Le football à Bourg-lès-Valence et à Valence possède une histoire riche et complexe, marquée par des moments de gloire, des défis persistants et des ambitions renouvelées. Cet article explore les différentes facettes de cette histoire, des rivalités locales aux initiatives de développement, en passant par les incidents regrettables qui ont parfois émaillé les rencontres sportives.

Les Belles Heures du Football Valentinois
Les années 80 et 90 représentent une période faste pour le football à Valence. La ville s’appuyait alors sur deux clubs pour rayonner. Après, il y a eu Pierre Ferrazzi qui a structuré tout ça pour que ça monte en D2, et puis l’ère Didier Notheaux : lui, il fut un des précurseurs du jeu en zone.
C’était les années fastes. Avant celles, moins glorieuses, du milieu des années 2000 : deux rétrogradations en National (2000 et 2004) et nouvelle accession en 2005 en Ligue 2… refusée par la DNCG ! La fin du foot de haut niveau à Valence. Après un incroyable imbroglio juridique, l’ASOAV dépose le bilan.
Renaissance et Structuration du Football Local
En 2014, un nouveau club est créé suite au dépôt de bilan de l'AS Valence. Surtout, il a relancé le ballon rond dans une ville où le rugby commençait à prendre beaucoup de place (avec Valence-Romans, qui retrouve la Pro D2). Il a structuré le nouveau club crée en 2014 au moment du dépôt de bilan de l’AS Valence et proposé un projet basé sur la formation et la mixité.
Le club s'est concentré sur la formation des jeunes, allouant plus des deux tiers de son budget à cet objectif. Lors de la restructuration du club, on a fait les choses dans l’ordre. On a été labellisé par la FFF, on est le premier pôle d’excellence de foot amateur (Pefa) à l’avoir obtenu, en 2014, à l’initiative de François Blaquart (ex-DTN).
L’Olympique de Valence ressemble plus aujourd’hui, de par sa structuration et ses outils, à un club de N3. On utilise les GPS, la vidéo, le logiciel MyCoach pro, on se donne les moyens en matière d’optimisation de la performance d’essayer de réduire tout ce qui est aléatoire. On va rentrer dans ce championnat avec humilité.
Quant au National 3, faut-il en avoir peur ou est-ce un challenge excitant ? Vivant : « ça m’excite plus que cela ne me fait peur ! On ne se donne pas de limite.
Le Rôle de la Formation et des Structures Locales
Le coordinateur du Pefa (pôle d’excellence de football amateur) Briffaut raconte : « J’ai monté beaucoup de structures durant toute ma carrière. J’ai créé beaucoup de sections sportives dans les établissements où j’ai enseigné, dont une en 2004 à Valence, dans un collège en zone sensible, à Jean Zay, quartier du Polygone.
Ce qui fait que, dès le plus jeune âge, en 6e, les enfants s’entraînent à raison de 4 séances par semaine. Et à partir de la classe de 4e, c’est-à-dire en pré-formation, ils s’entraînent tous les jours jusqu’au lycée, toujours dans le temps scolaire. Et à 18 h, ils ont fini le foot et les études !
« Quand on a reconstruit le club, l’Olympique de Valence, en 2014, on voulait vraiment que la formation soit son ADN, parce que j’entends souvent les discours « Une ville comme Valence, mériterait mieux… » Non, une ville comme Valence, elle a ce qu’elle mérite, c’est tout », poursuit Malik; c’est le travail qui fait que le club existe.
J14 | FC Sochaux-Montbéliard - Dijon FCO (0-1) | National FFF 2025-2026
L'Olympique de Valence et ses Ambitions
De là à revivre un jour le National (dernière saison à ce niveau en 2004-2005), voire la Ligue 2 (2003-2004), il y a beaucoup d’étapes à franchir. « Mais c’est carrément le projet, coupe toutefois Vivant.
On a de bonnes structures et infrastructures, une formation reconnue, on fait partie des 4 ou 5 gros clubs de la Ligue Aura (Auvergne Rhône-Alpes), nos équipes de jeunes jouent au plus haut niveau régional partout, on a même nos U17 en Nationaux, on a deux équipes féminines en R1 et R2, bref, tout est mis en place pour que nos équipes fanions grimpent et suivent l’exemple de l’équipe de Régional 1 garçons, qui est montée en N3 avec 22 ans de moyenne d’âge, quelques cadres comme Rafik Boujedra (ex-GFC Ajaccio, Bourg-en-Bresse et Quevilly Rouen en Ligue 2) et Hassen Fellak (Ain Sud Foot et Bourgoin en N3), où 70 % des joueurs ont été formés au club.
Pour les filles, on a le même système de formation que chez les garçons, elles bénéficient des mêmes outils. Ces dernières saisons, elles ont échoué en barrage d’accession et cette saison, elle ne vont pas monter en D3 alors qu’elles sont 2es derrière l’OL et qu’elles ont une différence de buts de plus de 100 (+123 Ndlr) ! C’est dommage qu’il n’y ait qu’une seule accession; ça risque de mettre en péril notre structure féminine.
« Enfin, on a envie de retrouver, à moyens termes, le National 2, avant, pourquoi pas, d’aller chercher encore au-dessus. Mais pour cela, il faut travailler dans la continuité, ne rien chambouler. C’est aussi ça, la force d’une équipe.
Le Stade Georges-Pompidou : Un Antre Partagé
Cette saison, hormis le dernier match à domicile, celui de la montée, qui a tout de même attiré près de 2000 spectateurs à Montélier, à 10 kilomètres à l’est, l’Olympique de Valence a disputé toutes ses rencontres dans son antre, le stade Georges-Pompidou (14 000 places), partagé avec le rugby : « Je ne vois pas le VRDR comme une concurrence, mais plutôt comme une synergie entre les sports collectifs, poursuit Malik Vivant; On a mutualisé beaucoup de disciplines, mais je trouve qu’en France, on n’est pas assez développé comparé à d’autres pays en termes de structures que l’on peut mettre en oeuvre dans le temps scolaire pour les sportifs de bon niveau, voire de haut niveau. Il y a des synergies positives qui peuvent se créer entre les différents sports collectifs valentinois.

Robert Astier : Une Figure Emblématique du FC Bourg-lès-Valence
Il est un monument du club, une figure incontournable des Canaris ! Bientôt six décennies que Robert ASTIER a signé sa première licence au FCBLV en 1957. A dix-sept ans seulement en 1961, il intègre l’équipe Séniors en tant que latéral gauche puis plus tard libéro. Son point fort ? Le jeu de tête.
Il revient au FCBLV en 1982 en tant que dirigeant et éducateur lorsque son fils Julien a voulu jouer au football. Sa plus grande fierté ? Homme sérieux et distingué, il entre au district Drôme-Ardèche en 1988 où il demeure encore aujourd’hui. Au club de Bourg-lès-Valence, Robert occupe dans les années 2000 et jusqu’à maintenant différents postes : responsable matériel, membre du comité directeur et depuis 2012 responsable de l’école de football (des plus petits au moins de 13 ans).
Véritable mémoire collective qui conserve précieusement, telles des reliques, des anciennes photos des équipes du club et des articles de presse, il raconte avec sa voix douce et son sourire au coin les anecdotes fourmillantes du football club à la manière d’un griot africain, dépositaire de la tradition orale.
Incidents et Défis Actuels
Ce week-end, un match de football de 5e division entre le FC Turquoise, de Valence, et l'AS Homenetmen de Bourg-lès-Valence, a été interrompu alors que les visiteurs menaient 2-0. Selon différents témoignages, une bagarre serait partie suite à un accrochage entre deux joueurs. Immédiatement, des supporteurs valentinois s’en seraient mêlés et de nombreux coups auraient été échangés.
«Je condamne avec fermeté les actes de violence survenus ce jour pendant le match de football entre le FC Turquoise de Valence à l'AS Homenetmen de Bourg-lès-Valence», a déclaré le maire de Valence Nicolas Daragon dans un communiqué.
Deux clubs qui jusqu'à présent ne s'étaient jamais rencontrés car l’un prenant ses racines en Turquie et l’autre en Arménie. Néanmoins, sur la proposition du district Drôme-Ardèche cet été, les deux clubs ont accepté d’évoluer dans la même poule.
Le Centenaire du Valence Sportif
Le centenaire du Valence Sportif a été fêté en 2005, cinq ans avant sa fusion avec La Voulte pour former le ROC La Voulte-Valence, qui a évolué lors de la saison 2013-2014 en Fédérale 1. Ce dernier fusionnera à nouveau en 2016 avec l'Union Sportive Romanaise et Péageoise, pour former le Valence Romans Drôme Rugby.
