L'histoire du Jazz de l'Utah: Une Franchise NBA Emblématique

Le Jazz de l'Utah, basé à Salt Lake City, est une franchise avec une histoire riche et des joueurs emblématiques. We Sport profite de la pause au cours de cette saison 2019 pour revenir sur l’histoire, les joueurs et les moments qui ont fait la gloire de chacune des trente franchises NBA.

Vous pensez que les Mormons ne savent pas jouer du Jazz ? C’est possible. Mais en 1979, quand la franchise NBA (National Basketball Association) déménage de la Nouvelle-Orléans à Salt Lake City, elle garde son nom et devient vite l’activité la plus funky d’un État plutôt sage.

En Juillet, Inside Basket vous propose chaque jour un Top 10 All-Time des meilleurs joueurs de chaque équipes NBA. Ces Tops sont totalement subjectifs et ne plairont bien entendu pas à tout le monde.

Top 10 Utah Jazz Plays Of All Time

Les Débuts à la Nouvelle-Orléans (1974-1979)

En 1974, la ville de La Nouvelle-Orléans décroche enfin sa franchise d’expansion pour rejoindre la NBA, devenant au passage l’équipe la plus au sud de la Ligue à l’époque. Forcément, pour coller à l’âme de la ville, on opte pour un nom qui groove : le Jazz. Dès sa naissance, la franchise tente un coup de maître : envoyer la moitié de la Louisiane pour récupérer auprès des Atlanta Hawks l’arrière Pete Maravich.

« Pistol » Pete Maravich, bien que n’ayant joué que quelques saisons pour le Jazz, a laissé une empreinte indélébile sur la franchise. Pistol Pete n'était pas que le génie des Hawks. Maravich était connu pour son habileté au tir et sa créativité sur le terrain. C’est l’un des meilleurs scoreurs de l’Histoire de la NBA. Mais entre une addition salée en termes de contrepartie et les blessures à répétition de la vedette, le projet déraille rapidement.

Précédemment, lors de la saison 1974-75, année de la création de la franchise à La Nouvelle-Orleans, le Jazz avait subi 59 revers. Les coachs se succèdent, les défaites aussi, et la NBA ne voit toujours pas le Jazz en Playoffs. Même la Draft de Lusia Harris en 1977 - deuxième femme de l’histoire sélectionnée par une équipe NBA - ne change rien.

D’abord basée à la Nouvelle-Orléans, la franchise du Jazz n’arrive jamais à franchir un cap significatif. De 1974 (date de sa création), à son déménagement en 1979 à Salt Lake City, le Jazz n’attire pas. En proie à des gros soucis financiers, en manque d’investissements, la franchise s’en va. La présence de Pete Maravich dans ses rangs n’y change rien.

Le Déménagement à Salt Lake City et la Reconstruction (1979-1984)

Devant les difficultés sportives et financières, le Jazz décide en 1979 de quitter La Nouvelle-Orléans pour poser ses valises à Salt Lake City, dans l’Utah. Changement de décor, mais pas de nom : le Jazz restera Jazz, même en terre mormone.

Arrivée en 1979, la franchise tente de se reconstruire pour attirer enfin du public. Coup sur coup, la franchise recrute deux très bons joueurs : Adrian Dantley, puis Darrell Griffiths (drafté en 1980 en 2nde position). Adrian Dantley, un très fort scoreur, a joué sept saisons pour le Utah Jazz. Durant cette période, il a été six fois All-Star. Il a également été deux fois meilleur marqueur de la ligue.

Darrell Griffith, également connu sous le nom de « Dr. Dunkenstein », a passé toute sa carrière NBA avec Utah. Pour autant, les résultats ne s’améliorent toujours pas, la franchise restant dans les bas-fonds du classement en NBA. En 1982, Utah draft Dominique Wilkins. Problème : le joueur ne veut pas jouer pour le Jazz, toujours en proie à des problèmes financiers et en manque d’attractivité. Le futur Hall of Famer ne met pas un pied dans l’Utah, et le Jazz récupère John Drew et Freeman Williams, qui ne peuvent à eux deux compenser la perte.

Jusqu’en 1984, l’équipe reste très décevante, souvent minée par les blessures.

Pour repartir de zéro, il faut faire le ménage. Pete Maravich et ses genoux fragiles quittent l’équipe en 1980, et Adrian Dantley débarque pour devenir le leader offensif de cette nouvelle ère. Petit à petit, Layden pose les fondations d’une vraie culture de la gagne dans l’Utah.

Sous l’impulsion de Frank Layden, le Jazz réalise plusieurs coups de maître à la Draft : Mark Eaton au quatrième tour en 1982, John Stockton en 16e position en 1984, puis Karl Malone avec le 13e choix en 1985. De quoi former le noyau qui marquera l’histoire de la franchise.

Mark Eaton : Le Pilier Défensif

Mark Eaton est l’un des meilleurs défenseurs de l’histoire du Utah Jazz. Il a été nommé deux fois NBA Defensive Player of the Year. Pendant quatre saisons, Eaton a été le meilleur contreur du championnat.

L'Ère Stockton et Malone (1984-2003)

En deux ans seulement, Utah enchaîne les bonnes décisions. En 1984, la franchise draft Stockton, et en 1985 c’est au tour de Malone. Cette même année, un homme d’affaires de Salt Lake City, Larry Miller, rachète la moitié des parts de la franchise.

Au même moment, Mark Eaton explose complètement, permettant à Utah d’atteindre les playoffs pour la deuxième fois de son existence (second tour en 1984). Utah perd contre les Nuggets de Denver, mais l’histoire est en marche.

La stabilité arrive avec le rachat de la franchise par Larry H. Miller, qui prend 50 % des parts en 1985 puis la totalité l’année suivante. Objectif : moderniser l’enceinte, augmenter les recettes et consolider la base de fans. En 1991, le Delta Center (aujourd’hui Vivint Arena) ouvre ses portes.

Jerry Sloan est sur le banc, Stockton distribue les caviars et Malone termine les actions avec une régularité effrayante. L’arrivée de Jeff Hornacek en 1994 apporte la dernière pièce manquante, et l’Utah Jazz devient un prétendant au titre.

L’apothéose arrive à Salt Lake City au cours des années 1997 et 1998. Pendant ces deux années consécutives, la franchise de l’Utah se hisse en Finales NBA. Pour autant, affronter les Bulls de Jordan n’est vraiment pas chose aisée. À chaque fois, le Jazz s’incline, et n’y retournera plus jamais.

Pendant toutes ces saisons, Stockton et Malone s’entendent à la perfection sur le terrain, devenant l’incarnation même du « pick’n roll ». Les joueurs, ultra-présents sur le terrain, ne ratant que très peu de matchs, offrent à Utah une régularité surprenante.

Le coche est raté pour le Jazz, et les cinq saisons suivantes - toujours synonymes de Playoffs - n’y changent rien : le duo Stockton-Malone ne sera jamais champion NBA.

John Stockton: Le Maître des Passes

Drafté seulement en 16e position en 1984 par le Jazz de l’Utah, la carrière de Stockton aurait pu tourner très court. Il arrive dans une équipe où un meneur All-Star évolue déjà, en la personne de Ricky Green. Pourtant, Sotckton progresse chaque année. Et en 1988, pour sa 4e saison en NBA, Stockton devient enfin titulaire.

Avec un QI Basket largement supérieur à la moyenne, le meneur du Jazz s’impose comme un référence à son poste tout au long de sa riche carrière. Il atteint deux fois les Finales NBA, sans jamais en remporter. Il détient notamment des records pour le plus grand nombre de passes décisives délivrées et d’interceptions réalisées. Stockton est également le meilleur passeur décisif de l’histoire de la Ligue (15806 passes) et le meilleur intercepteur (3265 interceptions).

Le meneur fait aussi parti de la Dream Team des Jeux Olympiques de Barcelone en 1992. En 2003, John Stockton prend sa retraite, après avoir fait toute sa carrière avec le Jazz. Ce fait remarquable construit un peu plus encore la légende Stockton.

Karl Malone: La Puissance Incarnée

Drafté en 13e position en 1985, Karl Malone fait office de steal de draft, tout comme son compère Stockton. Au cours de sa carrière avec le Jazz, Malone a été sélectionné 14 fois au All-Star Game. Il a aussi remporté deux fois le titre de MVP de la saison régulière.

Arrivé dans une équipe en reconstruction, autour du coach Sloane, Malone s’impose rapidement comme une référence. Il devient l’ambassadeur du « pick’n roll » avec Stockton, et les deux l’utilisent à merveille. Les deux joueurs ne se quittent que rarement, étant ensemble au sein de la Dream Team de Barcelone en 1992, et co-MVP du All Star Game 1993, tenu à Salt Lake City.

Tout comme Stockton, Malone ne remporte aucun titre avec le Jazz. Il est cependant élu deux fois MVP de la saison régulière, en 1996-1997, et 1998-19999. En 2003, à la retraite de Stockton, Malone prend la direction des Lakers de Bryant et O’Neal, espérant remporter un titre. Il est intronisé en 2010 au Basketball Hall of Famer.

La Reconstruction Post-Stockton et Malone (2003-2014)

En 2003, le rêve s’arrête. Stockton prend sa retraite, et Malone s’envole pour Los Angeles. Une ère s’achève à Utah, et l’heure de la reconstruction débute. Et évidemment, Utah redevient une des équipes le plus faibles de NBA.

Une fois Stockton à la retraite et Malone parti aux Lakers, la franchise passe en mode reconstruction. Andrei Kirilenko, Mehmet Okur, Carlos Boozer et Deron Williams deviennent les nouvelles figures de proue d’un Utah Jazz qui retrouve le haut du tableau. En terme d'efficacité, le Deron version Jazz est juste incroyable. Andrei est le Magic Johnson Russe, il savait tout faire dans l'Utah. Meilleur contreur et second rebondeur de la Franchise.

Lors des années 2000, la franchise cherche souvent une ou deux stars à intégrer à son équipe, sans jamais trouver un réel équilibre. Kirilenko, Boozer et Deron Williams en sont notamment l’incarnation. En 2007, après trois saisons sans Playoffs, le groupe atteint les Finales de Conférence Ouest.

Mais les ambitions retombent vite : Kirilenko retourne jouer en Russie, Boozer file chercher le pactole à Chicago et les relations se dégradent entre Deron Williams et Jerry Sloan. Épuisé par la situation, le coach emblématique démissionne en février 2011. Pas question pour autant de confier les clés à Williams : il est transféré dans la foulée à Brooklyn contre de jeunes joueurs et des choix de Draft.

Jusqu’à aujourd’hui, jamais plus le Jazz ne réalisa des parcours époustouflants en playoffs.

L'Ère Gobert et Mitchell (2014-2022)

Lors des années 2010, le Jazz semble tout de même prendre un peu plus d’épaisseur. En 2010, Gordon Hayward est drafté en 9e position. Utah se renforce quelque peu, et Draft en 2013 un certain Rudy Gobert.

Quin Snyder succède à Tyrone Corbin (qui avait pris la place de Jerry Sloan) sur le banc en 2014 et s’appuie progressivement sur un nouveau pilier : Rudy Gobert. Le Français, drafté en 2013, devient la référence défensive de la Ligue, raflant trois titres de Défenseur de l’Année et transformant la raquette du Jazz en zone interdite pour les attaquants adverses.

Rapidement, un axe majeur se dessine. Kanter parti, Gobert récupère la place de pivot titulaire en 2014, et forme avec Hayward et George Hill un trident très défensif. Quin Snyder, arrivé d’Atlanta en 2014, semble coller avec la philosophie de la franchise.

En attaque, Gordon Hayward puis Donovan Mitchell portent le scoring, offrant à Utah de belles saisons régulières mais sans percée majeure en Playoffs. Des rumeurs persistantes de tensions entre Gobert et Mitchell alimentent la chronique, jusqu’à ce que Danny Ainge - fraîchement arrivé aux manettes - décide de tourner la page à l’été 2022.

Lors de la saison 2016-2017, Utah accède enfin aux playoffs, ce qui n’était plus arrivé depuis 2012. Leur défaite face aux futurs champions, les Warriors de golden State, met un point final à cette alchimie. Depuis, Utah est une franchise trustant les premières places à l’Ouest.

Emmené par son rookie Donovan Mitchell et son pivot Rudy Gobert, meilleur défenseur de l’année, le Utah Jazz a réalisé une nouvelle saison pleine en 2017-2018. Qualifiés en playoffs NBA, les Jazzmen ont dû s’incliner en demi-finale de conférence après une belle performance au premier tour face au Thunder de Westbrook. Portée par Donovan Mitchell et le pivot français Rudy Gobert, la franchise de Salt Lake City espère voir plus haut en playoffs.

Avec dans ses rangs un Mitchell très scoreur, très offensif, deuxième de la course au ROY en 2018; et un Gobert double DPOY en titre, la franchise est très solide. Pourtant, il lui manque toujours un petit quelque chose pour progresser et se hisser encore plus haut dans la hiérarchie.

Rudy Gobert: Le Rempart Défensif

Le Français, drafté en 2013, devient la référence défensive de la Ligue, raflant trois titres de Défenseur de l’Année et transformant la raquette du Jazz en zone interdite pour les attaquants adverses. Rudy Gobert, meilleur défenseur de l'année dernière, est le joueur à suivre du côte de Salt Lake City. Sans aucun doute, il y a un Utah Jazz avec et sans Rudy Gobert.

L'Ère Actuelle et la Reconstruction (Depuis 2022)

Et quoi de mieux que d’empiler les picks de Draft et les jeunes joueurs pour reconstruire ? L’été 2022 lance officiellement l’ère post-Gobert/Mitchell : le pivot français part à Minnesota contre un camion de joueurs et de choix de Draft (dont Walker Kessler), Donovan Mitchell prend la direction de Cleveland contre Lauri Markkanen, Collin Sexton, Ochai Agbaji et encore plus de picks.

Cet été, son nom a longtemps figuré dans les rumeurs d’échange (Kings, Warriors, Spurs…) et Markkanen (2,13 m, 27 ans) a trouvé « plutôt cool » d’être autant désiré. C’est que le Finlandais a explosé depuis son passage de Chicago à Salt Lake City il y a deux ans (23,2 points, 8,2 rebonds en 2023-2024), jusqu'à devenir All-Star (en 2023). Il a finalement prolongé au Jazz (238 millions de dollars sur cinq ans) où il se sent bien et tient un rôle de leader.

Quin Snyder s’en va, Will Hardy arrive en provenance de Boston pour prendre les commandes. Le premier exercice est encourageant : Markkanen est élu MIP, Kessler s’impose comme une muraille, et le Jazz montre un visage compétitif avant de lever le pied en fin de saison. La suite est plus compliquée : 31 victoires en 2023-24 malgré la bonne intégration du rookie Keyonte George (All-Rookie Second Team).

L’été suivant, Danny Ainge signe Patty Mills, libère Russell Westbrook acquis pour salaire-matching, et prépare un effectif tourné vers la jeunesse. Mission accomplie - ou presque. En 2024-25, le Jazz s’effondre volontairement au classement : 17 victoires, pire bilan de la franchise depuis sa création et lanterne rouge de toute la NBA.

Cette fois, ça y est, le Utah Jazz a tanké. Même après avoir prolongé Lauri Markkanen (trop tardivement, d'où l'impossibilité de le transférer en cours de saison dernière), la franchise a enfin réussi à s'enfoncer dans les profondeurs du classement. Alors, ça peut paraître ridicule posé comme ça. Il est évidemment plus facile d'être mauvais que d'être bon. Mais Danny Ainge, le nouveau Président, espérait sans doute que la formation de Salt Lake City coule un an auparavant, au moment où Victor Wembanyama se présentait à la draft.

Dès l’été, Kris Dunn et Talen Horton-Tucker sont expédiés ailleurs, laissant la place à trois rookies : Cody Williams, Kyle Filipowski et Isaiah Collier. Surprise : Lauri Markkanen est prolongé, le rendant intransférable toute la saison. Heureusement, le tableau n’est pas que sombre : Keyonte George continue sa progression, Walker Kessler redevient un monstre au rebond offensif, Kyle Filipowski se révèle comme un steal du second tour, et surtout, Isaiah Collier éclabousse la deuxième partie de saison de son talent.

Le meneur, tombé jusqu’au 29e choix malgré un gros potentiel, s’impose comme l’un des meilleurs passeurs de la Ligue dès ses premiers mois, manquant de peu une place dans les All-Rookie Teams. Tout n’est pas parfait : Cody Williams, choisi le plus haut, peine à convaincre, et la blessure précoce de Taylor Hendricks a coupé court à ses progrès. Mais l’objectif “tanking” a été exécuté à la perfection avec 21 défaites sur les 23 derniers matchs.

Ils ont gagné 14 matches de moins en 2025. Pour ça, le Jazz a su se passer de ses cadres quand il le fallait, parfois via des blessures que l'on imagine diplomatiques : 47 rencontres pour Markkanen, 40 pour John Collins, 37 pour Jordan Clarkson. Les dirigeants et les coaches ont laissé les jeunes au pouvoir. Pour les faire grandir, sans doute, mais aussi pour perdre davantage. Les Keyone George (16 pts de moyenne), Brice Sensabaugh, Kyle Filipowski, Isaiah Collier et compagnie en ont profité pour progresser.

C'est toute l'ironie de cette histoire : même en gagnant 17 matches, le Jazz n'a pas eu de chance à la loterie. Le club a hérité seulement du cinquième choix ! Difficile dans ces conditions de drafter un futur franchise player. Sauf qu'un certain Ace Bailey a vu sa cote dégringoler en flèche. Longtemps annoncé dans le top-3 de sa promotion, l'ailier athlétique et scoreur a finalement été repêché par Utah. Ce qui ne l'enchantait pas du tout apparemment.

Il y a de suite eu un imbroglio, avec un jeune homme qui n'avait pas l'air de vouloir rejoindre l'état mormon. Autour, de bons vétérans ont été ajoutés comme Kyle Anderson, Kevin Love ou encore Georges Niang. Des vrais pros à même d'encadrer un vestiaire très jeune.

Taylor Hendricks entre John Collins et Cody Williams. Deux ans après le grand ménage lancé par le président Danny Ainge, qui avait échangé le duo phare Gobert-Mitchell, la franchise se cherche encore. Deux fois 12e de la Conférence Ouest, le Jazz n’est pas assez bon pour accrocher le play-in, et pas assez mauvais pour espérer un des premiers choix de la Draft. De quoi interroger. L’ex-patron des Celtics est-il allé assez loin dans la reconstruction ?

Cet été, la direction a, en tout cas, fait le choix de la confiance et de la stabilité. Elle a levé l’option du jeune coach Will Hardy (36 ans), dont le contrat court désormais jusqu’en 2027, et a assez peu touché à l’effectif. Un recrutement léger, justifié par « un manque d'opportunités » selon le manager général Justin Zanik. Le plan est simple : on continue de faire confiance aux jeunes (Keyonte George, Taylor Hendricks, Walker Kessler), auxquels Ainge a fait de la place (Kelly Olynyk et Simone Fontecchio ont été échangés en février, Talen Horton-Tucker est parti libre).

Mais qu'est-ce qu'il fait encore dans ce bazard ? Lauri Markkanen est trop bon, et certainement trop vieux (28 ans) pour jouer au Jazz. Ses anciens compères John Collins et Jordan Clarkson ont tous les deux été envoyés chez des candidats au titre. Le Finlandais, lui, attend son tour. Il a encore prouvé à l'Eurobasket avec la Finlande, quatrième de la compétition, qu'il était une star. Il a d'ailleurs le salaire d'une star et c'est ce qui peut compliquer la donne au moment de l'échanger. Le Jazz va demander le prix fort. Qui sera prêt à payer ? Un mystère.

En fait, ce que l'on se demande là, c'est plutôt de savoir à quel moment la franchise va se trouver un visage pour l'incarner. Pas sûr que Bailey soit prêt à endosser ce costume.

Mais si cette défaite marque l’histoire de la franchise, c’est finalement l'objectif du Jazz et ce sera vite oublié si le club met la main sur Cooper Flagg. Cette saison, la franchise cherche ainsi à obtenir le choix le plus haut possible lors de la prochaine Draft et avec ce revers, elle se donne un maximum de chances d'y arriver. À l’heure actuelle, la franchise de Salt Lake City (16 victoires, 60 défaites) est à la lutte avec les Wizards (16 victoires, 59 défaites) pour obtenir le titre de lanterne rouge de la NBA, et il lui manque une défaite pour s'assurer une place dans le Top 3 des pires bilans.

Identité Visuelle

Le Jazz va déjà renoncer à son identité visuelle adoptée en 2022. Les nouveaux ensembles reprendront les couleurs traditionnelles de la franchise (pourpre, bleu ciel, blanc). « Les montagnes, c'est notre identité », clame le propriétaire Ryan Smith.

Tableau des Joueurs Emblématiques du Jazz de l'Utah

Joueur Période Faits Marquants
John Stockton 1984-2003 Meilleur passeur et intercepteur de l'histoire de la NBA
Karl Malone 1985-2003 Deux fois MVP, 14 fois All-Star
Pete Maravich 1974-1980 Star locale, scoreur prolifique
Mark Eaton 1982-1993 Deux fois Défenseur de l'Année
Rudy Gobert 2013-2022 Trois fois Défenseur de l'Année
Adrian Dantley 1979-1986 Six fois All-Star, deux fois meilleur marqueur

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