Le plaquage est un élément fondamental de la défense au rugby. Il est considéré qu’il y a eu, de la part d’un joueur, un contact dangereux dans le cadre d’un plaquage ou d’une tentative de plaquage, ou dans le cadre d’autres phases de jeu, si le joueur savait ou aurait dû savoir qu’il y avait, quand il est entré en contact avec l’adversaire, un risque d’entrer en contact avec la tête de l’adversaire mais a tout de même effectué ce geste. Cette sanction s’applique même si le plaquage débute au-dessous de la ligne des épaules.
Lorsqu’un joueur entre en contact avec un autre joueur dans le cadre d’un plaquage ou d’une tentative de plaquage, ou dans le cadre d’autres phases de jeu, si le joueur entre accidentellement en contact avec la tête d’un adversaire, directement ou si le plaquage débute au-dessous de la ligne des épaules, ce joueur PEUT être sanctionné. Puisque le règlement approuve la progression d’un joueur avec le ballon, il fallait bien que le defenseur ait un moyen de bloquer l’attaquant.
Ainsi, le porteur du ballon peut être plaqué, mais pas n’importe comment. En rugby, le plaquage est autorisé au niveau de la ceinture jusqu’aux chevilles.
Sans doute parce que ce geste technique est le plus difficile à réaliser. On dit qu’un joueur est plaqué s’il a au moins un genou au sol. Le plaquage est une action où le défenseur ceinture à la taille ou aux jambes le porteur du ballon adverse. Celui-ci doit lâcher ou passer le ballon lorsqu’il est à terre.
Il est impossible de plaquer un joueur sans ballon, de plaquer un joueur au dessus des épaules ou de le percuter avec l’épaule. Il n’est pas rare de voir une équipe passer la barre des 100 plaquages dans une rencontre. Les 3e lignes sont soumis à rude épreuve.
En effet, généralement les 1ers sur les points de rendez-vous, ils ont pour mission de "tamponner" et d’arrêter la progression de l’attaque. Chez les pros, les 3/4 centres sont aussi de redoutables bloqueurs. Il est vrai que leur profil aujourd’hui est plus proche d’un...3e ligne. Ils végètent peu ou prou au delà du quintal. Les piliers et l’arrière sont peu utilisés dans ce secteurs car, bien souvent, ils arrivent en second rideau.
Toutes les défenses s’appliquent aujourd’hui à filer des "timbres", des "tampons", des "caramels", des "cartouches", des "soleils"..., soit un nombre incalculable de dénominations pour désigner un simple plaquage.
Le plaquage défensif est un classique. Le joueur plaque son adversaire en le faisant tomber, il n’y a pas de récupération, l’action se poursuit pour l’attaque et il faudra recommencer pour enrayer l’attaque. Le plaquage à deux requiert une bonne coordination. Le 1er joueur plaque le porteur du ballon aux jambes afin de le faire chuter pendant que le second ceinture son adversaire au niveau du torse afin de lui faire "exploser" le ballon.
Le plaquage offensif est le plus spectaculaire et le plus efficace. Le defenseur repousse carrément son vis-à-vis, en un contre un, en lui faisant perdre le ballon. Ce type de plaquage est rare dans une rencontre (2 ou 3 max par équipe).

Évolution des Règles du Plaquage pour la Sécurité des Joueurs
Suite aux accidents graves et tragiques qui ont endeuillé les terrains la saison passée, la Fédération Française de Rugby a organisé en Mars 2019, un symposium (colloque) sur la sécurité du joueur. Il en est ressorti la modification, à titre expérimental, de la règle du plaquage et leur application dès cette saison chez les amateurs dans certains pays, dont la France.
Notons également que ces modifications, au-delà de l’objectif de protection des joueurs, doivent aussi permettre de donner plus de continuité au jeu. On doit donc s’attendre à plus de spectacle grâce à la renaissance de gestes techniques qui étaient en voie de disparition (on a hâte de recevoir vos vidéos de chisteras et d’essais de 100 mètres).
Nouvelle règle relative au plaquage
Philippe Marguin, membre de la Direction Nationale de l’Arbitrage, et responsable de la formation des arbitres, a expliqué en quoi la nouvelle règle relative au plaquage doit permettre de diminuer le nombre de KO chez les amateurs. Au fur et à mesure des années, les joueurs ont plaqué de plus en plus haut, dans le but de faire tomber le joueur, mais aussi le ballon, en le faisant « exploser ». Cette déviance est venue du rugby à XIII qui aujourd’hui a conduit aux tragiques accidents qu’a connu le rugby français la saison passée.
Suite au symposium organisé par World Rugby à l’initiative de la FFR, il a été proposé de baisser la hauteur limite du plaquage du bas du sternum à la taille pour les amateurs. Cette règle va donc être appliquée de manière expérimentale en France, mais aussi en Géorgie et sur les îles Fidji. Cela démontre une certaine prise de conscience, que les gens savent qu’on est allé trop loin et qu’il faut absolument retrouver des bases saines sur notre jeu. Il y a de grandes chances que cette règle devienne expérimentale sur d’autres nations majeures et peut-être même sur une année sur tous les pays.
World Rugby procède de cette manière pour toutes les règles qu’ils créent ou qu’ils modifient. Au-delà de la protection des joueurs qui est l’objectif numéro 1, le deuxième aspect de cette règle est de redonner de la liberté d’action pour le porteur du ballon. Cela va diminuer le nombre de rucks et de phases arrêtées en fluidifiant le jeu.
Effectivement c’est un retour en arrière par rapport au geste du plaquage que les « anciens » ont connu, mais je crois qu’on ne va pas non plus revenir au jeu qu’on a connu il y a 30 ans. Le plaquage a sa place, et doit avoir sa place dans le sport de combat collectif qu’est le rugby. Il faut cependant s’assurer que ce geste technique soit effectué dans les meilleures conditions de sécurité pour le plaqueur et pour le plaqué.

Techniques et Contraintes des Plaquages
Le fait d’obliger les joueurs à ceinturer au niveau de la taille libère les bras du porteur du ballon. Cela libère aussi tout le haut du corps qui auparavant se préparait pour l’impact, alors que maintenant il se prépare pour la transmission du ballon. On voit ainsi réapparaitre des gestes techniques comme le raffut, l’effacement du buste, les passages de bras, ainsi que des passes qu’on ne voyait presque plus comme des passes dans le dos, des offloads.
Quand ils se sentaient en danger, c’était d’aller au sol en faisant la tortue pour se protéger le ballon de l’intervention adverse. Même le « pick and go » dans son essence a été changé, car la traduction signifie « ramasser et y aller ».
Pour lutter contre ça, on a précisé la règle en disant que le joueur qui récupère le ballon (« pick ») et qui part avec (« go ») doit pouvoir permettre à son opposant de pouvoir le plaquer. Donc si ce joueur qui porte le ballon a la tête trop en avant, avec une attitude d’aller vers le sol, alors il doit être pénalisé. La meilleure illustration concerne les situations proches des lignes de but.
Pour celles-ci, les arbitres ont reçu des consignes claires : un joueur n’a le droit d’aller au sol que pour effectuer un toucher à terre. Autrement dit, si un joueur tente de plonger pour marquer, ou il marque et l’essai est accordé, ou il ne marque pas et il sera sanctionné d’un coup de pied de pénalité.
Il est important que les joueurs, les entraineurs et les éducateurs comprennent que la règle a évolué. Il y aura donc surement plus de pénalités sifflées qu’auparavant sur la phase plaqueur-plaqué mais on a déjà construit des repères précis sur les observables à identifier pour caractériser une faute.
Par exemple, la nouvelle règle stipule que le plaquage à deux en simultané n’est pas autorisé. Le terme « en simultané » signifie que si le deuxième joueur, qui vient pour aider son partenaire à plaquer, n’a pas le temps matériel de positionner sa tête correctement, c’est que le plaquage est réalisé simultané. Cela va demander davantage de technique dans le geste du plaquage, ce qui permettra d’assurer plus de sécurité pour les plaqueurs.
En fait, un plaquage à la taille, quand il est bien réalisé, c’est un plaquage offensif qui fait reculer l’adversaire. Bien sûr ! Ce qu’on appelle un plaquage offensif, c’est un plaquage sur lequel le défenseur avance par rapport à l’attaquant. Ça n’a jamais été interdit et ça ne sera toujours pas interdit. Le fait de décoller les pieds d’un joueur porteur du ballon du sol ça ne le met en danger que si le bassin bascule au-dessus des épaules.
La FFR a publié en juin dernier, un document unique pour tous les acteurs du rugby (joueurs, entraineurs, éducateurs, arbitres, techniciens). Il a pour but d’expliquer ces nouvelles règles, ce qui est interdit, mais ce qui est aussi autorisé. Le plaquage est un arrêt forcé au rugby. C'est une technique d'action sur l'adversaire spécifique du rugby.

Interdictions de Plaquage au-dessus de la Taille
Dans l’univers du rugby, il est essentiel de comprendre les règles, notamment en ce qui concerne le plaquage au-dessus de la taille. Auparavant limité au sternum, ce type de plaquage doit désormais être en dessous du nombril. Cette décision, dictée par la sécurité des joueurs, change la manière dont les défenseurs approchent un porteur du ballon. Tous les plaquages élevés sont interdits.
Comment cela vous impacte-t-il sur le terrain ? Imaginez, vous ne pouvez plus bloquer en l’air votre adversaire ni l’attraper en haut pour contrecarrer une passe. Voici les points clés résumés dans une table :
| Actions autorisées | Actions interdites |
|---|---|
| Plaquage sous le nombril | Plaquage au-dessus de la taille |
| Arrachage direct sur le ballon | Bloquer en haut |
| Intervenir après un premier plaqueur | Intervention simultanée à deux |
On devrait noter que ces restrictions s’appliquent également dans les en-buts. Les joueurs peuvent aider leurs coéquipiers en difficulté, mais toute action doit respecter la limite de la taille.
Plaquages Variés et Leurs Contraintes
La moitié des plaquages impliquent plus d’un défenseur. Pourtant, cet aspect du jeu demande désormais une coordination impeccable. Le double plaquage n’est autorisé que si les joueurs interviennent l’un après l’autre. Prenez un instant pour visualiser cela. Deux défenseurs, mais pas ensemble en même temps ? Sinon, pénalité.
Cependant, les arrachages doivent être directs, touchant uniquement le ballon. Le bras n’arme plus. En synthèse, chaque action évolue, chaque décision compte. À présent, chers joueurs, adaptabilité et vigilance sont vos meilleurs alliés. Souvenez-vous, c’est un petit ajustement mais une grande amélioration pour la sécurité.
Interdiction des Plaquages Simultanés par Deux Joueurs
Dans le monde du rugby, les règles évoluent sans cesse pour garantir la sécurité des joueurs. L’une des dernières modifications concerne les plaquages simultanés par deux défenseurs. D’après des études récentes, 58% des blessures au rugby proviennent des plaquages. Ce chiffre inquiétant a poussé les instances à interdir ces interventions conjointes lorsque les deux joueurs agissent en même temps. Le risque de choc frontal élevé exige une meilleure coordination entre coéquipiers.
Les défenseurs doivent maintenant calculer leurs actions avec une précision chirurgicale. Si l’un des deux joueurs intervient après l’autre, l’action sera permise. Sinon, elle entraînera une pénalité. Les implications sont vastes ; cela change la dynamique du jeu défensif.
Une analyse de match, réalisée par des experts, a révélé que les blessures graves ont diminué de 12% grâce à cette nouvelle réglementation. Les joueurs sont obligés de s’adapter, de perfectionner leur technique, et surtout, de mieux se protéger.
Les rugbymen se disent souvent que le rugby est un sport de contact. Oui, mais jamais au détriment de leur intégrité physique. C’est là toute la subtilité de ce nouveau règlement.
En fait, ces restrictions visent à réduire le nombre de blessures tout en maintenant l’esprit combatif du rugby. Vous, en tant que passionné du sport, comprenez maintenant pourquoi cette réglementation a vu le jour. Elle n’est pas une nuisance, mais une nécessité pour préserver le jeu que nous aimons tous.
Sécurité des Joueurs et Risques de Blessures
Lorsqu’on parle de rugby, l’une des premières inquiétudes qui nous vient à l’esprit concerne la sécurité des joueurs. Récemment, les modifications des règles autour du plaquage ont été essentielles pour améliorer cette sécurité. Les mesures prises visent à réduire de manière significative les risques de blessures graves.
Il est interdit d’effectuer des plaquages au-dessus de la ligne des épaules. Ce type d’action est dangereux et peut mener à des commotions sévères. De plus, plaquer un adversaire sans intention de l’enlacer est aussi proscrit. Ces gestes brusques augmentent les probabilités d’accidents significatifs.
| Type de plaquage | Action | Conséquence |
|---|---|---|
| Plaquage au visage | Interdit | À risques élevés |
| Plaquage sans enserrer | Interdit | Risque de blessure |
| Plaquage de face | Permis | Risques minimisés |
Former les joueurs avec les bonnes techniques est indispensable. Un mauvais placement peut être fatal. Former les athlètes à limiter l’espace du porteur de balle, à utiliser le bras et l’épaule, tout cela améliore leurs compétences et réduit les blessures.
Qu’il s’agisse de matches professionnels ou amateurs, appliquer ces règles de manière stricte est essentiel. Pas seulement pour la sécurité, mais aussi pour offrir une expérience agréable et sécurisée à tous les participants. Vous le savez, un environnement sûr signifie plus de détente pour vous et moins de stress pour vos proches.
Exceptions et Applications Spécifiques
Les règles de plaquage en rugby comportent quelques exceptions et nuances importantes à connaître. Voici les principales situations où les règles s’appliquent différemment :
Un plaquage à deux joueurs n’est permis que si les joueurs interviennent l’un après l’autre. Sinon, cette action se traduit par une pénalité.
Dans le cas où les deux plaquers se trouvent de chaque côté du joueur plaqué et à la même hauteur, cela peut créer un risque de choc frontal et donc être interdit.
Tout contact au-dessus du nombril est strictement interdit et sanctionné d’une pénalité.
Cette règle rend impossible de bloquer a l’air le porteur du ballon ou de l’encercler par les bras pour empêcher une passe après contact.
Les arrachages de ballon sont permis seulement si le défenseur arrive directement sur le ballon sans aucune préparation du bras.
Des spécificités existent pour les en-buts, avec certaines règles de plaquages qui ne s’y appliquent pas.
N’oublions pas : Les plaquages mal exécutés, souvent dus à un mauvais positionnement plutôt qu’à une technique défectueuse, doivent être revus continuellement durant les entraînements.
Le plaquage : petite introductionDans un match de rugby, leplaquage pourrait être considéré comme le geste défensif par excellence. Certains sont très spectaculaires, de par leur puissance, et peut-être même un peu trop. Cela a donc conduit, notamment pour la santé des joueurs, à un encadrement très strict de ce fait technique.
Tuto rugby - Le plaquage
Quelles sont les règles d'un plaquage ? Leplaquage consiste à stopper le joueur qui porte le ballon, en l’amenant au sol. Ce dernier pourra se faire plaquer par un ou plusieurs adversaires, qui devront le mettre par terre en le ceinturant de leur bras. Leplaquage est régulier quand il se fait entre les chevilles et la taille.
Suite à cette action, le plaqué doit tout de suite libérer le ballon au sol (s’il n’est pas parvenu à le passer avant de tomber), tandis que le plaqueur doit relâcher son emprise et s’écarter ou se relever avant de pouvoir jouer le ballon.
Attention aux plaquages hauts
Leplaquage est devenu une pratique très règlementée et sanctionnée par les arbitres. En effet, il n’est pas rare de voir un joueur plaquer un adversaire au cou ou aux épaules : on parle alors deplaquage haut, pratique complètement interdite, car dangereuse pour le joueur qui subit cet assaut. Lesplaquages au cou, familièrement appelés « cravates », peuvent causer de sérieux dégâts.
Les arbitres sont donc conviés à la plus grande sévérité envers ces gestes dangereux. Les sanctions peuvent aller de la pénalité au carton jaune (expulsion de dix minutes). Deuxième dérive : le plaquage cathédrale Cette « variante » est examinée avec beaucoup d’attention pendant les matchs de rugby. On parle deplaquage cathédrale quand un joueur saisit un adversaire, mais au lieu de le plaquer au sol le soulève, le renverse, et le fait tomber en le lâchant (sans l’accompagner au sol). Ce geste est évidemment totalement interdit, même si cette prohibition reste assez récente. Il peut être puni d’un carton rouge (expulsion définitive).
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