Double Dragon Revive est un nouveau volet modernisé de la saga culte. Développé par Yuke’s et édité par Arc System Works, le jeu est prévu pour le 23 octobre 2025 sur PC, PS5, PS4, Xbox Series X|S, Xbox One et Nintendo Switch.
Le jeu conserve la formule de combats en scrolling horizontal très rythmés, agrémentée de prises, combos, armes ramassables et mécaniques de zone inspirées de l’ère arcade. Double Dragon Revive propose donc une expérience arcade retravaillée pour les joueurs d’aujourd’hui, mêlant nostalgie, modernité visuelle et jouabilité réactive.
Malheureusement, le jeu est jugé comme très moyen et décevant par certains, malgré l'attente suscitée.
Double Dragon Revive arrive sur Nintendo Switch ! Beat'em all arcade avec Billy et Jimmy Lee sur toutes les consoles !

High Score Girl : Une Ode à la Culture Arcade
Au fait, vous avez Netflix ? Vous aimez les mangas ? Et le rétro-gaming ? Alors, allez donc mater High Score Girl, une série animée adaptée du manga éponyme de Rensuke Oshikiri.
Elle raconte la passion pour le jeu vidéo de Haruo Yaguchi, un élève d'école primaire situé au tout début des années 90. Mordu d'arcade et de console, on peut y suivre son quotidien et ses tranches de vie dans le Japon de l'époque et l'explosion de la culture arcade et des jeux vidéos.
Car oui, ne vous trompez pas sur le dessin volontairement simpliste, naïf et tout en rondeur des personnages, ou l'aspect cul-cul des amourettes enfantines naissantes et des vicissitudes scolaires... High Score Girl est surtout une véritable lettre d'amour à la culture vidéoludique et les spécificités de l'époque et du japon en la matière.
L'esprit arcade, la compétition, les grands événements et sorties qui ont jalonné l'époque... tout un pan de la culture jeu vidéo avec une description historique très intéressante et beaucoup d'images et de séquences de phase de jeu intégrées...
La série parle de tout, depuis les salles d'arcade anonymes de petites villes locales aux bornes installées dans les boutiques généralistes ordinaires ou en plein air, jusqu'aux grands temples de l'arcade très connus... Les grandes consoles qui ont marqué l'histoire (PC Engine, Snes, Playstation, Saturn...), les compétitions nationales, les rivalités locales, les archétypes de joueurs, les magazines spécialisés, la pratique etc...
Beaucoup, beaucoup de clins d'oeil aux vrais briscards de l'époque, les vieux de la vieille, avec les manips secrètes, les techniques et les cheats de l'époque ! Une atmosphère que les jeunes bytos post 2000 ne peuvent pas comprendre. Une époque sans smartphones, sans internet, sans YT... Il fallait s'échanger les trucs et astuces entre joueurs, lire des magasines spécialisés, trouver les différents tricks et combos secrets des persos de versus fighting, des rpg, des BTA, des Shmups, connaître les manips pour sélectionner les persos cachés etc...
Seuls ceux qui ont réellement fréquenté les salles d'arcade pourront comprendre la nostalgie et l'esprit qui s'en dégage...
Si n'importe quel imbécile reconnaîtra sans difficulté un Street Fighter 2, un Final Fight et un Mortal Kombat, bien peu reconnaîtront les différentes versions et se rappelleront les subtilités des différents changements entre chaque (équilibrage, nouveaux coups, nouvelles frames, fenêtres de contre, punition, coup safe, combos etc...) toute une époque... parfaitement analysé, décrite et vulgarisé pour le néophyte.
Les vieux puristes se régaleront de reconnaître la plupart des titres de l'époque avec quelques raretés et japonaiseries typiques assez rares chez nous ! La série est truffée de références diverses et variées qui parleront à un public assez large... depuis l'amateur jusqu'à l'Otaku pur et dur ! Y'en a pour tout le monde...
La série est assez courte avec une saison d'une quinzaine d'épisodes et la seconde saison débarque pour Avril comme FF VII ! (doublage Fr et vost dispo évidemment) Récréatif, assez drôle, à mis chemin entre la comédie sentimentale gnangnan (avec tous les poncifs du genre déjà visités) et le documentaire...
River City: Tokyo Rumble : Un Beat'em Up Teinté de RPG
La série des Kunio, créée par notre membre d’honneur Yoshihisa Kishimoto, a débuté en 1986 avec Nekketsu Kōha Kunio-kun alias Renegade et a connu de très nombreux épisodes, alternant entre beat ’em ups, dont le plus populaire demeure River City Ransom/Street Gangs, et des spin-offs sportifs dont le plus connu est sans doute Nintendo World Cup, lui aussi sur NES.
Comme beaucoup de licences nées à cette époque, elle a vécu des temps difficiles dès la seconde moitié des années 1990, mais Arc System Works l’a reprise en main et, après des tentatives peu convaincantes comme River City Soccer Hooligans (2010), la série a connu une renaissance sur 3DS pour ses vingt-cinq ans avec un remake du jeu original, Nekketsu Kōha Kunio-kun SP/Renegade Special (2011).
Ont suivi Riki Densetsu (2012), Nekketsu Kōha Kunio-kun SP: Rantō Kyōsōkyoku (2013), Nekketsu Mahō Monogatari (2014), Downtown Nekketsu Jidaigeki (2015) et enfin Downtown Nekketsu Monogatari SP, un remake de River City Ransom pour les trente ans de la saga… Et l’Occident vient donc d’accueillir un portage de l’un d’eux, le troisième, rebaptisé River City: Tokyo Rumble.
Ainsi, il semble que Natsume ait préféré faire l’impasse sur les deux premiers, plus basiques, et il n’ait pas certain qu’on ait droit aux deux volets à l’ambiance médiévale, plus exotiques et faisant référence à des titres qui n’ont en plus jamais quitté le Japon.
Passé l’introduction tout en 2D, assez mal compressée et donc pas forcément encourageante, on arrive au menu principal qui propose, en plus du mode Story, une Gallery où l’on débloque les profils des personnages et les musiques du sound test, des options, mais aussi deux mini-jeux multijoueur, Rumble et Dodgeball.
L’un et l’autre reviennent à du deathmatch à quatre pur et dur, si ce n’est que dans le second, on ne peut causer des dégâts à ses adversaires qu’en leur envoyant un ballon à la figure. C’est donc une version très simplifiée de certains spin-offs de la licence comme Super Dodge Ball, puisqu’il n’y a pas d’équipe et que les affrontements ne se déroulent pas sur un terrain de balle au prisonnier.
À noter qu’il est possible de s’adonner à ces deux modes en download play avec un seul jeu pour quatre 3DS, mais si vous croisez un autre possesseur de River City: Tokyo Rumble, le local play est aussi possible.
Ce dernier, qui offre quatre niveaux de difficulté que l’on peut changer à tout moment, débute de manière très classique comme le Renegade original, alors que le pote de Kunio vient de se faire passer à tabac à la sortie du lycée Nekketsu. On en retrouve également le principe général, c’est-à-dire un beat ’em up en vue belt scroll, avec des changements d’écran par les côtés ou parfois le haut de l’écran, comme dans River City Ransom.
Comme dans ce dernier et contrairement à la toute première aventure de Kunio, il y a un bouton de poing (A) et un de pied (B), plutôt qu’un bouton pour taper à gauche et l’autre à droite. La combinaison des deux touches permet de sauter, Y faisant office de raccourci.
C’est simple, mais avec la possibilité de courir et d’effectuer diverses prises, l’arsenal s’avère bien plus riche qu’il n’y paraît. En particulier, on peut ramasser des armes très variées, mais aussi toutes sortes d’objets et même des ennemis !
La seule déception côté gameplay provient des attaques sautées de base assez difficiles à placer, mais on débloquera heureusement de nouveaux mouvements au cours de l’aventure en achetant ou en recevant des parchemins.
La palette de coups est donc plutôt généreuse, même si River City: Tokyo Rumble fait partie de ces beat ’em up où l’on peut facilement se contenter des attaques de base, surtout boostées (Dragon Feet, Stone Hands, etc.). Ce sera donc avant tout au joueur de varier les plaisirs pour éviter la lassitude, même si certaines prises peuvent parfois sortir par hasard pour notre plus grand bonheur…
Les habitués de River City Ransom auront donc compris qu’on a quasiment affaire à un remake du classique, c’est-à-dire à un beat ’em up teinté de RPG, mais avec un côté (un peu) plus ouvert comme son nom l’indique, puisqu’il se déroule dans plusieurs quartiers de Tōkyō. On retrouve donc les traditionnelles statistiques, les montées de niveaux, la collecte d’argent et les commerces.
À ce sujet, l’une des principales différences avec River City Ransom est que l’écran du bas affiche de manière précise l’effet de chaque objet, quand dans le jeu NES, chaque aliment boostait de quelques points plusieurs statistiques en plus de restaurer, sans qu’on ne sache à l’avance lesquelles…
De plus, River City: Tokyo Rumble hérite d’un menu de pause assez conséquent. On y trouve de gauche à droite la carte, l’inventaire, le statut (qui inclut l’équipement et les attaques spéciales), les jobs, les options et l’onglet de sauvegarde.
On échappe ainsi au laborieux système de mots de passe de Street Gangs, que certains passionnés continuent d’ailleurs encore de décrypter ! Mais tout cela fait mine de rien pas mal de choses à gérer pour un beat ’em up à l’ancienne, car chacun de vos éventuels coéquipiers devront être entraînés et équipés tout comme votre avatar, et il faut par exemple bien penser à « utiliser » les parchemins dans l’inventaire pour apprendre de nouvelles attaques spéciales.
Mais la principale différence entre ce Tokyo Rumble et les autres jeux de la série réside sans doute dans son (petit) côté GTA, puisque Tōkyō est composé de plusieurs quartiers que l’on rallie en métro. La carte sur l’écran du bas de la 3DS n’indique d’ailleurs que le quartier courant, et même si chacun d’entre eux dépasse rarement les cinq zones, ils peuvent paraître labyrinthiques au premier abord, et plusieurs d’entre eux abritent d’ailleurs des boutiques cachées où l’on trouve des objets bien utiles mais très coûteux.
Les quartiers se débloquent les uns après les autres, au fur et à mesure que l’on progresse dans l’histoire, chacun d’eux correspondant à une mission principale. Mais on peut également accepter jusqu’à trois jobs simultanément à la « boutique » dédiée d’Ikebukuro, qui vous feront bien entendu balader d’un quartier à l’autre.
Ainsi, le jeu profite clairement de sa structure en quartiers pour proposer une difficulté par paliers. À chaque nouveau gang rencontré, les ennemis sont plus forts et plus résistants, et il faut bien surveiller sa jauge d’endurance. Une fois vide, on dispose toutefois d’un répit si l’on conserve un niveau suffisant de volonté (willpower), ce qui peut sauver littéralement la vie contre certains boss…
Car en cas de game over, tout n’est pas terminé pour autant mais on perd la moitié de son argent. Bien sûr, chaque nouvelle zone ou presque amène son lot de pièces d’équipement plus performantes, mais les prix augmentent également et il est clair que le jeu nous incite à faire des sessions de levelling, histoire aussi de ne pas boucler trop vite une aventure très courte en ligne droite.
C’est évidemment ici que les jobs interviennent, même s’il ne sera pas simple d’améliorer et d’équiper Kunio et tous ses amis sans tomber dans une certaine routine. La panoplie de mouvements à disposition permet encore une fois de varier les plaisirs… Sauf quand la mission consiste justement à répéter la même attaque cinquante fois ou plus !
Pour mémoire, le concept du second personnage contrôlé par l’IA remonte au portage Game Boy Advance de River City Ransom, qui compensait à l’époque la disparition du mode coopération de l’original NES. Ici, on débloque de nouveaux alliés au cours de l’aventure, et on peut donc en changer en discutant avec Misako devant le lycée Nekketsu. Et si on ne veut pas que l’un d’eux se retrouve à la traîne, il faudra donc penser à alterner entre ses différents partenaires.
Heureusement, on peut changer leur équipement à tout moment, ce qui évite d’avoir à acheter des fringues pour tout ce petit monde… Et même bien habillé, il faudra surveiller votre allié car il ne se soigne pas tout seul. Mais seuls les objets nécessitent de choisir un destinataire, les repas « sur place » étant partagés entre Kunio et son pote. Et au pire, il existe des objets pour ressusciter ce dernier.
En combat, il se révèle quand même utile et même parfois trop zélé, et comme les ennemis ont tendance à lui courir après, il n’est pas toujours facile de lui prêter main forte !
Côté réalisation, les captures d’écran ne rendent pas justice au jeu ; les décors polygonaux sont fades mais les sprites 2D sont bien animés et le côté diorama de l’ensemble, visionné en 3D relief, possède un charme certain. Précisons en passant que les boutons de tranche L et R permettent respectivement de modifier l’angle de vue et de zoomer sur l’action.
Sur le plan sonore, hormis quelques chouettes voix digitalisés en japonais, c’est franchement old school et les musiques rockabilly typiques de la série, à force de titiller la corde nostalgique, finissent par irriter…
Mais le titre regorge de petits détails sympathiques que l’on découvre parfois un peu par hasard, comme quand j’ai frappé sans faire exprès un civil - le bouton de coup de poing sert aussi à parler ! - et qu’une bande de yakuzas quasiment invulnérables est venue me donner une bonne correction…
De plus, comme souvent avec ce type de jeux d’import réservés à l’eShop, le français n’est pas disponible mais la traduction en anglais retranscrit bien l’esprit de la série. On pense aux badges qui semblent n’avoir aucune utilité hormis la revente, aux médicaments qui coûtent plus chers que les burgers alors qu’ils redonnent la même quantité d’énergie parce qu’ils sont partagés entre les deux alliés comme les repas au restaurant…
Et dans le même esprit, on ne sait pas toujours si certains objets mystères doivent s’utiliser, et avoir ainsi un effet permanent, ou s’équiper et donc accaparer l’un des trois emplacements disponibles. Il faudra donc expérimenter ou chercher des FAQ si l’on veut trouver tous les secrets de River City: Tokyo Rumble.
Il m’aura fallu pas moins de dix heures pour voir la fin de l’aventure en ayant fait aussi une bonne partie des à-côtés - à l’exception de deux jobs de très longue haleine. On peut ensuite poursuivre avec un New Game + qui permet de conserver ses statistiques et son équipement, mais on reprend bien sûr l’histoire depuis le début et tous les jobs sont hélas à refaire.
Double Dragon Dodgeball : Un Mélange Unique
Arc System Works a le plaisir d’annoncer l’arrivée du nouveau trailer du jeu bonus Double Dragon Dodgeball. Double Dragon Dodgeball est un jeu unique mélangeant le concept iconique de la balle au prisonnier avec les personnages emblématiques de la licence Double Dragon.
Double Dragon Revive Deluxe Edition est disponible en précommande en format digital sur PC Steam, PS Store et Xbox. A l’occasion de la diffusion sur Twitch des finales du Arc World Tour 2024, Arc System Works Europe fera gagner des goodies spéciaux, dont des hoodie Double Dragon Revive.
Double Dragon Dodgeball – PC Gameplay
Dodgeball : Une Comédie Hilarante
Peter LaFleur est le propriétaire d’un club de gym délabré, l’Average Joe’s qui a nombre de fidèles assez excentriques, mais qui sont proches de Peter. Mais l’endroit attire les convoitises de White Goodman, propriétaire de l’important Globo Gym et rival de Peter. Un jour, Kate Veach, experte dans une banque, annonce à Peter qu’il doit payer 50000 dollars pour sauver son club de la faillite dans les 30 prochains jours. Désespéré car ne possédant pas une telle somme, il cherche avec l’aide de ses clients une solution pour payer leur dette.
On me dit souvent que je n’aime pas rire au cinéma. Ce n’est pas ma faute si mes genres préférés, et donc les films que je regarde le plus sont des drames, films policiers et films d’horreur. Mais comme tout le monde, de temps en temps, j’ai besoin de changement, de relâcher la pression, et ça peut se faire avec un film d’action, ou une comédie. C’est ainsi que j’ai déterré dans ma collection le film Dodgeball, produit et interprété par Ben Stiller, comédie bien grasse et stupide, mais comédie hilarante pour peu que l’on adhère, et bourrée de clin d’œil et caméo divers et variés.
Le ton est donné dés la pochette du film, affichant fièrement son « un vrai film de boules ». Alors, voyons ça.
Dodgeball nous parle de la rivalité entre deux clubs de gym. Le premier qui ne marche pas, Average’s Joe, tenu par… non, pas Joe, mais Peter, joué par Vince Vaughn, mais qui a ses réguliers. Mais le souci de ce club, en plus d’être un minuscule club pas franchement au top niveau équipement et tout le reste, c’est que Joe gère tout ça sans ambition. Un membre ne peut pas payer l’abonnement ? Tant pis, il payera quand il pourra.
Face à eux, Globo Gym, géant dans le milieu, tenu par White Goodman, joué par l’hallucinant Ben Stiller, mégalomane qui a une image de lui quelque peu hmmm, gonflée dirons nous. Alors forcément, quand Average’s Joe va mal et que Globo Gym décide de racheter la boite, la rivalité entre les deux augmente. Encore plus quand Joe n’a que 30 jours pour payer 50 000 dollars, et encore plus quand la jeune femme s’occupant du dossier est une très charmante avocate qui fait craquer les deux.
Bref, le seul moyen pour Peter et se bande d’espérer garder le club et d’avoir 50 000 dollars entre les mains en un mois, ce sera de participer à un tournoi de dodgeball, de balle au prisonnier donc. Et les voilà embarqué dans l’aventure, avec ce que cela comporte d’entrainements, de coups bas, de blagues salaces, de blagues visuelles, de blagues qui font mal, et de matchs qui font mal aussi avec des balles lancées à pleine vitesse là où ça fait mal (dans les boules, dans la tête, où vous voulez).
Dodgeball, ce n’est pas de la comédie subtile, mais c’est de la comédie qui fait du bien, sans temps morts, qui va à 100 à l’heure, qui ne recule devant aucune idée à la con. On le voit dés l’ouverture qui nous présente nos deux personnages principaux. Ben Stiller joue un accro au sport, qui ne juge que par les apparences, se prend pour le beau gosse ultime auquel personne ne peut résister, et cela se voit dans ses paroles et dans ses actes, le tout avec un second degré constant. Le voir comparer la mocheté à une erreur générique ou une faiblesse comme pourrait l’être la… nécrophilie, voilà qui vous donne une bonne idée du personnage, qui s’électrocute les tétons lorsqu’il est tenté par un donut, ou utilise une pizza pour se mastu… vous voyez !
De l’autre côté, Peter paraît finalement être un personnage tout à fait banal, sans rêve, qui vit sa petite vie tranquillement, seul, avec son chien, son petit quotidien banal et sans histoire. Quelqu’un comme vous et moi, qui balance toutes ces factures et papiers administratifs dans une armoire sans rien classer et basta (oui, ça, c’est moi. Le jour où on me demandera un papier en particulier, je vais passer 30 ans à le trouver).
La première force de Dodgeball, ce sera ses personnages, principaux mais aussi secondaires. Et puis il y a son humour, parfois facile, parfois gras, parfois bon enfant aussi, avec des dialogues plutôt bien trouvés et souvent tordants, et ces gags visuels qui font mal (encore une fois, les clés à molettes).
Rajoutez par dessus tout ça une bande son rock qui décoiffe la plupart du temps, et des matchs de Dodgeball finalement assez dynamiques et funs alors qu’il ne s’agît dans le fond que de balle au prisonniers, et vous avez là une comédie qui fait indéniablement passer un bon moment, à condition bien entendu de ne pas être facilement choquable face à la vulgarité de certains moments, ou la facilité d’autres moments. Car on ne va pas mentir, en étant une comédie pure et dure, Dodgeball est du coup également un film facile et prévisible. On se doute bien entendu de l’issue de tout ça, des quelques rebondissements qui vont arriver. Mais qu’importe tant que l’on passe un bon moment non ? C’est le but d’une comédie après tout.
Et puis, il y a les caméos, intervenant tous tardivement, mais qui font tous plaisir à voir pour les connaisseurs. En effet, dés que le tournoi commence, le film enchaine les caméos. Lance Armstrong dans son propre rôle, c’est sympa, mais le reste, c’est mieux lorsque l’on voit en entraineur de l’équipe Allemande un David Hasselhoff qui motive son équipe avec une photo de lui-même, un Chuck Norris dans le jury qui a la classe (et qui grâce à un petit gag, clôt le film sans même être dans cette scène), ou encore en chancelier du jeu remettant la coupe, William Shatner, l’éternel capitaine Kirk de Star Trek ! Ce film m’éclate, me met de bonne humeur.
Dodgeball ne va pas surprendre par son traitement ou son dénouement.