Top 10 of the Best National Anthem in Rugby !
Les Classiques Incontournables
"La Peña Baiona" : L'Hymne Culte
Du vin grec à l’hymne des troisièmes mi-temps, bien au-delà du stade Jean-Dauger, l’originale trajectoire de « La Peña Baiona » est désormais connue. Au départ, il s’agit d’une chanson de 1974 intitulée « Griechischer Wein », composée et interprétée par le célèbre chanteur autrichien Udo Jürgens. Elle évoque le mal du pays de travailleurs immigrés grecs en Allemagne, qui se remémoraient leur terre en buvant du vin grec. Immense succès, la mélodie voyage en Espagne, où le tube devient « El Vino Griego » en 1975. Dans les années 1990, elle est reprise par des bandas du sud ouest de la France.En 2005, Dominique Herlax, amoureux de l’Aviron et membre de la Peña Baiona, groupe de supporters bleu et blanc créé quelques années plus tôt, écrit les paroles actuelles. Sur un bout de nappe, selon l’anecdote. Ce chant est inspiré de Griechischer Wein, un chant populaire autrichien écrit dans les années 70 pour rendre hommage aux immigrés grecs. Cette chanson a eu un grand succès dans toute l’Europe et notamment en Espagne où le chanteur José Vélez interprète en 1976 la version espagnole Vino Griego. C’est au début des années 80 que la Peña Baiona, club des supporters de l’aviron bayonnais, personnalise les paroles de la chanson qui deviendra très vite l’hymne officiel du club. Quant à la Peña Baiona, vous ne l’entendrez plus jamais comme avant.
Pena Baiona paroles est un chant emblématique du club de rugby de Bayonne, devenu un véritable hymne pour les supporters de l’Aviron Bayonnais. Interprété dans tous les stades de rugby de France, ce chant rassemble les amateurs du ballon ovale autour des valeurs de fierté, d’unité et de passion. Ce morceau a été notamment interprété au Stade de France par Jean Dujardin lors de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde de Rugby 2023, marquant ainsi son importance dans la culture populaire française.
Les paroles:
Couplet 1 :
Dans notre cher petit Bayonne
Il est une peña, la peña Baiona
Ils portent fièrement partout leur foulard bleu et blanc
A Dax ou à Narbonne, on ne voit plus que ces gars-là
Qui ont dans le cœur, leurs chers joueurs
Du rugby roi
Chez nous à Jean Dauger, ou bien partout à l'extérieur
Sur tous les stades enfiévrés, elle nous met tant d'ardeur
C'est la peña qui crie sa joie
Sur cet air là…
Couplet 2 :
Dans notre cher petit Bayonne
Il est une peña, la peña Baiona
Ils portent fièrement partout leur foulard bleu et blanc
A Dax ou à Narbonne, on ne voit plus que ces gars là
Qui ont dans le cœur, leurs chers joueurs
Du rugby roi
Partout nos joueurs brillent, souvent la victoire est au bout
Les rues de bleu et blanc s'habillent
Et la fête est partout
C'est la peña qui crie sa joie, sur cet air là
Refrain :
Allez alleeeez
Les bleus et blancs de l'Aviron Bayonnais
C'est la peña, c'est la peña Baiona
On est tous là, allez les gars
Encore une fois…
Allez alleeeeez
Les bleus et blancs de l'Aviron Bayonnais
Jouez au ras, puis écartez c'est l'essai
On applaudit à vos exploits, c'est gagné…

"Txoria txori" : L'Âme Basque
« Txoria txori » (« l’oiseau oiseau ») est d’abord un poème métaphorique, écrit en 1965 par l’artiste originaire du Guipuzkoa Josean Artxe. Il le résume ainsi : « C’est le dilemme de la liberté de la personne proche que l’on souhaite posséder. Ou vous attachez la personne et vous la posséder comme un oiseau en cage, ou vous aimez la personne telle qu’elle est et alors, si elle souhaite partir, vous devez la laisser partir. » En 1968, Mikel Laboa met le texte en musique. Sous le régime franquiste, qui interdit la langue basque, la chanson prend une dimension politique. Au fil des années, elle perd son titre originel dans la pratique populaire, pour « Hegoak » (les ailes), ainsi que son sens revendicatif. Elle monte souvent des tribunes de Jean-Dauger, de manière assez instinctive.
Cette chanson reprend le texte du poème “Txoria, txori” écrit par Joxean Artze en 1968. C’est en allant manger dans un restaurant de San Sébastien que Mikel Laboa, un chanteur basques très populaire, est tombé sur ce poème alors imprimé sur une serviette en papier. A l’époque, écrire en basque était encore considéré comme un acte de résistance. Etant resté sous le charme de ces quelques vers, le chanteur les a vite mis en musique en rentrant chez lui. Succès immédiat et engouement d’un peuple, cette chanson est maintenant devenue un symbole. C’est en 1998 que les soeurs ‘Aire ahizpak’ chantent pour la première fois Arrosako Zolan lors du festival Euskal Herria Zuzenean (EHZ) qui avait lieu à l’époque dans les vallées du village de Saint Martin d’Arrossa. Ces paroles très engagées correspondent bien à l’éthique du festival qui a pour but de valoriser la culture, la langue et l’identité basque.
Les paroles:
Hegoak ebaki banizkio
Neuria izango zen
Ez zuen alde egingo
Hegoak ebaki banizkio
Neuria izango zen
Ez zuen alde egingo
Bainan horrela
Ez zen gehiago xoria izango
Bainan horrela
Ez zen gehiago xoria izango
Eta nik, xoria nuen maite
Eta nik eta nik, xoria nuen maite
Lala lala lala lala lalaaa,
Lala lala lala lalaaaaa
Lala lala lala lala lalaaaa,
Lala lala lala lalaaaaa
Bainan horrela
Ez zen gehiago xoria izango
Bainan horrela
Ez zen gehiago xoria izango
Eta nik, xoria nuen maite
Eta nik eta nik, xoria nuen maite
Autres Chants et Hymnes Bayonnais
- Salut Bayoune: Un salut à Bayonne, sa rivière et son esprit.
- Arrantzaleak: Un chant de pêcheurs de Donibane, célébrant la mer et la culture basque.
- Bayonne: Un hymne à la ville, chanté au long des rives de l'Adour.
- La Marche du Jambon de Bayonne: Une ode à la spécialité culinaire de la région.
Les Chants d'Encouragement et de Fierté
"Allez les bleus, allez blancs" : La Simplicité Efficace
« Allez les bleus, allez blancs » : le plus simple« Allez les bleus, allez les blancs, allez les bleu et blanc… » : rien de plus simple à entonner. Ce classique était LE chant d’encouragement à l’époque où le stade Jean-Dauger se nommait encore le parc des sports Saint-Léon. On l’entend encore fréquemment s’échapper des travées bleu et blanc.
"Bayonnais, allez, allez, allez…" : Le Fédérateur
Rudimentaire et efficace : c’est l’un des chants les plus fédérateurs des avironards de toutes générations. Comme la Peña Baiona il y a quelques années, le BOC s’est écrit une chanson.
"Qui ne saute pas n’est pas Bayo-nnais" : L'Italien Adapté
Le « Qui ne saute pas n’est pas… », chant très football, aurait été inventé dans les années 1970 par la Curva, le virage des supporters ultras de la Reggina en Italie. Traduit puis importé dans les stades français, il a fini par migrer vers le rugby et connaître sa version bayonnaise. Qui fonctionne très bien.
"Chalalalalala, ô Bayonnais" : Le Norvégien
Le « Chalalalalala » a été lancé dans les tribunes bayonnaises par le BOC (Bayonnais d’origine certifié), un groupe de supporters créé en 2015 pour booster l’ambiance de Jean-Dauger. Elle leur a été inspirée par un chant du club de football norvégien Rosenborg.
Autres Chansons Populaires dans les Troisièmes Mi-Temps
Si les troisièmes mi-temps réservent à chaque fois leur lot de surprises, elles ont tout de même un élément qui perdure : les chansons. Parmi elles figurent plusieurs classiques. Le club-house a parfois des airs de salle de karaoké.
- Le chasseur alias « Les oies sauvages »: La chanson de début de troisième mi-temps, parfaite pour se chauffer la voix sur ce bon vieux Michel Delpech.
- Mon Dieu que j’en suis à mon aise: Chanson pyrénéenne reprise par Los de Nadau, elle traverse en ce moment le monde du rugby, notamment dans le sud-ouest.
- I will survive: Ce tube international résonne dans tous les club-houses de rugby de France et de Navarre.
- Life is Life: En troisième mi-temps, c’est le moment où tout le monde entonne « Here we go Here we go Here we go… »
- Les fêtes de Mauléon: Et si les Basques eux-mêmes parviennent toujours à respecter les paroles à la lettre, les autres inventent des langages non-identifiés.
- Les lacs du Connemara: C’est le genre de chanson magnifique que personne ne peut plus écouter à force de l’entendre à chaque fin de soirée bien lourde.
- Le Flower of Scotland: Ce magnifique hymne du tournoi est saboté dans tous les bus et club house de France et de Navarre, à écouter uniquement lors des matchs de l’équipe d’Ecosse retransmis en février/mars.
- Les chansons paillardes: Chaque club a la ou les siennes plus ou moins arrangées à sa sauce.
- Djadja: Elle ne plaît qu’à un seul mec par club. Le problème c’est que c’est celui planqué au fond du bus avec l’enceinte.