Budget du Stade Lavallois en Ligue 2 : Défis et Ambitions

Le Stade Lavallois Mayenne Football Club, fondé en 1902, est profondément ancré dans la ville de Laval, en Mayenne. Fidèle à ses valeurs de combativité, de proximité avec ses supporters et de gestion équilibrée, le club a traversé les décennies.

Saison après saison, le passage devant la Direction Nationale du Contrôle de Gestion (DNCG) reste un moment important dans la vie d’un club de football. Le Stade Lavallois et son président, Laurent Lairy, ont validé leur budget devant la DNCG.

Le président du Stade Lavallois, Laurent Lairy, a annoncé le budget du club pour la saison prochaine en Ligue 2. Ce budget va atteindre 9,5 à 10 millions d'euros. Laurent Lairy annonce la couleur suite à l'officialisation de la montée du Stade Lavallois en Ligue 2.

Ce mardi, au lendemain de l'officialisation de la montée du Stade Lavallois en Ligue 2, le président mayennais a effectivement évoqué le budget de son club pour la saison prochaine et donné le montant précis. Soit un total plus important que lors de la dernière saison des Tango en deuxième division il y a cinq ans.

"Quand on était en Ligue 2, on avait à peu près 7,5 millions d'euros de budget et on avait le 18ᵉ classement parmi les clubs financiers," a rappelé Laurent Lairy auprès de France Bleu Mayenne. "Je veux passer à 9,5 millions, 10 millions d'euros. C'est le projet."

Le dirigeant veut se donner les moyens pour pouvoir conserver sa place dans l'antichambre, au cœur d'une saison qui sera marquée par quatre descentes en vue de la refonte des championnats. "On remonte la bonne année mais il faut rester. Et pour ça, il faut se donner plus de moyens", martèle-t-il.

Le Stade Lavallois gère son budget avec rigueur, veillant à assurer un équilibre financier, avec une attention particulière portée à la gestion de la masse salariale. En contrôlant les dépenses tout en recherchant des opportunités de recettes supplémentaires, notamment par le biais de ses partenaires locaux et nationaux, le club assure sa pérennité. Le club diversifie également ses sources de revenus, en exploitant les droits TV, les recettes de billetterie et les partenariats commerciaux.

Le Stade Francis Le Basser, inauguré en 1971, est le cœur battant du Stade Lavallois. Avec une capacité de 10 107 places, il accueille les matchs du club dans une atmosphère unique, où les supporters lavallois sont connus pour leur fidélité et leur passion. Si le taux d’occupation du stade peut varier, la ferveur des supporters reste constante.

Le Stade Lavallois bénéficie du soutien de nombreux partenaires, aussi bien privés que publics. Ces partenariats sont essentiels pour la pérennité du club, notamment pour la rénovation de ses infrastructures et le soutien aux projets sportifs. Le club met un accent particulier sur ses relations avec les institutions locales, afin de construire un projet durable.

À travers une gestion rigoureuse, une politique sportive raisonnée et des partenariats solides, le Stade Lavallois aspire à poursuivre son développement tout en restant fidèle à ses racines. Le club mise sur une stabilité financière, la fidélité de ses supporters et l’engagement de ses partenaires pour faire face aux défis de demain.

Le président du Stade Lavallois, Laurent Lairy, annonce sur France Bleu Mayenne un budget de 9,5 millions d'euros pour la saison prochaine. "Structurer, stabiliser pour rester en Ligue 2." Voilà le nouvel objectif du président du Stade Lavallois, Laurent Lairy.

Au lendemain de la victoire face à Chambly (3-0) qui valide le retour de Laval en Ligue 2, le président du club était notre invité sur France Bleu Mayenne, ce mardi 3 mai, il s'est voulu confiant et ambitieux. Et pour répondre présent en deuxième division la saison prochaine, le budget va augmenter pour atteindre entre 9,5 millions et 10 millions d'euros, plus important que la dernière saison des Tango à ce niveau, il y a 5 ans.

"Quand on était en Ligue 2, on avait à peu près 7,5 millions d'euros de budget et on avait le 18ᵉ classement parmi les les clubs financiers," explique Laurent Lairy. "Je veux passer à 9,5 millions, 10 millions d'euros. C'est le projet."

Surtout que dès la saison prochaine, il y aura quatre descentes de Ligue 2 en National pour une refonte des championnats. "On remonte la bonne année mais il faut rester. Et pour ça, il faut se donner plus de moyens", ajoute le président.

Investissements et Projets Futurs

Des investissements à court et moyen terme sont sur la table. Pour les financer, le club, qui emploie 47 salariés, dont 25 joueurs, pour un budget de 9,5 millions d’euros, lancera dans les prochains mois des tours de tables auprès de ses actionnaires pour parvenir à une augmentation de capital de 2 millions d'euros, pour atteindre 3,6 millions d'euros.

De quoi rester indépendant financièrement, même si le club se dit "ouvert à des partenariats si notre projet intéresse des marques extérieures", laisse entendre Laurent Lairy. Sur le site d’entraînement des Gandonnières, les terrains vont être rénovés dès cette année pour 500 000 euros.

Le principal chantier sera celui de la rénovation du stade Le Basser (11 000 places), sous la responsabilité de Laval Agglomération. Ce projet devrait nécessiter encore un an et demi d’études pour un démarrage des travaux espéré début 2025 et une livraison en 2029. Le stade ne sera pas construit à neuf, mais rénové, afin de limiter l’impact carbone.

Ainsi, le centre des Gandonnières doit être rénové "parce que c’est une passoire thermique", appuie ainsi Laurent Lairy (l’estimation du coût n’est pas encore établie). Les nouvelles pelouses du centre d’entraînement seront naturelles, de variétés résistantes, peu gourmandes en eau. Déjà, le club utilise un bassin de rétention d’eau pour arroser le stade.

“Ce que nous faisions déjà bien, nous allons essayer de le faire mieux”, résume le président. L’implication sociétale représente un enjeu fort, celui de l’image. Le Stade Lavallois veut véhiculer une image positive, de plaisir et de bienveillance et bannir la violence et les incivilités.

Du haut de ses 120 ans, le club souhaite s’impliquer encore plus dans la vie de la cité.

Laurent Lairy entrevoit également une rénovation du centre d'entraînement des Gandonnières, la réouverture du centre de formation ainsi qu'une rénovation du stade Francis Le Basser. Et va donc s'atteler, surtout, à trouver les fonds et sponsors nécessaires.

Sur France Bleu Mayenne, le président du Stade Lavallois a donc détaillé les projets à venir : une rénovation du centre d'entraînement des Gandonnières, la réouverture du centre de formation ainsi qu'une rénovation du stade Francis Le Basser, "au-delà des travaux" précise Laurent Lairy, qui part en quête de financement. "Je vais faire un appel au peuple. Je veux trouver de l'argent. J'enverrai un petit message la semaine prochaine aux partenaires puisqu'on est déjà en train de préparer le budget de Ligue 2", détaille-t-il.

Une réunion avec les partenaires est également prévue dès ce mardi soir, "pas forcément pour chercher un seul sponsor, prévient Laurent Lairy, mais pour que tout le monde s'y mette un petit peu et qu'on puisse réussir ensemble."


Laurent Lairy, président du Stade lavallois, avec son entraîneur Olivier Frapolli.

🟠⚪ Focus sur le retour du Stade Lavallois en Ligue 2 !

Défis Financiers et Inquiétudes

Tout récemment candidat à la présidence du collège des clubs de Ligue 2, passé à une voix de l'être, Laurent Lairy tire toujours la sonnette d'alarme pour le football français. Le président du Stade lavallois avait déjà fait un constat amer après l'élection de Vincent Labrune à la tête de la LFP il y a quelques semaines. Cette fois, c'est dans les colonnes de L'Équipe qu'il exprime son inquiétude. "Notre maison est malade."

Dans sa prise de parole, le président du Stade lavallois pointe aussi le deal avec CVC. Il ne cache pas avoir reçu 350 000 euros dans un reliquat CVC. Une somme allouée à deux autres clubs de Ligue 2, quand huit autres ont reçu 1,2M€. Les autres : zéro.

Avec un accord signé l'année de la montée du Stade lavallois en Ligue 2, les Tango se retrouvent ainsi dans une situation inéquitable où ils ont moins touché que les autres. Mais pire, le Stade lavallois doit contribuer à l'effort du remboursement. "Laval a perçu 750 000 euros initialement et doit rembourser cette saison 1 million, indique Laurent Lairy dans son interview à L'Équipe. Et après, ce sera 500 000 euros chaque saison à vie."

Heureusement pour Laval, Laurent Lairy prône une gestion financière saine quitte à se priver de certains renforts sportifs. Par exemple, cet été, le Stade lavallois avait proposé un nouveau contrat à son défenseur Djibril Diaw. Mais le joueur a préféré partir aux Girondins de Bordeaux, en National 2, pour un contrat plus lucratif.

Autant d'exemples qui démontrent la gestion pertinente et sans abus d'un club qui souffre, comme tous les autres, de la crise du football français. "Aujourd'hui, la situation du foot professionnel est très préoccupante, termine Laurent Lairy dans le quotidien sportif."


Djibril Diaw a signé à Bordeaux à l'intersaison.

Comparaison avec d'Autres Clubs de Ligue 2

Les clubs de Ligue 2 abordent la saison avec des moyens très contrastés. Entre Saint-Étienne et Boulogne, l’écart est abyssal. La saison de Ligue 2 ne se jouera pas uniquement sur les pelouses. Elle se dessinera aussi dans les coulisses, au cœur des bilans financiers. Car les budgets conditionnent les ambitions.

L’AS Saint-Étienne affiche un budget colossal de 34 à 36 millions d’euros. Un chiffre qui écrase la concurrence et confirme l’ambition de retrouver la Ligue 1. Le soutien de Kilmer Sports Ventures a changé la donne, permettant des investissements massifs sur le mercato. Montpellier suit avec 28 à 30 millions. La descente a coûté cher, mais le club garde une enveloppe conséquente pour dominer cette Ligue 2.

Troyes se maintient à un solide 20 à 22 millions grâce au City Football Group, tandis que Reims et Guingamp tournent autour des 20 millions. Derrière, Amiens affiche 17 à 19 millions. Le Red Star, lui, dispose de 14 à 16 millions. Dans le ventre du classement budgétaire, on retrouve Bastia avec 13 à 15 millions. Nancy s’appuie sur un budget estimé entre 12 et 14 millions. Grenoble reste solide avec 11 à 12 millions, validés sans contrainte par la DNCG. Annecy, Clermont et Dunkerque tournent autour de 10 à 11 millions. Laval ferme ce groupe intermédiaire avec 9 à 10 millions.

Dans les profondeurs, la survie reste le maître mot. Le Mans avance avec 8 à 9 millions, dopé par de nouveaux investisseurs, dont la présence étonnante de Novak Djokovic. Rodez doit reconstruire avec 7 à 8 millions, Pau, avec 6 à 7 millions, s’accroche grâce à une gestion rigoureuse. Et enfin, Boulogne ne dispose que de 5 à 6 millions.

La Ligue 2 traverse une période délicate. Les droits télévisés ne rapportent plus que 40 millions au total, une chute brutale qui fragilise l’ensemble des clubs. Les écarts se creusent entre les gros budgets soutenus par des investisseurs puissants et les petites structures condamnées à se serrer la ceinture. Le cas Laval illustre parfaitement cette fracture : 650 000 euros de droits TV aujourd’hui, contre près de 4 millions il y a deux saisons.

Ce panorama financier annonce une saison où chaque euro comptera autant que chaque point. Les favoris à la montée s’appuieront sur leurs moyens pour imposer leur loi. Les outsiders tenteront de jouer avec finesse. Les petits budgets, eux, devront batailler pour exister dans une compétition où l’argent pèse de plus en plus. Car en Ligue 2, le rapport de force économique se reflète souvent dans le classement final. Mais le football réserve toujours des surprises.

Tableau des Budgets des Clubs de Ligue 2

Club Budget (en millions d'euros)
AS Saint-Étienne 34-36
Montpellier 28-30
Troyes 20-22
Reims ~20
Guingamp ~20
Amiens 17-19
Red Star 14-16
Bastia 13-15
Nancy 12-14
Grenoble 11-12
Annecy 10-11
Clermont 10-11
Dunkerque 10-11
Laval 9-10
Le Mans 8-9
Rodez 7-8
Pau 6-7
Boulogne 5-6

En conclusion, le Stade Lavallois, avec son budget de 9,5 à 10 millions d'euros, se situe dans la moyenne basse des clubs de Ligue 2. Le club devra faire preuve d'une gestion rigoureuse et créative pour atteindre ses objectifs sportifs et assurer sa pérennité financière.

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