L'Histoire Riche et Complexe de l'Entraîneur de Rugby à Carcassonne

Le rugby a une longue et riche histoire à Carcassonne, marquée par des figures emblématiques et des moments de gloire. Cet article explore l'histoire des entraîneurs de rugby à Carcassonne, des origines du sport dans la ville aux développements récents.

Les Débuts du Rugby à Carcassonne

C'est vers 1898-1900 que le rugby fit son apparition à Carcassonne grâce à deux sociétés : L’étoile sportive et l’Union sportive.

  • L’étoile sportive recrutait parmi les employés et les ouvriers ; elle avait son siège au café L’ambigu, actuellement Hôtel Central sur le boulevard J. Jaurès, et jouait à Luna-Park (Païchérou).
  • L’Union sportive, de son côté, rassemblait surtout des étudiants ; elle se réunit d’abord au café Maymou (actuellement, Brasserie à 4 temps), puis au Helder (café des platanes).

Ses animateurs étaient MM. Génie, Limousis, Benoît et Séguier. La trésorerie ne roulait pas sur l’or, mais l’esprit de camaraderie suppléait au manque de moyens. Ces jeunes pratiquaient le rugby mais également l’équitation, le tennis, l’escrime et la course à pied. Chaque joueur devait se payer tout son équipement et les déplacements afin de disputer les matchs qui se tenaient à l’Enclos Saint-Joseph, propriété du lycée. C’est là que l’équipe reçut les Vétos toulousain, le Stade Toulousain, Mazamet, Narbonne, Lézignan et Perpignan.

Vers 1902-1903, les deux sociétés fusionnèrent pour constituer l’Association Sportive Carcassonnaise qui s’installa au Helder et fut d’abord présidée par M. Retmeyer, puis l’avocat Me Soum. L’équipe comprenait des éléments locaux, mais le régiment des Dragons en garnison à Carcassonne, fournit de bons joueurs : De Talencé (International), Cogna, Charra, Godail, de Pracomtal, Deproge, etc. La ligne des 3/4, la plus fameuse, se composait de Bonnaure, Bilhou, Bringuier, Bruniquel et Rousset.

Pendant la Grande guerre, les jeunes, sevrés de ballon, créèrent le Club Olympique Carcassonnais. Après l’armistice de 1918, l’A.S.C fut reconstituée par Vitalis-Brun avec pour président M. Bruguier. Elle installa son siège au Café des deux gares (Café Bristol).

En 1921, grâce à une avance de fonds des dirigeants, complétée par un emprunt, l’A.S.C créa un nouveau terrain de sport à la Pépinière (Stade A. Domec) et l’Enclos Saint-Joseph fut abandonné aux potaches et aux petits clubs qui n’avaient à leur disposition que Saint-Jean, ou le champ de manœuvres (Romieu). L’Ecole Normale venait de remporter le Championnat de France Scolaire en 1920 et 1923 et de nombreux futurs instituteurs brillèrent en équipe première du Club civil. Le Lycée, de son côté, eut aussi des éléments de valeur et grâce à l’esprit sportif des Directeurs de ces Etablissements, les étudiants purent être recrutés par l’A.S.C.

A cette époque, le Comité du Languedoc groupait des équipes de premier plan : US Perpignan, Quins, Narbonne, Béziers, Lézignan, Carcassonne. Par la suite, Pézenas et Quillan furent admis à disputer ce championnat. La présidence du club était assurée par le Dr Buscail. Les pyrénéens Domec, Castérot, Senquirgue et Balansa, venus s’installer à Carcassonne vinrent renforcer les rangs Ascéistes et à la fin de la saison 1924-1925, l’A.S.C battait en demi-finale, au Stade Sainte-Germaine de Bordeaux, le Stade Toulousain par 3 à 0 grâce à la botte de Bambou.

Une première fois cette finale se tint à Toulouse par un temps épouvantable et les deux équipes se quittèrent sur un score nul et vierge. La réédition de cette finale eut lieu en 1925 à Narbonne, où 183000 francs furent récoltés aux guichets.

Le rugby était à son apogée à Carcassonne et, outre l’A.S.C, d’autres clubs s’étaient créés : White Devils, Rugby Club, Club Sportif Stadoceste, Etoile Sportive, Trivalle Sportive, le Stade, Sport Saint-Michel, les Espoirs, les Red Devils. La plupart des bons joueurs de ces clubs venaient après ce premier stage, grossir les rangs de l’A.S.C, attirés par la gloire du club fanion, dans lequel ils étaient en mesure de mieux démontrer leurs talents. Par la suite, les petits clubs qui avaient eu jusque’à deux et trois équipes, perdirent de leur importance et finirent par disparaître, faute de moyens financiers.

A l’A.S.C, M. Ramond, succédant à M. Balmes, prit le faute de président, qu’il conserva plus de 28 ans. Avec M. En 1929-1930, le club Jaune et Noir se trouva opposé en demi-finale du Championnat de France à Paris, à l’équipe de Quillan. Le nul obtenu au stade de Colombes, après une rencontre homérique, renvoya les équipes dos à dos.

En 1932, les dirigeants abandonnèrent leurs avances de fonds, et le nouveau stade fut pris en charge par la municipalité qui l’aménagea dans son état actuel.

Les Années de Gloire du Rugby Carcassonnais

Jusqu’en 1954, les treizistes carcassonnais vont écrire les plus belles pages de gloire de l’épopée canari en ajoutant 3 nouveaux titres de champion de France en 1950, 1952 et 1953 et 3 victoires dans le cadre de la Coupe de France Lord Derby en 1947, 1951 et 1952. font de l’ASC un club mythique dont la réputation s’étend de l’Angleterre en Australie en passant par la Nouvelle-Zélande. Les Seniors en Elite 1 Vainqueurs de la Coupe Lord Derby. Les Seniors en Elite 1 Champion de france 2022. Après une saison exemplaire le Club décroche sa 12éme Etoile face au XIII Limouxin.

La saison 1953-1954 marque la fin d’une période faste et l’arrivée aux commandes comme entraineur du « sorcier » Félix Bergèze qui restera fidèle à son poste jusqu’en 1971. L’arrivée à la Présidence du Club d’Aimé Ourliac, Jean Guilhem et en 2011 de Magali Bardou permet au Club de se structurer pour à nouveau côtoyer les sommets. L’élite 1 Vainqueur de la Coupe Lord Derby.

Figures Marquantes : Christian Labit

Christian Labit est une figure emblématique du rugby à Carcassonne. Il a marqué l'histoire du club en tant qu'entraîneur et joueur.

Christian Labit est de retour à l'US Carcassonne. Un retour au club pour celui qui a été entraîneur de 2007 à 2013. Il avait rejoint Carcassonne en 2007. Il avait connu successivement la Fédérale 2, la Fédérale 1 et la Pro D2, jusqu'en fin 2013 lorsqu'il démissionne estimant avoir été écarté depuis le début de la saison, des décisions sportives du club.

Avant d'entamer une carrière d'entraîneur à l'été 2007, Labit avait porté les couleurs de Narbonne (1989-1997 puis de 2005 à février 2007), du Stade Toulousain (1997-2005) et a fait une pige à Northampton (de février à mai 2007).

En 2007 quand Frédéric Calamel m’a contacté. J’ai répondu dans trois ans, on joue en Pro D2. Certains ont ri, mais on est parvenus avec Frédéric et Thomas Clavières de mettre en place, un beau projet sportif. Nous avions aussi des hommes de qualité et de caractère (Franck Tournaire, Nicolas Nadau, Benoît Lazzarotto, Mathieu Cidre, Guy Jeannard, Jérôme Baradat, etc.) qui ont bien marqué l’histoire récente de l’USC. Si je dois retenir une chose de ces deux finales, c’est l’engouement et l’enthousiasme des supporters. Lors de mon premier match, en tant qu’entraîneur à Domec, le stade était désert. Lors de la finale à Montluçon face à Arras, le stade était en jaune et noir. Deux ans après à Châteaurenard, nous avions l’impression d’être à domicile. Quand on remporte une finale, on laisse toujours une empreinte dans l’histoire de la structure, ce que nous avons fait en 2008 et 2010.

Christian Labit, nouvel adjoint dans le staff de Montpellier, s'est exprimé sur sa nouvelle fonction et son ambition de redresser le club héraultais. L'ancien entraîneur de Carcassonne éloigné des terrains depuis la douloureuse descente des Audois en Nationale va retrouver le chemin des terrains.

Magicien dans l’art de maintenir des équipes complètement perdues et abandonnées, Christian Labit a encore utilisé ses pouvoirs cette saison avec Carcassonne.

La dernière finale de l’USC remonte à la saison 2009-2010. Thomas Clavières et Christian Labit en étaient les entraîneurs. Les deux dernières acquises dans la première décennie 2 000 aux dépens d’Arras et de Saint-Etienne ont une place privilégiée dans la mémoire de l’ancien manager, Christian Labit.

Provence Rugby / Carcassonne : réaction de Christian Labit

Autres Entraîneurs et Événements Récents

La dernière finale de l’USC remonte à la saison 2009-2010. Thomas Clavières et Christian Labit en étaient les entraîneurs.

Nous sommes heureux de vous annoncer l’arrivée de Bernard Goutta, nouvel entraîneur principal de l’équipe professionnelle.

Avec Bernard Goutta, le club a fait le choix d’un entraîneur au glorieux palmarès, qui dispose d’une solide expérience du plus haut niveau national et européen. Il y passera 5 saisons au cours desquelles il contribuera à hisser Perpignan au sommet du rugby Français et écrira les premières lignes de son palmarès: demi-finaliste du TOP14 en 2008, finaliste en 2010 et Champion de France en 2009.

En 2012, Bernard Goutta prend la direction de Colomiers en Championnat de PROD2, pour une première expérience en tant que manager. En 2017, Bernard Goutta retrouve le TOP14 sous les couleurs de l’ASM Clermont en tant qu’entraîneur des avants. Au total, entre 2017 et 2021, sous son mandat, en TOP14, l’ASM est barragiste à deux reprises, une fois finaliste, trois fois quart-de-finaliste en H Cup et vainqueur de la Challenge Cup.

Un communiqué plutôt laconique : "Suite aux résultats sportifs de notre équipe professionnelle en deçà de nos objectifs, une remise en question s’opère dans l’encadrement. Le manager Jean-Marc Aué et l’entraîneur des avants, Eric Escribano se voient écartés de leurs fonctions. Il est donc décidé, jusqu’au recrutement d’un entraîneur principal en charge des avants, de confier la gestion de l’équipe à Mehadji Tidjini qui assurera la transition, ainsi qu’à Andreï Ursache qui continuera d’entraîner la mêlée spécifiquement.

Comme ce fut le cas la veille sur le pré de Mayrevieille, ce jeudi matin, c’est à nouveau Mehadji Tidjini, le directeur du centre de formation, qui a dirigé l’entraînement de la cavalerie légère de l’équipe professionnelle. À cette heure, il est donc bien difficile de tirer des plans sur la comète.

D’autant que, selon certaines indiscrétions, la réunion de mercredi soir aurait vu s’affronter deux lignes bien opposées : celles des pro et des anti Christian Labit. Au terme des débats, on en était resté au point mort. Alors quel sera l’heureux élu ? Bien difficile à dire. Toujours est-il que les supputations et les extrapolations vont bon train. À ce titre, un autre nom circulait dans la bouche des supporters : celui de Marc Delpoux, notamment ancien technicien du RC Narbonnais ou encore de l’USAP.

L'Héritage de l'US Carcassonne

Cent-vingt-six ans d’histoire, six finales disputées et une particularité, seule la première s’est soldée par une défaite en 1925 face à l’US Perpignan (5-0) pour le gain du Brennus. Les six autres rendez-vous ont tous été couronnés de succès.

Quinze ans après, l’USC est en quête d’un nouveau titre. En 2010, les deux finalistes avaient déjà en poche leur billet pour le Pro D2. Samedi prochain, le capitaine qui soulèvera le bouclier, au Parc des Sports aura l’honneur d’être champion de France et évoluera la saison prochaine dans le second niveau professionnel. Pour cette finale au double sacre, l’ancien manager de l’USC offre les faveurs du pronostic à cette dernière.

Samedi dernier, je n’ai pas été bluffé par la prestation de l’USC au Parc des Sports. La semaine avant face à Albi, la prestation était très aboutie. On voit une équipe qui monte en puissance, physiquement elle est au point. Bernard et son encadrement ont mis en place une parfaite gestion du groupe. L’équipe joue libérée et dégage une force collective. Avec sa première place, Chambéry est favori, mais il y a des atouts dans les rangs carcassonnais. Les joueurs que j’ai eu le plaisir de coacher en Pro D2 tels que Raphael Carbou, Romain Manchia, Etienne Herjean, Gaëtan Pichon, Johnny McPhilips, Maxime Gianet ont maintenant l’expérience de ces matchs de haut niveau. Dans une finale, ça compte." Une finale qui a la particularité de mettre aux prises l’équipe la plus disciplinée de l’épreuve, Chambéry à la moins indisciplinée, Carcassonne.

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