Le handball à La Chaux-de-Fonds s'inscrit dans une riche tradition sportive suisse, influencée par des disciplines variées et portée par des valeurs éducatives fortes. Cet article explore l'histoire du handball dans cette région, en mettant en lumière ses particularités et son évolution.

Les origines du tchoukball : Une influence suisse romande
Le tchoukball, souvent considéré comme un cousin du handball, est un sport originaire de Suisse romande, plus précisément de Genève et de La Chaux-de-Fonds. Ce jeu combine des éléments du volley-ball et du handball. Le but est de marquer des points en faisant rebondir un ballon dans un "cadre" disposé à chaque extrémité du terrain, de manière à ce que l'adversaire ne puisse pas rattraper le ballon.
Le tchoukball est né des réflexions et des recherches du Dr Hermann Brandt dans les années 1960. Son analyse a renforcé cette inquiétude relative à la valeur éducative des sports modernes, qui pour lui ne doivent pas aboutir à la fabrication systématique de champions, mais « contribuer à l'édification d'une société humaine valable ». Il conçoit donc un nouveau jeu, le tchoukball, qu'il expose dans le cadre de son « Étude critique scientifique des sports d'équipe ».
Le tchoukball se présente comme un mélange de pelote basque (pour le rebond), de handball (étant donné qu’il se joue avec les mains et que les pas sont limités) et de volley-ball (car la balle ne doit pas toucher terre). Il faut un terrain de 14 × 24 m et une balle de tchoukball (ces dimensions correspondent à un terrain de basket, les dimensions d'un terrain de handball étant de 40 × 20 m). Chaque équipe peut marquer sur chacun des deux trampolines. On ne peut pas toucher plus de trois fois de suite le même trampoline.
Le "Tchouk", comme les joueurs l'appellent familièrement, est présent en Europe et en Extrême-Orient. Il se développe également sur le continent américain ainsi que, plus récemment, en Afrique. Ses valeurs (toute obstruction, interception sont interdits) font que son enseignement est très répandu dans les établissements scolaire de Suisse et de Taiwan, même si dans certaines régions la création de club se fait difficilement.
Omega et les frères Karabatić : Un lien prestigieux avec La Chaux-de-Fonds
Paris truqués: les frères Karabatic entendus en appel
Dans un communiqué de presse l'horloger suisse Omega (Groupe Swatch) annonce avoir recruté comme nouveaux ambassadeurs les frères Karabatić, joueurs emblématique de l'équipe de France de handball depuis plusieurs années. L'une des plus grandes marques horlogères fondée en 1848 à la Chaux-de-Fonds, dans le canton de Neuchâtel, en Suisse. Aujourd'hui basée dans le canton helvète de Berne.
Véritables légendes du handball et sport français, les frères Karabatić collectionnent les titres et les records depuis quelques années maintenant. Elu trois fois meilleur joueur du monde, Nikola Karabatić est l’international français le plus titré avec onze médailles d’or dans les grands championnats. Il est également triple champion olympique, quadruple champion du monde, quadruple champion d’Europe et vainqueur de vingt-deux championnats nationaux. Tout simplement l'un de nos plus grands sportifs de l'histoire.
Son frère Luka Karabatić est également détenteur d’un palmarès impressionnant avec un titre de champion olympique, de double champion du monde et de double champion d’Europe. Avec leurs carrières sportives exceptionnels, les deux handballeurs français partagent tout naturellement les qualités d'excellence, de précision et de performance, des valeurs que l'on retrouve chez l'horloger Omega.
Les surnoms et identités des clubs : Une tradition locale
Tous les clubs ont à se créer une identité forte et ça passe par se faire un nom. Un surnom parfois, que les supporters entonnent. Et qu’on soit Gazelles, Angels, Coccinelles, ça aide à se sentir pousser des ailes. Dans les gradins du Four-à-Chaux et au-delà, les anges sont de drôles de dames qui font la fierté de la cité biterroise.