Fondé en 1890 par des étudiants du lycée Saint-Louis à Paris, le Stade Français a pris son nom lors d'une réunion au café Procope, dans le quartier Latin. Depuis plus de 110 ans, ce club omnisports a trusté titres et médailles. Entre sa création et la finale de la Coupe d'Europe, la section rugby du Stade Français a connu une histoire mouvementée, marquée par dix titres de champion de France.
Le 19 mai 1891, le Stade dispute et remporte face au Racing (3-0) la première rencontre officielle. Un an plus tard, à Bagatelle, il échoue dans sa quête du Graal face au Racing (4-3), rencontre arbitrée par le baron Pierre de Coubertin. Après avoir fourni avec Henri Amand le premier international, il remportera huit titres jusqu'en 1908. La suite sera moins glorieuse.
Il faudra patienter jusqu'en novembre 1992 et l'arrivée de Max Guazzini, ancien avocat venu d'Aix-en-Provence et cofondateur de NRJ, pour entamer un fantastique retour vers les sommets. « Après un match à Sèvres, Christophe Mombet et Michel Bès m'ont invité à la Faisanderie, me demandant de devenir dirigeant, raconte le futur mécène. Je tombais des nues. C'est Jean-Pierre Rives qui m'a briffé. J'ai dit banco. Au départ, je me suis occupé de la communication aux côtés de Pierre Landon, le président. » En 1993, Guazzini prend la présidence.
Homme de défi, Guazzini se fixe vite des objectifs : « Entre nous, nous nous étions baptisés Aventuriers du Bouclier perdu. En 1994, ça se passe mal. Six entrées payantes à la Cipale. Nous étions devenus des « SDF ». A l'autre bout de Paris, le CASG de Jean-François Guérinot stagne. La fusion a lieu le 15 mai 1995. « Dans la foulée, se souvient Guérinot, Bernard Laporte arrive comme entraîneur. Parti pour la Coupe du monde en Afrique du Sud, je ramène dans mes bagages le pilier Pieter De Villiers. » Le Stade va alors tout briser sur son passage.
« Au départ, c'était le temps de l'insouciance, raconte Christophe Laussucq, le plus ancien, au club depuis six ans. En province, on était traité de mercenaires et méprisés. Rapidement, on a fait peur à tout le monde. La demi-finale contre Toulouse en 1998 à Brive a servi de déclic. On était morts de trouille. La victoire nous a donné de l'assurance pour la suite. » Un premier titre, puis un deuxième l'an passé ont forgé aux mutins de Paris un moral à toute épreuve. « La force de l'équipe, c'est l'esprit de convivialité qui l'anime », résume David Auradou.
Juin 2007. Au Stade de France, le Stade français soulève le bouclier de Brennus après avoir battu Clermont (23-18). À l’époque, Max Guazzini n’en finit plus de rendre le rugby populaire dans la capitale. La bande à Dominici, Skrela, Rabadan et Roncero fait le bonheur des femmes - avec le fameux calendrier - et des fans en remportant pour la treizième fois le championnat, la quatrième des années 2000.

Le Stade Français célébrant sa victoire et le Bouclier de Brennus en 2007
Des Défis Sportifs et Financiers
Mais l’euphorie ne dure pas et la gueule de bois va durer huit ans. Certes, en 2009, le Stade français se hisse en demi-finale (défaite face à Perpignan) avant de ne plus retrouver les phases finales. La saison suivante, le duo d’entraîneurs formé par l’Australien McKenzie et la figure du club Christophe Dominici est remercié dès la cinquième journée. Dans le même temps, la politique de recrutement est pointée du doigt : les gros salaires que sont l'Australien Paul Warwick ou l’Anglais Paul Sackey ne sont pas vraiment de grandes satisfactions. Pourtant, au même moment, Camara, Plisson, Bonneval ou encore Flanquart - qui ont tous été internationaux depuis - rongent leur frein en équipe Espoirs.
Si sportivement l’équipe patine, le club traverse aussi une mauvaise passe. Pendant six semaines, le Stade français est au bord du dépôt de bilan, avant que Thomas Savare n'en prenne la direction. En parallèle, le Stade français prépare sa mue avec la construction du nouveau Jean-Bouin, si cher au cœur de Max Guazzini. La Mairie de Paris délivre le permis de construire en 2010 et oblige l’équipe à jouer ses matches à domicile au stade Charléty pendant trois saisons (2010-2013). Même problématique en semaine pour les joueurs qui découvraient le matin même, par SMS, l’endroit où ils allaient s’entraîner. Les installations de Marcel-Bec à Meudon, de Géo-André ou de la Cité universitaire (à Paris) ont ainsi accueilli les joueurs du Stade français. De quoi offrir quelques scènes proches d’un club amateur, notamment quand les joueurs prenaient le tramway pour rallier la Cité universitaire depuis Charléty.
Problème de finances, construction du stade : l’heure n’est plus aux grosses dépenses au Stade français. La meilleure illustration est la mêlée parisienne, décomposée après les départs conjugués, en première ligne de Rodrigo Moncero, Sylvain Marconnet en 2011 ou encore de Dimitri Szarzewski en 2012. Ce sont les jeunes du club qui vont progressivement les remplacer. Les joueurs multiplient les séances d’entraîneurs rugueuses et le groupe s’unit autour de ce pack parisien que continue à façonner l’actuel entraîneur, Gonzalo Quesada. « Il nous a incités à cultiver le collectif, à beaucoup échanger », explique Pierre Rabadan. Les joueurs se connaissent, s’entraident et se rassurent.
Avec ses succès, le pack parisien dégage une sérénité rare, qui semble difficile à arrêter. « J’aime ce qu’ils produisent, leur état d’esprit et leur enthousiasme, explique Sébastien Chabal. On dirait une bande de copains qui se fait plaisir. » « Cette équipe a une vraie identité », explique Marc Lièvremont, ex-joueur au Stade français. C’est une belle aventure humaine avec sa bande de jeunes joueurs, ses baroudeurs et les quelques sans-grade. Leur collectif, homogène, paraît irrésistible.
Paul Gustard et la Défense du Stade Français
Paul Gustard, ancien troisième-ligne anglais et champion d'Europe avec Leicester en 2001, est connu pour forger la meilleure défense du Top 14. Il utilise des méthodes originales pour susciter l'adhésion de ses joueurs. « Je suis un storyteller » (un raconteur d'histoires). À 48 ans, il use de fils narratifs pour mieux faire passer son message. « On martèle tous les mêmes trucs : "distance entre les défenseurs", "fulgurance de ligne", "agressivité dans les collisions", blablabla. Le truc, c'est comment les gars adhèrent. Pour ça, il faut aller chercher un truc organique chez eux. »
« Les gars ont besoin de sentir qu'on s'intéresse à eux, pas simplement au joueur. Ils sentent si on est impliqué dans leur épanouissement » Aux Saracens, où il était devenu entraîneur adjoint, à la fin de sa carrière en 2008, il a un jour accueilli ses joueurs, au vestiaire, avec deux loups. Il sourit, concède avoir aussi eu recours à des serpents. Des heures de montage pour une vidéo. C'était à ses débuts dans le management. Avec toujours ce souci que les consignes s'impriment jusque dans l'inconscient.
En vue des matches, en plus de préparer des clips sur les défenses adverses, il élabore des thèmes qui seront le fil rouge de la semaine de préparation. Il prépare aussi les « awards », cérémonie conviviale d'après-match « même en cas de défaite, il y a des choses positives à retenir. »
Le pilier Moses Alo Emile dit : « Notre défense, c'est plus qu'un système. Il y a un truc plus profond pour que chacun ait envie de se donner à bloc pour les quatorze autres. » Voilà seize ans que Gustard phosphore sur les défenses. « Je ne réinvente pas la roue, ça, je l'ai fait en 2009 en posant les bases d'un système aujourd'hui utilisé par l'Afrique du Sud. Au Stade Français, notre défense compte huit points clés. Je ne vous les révélerai pas tous mais disons qu'il y a nos intervalles en défense. C'est nous qui les définissons, pas la position des adversaires. Il y a notre appétence pour le rush. Et puis ce souci de ne jamais quitter le ballon des yeux, ça assure notre connexion. »
En 2016, après huit années aux Saracens, Gustard avait été recruté par Eddie Jones pour façonner la défense de l'équipe d'Angleterre. Deux ans, plus tard il avait rejoint les Harlequins (2018-2021) puis passé un an au Benetton Rugby à Trévise avant d'être recruté au Stade Français par Gonzalo Quesada en 2022. « Toutes les équipes ont un système défensif : le Racing, Toulouse, Toulon... Mais ce n'est qu'une vue de l'esprit sans les êtres humains qui le rendent vivant. Le plus important dans le coaching, ce n'est pas la tactique, c'est la relation humaine. »
Selon lui, elles tiennent les joueurs en alerte lorsque la fatigue vient dégrader les capacités et les habiletés. « Être agressif dans les montées défensives, c'est être acteur plutôt que spectateur. On peut choisir une autre option, tenter d'être dans le contrôle mais se répéter "on ne doit pas faire d'erreurs", subir, ça pèse sur le cerveau. » Certains joueurs l'auraient surnommé « le King ». Il aime échanger avec eux. Leur parle de son père. Il leur raconte mille histoires.
Parce qu'entraîner c'est toujours mieux transmettre, il a suivi des leçons d'un coach vocal pour améliorer son éloquence. Depuis quatre ans il est, aussi, accompagné par Ella McCrystal, psychothérapeute londonienne. « On ne cesse jamais de grandir. J'ai envie de réussir à être bon dans ma relation aux autres. C'est la meilleure manière de les encourager à donner ce qu'il y a de mieux en eux. »
Max Guazzini le Stade français 03
L’Ère Max Guazzini: Un Tournant Décisif
Au milieu des années 90, Max Guazzini et Bernard Laporte ont créé à Paris un club qui ne ressemblait alors à aucun autre. Ce soir de printemps 1988, Max Guazzini boit un verre à Saint-Germain-des-Prés. Il est accompagné de quelques amis et, au hasard d’un comptoir de la rue Princesse, sa petite troupe tombe nez à nez avec un jeune homme qui se dit rugbyman. Un verre à la main, Olivier Nusse (depuis devenu le PDG d’Universal Music) apprend donc au patron de la station NRJ qu’il joue au Stade français, un petit club domicilié de l’autre côté du périph. « Moi, dit Max aujourd’hui, j’ai juste trouvé ce nom magnifique… »
à l’aise dans les « soirées rugby » sans en être totalement un familier, Guazzini répond un soir à l’invitation de Christophe Mombet. L’actuel directeur du centre de formation du Racing est alors l’entraîneur en chef du Stade français. « Un jour, Christophe me demande d’aller les voir, à Sèvres. En mon for intérieur, je me dis : « Il doit penser à moi comme sponsor. Comment lui dire que NRJ ne s’associe qu’à des stars ? Ce dimanche de 1992, Max a beau débarquer à Sèvres à reculons, il se laisse rapidement emporter par l’enthousiasme des dirigeants locaux, lesquels le nomment vice-président, puis président du Stade français. « à leurs yeux, nommer quelqu’un d’extérieur au club était une façon d’éteindre certaines tensions qui avaient pu naître ici et là, entre les gens. Pour moi, c’était une tout autre aventure qui commençait… »
Dans la foulée, Max Guazzini organise donc une immense soirée au « Chalet des îles » où il mêle ses rugbymen à des personnalités du show-biz, tels Michel Drucker, le groupe Boney M ou Elie & Dieudonné, alors inséparables. Dans la foulée, il éponge la dette du club, alors estimée à 460 000 francs, impose aux joueurs le port du blazer, déménage le Stade français à l’intérieur des murs de la capitale (au stade Jean-Bouin), multiplie les campagnes de pubs dans les médias, lance la mode des pom-pom girls et, surtout, celles des marraines glamour, Mathilda May ou Madonna, pour ne citer qu’elles.

Max Guazzini, figure emblématique du Stade Français
Début 1995, le rugby français est encore amateur et, à Paris, Max Guazzini se sert de son carnet d'adresses pour trouver du travail à ses joueurs. Celui-ci est plombier, celui-là éboueur et tel autre étudiant. C’est peu ou prou à cette époque que Philippe Oustric, journaliste au Midi Olympique, lui parle de Bernard Laporte, que le microcosme lui a néanmoins dépeint comme « un agité ». Au Fouquet’s, Max Guazzini en mit ainsi plein la vue à son futur coach, présentant « Bernie » à l’idole des jeunes en ces termes : « Johnny, tu connais Bernard Laporte ? C’est notre nouvel entraîneur ! » à l’hiver 1995, la personnalité de Laporte plaît à Guazzini. Sa tenue vestimentaire, moins : « J’ai toujours été un peu fétichiste, confesse le président de la FFR. à l’époque, je ne quittais pas mon vieux survêtement du CABBG. Je pensais qu’il me portait bonheur. Et puisque Max le détestait, j’étais obligé de le porter sous les costumes. Très vite, « Bernie » convainc son président d’embaucher les « Rapetous », Vincent Moscato, Serge Simon et Philippe Gimbert.
Lorsque Bernard Laporte débarque à Paris au printemps 1995, tout reste encore à construire. à l’époque, « Bernie » est déjà « curieux de tout », friand de tout ce qui peut s’apparenter à de nouvelles méthodes d’entraînement. Il se souvient : « Un jour, un type m’appelle en me disant être un spécialiste de la défense. Il me demande de le recevoir. »
Même le macabre destin de Germain Gaiffe, qui endossa donc une heure durant la tenue d’entraîneur de la défense du club, ne saurait faire oublier que le Stade français version « Belle époque » fut un ode à la légèreté, à la gaudriole et au frisson. D’un simple dîner entre amis à Saint-Germain-des-Prés naquit trois jours plus tard, devant les caméras de Canal + et dans une ambiance irréelle, la séquence la plus culte du rugby contemporain. Passé l’hommage à Dalida, l’histoire ne dit pas où ceux qui deviendraient quelques années plus tard les « Soldats roses » passèrent la nuit.
Un Nouveau Cycle pour le Stade Français
Thomas Lombard a annoncé le lancement d'un «nouveau cycle» pour le club parisien pour lequel il est beaucoup question d'identité et d'histoire. Plus de trois mois que le propriétaire du club parisien n'était passé à Jean-Bouin. Pour les retrouvailles, le week-end dernier, il est allé de bonnes surprises en bonnes surprises. Les yeux pétillants, il raconte. «Les bureaux, les vestiaires, avant tout était sale, en pagaille, sans âme. Là, c’est propre et beau.» Il sourit. Satisfait. On lui demande s’il nourrit des regrets d’avoir perdu trois années ? «Non, assure-t-il. Sauf celui de n’avoir pas rencontré Thomas Lombard plus tôt. Je suis toujours d’accord avec lui. On s’entend très bien et je peux vraiment compter sur lui.»
Hans Peter Wild poursuit. «J’ai beaucoup appris sur le rugby et le Stade Français ces dernières années. « Incarner un club, transmettre une culture, c’est un gage de sécurité. L’homme d’affaires suisse-allemand montre de la main ceux qui gravitent dans la grande salle de réception, au deuxième étage du stade Jean-Bouin : Thomas Lombard, mais aussi le nouveau ‘’Team manager’’ Christophe Moni, l’entraîneur en chef Gonzalo Quesada, de retour après deux saisons passées en Argentine, sans oublier ses adjoints Laurent Sempéré et Julien Arias. C’est un symbole, pas un hasard. Les clubs qui réussissent ont cette unité, cette solidité dans le staff. C’est un signal fort du changement.
Il tenait ainsi absolument à faire revenir Gonzalo Quesada, entraîneur du dernier titre de champion de France, en 2015, et parti une saison plus tard pour cause de désaccords avec le nouveau propriétaire, Hans Peter Wild. «On regarde vers l’avant en tenant compte de ce que les anciens ont fait pour ce club, explique Lombard. Les joueurs doivent sentir un socle fort, le poids des gardiens de l’histoire. Gonzalo est la personne idoine pour relancer l’équipe. Je n’ai pas attendu le Covid pour le contacter. « Les joueurs m'ont demandé de rester, de continuer à perdre de l’argent. Je leur ai dit ''OK si vous contribuez également.
Un «nouveau cycle» (basé sur quelques mots-clés : «former et éduquer ; rassembler et fédérer, innover»), qui a le total assentiment du Docteur Wild. «On ouvre un nouveau chapitre basé sur des valeurs solides. Pour la première fois depuis mon arrivée, je suis fier d’être à la tête du Stade Français. Tout le monde est uni, parle d’une même voix. Tout en conservant le sourire, l’homme d’affaires assène alors un gros placage. «Ces trois dernières années, je n’ai jamais senti qu’il y avait une vraie équipe. Les joueurs n’ont jamais rendu fier nos supporters et nos partenaires. Dorénavant, je suis certain que ce sera le cas. Je sens que la mentalité des joueurs a changé, je vois de nouvelles attitudes. Pendant ces trois années, j’ai perdu beaucoup d’argent, mais là j’y crois très fort.
Il apprécie ainsi la baisse de salaires consentis par les joueurs. «Un acte solidaire envers le Docteur Wild qui supporte le club financièrement depuis trois ans», insiste Thomas Lombard. Hans Peter Wild jubile. «Tout le monde a accepté une diminution de salaires de 20%. Je suis très reconnaissant envers les joueurs. Ils m’avaient demandé de rester, de continuer à perdre de l’argent. Je leur avais dit «OK si vous contribuez également.
Les bureaux du Stade Français ont été réorganisés. De l’espace, de la lumière, de l’ordre. Au premier étage, le bureau du staff technique surplombe la salle de musculation, éclairée par ses extravagants et immenses lustres en cristal, souvenirs de l’ère Guazzini. Partout, la peinture a été refaite de frais. Les reproductions des quatorze boucliers de Brennus glanés depuis 120 ans remplissent tout un pan. Les photos des grands noms qui ont fait la gloire du club parisien depuis un quart de siècle se succèdent. Rappellent aux joueurs, aux dirigeants, au staff et au personnel administratif, que Paris se mérite. Que la 14eet dernière place de la saison tronquée est indigne de ce grand club. Tout est prêt pour lancer le nouveau cycle. La reconquête. «On a été sauvé par le gong», rappelle Christophe Moni.
Dernières Actualités et Enjeux
Ces dernières semaines, le Stade Français s'est pris les pieds dans le tapis à chaque fois qu'il s'est présenté sur un terrain. Cela a commencé d'une invraisemblable manière dans l'Hérault alors que les Soldats roses menaient 29 à 3 contre Montpellier (38-32 score final). Puis il y a eu ce revers contre le leader toulousain (21-27) puis dans le derby contre le Racing 92 (49-24) et enfin dernièrement, contre l'USA Perpignan dans une rencontre ô combien importante pour le maintien (20-18). En clair, dès lors que l'opposition a une particularité, le club de la capitale n'arrive pas à faire la bascule et concède des points.
Ce samedi, le Stade Français accueille Lyon à l'occasion de la 24ème journée de Top 14. Et là-encore, tous les voyants sont au rouge puisque c'est Karim Ghezal, licencié du club après quatre matchs, qui dirige actuellement le Lou. Gare à ne pas se laisser déborder par les émotions...En tous les cas, dans le Rhône, l'intéressé a cherché à évacuer la question d'un « sentiment de revanche ». « C'est un match qui va faire parler, a t-il indiqué au Progrès. [...] Je n'ai pas envie de mêler mon histoire à celle du Stade Français, ma seule préoccupation est la gestion de mon effectif et le temps de jeu de mes joueurs pour ramener des points de ce déplacement et assurer définitivement notre maintien. » Pointé du doigt pour avoir laissé plusieurs cadres au repos contre Pau (défaite 27-29) avant ce déplacement à Paris, Karim Ghezal n'a pas prévu de faire dans les sentiments. Lyon a d'autres objectifs en tête. Il doit en effet aller chercher une qualification pour les barrages de Top 14 et a aussi une finale de Challenge Cup (contre Bath le 23 mai prochain) à gagner.
Ce contexte ne devrait pas rassurer les joueurs et le staff d'un Stade Français qui a cruellement besoin de points. Après avoir joué de malchance avec le vent en terres catalanes la semaine dernière, le club de la capitale doit impérativement gagner et couper court à cette série négative. Pour se faire, le staff a fait appel à un psychologue qui est intervenu auprès des joueurs cette semaine. Objectif ? Ne pas se laisser prendre par les émotions et le contexte de cette partie. Il se peut que les Soldats roses invoquent également la chance vis-à-vis de ses concurrents directs. Pour rappel, le RC Vannes, dernier à un point du Stade Français, se déplace à Bayonne invaincu depuis le début de saison à domicile.
| Période | Événements Marquants |
|---|---|
| 1890-1908 | Fondation et premiers titres de champion de France |
| 1992-2000s | Arrivée de Max Guazzini, ère de succès et popularisation du club |
| 2010-2013 | Difficultés financières et construction du nouveau stade Jean-Bouin |
| 2015 | Dernier titre de champion de France |
| Aujourd'hui | Nouveau cycle, accent sur l'identité et l'histoire du club |
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