Cet article explore le classement historique des défenseurs les plus marquants, en mettant en lumière des figures emblématiques qui ont marqué l'histoire du football. De la robustesse de Vidić à la polyvalence de Zanetti, en passant par le leadership de Puyol et le talent de Nesta, nous allons rendre hommage à ces joueurs exceptionnels.
Les 100 plus Beaux Buts de l'HISTOIRE du Foot (1/4)
Nemanja Vidić : Le Tueur Silencieux
Un chant très subtil, à l’image du Serbe. Mais les fans des Red Devils ne s’y sont pas trompés, Nemanja Vidić était effectivement un tueur, sans fioritures dans son jeu. En qualifications à la Coupe du monde 2006, la Serbie et Monténégro termine en tête de son groupe, devant la Roja, en n’ayant encaissé qu’un unique but en dix rencontres, et en finissant invaincue. En Allemagne, il est en tribunes quand ses coéquipiers perdent 1-0 face aux Oranje. Le lendemain, il se blesse aux ligaments du genou gauche, pas de Coupe du monde pour Vidić. Sans leur meilleur défenseur, les « Quatre fantastiques » s’effondrent, touchant d’abord le fond avec un 6-0 face à l’Albiceleste avant de perdre 3-2 face aux Ivoiriens.

Carles Puyol : L'Âme du Barça et de la Roja
Tout le monde connaît son parcours. Enfant du club, il disputera près de 600 matchs sous les couleurs blaugranas. D’abord latéral droit, il s’impose progressivement en défense centrale, jusqu’à devenir en 2004 le capitaine emblématique d’un Barça qui règnera sur l’Europe et le monde. En 2006, après Alexanko, il devient le deuxième capitaine défenseur à soulever la Ligue des Champions avec le club catalan, seulement la deuxième de son histoire. À partir de là, il entame une période faste où Barcelone et l’Espagne enchaînent les sacres. Alors, comment expliquer cette reconnaissance qui dépasse son simple palmarès ? Sans doute parce que Puyol incarnait le labeur, le courage, l’abnégation dans ces équipes de virtuoses qu’étaient le Barça et la Roja. Il semblait moins doué que ses coéquipiers, mais ne lâchait jamais son adversaire. Véritable leader, il galvanisait les siens et intimidait les attaquants adverses.

Javier Zanetti : L'Infatigable Interiste
Une petite madeleine de Proust pour tout les fans de l’Inter Milan. Pour certains supporters nerazzurri, il jouait déjà au Giuseppe-Meazza à leur naissance. La carrière de Javier Zanetti est une page d’histoire interista, celle de l’ère Massimo Moratti. Première recrue du nouveau président, il prendra sa retraite six mois après ce dernier en ayant explosé le record de match joués avec l’Inter de Giuseppe Bergomi. 858 matchs joués avec le sponsor Pirelli sur le torse, c’est sa polyvalence qui impressionne. D’un point de vue performance, le profil de Zanetti comporte beaucoup de qualités et très peu de défauts. Endurant, technique, travailleur, il est également très propre, ce qui lui permets de ne prendre que peu de cartons.
Né le 10 août 1973 à Buenos Aires, le poupon a des problèmes respiratoires à sa naissance. Petit et frêle, le jeune Javier n’a pas le physique pour jouer au football. L’Independiente a beau attendre qu’il grandisse, à 15 ans, cela semble trop tard, et Los Diablos Rojos lâchent le joueur. L’année 1988 est décisive dans la vie de la future légende intériste qui ne joue plus pendant de longs mois, aidant son père maçon sur des chantiers. Son père lui propose alors de retenter sa chance dans le football et Zanetti remplace son frère Sergio au Club Atlético Talleres, alors en deuxième division. Après une saison professionnelle en 1993, Banfield le recrute et Zanetti devient l’une des révélations du championnat argentin en 1994, devenant international par la même occasion. Antonio Angelillo, alors recruteur pour l’Inter, le découvre lors d’un match avec l’équipe olympique argentine et propose son nom à Massimo Moratti.

Alessandro Nesta : L'Élégance Incarnée
Pas la peine de se compliquer la vie, Alessandro Nesta est le meilleur défenseur des années 2000, sans l’ombre d’un doute… quand il est sur le terrain. Tout va très vite vu le talent du ragazzo. À 18 ans, il est déjà sélectionné avec la Squadra Azzurra dans un qualificatif à la Coupe du monde en France. Titulaire en poules, capitaine de la Lazio depuis un an déjà, il se blesse en début de match face à l’Autriche. Si la Lazio ne remporte pas le titre en 1999, elle se venge avec une Coupe des vainqueurs de coupe et une Supercoupe d’Europe, avant de remporter le premier championnat des laziali depuis 1974 l’année suivante. A ce Scudetto s’ajoute une nouvelle Coppa Italia, après celle de 1998. Nommé jeune joueur de l’année en 1998, il est élu meilleur défenseur du Calcio en 2000, 2001 et 2002.
Entre temps, Nesta doit subir le crève-cœur de l’Euro 2000, avec l’égalisation de Wiltord alors que la Squadra mène 1-0 dans le temps additionnel. Le ballon passe pile entre les jambes d’Alessandro et Toldo ne peut l’arrêter. L’été 2002 est décisif dans la carrière du laziale. La Coupe du monde asiatique débute bien mais face à la Croatie, Nesta se blesse et sort au bout d’une vingtaine de minutes. Défaite italienne, mais Nesta est de retour face au Mexique malgré la douleur. Incapable de jouer le huitième de finale, il vit du banc une élimination dans la controverse face aux hôtes. C’est aussi durant cet été qu’il quitte sa Rome natale pour Milan, contre sa volonté. En effet, Sergio Cragnotti et la Lazio sont à sec et le club est obligé de vendre ses meilleurs joueurs pour survivre. Déjà à l’aise à la Lazio, il l’est tout autant au Milan, remportant la Ligue des champions pour sa première saison avec les Rossoneri, en plus d’une nouvelle Coppa Italia et d’une quatrième reconnaissance comme meilleur défenseur italien consécutive. Suivront un Scudetto l’année suivante puis une seconde Coupe d’Europe en 2007.
Mais comme une blague cruelle, la malédiction que Nesta semble avoir avec la Coupe du monde le poursuit jusqu’en Allemagne. Titulaire en début de tournoi, il se blesse en poules, comme en 1998 et comme en 2002, face à la République tchèque. Obligé de finir le tournoi en tant que simple spectateur, il verra Fabio Cannavaro soulever le trophée ultime du football, alors même que son ischio-jambier l’a lâché. Malgré cette poisse en Coupe du monde, qui l’aura empêché de jouer le moindre match à élimination directe dans la plus grande des compétitions, il sourit, sans avoir le moindre regret.

Fabio Cannavaro : Le Capitaine Triomphant
Remporter un Ballon d’or quand on est un défenseur, c’est rare. Tout ou presque a déjà été dit sur le capitaine de la Nazionale championne du monde en 2006. Une performance mastodontesque face à l’Allemagne en demi-finale, battant de la tête Per Mertesacker (1,98 m) pour lancer le but du 2-0. Alors, contentons-nous de peu. Fabio Cannavaro est-il le meilleur défenseur de la décennie 2000 ? C’est l’avis collégial de la rédaction de Pinte 2 Foot, avec une petite avance sur son dauphin. Il voulait être milieu de terrain, comme son idole Marco Tardelli, on l’a reculé en défense. Certains se sont demandé si sa taille n’allait pas être un handicap majeur dans sa carrière.

Tableau Comparatif
| Joueur | Club(s) Marquant(s) | Sélection Nationale | Points Forts |
|---|---|---|---|
| Carles Puyol | FC Barcelone | Espagne | Leadership, courage, abnégation |
| Javier Zanetti | Inter Milan | Argentine | Polyvalence, endurance, technique |
| Alessandro Nesta | Lazio, Milan AC | Italie | Élégance, talent |
| Fabio Cannavaro | Juventus, Real Madrid | Italie | Leadership, performance |
| Nemanja Vidić | Manchester United | Serbie | Robustesse, efficacité |
tags: #classement #defense #ligue #2