîne toute l'année avec un sérieux toujours égal.
En 1960/61, le ZSC monte en puissance et termine champion avec quatre points d'avance sur Viège. Mais cette saison exceptionnelle reste sans lendemain. L'effectif est mal géré, et le dernier Zurichois encore international, Hans Keller, passe ses meilleures saisons dans l'autre club zurichois, le Grasshopper Club, et non au ZSC. Il faut de nouveau rajeunir l'équipe dont les membres partent à la retraite les uns après les autres.
Mais à la différence de la décennie précédente, la réserve interne n'offre plus les mêmes possibilités de remplacement : l'écart s'est en effet creusé, et la deuxième équipe du club perd finalement sa place en Ligue B en 1964/65 face à une concurrence accrue. Cette année-là, la première équipe a fini avant-dernière en Ligue A.
C'est sans compter sur le caractère imprévisible du ZSC. En 1965/66, les joueurs de Dave MacGuire, que plus personne n'attend, occupent longtemps la tête du classement.
Le Hallenstadion, où règne l'odeur de la saucisse et de la bière, reste un atout de taille, car il n'y a que deux patinoires couvertes dans le pays (l'autre est celle des Vernets, à Genève). Les visiteurs habitués à jouer en plein air sont moins habitués à cet environnement.
Sans l'international Muhlebach victime d'une double fracture du péroné et d'une déchirure musculaire au jarret en match de pré-saison en octobre, le ZSC redevient pourtant la meilleure équipe zurichoise en 1966/67. Le joueur-clé est le centre Peter Wespi, meneur offensif capable de donner de belles mises en échec en milieu de glace. Malheureusement, il se blesse en janvier et son absence limite les ambitions.
Les temps changent et l'amateurisme n'est plus une valeur aussi sacrée. Le club licencie Dave McGuire, entraîneur depuis trois ans, après seulement un match dans le championnat 1967/68. S'ensuit un capharnaüm. Les négociations échouent avec l'Allemand Markus Egen, qui n'aurait pu être que partiellement à disposition, et le Canadien finalement embauché, Frank Trottier, constate sur le banc l'étendue du chantier pendant la défaite 0-5 contre la Chaux-de-Fonds... avant de rendre son tablier !
Il faut beaucoup de persuasion pour convaincre l'ancien joueur Otto Schläpfer d'aider le club, et les rumeurs de son renoncement continuent de courir pendant des semaines. Il faut dire que la situation est difficile. Zurich finit l'année 1967 à la dernière place avec trois points de retard, après une défaite devant 5000 spectateurs dans un Hallenstadion...
Il faut se rendre à l'évidence. Le hockey sur glace est en train d'être dépassé dans la ville par le football et ses deux clubs (le FC Zurich et les Grasshoppers). Il ne peut plus soutenir lui aussi deux clubs de Ligue A, plus un en proche banlieue avec Kloten. Et comme Davos remonte au classement, il est clair qu'il n'en restera qu'un.
Le ZSC et le Grasshopper Club font un chassé-croisé pour la lanterne rouge. L'attaquant Kurt Loher amène des points importants, avec un doublé en troisième période pour une victoire à Viège, et avec un triplé à Davos. Tout se joue à la dernière journée, sur la glace en plein air du Dolder, chez les Grasshoppers, devant 3500 spectateurs.
Le ZSC, débarrassé de la concurrence de son rival, pense ainsi pouvoir suivre alors que l'argent commence à devenir le nerf de la guerre. Le club perd le contrôle sur l'équipe première en 1969. Elle est désormais gérée par un comité de trois hommes, un représentant du club et deux membres de la Hallenstadion AG, la société privée qui dirige la patinoire et qui est désormais en charge des finances de l'équipe-fanion.
Chapitre III - Du Beau Monde dans l'Ascenseur
Chapitre IV - Fusion et Licenciements
Chapitre V - De L'Exil à L'Exploit
Une année d'exil pour disposer d'un Hallenstadion neuf, et ce n'est pas pourtant là que Zurich écrira le plus grand jour du hockey suisse en devenant champion d'Europe en 2009...
Victoria Cup 2009 09 29 Chicago Hawks vs ZSC Lions
ZSC Lions scores en direct, calendrier et résultats de toutes les ligues et tournois de hockey sur glace auxquels ZSC Lions a participé.ZSC Lions prochain matchZSC Lions joue le prochain match le 9 mars 2026, 18:45:00 UTC contre SC Langnau Tigers dans National League A.Lorsque le match commencera, vous pourrez suivre le score en direct de SC Langnau Tigers vs ZSC Lions, mis à jour point par point.Les statistiques sont mises à jour à la fin de la partie.ZSC Lions match précédentLa partie précédente de ZSC Lions était contre HC Davos dans National League A, la partie s'est terminée with result 1 - 2 (HC Davos a gagné la partie).
| Date | Compétition | Match | Résultat |
|---|---|---|---|
| (exemple) | National League A | ZSC Lions vs HC Davos | 1 - 2 (Défaite) |
| 9 mars 2026 | National League A | SC Langnau Tigers vs ZSC Lions | À venir |