Tours Volley-Ball : Dixième Titre de Champion de France et Égalisation du Record de Cannes

Le Tours Volley-Ball (TVB) a marqué l'histoire du volley-ball français en remportant son dixième titre de champion de France. Cette victoire, acquise face à Poitiers, permet au club de Tours d'égaler l'AS Cannes au sommet du palmarès du volley français. Retour sur un parcours exceptionnel et une finale mémorable.

Un Triomphe à Domicile

En s’imposant à domicile en finale retour face à Poitiers, ce samedi 17 mai, Tours a remporté son dixième titre de champion de France, le deuxième en trois saisons. Vainqueur du match aller il y a une semaine (3-1), Tours a confirmé à domicile en l'emportant nettement face à Poitiers (3-0) ce samedi. La salle Grenon à Tours était ce samedi soir le théâtre de la finale du championnat de France de volley, ultime rencontre d'une longue saison qui a donc sacré le Tours Volley Ball, devant 3.000 spectateurs.

Après s'être imposé à Poitiers dans la finale aller trois sets à un, le TVB a gagné le match retour trois sets à zéro (29-27, 25-21, 25-17). Après un premier set accroché, les Tourangeaux ont déroulé dans les deux manches suivantes (29-27, 25-21, 25-17) et s'offrent un 10e titre de champion.

Une Solidité Défensive et des Stars en Attaque

Le club a fait montre d'une solidité défensive implacable et a pu compter, comme lors de l'aller à Poitiers, sur deux leaders d'attaque d'exception. Alexandre Strehlau, le phénomène local, a inscrit 16 points, Ryan Sclater terminant meilleur marqueur avec 17. Meilleur joueur du premier match (18 points), Ryan Sclater a récidivé (17).

Sur le Taraflex, Zeljko Coric, enserré par ses deux petites filles, secoue sa crinière pour l'en défaire des confettis qui s'y sont agglomérés sous les effets de la moiteur d'une salle enfiévrée et embrumée par quelques fumigènes rouges, du champagne et du bonheur qui viennent de s'y déverser.

Personne n'en voudra à Luca Ramon d'avoir eu les bras qui flageolent quelque peu après une soirée où le Tourangeau (24 ans) a largement aidé les siens, par ses réceptions cliniques, à aller au bout de leur rêve. Sur le podium, le jeune libero, fils d'un ancien de la maison, Stéphane Ramon, brandit le ballon doré cerclé de flammes.

Un Parcours Semé d'Embuches

Tours revient de loin, qui pointait à la 12e place après six journées (5 défaites). Le club vivait sa première année sans son bâtisseur Pascal Foussard, avait décidé de se séparer en novembre de son nouveau manager Frantz Granvorka. Touché par les blessures, le club, qui a fini la saison régulière à la 4e place, a trouvé sa meilleure forme au moment le plus important.

« L’équipe n’a jamais abandonné. » Marcelo Fronckowiak, entraîneur de Tours. Son entraîneur Marcelo Fronckowiak, qui a remporté son quatrième trophée en huit finales et quatre ans sur le banc du club, restait planté, les yeux embués, devant les supporters, mimant un à un les dix titres du TVB avec ses doigts.

« On n'a jamais abandonné, même quand on était au fond, souriait le Brésilien toujours sous contrat -mais peut-être sur le départ. Il y a eu un travail de fond du staff au niveau physique. On s'est retrouvés orphelins avec les départs de Pascal puis Frantz, mais on a été résilients, on a su garder nos valeurs collectives. Chacun a fait plus, et ça nous a permis d'en arriver là aujourd'hui. »

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Un Club Phare de la Touraine

Le Tours Volley-Ball est le plus grand club de la ville de Tours, son palmarès parle pour lui : un titre de champion d’Europe ; cinq titres de champion de France ; huit Coupes de France. Tous ces titres en à peine plus de 10 ans. Le TVB fait l’unanimité en Touraine parce qu’il est le meilleur exemple d’une Touraine qui gagne.

Et c’est bien parce qu’il est dans ce rôle de « club phare » que le club tourangeau a su capter l’adhésion d’un très grand nombre d’entreprises de la région. A Tours, c’est le pari gagné d’un sport qui, sans être aussi populaire que d’autres, a su véhiculer des valeurs dans lesquelles chacun aime à se reconnaître.

L'Histoire du Volley-Ball en Touraine

Le Tours Volley-Ball est l’émanation de la section volley du Tours Etudiant Club, qui, depuis 1940, a maintenu la présence du Volley-Ball en Touraine. L’histoire du volley en Touraine est ainsi partie de très loin. Passant par les années Ufolep (1940 à 1966) avant de rentrer dans le giron de la Fédération Française de Volley-Ball.

Vingt-sept ans de présidence de Louis Monière (1966-1992) auront permis au volley tourangeau de se structurer toujours plus, pour finalement aborder l’ère de la professionnalisation avec Philippe Berthelot (1992-1998). Ce qui se traduira par une montée en Nationale 1A à l’issue de la saison 1993-1994. A son tour, le TVB venait de rejoindre l’élite, mais pour ne plus la quitter cette fois.

A ce jour, outre ses exploits européens, le TVB peut s’enorgueillir d’avoir décroché 11 Coupes de France et 10 titres de champion de France. Il est devenu le club masculin le plus huppé de l’hexagone. Il a vu passer dans ses rangs quelques-uns des meilleurs volleyeurs mondiaux.

Palmarès du Tours Volley-Ball

Compétition Nombre de titres
Championnat de France 10
Coupe de France 11
Ligue des Champions 1
Coupe de la CEV 1

Une Finale Intense et Mémorable

Une partie de la finale retour s'est probablement jouée lors du premier set. Aucun équipe n'a réussi à faire la différence, pour aller finalement sur un 29-27 qui aurait pu tout aussi bien basculer en faveur de Poitiers. Le TVB a ensuite dominé les débats dans les deux manches suivantes.

Poitiers : Une Saison Prometteuse

L'Alterna SPVB peut nourrir des regrets après une saison pleine d'espoir ponctuée par une sixième place au classement. Pendant les playoffs, Poitiers a éliminé coup sur coup Tourcoing et Chaumont, troisième et deuxième de la saison régulière. L'Alterna Stade poitevin gardera de cette saison une note malgré tout positive, accédant à sa première finale depuis 11 ans.

Le club pictave, de retour cette saison en playoffs après quatre ans d’absence, n’a pu résister à la vague tourangelle, qui a quasiment tout emporté en phase finale (sept victoires en huit matches, seule défaite en demi-finales contre Montpellier, 1er de la saison régulière). « On savait que Poitiers était plus fort que ce qu’il avait montré à l’aller.

Ses derniers sacres remontent aux titres de 2009 et 2011, avant une liquidation judiciaire encore dans toutes les têtes. Poitiers a flanché dans cette finale, sa première depuis 11 ans.

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