Chef Ultra PSG Avis: Retour de Romain Mabille et les enjeux du Collectif Ultras Paris

Le paysage du supportérisme parisien connaît des changements notables, avec des figures emblématiques qui reviennent sur le devant de la scène. Cet article se penche sur le retour de Romain Mabille à la présidence du Collectif Ultras Paris (CUP) et les défis auxquels le groupe est confronté.

Romain Mabille, figure emblématique du Collectif Ultras Paris (Image: Onze Mondial)

Le Retour de Romain Mabille à la Présidence du CUP

Romain Mabille a été réélu président du Collectif Ultras Paris (CUP). Deux ans après avoir laissé sa place à Nicolas Boffredo, l'un des membres fondateurs du Collectif Ultras Paris est de nouveau le président du principal groupe de supporters du PSG.

Âgé de 34 ans, Romain Mabille a été le président du CUP de 2016 à 2020. Depuis mercredi, Romain Mabille est à nouveau le président du Collectif Ultras Paris. Le comité directeur du principal groupe de supporters du PSG a acté le retour à la présidence du CUP de celui qui a a déjà été à la tête du collectif de 2016 à 2020.

Installé dans le virage Auteuil et fort de 2.800 adhérents, le CUP est composé de sept entités. Et malgré quelques tensions apparues ces derniers mois entre certains membres du Collectif, Romain Mabille a été élu à l'unanimité.

Pourquoi ce retour ?

Romain Mabille répond à France Bleu Paris. Romain Mabille a donc décidé de replonger dans le bain de la présidence du CUP. Le président du Collectif Ultras Paris a accordé un entretien à France Bleu Paris. Il revient sur les banderoles et le communiqué contre la direction du club, les sifflets contre certains joueurs ou encore le PSG - OM de dimanche soir où il nous confirme que les ultras ne chanteront pas.

Pourquoi ce retour ? C'est assez surprenant de vous retrouver à nouveau à la tête du CUP, pourquoi ce retour !? "Je vous avoue que dans un premier temps, j'aime ça ! C'est un poste que j'affectionne et j'estime que j'ai un devoir envers les adhérents après mon départ la première fois. A l'époque (2020), Nicolas Boffredo m'a soutenu en prenant la suite et là c'est à moi de l'épauler. J'ai les capacités aujourd'hui de reprendre cette présidence et j'ai la totale motivation. Je vous avoue en 2020, j'avais lâché la présidence avec un peu de frustration car on n'avait pas atteint tous les objectifs qu'on s'était fixés. Donc on va essayer de repartir sur de bonnes bases et de réussir beaucoup mieux parce qu'on a les capacités pour faire encore mieux que ce qu'on a fait depuis le début, je pense."

Quel est le rôle de Nicolas Boffredo ?

Son prédécesseur Nicolas Boffredo reste l'un des leaders du Collectif et reprend en charge le secteur animations et tifos. Que devient Nicolas Boffredo ? "Bobo garde un rôle central dans le CUP. Il reprend la gestion de toute l'animation, de tous les tifos."

Unité au sein du CUP

Ce samedi matin dans le journal l'Equipe, il est question d'une scission au sein du CUP, vous confirmez ? "J'aimerais juste préciser que mon élection s'est faite à l'unanimité des groupes représentant le CUP. Après, sûrement que certaines personnes ne sont pas contentes du choix qui est fait. Mais il me semble que ça reste à la marge puisque depuis notre réunion de bureau mercredi, je n'ai pratiquement que des retours positifs. Ce n'est surtout pas une prise de pouvoir de certaines personnes sur d'autres. Le but est de rassembler tout le monde, de représenter tout le monde, de défendre les droits et les intérêts de toutes les personnes qui constituent le collectif. Le but, c'est vraiment de rassembler, d'avoir une parole unique et de pouvoir passer le message de l'ensemble de la tribune."

Les Enjeux Actuels du Collectif Ultras Paris

Le CUP est confronté à plusieurs défis, notamment les tensions avec la direction du club et les désaccords internes.

Bannières des Ultras du PSG lors d'un match (Image: Footpack)

Grève des chants et revendications

Depuis l'élimination du PSG en Ligue des champions le 9 mars dernier, le Collectif Ultras Paris a décidé de faire la grève des chants. Le virage une nouvelle fois silencieux ce dimanche Un changement de présidence, acté mercredi lors de la réunion du Collectif, qui intervient dans un contexte électrique, marqué par une contestation d’une ampleur inédite des Ultras Parisiens depuis le début de l’ère QSI.

Quelle est votre position sur la rencontre de dimanche face à l'OM au Parc des Princes ? "Je le confirme, on sera en tribune mais il n'y aura rien de nouveau. On va rester sur nos positions. On reste sur la même attitude que les matchs précédents pour la simple et bonne raison que rien n'a évolué depuis nos revendications. Il n'y a aucune communication au niveau du club qui a été faite. Pas de pas vers nous, pas d'annonces, pas de remise en question. Au niveau des joueurs, aucun d'entre eux n'est venu vers nous pour discuter ou encore s'excuser. On a fait un communiqué avec des revendications : rien n'a bougé au niveau de la direction du club. On ne sent pas une volonté du club de faire avancer les choses. On reste convaincus du bien-fondé de nos revendications et on reste sur nos positions parce qu'on estime que ce qu'on demande, c'est uniquement le meilleur pour le club. Et en tant que représentant des tribunes, on ne peut pas se satisfaire de la situation actuelle."

Votre position - pour certains - est incompréhensible, vous boycottez le match le plus important en Ligue 1 pour les fans du PSG, face au frère ennemi de l'OM ! "J'entends, je peux comprendre et c'est pour cela qu'aujourd'hui on prend la parole et qu'on veut expliquer notre position. PSG - OM est un match important pour nous dans tout ce que ça comporte. Et vous voyez, on est capables de se priver de ne pas chanter pour faire passer nos messages. Ça prouve que le bien-être de notre club compte plus que ce genre de rencontre, on est prêts à passer à côté de ça. Nos revendications, on les considère légitimes et on veut marquer le coup. On espère que nos revendications vont être prises plus au sérieux. C'est triste. On est les premiers dégoûtés de ne pas chanter sur cette fin d'année. On est les premiers contents du dixième titre qui arrive. Sauf que dans la situation actuelle, on ne peut pas se réjouir. On préfère se punir pour le bien du club en espérant que ça change, que de rentrer dans le stade et faire comme si de rien n'était juste parce que c'est Marseille."

Dialogue avec la direction

On comprend qu'il n'y a aucun dialogue avec la direction en ce moment. Si cette dernière vous contacte dans les heures à venir, est-ce que vous pourriez changer d'avis sur votre attitude à l'occasion du PSG - OM ? "... Je ne sais pas. Ça dépend beaucoup d'eux aussi parce que j'ai l'impression que toute la responsabilité de cette situation est sur nous. Déjà, sachez-le, depuis que j'ai repris la présidence, j'ai adressé un courrier au Président Al-Khelaïfi afin de tenter de renouer un dialogue, pour essayer de trouver des solutions. Parce que nous, on s'étonne, depuis les banderoles, du silence club. Personne n'a pris la parole. Personne n'a essayé d'arranger les choses. C'est un peu la politique de l'autruche où chacun reste de son côté. Mais nous nous battons pour avoir des garanties et terminer ce mouvement. On ne va pas revenir si rien n'a changé, sinon ce mouvement n'aura servi à rien. On est convaincus du bien-fondé du mouvement. Et on est convaincus qu'il y a des choses qu'il faut changer au PSG. On reste sur nos positions, mais on reste totalement ouverts au dialogue et totalement ouverts sur le fait de trouver des solutions. Demain, si on pouvait ramener les gens dans le stade, passer une joyeuse fin de saison en ayant des certitudes sur le fait que l'histoire du club soit respectée... On sera les premiers à retourner au stade, à fêter un titre qui nous tient à coeur et c'est très important pour nous parce que ce n'est pas n'importe quoi. Et on attend juste des éléments pour pouvoir ramener les gens au stade."

Banderoles, communiqué et sifflets

Lors du match PSG - Rennes du 11 février dernier, le CUP a déployé de nombreuses banderoles plus où moins bien senties et perçues sur la direction, la section féminine, contre les joueurs. Avez-vous des regrets à ce sujet ? "Des regrets ? Non, parce que, comme je l'ai dit, dans notre tête la colère est légitime et il n'y a rien a regretter car on reste très mesurés quand même. Quand je vois ce qui se passe dans un grand nombre de stades en France, je trouve qu'années après années, malgré les humiliations sportives et les moments difficiles, les gens se comportent plutôt très correctement. Il n'y a aucune violence. OK, au niveau des revendications, on a été un peu durs mais on est dans les clous parce qu'on sait que tout ce qui pourrait se passer de contraire serait contre-productif. On sait qu'on est attendus au tournant sur notre façon de nous exprimer. J'en profite pour préciser que sur les inscriptions au Parc des Princes ou au Camp des Loges et sur l'épisode Kurzawa (insulté par quelques supporters au camp des loges), ça n'est absolument pas le CUP qui est derrière tout ça. Si on fait des choses ou qu'on fait une action, on le fait en notre nom, on ne se cache pas et je pense qu'on a montré à tout le monde qu'on est assez responsables pour ne pas faire tout et n'importe quoi."

Dans un communiqué après l'élimination face au Real Madrid, vous avez demandé la démission de la direction et de nombreuses choses... Vous pensez que vos revendications sont toutes légitimes ? "C'est vrai qu'on a tapé un peu fort, un peu large sur toutes les banderoles, mais c'est un cri du coeur ! C'est beaucoup de frustration à ce moment-là. Maintenant, on sait très bien que ce n'est pas parce qu'on l'a demandé que tous les gens dans l'organigramme vont changer. On attend quand même des vrais éléments, des vrais changements. On attend d'être rassurés aussi sur la suite de ce qui va se passer. On sait très bien qu'ils ne vont pas virer tout le monde parce qu'on l'a demandé. Mais il y a de réels problèmes au club, que ce soit sur l'équipe masculine, sur l'équipe féminine, sur les jeunes, sur la gestion commerciale. On attend d'avoir des réponses et des certitudes. On ne peut pas se satisfaire de la situation actuelle. Pour ce qui du président Nasser Al-Khelaïfi, on n'est pas fous, on connaît le rôle qu'il a eu dans le retour des supporters au Parc des Princes. Tout le monde s'inquiète de voir qu'il est moins présent. On s'inquiète de voir sa multitude de mandats autres que le PSG, mais attention on n'en a pas fait notre cible prioritaire. Mais à partir du moment où, depuis des années, il y a certaines choses qui ne marchent pas au club, on est obligés de s'étonner et de s'alarmer de certaines choses. C'est tout."

Les sifflets contre Messi et les insultes violentes contre Neymar lors du match PSG - Bordeaux ont été pointés du doigt par la presse mondiale... "Sur les sifflets contre Messi et Neymar, il n'y a pas que le Collectif qui siffle... Il y a une partie du Parc des Princes. Je pense que ce n'est pas personnel contre les joueurs, mais pour ce qu'ils représentent. Ce club empile des stars avec des gros salaires sur le terrain et ça fonctionne plus où moins bien. Exemple avec Neymar, on voit bien que sur le terrain, il ne rend pas ce qu'on lui donne. On regarde les matchs du Brésil et on voit ce qu'il fait à Paris et bien s'est frustrant. Le Neymar qu'on a Paris n'est pas le vrai Neymar ! Et sur Messi, bien évidement qu'on est contents d'avoir Messi au PSG, mais nous on veut un Messi qui fait rayonner le PSG. C'est ça aussi, années après années, on nous annonce des bonnes nouvelles, des grands joueurs, de grandes choses, mais sur le fond, on n'avance pas tant que ça."

Relations avec les Pouvoirs Publics et le Club

Le PSG a de nouveau des supporters dits ultras dans les stades où il évolue depuis près d'un an, les relations entre le club, le Collectif Ultras Paris et les pouvoirs publics s'étant normalisés au point que la Préfecture et le club ont accepté un retour des Ultras au Parc des Princes mais les supporters ne disposent pas d'un blanc seing pour autant.

Malgré un retour au Parc des Princes qui s'est très bien passé, les ultras du PSG vont continuer à être surveillés de près a annoncé le commissaire Antoine Mordacq, nouveau chef de la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH).

Dans son intervention au sein du journal, celui qui n'a pas souhaité que sa photo apparaisse découpe le dossier des ultras parisiens en deux parties bien distinctes comme il l'explique : «Leur retour se passe dans le dialogue avec le club, c'est déjà un bon point. Le dernier exemple en date, c'est l'organisation du déplacement à Anderlecht, mercredi. A l'exception de quelques fumigènes allumés, aucun incident sérieux n'a été rapporté au Parc des Princes depuis un an. Mais le PSG ne joue pas qu'à domicile et le commissaire explique que son attention se porte surtout sur les matches loin de Paris : «Le suivi des supporteurs à l'extérieur est plus sensible. Y compris dans le cadre des matchs des équipes amateurs du PSG.

Historique et Relations Antérieures

Un an après la création du seul groupe « ultra » du PSG et à la veille du choc face au Barça, son président, Romain Mabille, revient sur les relations entre les supporteurs et la direction du club.

Messi, Neymar et Samuel Umtiti : les invités de la fête d’anniversaire du Collectif ultras Paris (CUP) sont prestigieux. Un an après sa création, le regroupement de supporteurs parisiens, dont certains étaient écartés depuis six ans par le Paris Saint-Germain (PSG), voit le FC Barcelone débarquer au Parc des Princes, mardi 14 février, en huitièmes de finale de la Ligue des champions.

Pour l’occasion, le CUP a prévu le « tifo » - animation déployée en tribune à l’entrée des joueurs - le plus spectaculaire depuis son retour au stade en octobre 2016. Son président, Romain Mabille, abonné de longue date du virage Auteuil où renaît aujourd’hui le mouvement ultra parisien, revient sur les premiers pas du mouvement et sur sa relation avec ses anciens tourmenteurs.

Retournement de situation

La saison dernière, le PSG refusait toute discussion avec votre organisation et était en conflit juridique avec certains de vos membres. Puis, en quelques semaines cet automne, il vous a donné des moyens de vous regrouper au stade et d’organiser le soutien aux joueurs. A quoi attribuez-vous ce retournement de situation ?

On s’attendait pas a ce que ça aille aussi vite. Nasser [Al-Khelaïfi, président du PSG] et ses proches ont commencé a s’intéresser au fait qu’il y avait toujours des mecs à côté du déplacement officiel du club. Pendant des années, on lui a dit que c’était des voyous, et il s’est rendu compte que ces 300 mecs sur le côté chantaient plus fort et ne posaient pas beaucoup de problèmes. C’est ce travail en tribune qui a ouvert une brèche.

Pour Nasser, je pense que la remise du trophée l’an passé au Parc a été un déclic : en prenant le micro, il a entendu les chants Liberté pour les ultras et a semblé découvrir que les gens n’étaient pas contents malgré les tentatives du club de ramener l’ambiance au Parc.

Relation avec Nasser Al-Khelaïfi

Avez-vous déjà rencontré Nasser Al-Khelaïfi ? Jamais. Mais nous sommes sûrs a 100 % que si Nasser n’avait pas fait ce qu’il a fait, on ne serait jamais revenus au Parc. C’est la raison de notre banderole pour le remercier (déployée face à Lorient, le 21 décembre 2016). Dans le mouvement ultra, les gens n’ont pas trop apprécié, les retours étaient plutôt négatifs, mais l’avis des autres ne nous intéresse pas. Le club est content que les supporteurs soutiennent le président.

Dans cette histoire, ce ne sont pas les Ultras qui ont gagné et le club qui a perdu : tout le monde y trouve son compte. Qui est votre interlocuteur au Paris Saint-Germain ? Nous avons des réunions régulières avec Jean-Claude Blanc [directeur général délégué du PSG], souvent liés à la sécurité et à l’organisation des déplacements. Et le service marketing, en charge de l’animation du stade, a mis quelqu’un à disposition pour discuter avec nous, qui connaît un peu le monde des supporteurs.

Accès au Parc des Princes

Comme quatre de vos amis, vous, personnellement, n’avez pu retrouver le Parc des Princes que lors du match face à Monaco. Le PSG vous a laissé entrer contre l’avis de la préfecture de police, qui vous jugeait indésirable... Les jours de match, j’allais tôt devant le stade pour régler des histoires de place, les relations avec le club, mais je restais dehors.

Personnellement j’étais frustré mais le fait que la situation évolue positivement m’a permis de relativiser. Je savais que ça allait se débloquer, étant donné que je n’étais pas interdit de stade. Judiciairement, rien ne justifiait que nous n’entrions pas. La direction du club a poussé pour que ça se débloque. Nous avons été obligés de mettre la pression sur le club à travers une communiqué évoquant un boycott, pour que la préfecture ouvre les portes. [L’Equipe a depuis révélé que la préfecture avait tenté d’en dissuader le PSG par l’envoi d’un courrier officiel avant PSG-Monaco].

Organisation dans le stade

Comment le PSG vous aide-t-il à vous organiser dans le stade ? Nous disposons désormais d’une sono, indispensable pour une tribune de cette taille, d’une plateforme et nous sommes organisés en Auteuil rouge (niveau bas) et bleu (niveau haut). Le PSG va nous aider à ramener nos membres de la tribune Boulogne vers Auteuil rouge, car il veut réanimer une seule tribune.

Par ailleurs, il met à notre disposition 150 places à chaque match, que nous payons et revendons à un prix défini. Maintenant, on n’a plus rien à demander au club, juste à faire notre travail. La plupart des spectateurs de la tribune ne chantent pas encore : il faut être patient car il n’y a pas eu d’organisation de la tribune depuis six ans. Nous avons déjà 2 100 adhérents, dont pas mal de jeunes, venus de tribunes différentes, qui n’ont pas encore forcément les « codes ultras ».

Liberté d'expression et relations avec le club

Il y a trois mois, Christophe Uldry, ancienne figure respectée du virage Auteuil, estimait l’aventure du CUP vouée à l’échec au motif que le club ne vous laisserait pas contester certaines de ses décisions, sur le prix des places par exemple. La liberté d’expression existe-t-elle au Parc des Princes aujourd’hui ?

Elle existe... Après, c’est vrai qu’on a encore des restrictions sur les banderoles, les tifos, mais il faut relativiser. On se dit qu’on est là depuis quatre mois et avant de jouer les pourris gâtés, on va montrer ce qu’on sait faire. Cela viendra naturellement. On essaye de travailler avec le club plutôt qu’en opposition. On est tous ensemble. Le mouvement ultra a toujours été dans une optique de confrontation, de grève. Nous, on préfère proposer des solutions.

La tribune que l’on veut faire n’a rien à voir avec les virages tels qu’ils existent en France aujourd’hui. On s’inspire de ce qui se fait en Allemagne, où les supporteurs ont de bonnes relations avec les clubs et la police, où femmes et enfants peuvent venir en tribune avec les ultras. On veut mélanger toute la population parisienne. Etre ultra c’est avant tout animer sa tribune, chanter, se déplacer pour son club, participer à la vie associative. Le virage avant la dissolution de 2010 et celui que l’on construit seront forcément différents sur beaucoup de points.

Prix des abonnements et avenir

Y compris dans l’impossibilité de contester des décisions du club ? Quoi qu’il arrive, on se battra pour que l’ensemble de l’Ile-de-France puisse venir au stade. Le prix des abonnements au Parc, en ce moment, est trop cher. On en discute avec le club mais sans effet, pour l’instant. On marche avec le club, on est la famille du PSG, mais le PSG ce sont les couleurs, le logo, le Parc des Princes.

Affrontements et réconciliation

Le 14 janvier, des incidents ont opposé des membres du CUP et d’anciens supporteurs de la tribune Boulogne, sur une aire d’autoroute sur le chemin de Rennes-PSG (0-1). Deux mois plus tôt, un témoin du procès de Yann Lorence a été pris à partie par d’anciens supporteurs de Boulogne. Faut-il craindre le retour des affrontements qui ont conduit à la mort de Yann Lorence ?

Pas du tout. Les anciens groupes de Boulogne ont refusé d’intégrer le CUP mais ça se passe bien avec eux, même si une frange est restée sur ses positions racistes. Il y a d’ailleurs pas mal d’anciens abonnés de Boulogne dans le collectif. Tout le monde a tiré un trait sur ce qui s’est passé. Au fil des mois, je me rends compte que les gens veulent seulement représenter Paris, pas Auteuil ni Boulogne.

Relaxation de Romain Mabille par la Cour d'Appel de Reims

La cour d'appel de Reims a relaxé Romain Mabille, d’après L’Équipe. L'ancien président du Collectif Ultras Paris (CUP), la principale association de supporters du PSG d’environ 3.000 membres, avait été condamné en décembre 2018 à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Troyes pour sa participation présumée à une bagarre contre des ultras de Reims en avril 2016.

«Nous avons réussi à démontrer que les accusés ne pouvaient pas être sur le lieu au moment de la rixe, le bornage et la téléphonie rendaient cela impossible», a déclaré Me Cyril Dubois, l'avocat du supporter parisien.

En conclusion, le retour de Romain Mabille à la tête du Collectif Ultras Paris marque une nouvelle étape dans les relations complexes entre les supporters, le club et les instances dirigeantes. Les défis sont nombreux, mais la volonté de rassembler et de défendre les intérêts du club reste au cœur des préoccupations du CUP.

Le Collectif Ultras Paris (Image: Ouest-France)

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