Le championnat de Libye de football est une compétition qui a connu de nombreux défis au fil des ans, notamment en raison de l'instabilité politique et des problèmes de sécurité dans le pays.

Le plus Grand Exploit de l'Histoire du Football Moderne.
Défis et Délocalisations
Pour la deuxième saison consécutive, le championnat libyen délocalise ses play-offs. Direction l’Italie pour les 6 équipes encore en lice pour le titre national. Mais cette décision a longtemps été tenue secrète.
Les nombreux maux auxquels fait face le football libyen sont l’une des principales raisons de cette absence de communication et de supporters. Face à des soucis de sécurité, les rencontres se déroulaient déjà à huis clos.
Les supporters du champion en titre Al-Nasr n’ont pas pu faire le déplacement en Italie puisque toutes les rencontres se disputent à huis clos.
Si les rencontres se déroulent en Italie, ce n’est pas le fruit du hasard. Mais plutôt d’un accord entre le gouvernement italien de Giorgia Meloni et du gouvernement libyen sur la réglementation des clandestins en échange du déroulement de ses rencontres en Italie.
Ces phases finales à l’extérieur du pays ne sont pas les premières puisqu’avant de venir en Europe, les Libyens les disputaient en Tunisie.
Cette saison, le championnat avait été suspendu avant de reprendre fin mai suite à l’instabilité politique.
Incidents et Interruption de Matchs
Le derby de Tripoli entre Al-Ahli et Al-Ittihad avait été arrêté après des affrontements entre supporters. Et malgré l’absence de supporters, l’une des rencontres de la première journée entre Al Ahli Tripoli et Al Ahly Benghazi a été arrêtée en fin de première période alors que le club de la capitale menait (2-0) pour « indiscipline des remplaçants ».

Un Contexte Politique et Sécuritaire Complexe
Depuis la révolte populaire de 2011, qui a mis fin à quarante-deux ans de dictature du colonel Mouammar Kadhafi, leur pays traverse une crise sans fin, marquée par des luttes de pouvoir, des violences, des ingérences étrangères et la présence de dizaines de milices.
C’est ce chaos qui a longtemps contraint la sélection à évoluer hors de ses frontières, en Tunisie et en Egypte, avant d’envisager un retour prudent à Benghazi, ce fameux mercredi de juin.
Voilà onze ans que la Libye est divisée en deux « camps » opposés, deux blocs, Est et Ouest, aux ramifications opaques et soumis à toutes sortes d’influences, locales et étrangères.
Retour Timide du Public
C'était le 1er juin, à Benghazi : après neuf ans d’exil, les Chevaliers de la Méditerranée retrouvaient leur public à l’occasion d’un match contre le Botswana (1-0), dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2023.
Pour des raisons de sécurité, la Confédération africaine de football avait limité le nombre de spectateurs à 3 000, dans un stade d’une capacité de 10 500. Mais les autorités locales ont fermé les yeux et près de 5 000 personnes ont pu assister avec ferveur à l’événement.
Le Rôle du Sélectionneur Corentin Martins
« Ce sont des émotions que mes joueurs ont dû apprendre à gérer », souligne le sélectionneur, Corentin Martins, en poste depuis avril. « J’ai accepté de relever ce défi, car l’équipe a du potentiel et parce que je prends du plaisir avec eux », explique cet ancien international français (quatorze sélections entre 1993 et 1996), dont l’objectif est la qualification pour la CAN 2023, en Côte d’Ivoire.
Son contrat est d’une durée d’un an et le contexte de sa mission pour le moins complexe.
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