Le volley-ball, un sport né aux États-Unis en 1895 sous le nom de « mintonette », a conquis le monde grâce à son aspect collectif et son accessibilité. Moins violent que d'autres sports, il s'est rapidement répandu au Canada, en Amérique Latine, et enfin en Europe au cours du XXe siècle.

Match de volley-ball entre la France et la Serbie.
La Fédération Française de Volley-Ball (FFVolley)
En France, le volley-ball est régi par la Fédération Française de Volley-Ball, une association fondée en 1936. Initialement connue sous le nom de FFVB (Fédération Française de Volley-Ball), elle a changé d'appellation en 2017 pour devenir FFVolley.
L'idée d'une fédération est née en 1936 grâce à Felix Castellant. L'Association sportive Gan Blancan Paris fut le premier club à adhérer en février 1938, suivi par cinq autres clubs la même année. Les premières compétitions furent organisées en 1929 par la Fédération sportive et gymnique du travail.
Missions de la FFVolley
La mission de la FFVolley est d’organiser, de développer et de contrôler la pratique des trois disciplines olympiques du volley (volley assis, Beach volley et volleyball). La FFVolley régit aussi une autre catégorie de volley pratiquée en France: le volley sourd (deaflympics). Elle veille aussi à ce que toutes ces pratiques se fassent dans la solidarité, la convivialité et le respect de l’éthique.
Elle organise et s’occupe de l’équipe de France dont elle gère les matchs internationaux. Il en est de même des compétitions nationales dans toutes les catégories d’âge. L’organisation des compétitions régionales et départementales est déléguée par la FFVolley, aux 22 ligues et 82 comités existants.
La FFVolley rassemble les passionnés de volley-ball, hommes et femmes, avec une répartition équilibrée des licenciés. En 2010, elle comptait 120 452 membres, un nombre qui a doublé depuis sa création en 1936. Ces membres sont divisés en différentes catégories : séniors (plus de 21 ans), juniors (19 à 21 ans) et cadets (moins de 19 ans), permettant d'adapter les règles du jeu à chaque niveau.
Les statuts professionnels incluent les championnats de ligue A féminins et masculins, ainsi que les championnats de ligue B masculins, regroupant les meilleurs joueurs professionnels. On distingue également les championnats nationaux, classés par chiffres et lettres selon leur niveau de difficulté.
Structure de la FFVolley
Autrefois basée à Choisy-le-Roi, dans le Val-de-Marne, la FFVolley était présidée par Patrick Kurtz depuis le 31 juillet 2010. L'organisation comprenait un comité dirigeant, un bureau exécutif, des commissions centrales et une direction technique, axée sur la mise en œuvre des compétitions.
La FFVolley compte 1 377 clubs et près de 141 735 licenciés.
JO PARIS 2024 - "Imagine" repris en choeur : Lennon apaise les tensions en finale de beach-volley
Déménagement du siège de Choisy-le-Roi à Créteil
Le siège de la fédération française de volley-ball (FFvolley), installé à Choisy-le-Roi depuis 2004, ne convenait plus aux besoins de cette instance dont le nombre de licenciés a doublé en 20 ans. Trop à l’étroit à Choisy-le-Roi, la Fédération française de volley-ball vient d’ouvrir son nouveau siège à Créteil, six ans après sa grande sœur, la fédération du handball.

Le nouveau siège de la FFVolley à Créteil.
C’est finalement rue des Sarrazins, dans des locaux de 1600 m2, que la fédération a décidé de poser ses valises. Un soir, seul à son bureau, Éric Tanguy zieute les petites annonces en quête d’un nouvel écrin pour la Fédération française de volley (FFvolley) qu’il dirige. Le petit monde du volley français se trouve trop à l’étroit à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), dans ce bâtiment vieillissant dont il est propriétaire depuis 2004 et aux coûts énergétiques exorbitants.
Le responsable sportif tombe alors « par hasard » sur une pépite : 1 600 m2 à Créteil, contre les 650 m2 choisyens. Un bâtiment lumineux en vue, avec verrière, qui a « une identité ». C’est le coup de foudre.
« Accessibilité », « proximité » de la capitale sont les atouts d’un département qui réunit 260 000 licenciés. « On est à proximité de l’aéroport d’Orly, de l’Insep et de l’agence nationale du sport [ANS], se réjouit Éric Tanguy, président de la FFvolley. Le Val-de-Marne est agréable à vivre et très pratique pour le sport.
« Nous disposons désormais d’un lieu qui va mettre le volley en évidence, où l’on sera fier de recevoir les gens, d’accueillir tous nos entraîneurs, tous nos arbitres, se réjouit le président de la FFvolley, Eric Tanguy. L’augmentation du nombre de licenciés induit aussi une augmentation du nombre de collaborateurs à la Fédération. Dans notre siège de Choisy-le-Roi, nous ne pouvions plus recruter, il n’y avait plus de places disponibles. Les conditions de travail devenaient compliquées. Désormais, on dispose d’un bâtiment qui nous permet de prévoir les vingt prochaines années de la Fédération, avec un développement que l’on espère encore grandissant, avec les Jeux Olympiques, où l’on espère de nouvelles grandes performances de nos équipes de France. On veut que le développement du volley français se poursuive. Il nous fallait un siège fédéral à la hauteur de notre ambition, digne de notre sport.
Inauguration du nouveau siège
Des mois plus tard, voilà France Volley, le nom donné au siège de la FFvolley, récemment inauguré. C'était un jour important pour le Volley français ! La Fédération française de volley quitte officiellement Choisy-Le-Roi et inaugurait ce mardi son nouveau siège, situé toujours dans le Val-de-Marne, du côté de Créteil. Ce nouveau bâtiment, baptisé « France Volley », est plus grand que le précédent, fonctionnel.
Le nouveau siège a été inauguré ce mardi en présence des plus hauts dirigeants du volley international, le président de la CEV, Aleksandar Boricic, et le président de la FIVB, Ary Graça.
M. Aleksandar BORICIC, Président de la Confédération Européenne de Volley-Ball (CEV) : « Je suis très heureux d’être ici, au nom de la famille du volley européen. C’est un évènement fantastique pour le volley. Cet outil offre de nouvelles perspectives pour le volley français, notamment dans l’organisation de grands évènements. La Fédération française est l’une des plus importantes en Europe. Votre titre olympique a fait la fierté de toute l’Europe. Les médailles et les résultats sont importants mais aujourd’hui, avec ce bâtiment, vous vous rapprochez de l’objectif principal. Je souhaite aux athlètes français de très bons résultats aux Jeux Olympiques.
Dr. Ary GRAÇA, Président de la Fédération Internationale de Volley-Ball (FIVB) : « Au nom de la FIVB, et de la famille mondiale du volley, je tiens à vous féliciter pour l’inauguration du nouveau siège de la FFvolley à Créteil. La FIVB est très fière de son lien historique avec la France et le volley français. La FIVB est née en France, en 1947. La France, avec 13 autres nations, dont le Brésil, a fondé la FIVB à Paris sous la direction de Paul Libaud, alors président de la FFvolley. Paul Libaud a ensuite été élu premier président de la FIVB, et a dirigé l’organisation pendant 37 ans. Pendant tout ce temps, la France a gracieusement accueilli le siège de la FIVB, témoignant de l’hospitalité chaleureuse de votre pays. Cette leçon d’histoire met en lumière notre partenariat solide avec la FFvolley. La FIVB est fière de contribuer à certains de vos succès. Ces dernières années, nous avons investi près d’un million d’euros dans le développement du volley féminin et du beach-volley en France. Cet investissement a contribué à assurer la croissance du volley français sur la scène sportive mondiale. Je ne pourrais pas imaginer le volley et le beach sans une puissance mondiale et européenne aussi forte que la France.
M. Laurent CATHALA, Maire de Créteil : « C’est avec grand plaisir et avec un sentiment de fierté que j’accueille aujourd’hui la Fédération Française de Volley. Je sais que vous avez saisi une opportunité immobilière, mais je pense aussi que ce n’est pas la seule raison de votre venue ici. Votre choix a été conforté par l’attractivité de la ville de Créteil, son dynamisme économique, culturel et sportif. Au cours des dernières années, le sport a joué un rôle important, a permis de forger une identité dans notre ville et a contribué à sa notoriété dans une région particulièrement dense. Je suis certain que nous trouverons le chemin d’une collaboration efficace et particulièrement dynamique. Vous êtes la deuxième fédération à rejoindre Créteil, après le handball, qui est un élément fort de notre ville. La grande satisfaction, ce sont les valeurs éducatives que le sport véhicule, de dépassement de soi, de tolérance, et d’éducation.
Financement du projet
Un projet à 3,8 millions d’euros, soutenu par la région Île-de-France, premier financeur (700 000 euros), le département du Val-de-Marne et l’Agence du sport. Le nouveau siège aura coûté 3,8 millions d’euros financés grâce à des subventions de la Région, de l’ANS et du Département, la revente de l’ancien siège et les fonds propres de la fédération.
M. Olivier CAPITANIO, Président du Conseil Départemental du Val de Marne : « C’est un vrai plaisir d’être à vos côtés. C’est une chance d’avoir un département extrêmement sportif. Le département du Val-de-Marne c’est 260 000 licenciés, 1900 clubs. C’est un département qui a une dimension sportive, qui participe à cette vie citoyenne, à des enjeux de vie sociale et de santé. C’est pourquoi l’on tient à aider le développement du sport dans le Val-de-Marne. Cette dimension est renforcée par le fait d’accueillir 15 sièges de fédérations sportives dans le département, dont 5 olympiques, l’aviron, l’haltérophilie, la lutte, le handball et le volley. Après Choisy-Le-Roi, on est heureux de voir que la FFvolley a fait le choix de s’enraciner dans le Val-de-Marne. C’est une chance d’avoir des Fédérations sportives, parce que l’on peut créer des partenariats, à l’image de la Fan Zone départementale que l’on va créer en vue des Jeux Olympiques.
M. Patrick KARAM, Vice Président de la Région Ile de France, en charge des Sports: « C’est un département magnifique, je suis très heureux que vous ayez choisi de soutenir le sport. Je suis heureux que la Région soit le premier financeur de ce bâtiment. Il faut faire très attention à nos Fédérations, il faut les accompagner, être à leurs côtés. Avec les ambitions que vous portez, nous avons souhaité répondre présent. La Région a financé la discipline volley à hauteur de 59 millions d’euros, au total, en comptant tous les investissements. Nous aidons à construire dans nos lycées et dans toute l’Ile-de-France des équipements qui permettent aux clubs de s’installer, avec l’obligation de la pratique féminine. Nous accompagnons 698 sportifs de haut niveau en Ile de France. Pourquoi faire du sport une priorité ? Pour que les gamins puissent être encadrés, pris en main, avec des valeurs éducatives ; et pour cela il faut des équipements, des clubs, des encadrants formés.
Mme Fabienne BOURDAIS, Directrice des Sports - Déléguée ministérielle à la lutte contre les violences dans le sport au Ministère des sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques : « Quel bel endroit ! Ce nouveau siège de la FFvolley illustre l’écosystème du sport, et la manière dont cet écosystème fonctionne, grâce à la mobilisation de moyens publics - au total 34% du financement en comptant l’Etat, via l’ANS, mais aussi la Région, et le département du Val-de-Marne - mais aussi à l’engagement de la Fédération. C’est une évolution majeure dans la vie de votre Fédération, avec des conditions de travail nettement améliorées. A travers cet investissement, la FFvolley poursuit sa volonté de continuer à grandir. Il faut rappeler que cette Fédération connait une augmentation de ses licenciés que je vais qualifier d’historique, avec 44% de licenciés en plus sur ces cinq dernières années, et une augmentation de la pratique féminine dans les mêmes proportions. Ce nouvel outil de travail va permettre de développer une activité multiforme. Quand on parle de sport, on parle de médaille, de développement de la pratique, mais aussi d’héritage.
Objectifs sportifs
Avec 207 000 licenciés, dont 48% de femmes, la FFvolley a le vent en poupe et compte bien continuer à développer son sport et faire croître ses adeptes. De l’ambition, il y en a aussi côté sportif.
Après la médaille d’or de l’équipe masculine de volley-ball aux Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo en 2021, les objectifs du président de la fédération pour les JOP de Paris 2024 sont limpides : « Chez les hommes, nous sommes champions olympiques en titre, on peut donc viser l’or. Pour l’équipe féminine, un podium serait une belle récompense pour le travail fourni depuis plusieurs années. Nous avons mis en place en 2017 un projet pour les joueuses intitulé ‘Génération 2024’. Les Bleues étaient à la 55e place en 2015. Aujourd’hui, elles sont dans le top 15.”
Les rêves de médailles ne s’arrêtent pas aux équipes de France à six, mais concernent aussi les équipes de beach-volley et les compétitions de para-volley assis.
Nomination de Laurent Tillie comme entraîneur
Après un ultime entretien ce matin au siège de la Fédération Française de Volley-ball à Choisy-Le-Roi, Laurent Tillie et la FFVB ont officialisé leur union pour un bail minimum de deux ans. Dès la fin de la Ligue Mondiale FIVB 2012 où l'équipe de France occupe actuellement la 2e place du Groupe C, Laurent Tillie prendra la succession de Philippe Blain, son ex-coéquipier en équipe de France. Il fixera alors le calendrier de reprise pour préparer, dans des conditions optimales, les qualifications à l'Euro 2013 programmées en septembre.
Pendant ses douze saisons à la tête des Bleus, Philippe Blain aura conduit à quatre reprises son équipe sur les podiums internationaux avec notamment l'unique médaille mondiale du volley-ball français (bronze) lors du Mondial 2002 en Argentine. A deux reprises les Bleus se hissent aussi en finale du championnat d'Europe (Argent en 2003 et 2009). Enfin, la France disputa une Finale de la Ligue Mondiale (2006) avec une médaille d'argent à la clef.
Laurent Tillie : Cette nomination est le début d'un travail et d'une aventure qui a commencé il y a longtemps. L'histoire est constituée de cercles et c'est sympa de revenir dans ces cercles là. J'ai joué à Cannes puis suis devenu entraîneur dans ce club. Cette fonction implique beaucoup de responsabilités après Philippe qui a obtenu de bons résultats. Il y a la fois l'inquiétude de ne pas décevoir et la conscience du devoir à accomplir. Il y a beaucoup d'attente et si je suis fier d'être nommé, je serai satisfait si on obtient des résultats. J'espère que l'équipe de France disputera la phase finale de la Ligue Mondiale. Ensuite j'aimerais, dès que possible, discuter avec le staff en place et les joueurs. Il faut déjà penser à préparer les qualifications au championnat d'Europe. J'ai horreur du gâchis.Je ne m'attendais pas à l'entrée de mon fils (Kévin) en équipe de France. Il a une certaine valeur et en effet son arrivée en 2011 me facilite un peu la tâche.
Patrick Kurtz (Président) : Je voudrais saluer le travail effectué par Philippe pendant plus de 10 ans et l'en remercier. Je remercie aussi tous ceux qui ont participé à ce choix parmi les 21 candidatures qui ont montré de l'intérêt à la fonction. Nous avons eu des candidats de très haut niveau, de haute valeur humaine et technique. aussi Philippe Blain. d'amour et de raison : Laurent aime l'équipe de France et le volley-ball. On voulait avoir quelqu'un qui nous donne des garanties en terme de compétitivité et de longévité. Laurent est un compétiteur hors pair et je pense qu'il sera accepté par les joueurs car il a été l'un d'eux. C'est un meneur d'hommes que j'ai fréquenté en tant qu'arbitre international. Enfin, je voudrais indiquer à l'adresse de certains medias que nous sommes de bons plombiers car il n'y a pas eu de fuites.
François Focard (vice-président de la FFVB, en charge du Haut Niveau) : un consensus est intervenu autour de Laurent Tillie dont la candidature s'est dégagée devant les différents candidats. Son passé de joueur, son expérience d'entraîneur, son charisme, sa connaissance du volley sont indiscutables. il sera aux commandes des Bleus. Il composera alors un staff qui tiendra compte du staff actuel. Le contrat entre la FFVB et Laurent Tillie est de deux ans renouvable avec pour objectif la qualification et une performance à l'Euro 2013.
Laurent Tillie à 48 ans (il est né le 1er décembre 1963 à Alger) : Il est marié avec Caroline Keulen-Tillie (ex-internationale neerlandaise) et sont les parents de trois garçons : Kim (basketteur professionnel à l'Asvel et international), Kevin (joueur à UC Irvine, Usa, international volley-ball) et Killian le benjamin de la fraterie. Laurent Tillie est le fils de Guy, international en équipe de France de Volley (1957). Ce dernier créa le club de Nice Volley-Ball où Laurent effectua son apprentissage à partir de 1976. Laurent a débuté son apprentissage sportif par la natation. Son frère Patrice disputa les Jeux olympiques de Barcelone avec l'équipe de France de water-polo...
Parcours d'Entraîneur : Entraîneur de l'AS Cannes depuis la saison 2001-2002, Laurent Tillie a conduit le club azuréen au titre de champion de France en 2005 (finaliste en 2004 et 2010). L'AS Cannes a également remporté la Coupe de France en 2007 (finaliste en 2006). Réceptionneur-attaquant, il cumule 406 sélections en équipe de France senior (1982 à 1995). Il est ainsi le 3e joueur le plus capé de l'histoire de la sélection française. Laurent Tillie a également été capitaine des Bleus (1992-1993). Il faisait partie de la Dream Team (avec Fabiani, Bouvier, Blain, Jurkovitz, Meneau...) avec laquelle il a notamment remporté deux médailles au championnat d'Europe (Bronze en 1985 et Argent en 1987). Au cours de ses vingt années de professionnalisme, il a évolué sous les couleurs de l'AS Cannes (9 saisons) du Paris Université Club (4 saisons), de Nice (3 saisons) et du club italien de Falconara (4 saisons).
Joueurs exceptionnels
L’équipe de France de volleyball a connu des joueurs exceptionnels qui ont connu des parcours hors du commun. Kevin Le Roux est l’une de ces figures d’attaque.