La valeur de la carte de hockey de Marc-André Fleury et son impact sur les Penguins de Pittsburgh

Marc-André Fleury, gardien de but talentueux, a marqué l'histoire des Penguins de Pittsburgh. Après leur titre de 2009 et l’émergence de jeunes joueurs de talent (Crosby, Malkin, Staal, Letang, Fleury), Pittsburgh est devenu l’une des équipes les plus en vue de la ligue. Examinons la valeur de sa carte de hockey et son impact sur l'équipe.

Le rôle de Fleury chez les Penguins

Même si la division est plutôt relevée, on peut penser que les Penguins de Pittsburgh, menés par Sydney Crosby et Evgeni Malkin, devraient tirer leur épingle du jeu et briguer le titre de la division. Pourtant, la saison 2009/10 n’a pas été à la hauteur des espérances pour des Penguins qui restaient sur deux finales de coupe Stanley d’affilée. Avec une défense renforcée grâce à l’arrivée de Paul Martin et de Zbynek Michalek, le travail de Marc-André Fleury dans les buts devrait être simplifié.

Les performances de Fleury

Il ne fait pas forcément l’unanimité chez les fans des Penguins qui trouvent qu’il encaisse trop de buts faibles, mais le talentueux Marc-André Fleury, 25 ans, sera encore cette année le gardien numéro 1 à Pittsburgh.

Les mouvements potentiels dans la LNH

Le poste de gardien en NHL, tout comme celui d’entraîneur, peut faire penser à un jeu de dominos : si l’un d’entre eux bouge, c’est toute une cascade de mouvement qui se met en route.

Petit rappel des faits : nous sommes en mars 2016, les Pingouins comptent depuis plus de 10 ans maintenant sur leur gardien de concession, Marc-André Fleury. Il fait partie des meubles, a toujours été considéré comme un très bon gardien, a aidé l’équipe à conquérir une Coupe Stanley et travaille d’arrache-pied avec ses coéquipiers pour compléter une remontée au classement qui permettrait à son équipe d’accéder aux play-offs après un début de saison difficile.

À quel point Marc-André Fleury est-il vraiment bon ?

Oui mais voilà, une commotion cérébrale met sur la touche le gardien numéro 1 et c’est au jeune Matt Murray, 21 ans et qui a connu son premier match NHL seulement 4 mois plus tôt, d’assurer l’intérim. Certains avaient vite fait d’enterrer les protégés de Mario Lemieux oui mais voilà, le petit jeune a eu l’indécence de jouer la carte « Rookie qui mène les siens vers la victoire finale », comme Cam Ward une décennie auparavant.

Les facteurs à considérer

Car dans un sport organisé « à l’européenne », il n’y aurait pas de problème à conserver de bons gardiens. Mais nous sommes en NHL, et plusieurs facteurs sont à prendre en compte.

  • Le plafond salarial : Un bon gardien, ça se paye cher. Très cher même. Et dans une équipe qui compte dans ses rangs des Crosby ou des Malkin, on peut facilement imaginer qu’il est difficile d’offrir un salaire de gardien partant à deux n°1.
  • Le principe des joueurs autonomes : Un joueur qui va au bout de son contrat, c’est un joueur perdu, qui n’a plus de valeur marchande pour son ancienne équipe. Et quand on connait la valeur d’un gardien, il est évident qu’il est tentant de vouloir en profiter plutôt que de le voir partir libre à la concurrence.
  • Le repêchage supplémentaire pour la nouvelle équipe de Las Vegas : La saison 2017-20158 offrira un repêchage supplémentaire pour la nouvelle équipe de Las Vegas, qui pourra piocher dans toutes les équipes NHL. Et les dirigeants ne peuvent protéger qu’un seul gardien.

La signature de Matt Murray

Revenons à ce qui pourrait bien être notre élément déclencheur : la signature pour 3 saisons supplémentaires ce jeudi de Matt Murray, accompagnée d’une nette revalorisation salariale, puisque ses revenus sont passés de 620 000 $ à 3 750 000 $. On se demandait qui les Pingouins allaient privilégier, et à l’instar du Lightning de Tampa Bay qui a offert le même type de contrat au jeune Andrei Vasilevskiy, c’est la jeunesse qui l’a emportée.

La question qui se pose dès lors : qui va emporter la mise ? Qui peut se permettre de signer un gardien qui d’un côté pourra les mener à la Stanley Cup mais qui de l’autre va se retrouver agent libre dès cet été ?

Les équipes potentiellement intéressées

Il y a tout d’abord les équipes qui, a priori, sont déjà équipées et ne recherchent pas de gardien numéro 1. C’est le cas de Montréal bien sûr avec Carey Price, mais aussi de Boston, des Rangers de New York, Chicago, Nashville, ou encore Los Angeles.

Il y a aussi le cas des équipes qui comptent dans leurs rangs deux gardiens, dont aucun n’a une place de numéro 1 assurée. On pourrait citer les cas de Philadelphie (Mason et Neuvirth) ou encore Dallas (Lehtonen et Niemi). Pour le coup, signer un « vrai » numéro 1 permettrait à ces équipes de renforcer un secteur défensif nécessiteux tout en ne touchant pas à la masse salariale si les deux gardiens étaient libérés : un goaler n°1 à 7M$ et un back-up à 1M$, cela revient au même que deux cerbères à 4M$ chacun.

D’autres équipes seraient également susceptibles d’accueillir Fleury, Bishop, voire d’autres goalies entrainés par la valse qui se prépare. C’est le cas de Calgary par exemple, qui malgré la signature de Brian Elliot cet été ne cracherait pas sur un « gros » gardien devant sa cage, d’autant plus que le salaire de ce dernier n’est pas très élevé (2,5M$) et il reste un peu de place sous le plafond chez les Flames (environ 6M$). Petit bémol : 15 joueurs sont dans leur dernière année de contrat, et les signatures s’accompagneront très probablement de revalorisations pour la plupart.

Les Jets de Winnipeg sont également une destination possible, avec un Pavelec à « seulement » 3,9M$ qui pourrait aller assurer l’intérim de Jonathan Quick à Los Angeles et qui pourrait être remplacé par un gardien permettant à la franchise canadienne de franchir un palier. Les Sharks pourraient aussi confier le filet à un prétendant à la Coupe Stanley, et Bishop et Fleury ont le profil parfait pour cela.

Bref, il existe des tas de possibilités mais une chose est sûre, ça va bouger dans l’enclave.

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