Le Besançon Volley-Ball (BVB), fondé en 1972, s'est toujours positionné à l'avant-garde du sport amateur régional. Ce club mixte accueille tous les sportifs, qu'ils soient filles, garçons, jeunes ou moins jeunes. Découvrons ensemble l'histoire de ce club emblématique.

Les Origines et l'Évolution du Club
Le Club bisontin BVB est issu de l'ASQP Volley ball. Le président actuel et l'ancien président présentent le club : son histoire, son effectif, ses équipes et ses championnats.
Plus de 200 licenciés au Besançon Volley Ball sont sans doute en partie portés par la médaille d'or olympique de l'équipe de France (c'est la première fois !) et de nombreux bénévoles pour l'ensemble des équipes qui s'entraînent au gymnase de la Malcombe à Besançon.
L'Engagement envers la Formation des Jeunes
Pas de problème de recrutement au BVB, les joueurs et joueuses des équipes phares proviennent pour la grande majorité des rangs des équipes de jeunes formés au Club. Les dirigeants se sont en effet engagés dans une politique de formation en interne depuis quelques années.
Le lycée Victor Hugo a présenté une équipe féminine et une masculine, toutes deux qualifiées pour cette compétition car victorieuses du championnat du district de Besançon. Les équipes du lycée Victor Hugo sont composées majoritairement d’élèves issus de la section sportive volley du lycée, les juniors inscrits en section sportive peuvent concourir dans le même championnat que les élèves des autres lycées du département. Il n’en n’est pas de même pour les cadets (et cadettes) qui, eux, doivent s’engager dans un championnat excellence réservé aux élèves de section et de pôle.
Les Équipes et les Championnats
L'équipe première féminine évolue en N2, et se classe actuellement 5è de son championnat, les garçons promus en N2 (équivalent de la quatrième division) occupent eux la 8ème place.
Il faut noter que les féminines sont davantage représentées que les garçons au Besançon Volley Ball.
La saison touche désormais à sa fin, mais vous pouvez assister encore à quelques matchs à domicile à la Malcombe le dimanche après midi, l'entrée est libre.
Nathan Féral : Un Exemple de Réussite Formé au Club
À seulement 21 ans, Nathan Féral est déjà champion d’Europe… Ce jeune volleyeur au physique impressionnant (1m97 pour 93 kg) n’était pourtant pas prédestiné à un tel début de carrière.
Alors qu’il est encore très jeune, ses deux parents le mettent au sport. Tous deux sont professeurs d’EPS, la pratique d’une activité physique était donc une évidence. Alors il s’essaye à plusieurs disciplines, football, handball, athlétisme… Mais un jour, il a le déclic : “Je ne l’ai jamais forcé à faire du volley. Je voulais juste qu’il fasse du sport, mais un week-end alors qu’il était avec ma femme, ils sont allés à un tournoi au club de Besançon, et il a aimé tout de suite, en rentrant il a dit : l’année prochaine je veux commencer le volley.
Très vite, Nathan montre des aptitudes intéressantes dans ce nouveau sport. Déjà grand et puissant pour son âge, le jeune garçon joue au poste de "pointu", c'est à dire d’attaquant, son rôle est de marquer les points. Très vite la machine se met en marche.
Alors qu’il est au collège à Marnay en Haute-Saône, il joue plusieurs fois par semaine au Besançon Volley-Ball. Sélection régionale, puis détection nationale, le jeune garçon suit un “parcours parfait” comme témoigne son entraîneur de l’époque Cédric Ambs.
Au lycée, Nathan intègre le pôle espoir à Lyon, à ce moment-là son arrivée tardive au volley lui fait quelque peu défaut. “Dès ma première année au pôle espoir, j’ai fait des sélections pour l’équipe de France jeune, mais j’avais un gros retard technique sur les autres donc je n’ai pas été sélectionné”.
Alors le jeune joueur continue de progresser, pendant toutes ses années lycées, il alterne entre le pôle espoir et le club de Besançon le week-end, il passe près de 20h à l’entraînement par semaine. Nathan est quelqu’un qui est très agréable à coacher, il cherche toujours à plus performer pendant les séances, il est perfectionniste.
Il finit par intégrer le pôle France au Centre national de volley-ball (CNVB) à Montpellier à la fin de son année de terminale, il commence alors à jouer avec l’équipe de France espoir, équipe avec laquelle il finira par remporter ce fameux championnat d’Europe.
Que ce soit par son père ou par son ancien entraîneur, Nathan est décrit comme un jeune homme volontaire et soucieux de réussir. “C’est quelqu’un qui a la tête sur les épaules, il pense déjà à l'après et surtout il a l’intelligence d’écouter ce que disent ses parents et ses entraîneurs, il n’a pas du tout pris la grosse tête”.
Penser à l’après, ne pas se focaliser que sur sa carrière sportive, autant de valeurs que ses parents ont absolument voulu lui inculquer depuis l’enfance : “Quand il est parti en sport étude, réussir à l’école était avant tout la priorité. Alors Nathan a allié le sport et ses études, même s’il a très vite rêvé de devenir sportif professionnel, s’assurer un avenir a toujours été une priorité. En parallèle de son activité en club, il réalise des études d’informatique.
“J’ai choisi de faire des études parce que je ne savais pas si j’allais avoir une carrière. Il faut toujours avoir une solution de repli, notamment en cas de blessure. Nathan est aussi et surtout un passionné, qui se donne à fond en toutes circonstances. Son père raconte : “quand il était petit, il s’est pris de passion pour le rubik's cube, il passait des journées à apprendre les mouvements pour le faire le plus rapidement possible, il a même participé à des compétitions. C’est un garçon qui est capable d’être exigeant avec lui-même et de s’investir à fond dans chaque discipline où il performe”.
Et puis le volley, et le sport en général sont devenus une sorte de religion dans la famille. “C’est moi qui l’ai entraîné quand il a commencé ce sport, alors ça nous a permis de développer une très grande complicité. Puis son petit frère s’y est mis aussi.
Après plusieurs saisons avec l’équipe espoir, Nathan a finalement participé au Championnat d’Europe, une première fois en 2022 avec l’équipe U20, mais l’équipe n’atteint pas les demi-finales. Malgré un début de compétition compliqué, avec notamment une défaite contre le Portugal dès le premier match, les jeunes joueurs se mobilisent et battent l’Italie, équipe favorite, en phase de poule.
La compétition qui se joue alors aux Pays-Bas continue sur une bonne note et les Français arrivent en finale, où cette fois encore ils doivent affronter l’Italie. “C’était un match très compliqué, on a super bien commencé en gagnant les deux premiers sets, mais l’Italie revient dans le match et on se retrouve au coude à coude.
Cette victoire est une délivrance pour le Bisontin et son équipe. Stéphane aussi se souviendra longtemps de ce 14 juillet 2024 : “C’était la première fois qu’on pouvait le suivre sur toute une compétition. La finale était vraiment très stressante, mais la victoire était un super moment.
Ce n’est que le début du parcours pour Nathan qui a encore beaucoup d’aventures qui l’attendent. Il y a quelques mois, il a participé à un stage de plusieurs jours aux côtés de l’équipe de France sénior (celle que vous retrouverez notamment aux JO). L’année prochaine il continue à performer avec les Spacer’s à Toulouse.
L’objectif est bien sûr de rejoindre les internationaux, il espère être appelé pour jouer avec l'équipe réserve lors de la saison prochaine. En toute humilité, le jeune homme garde les pieds sur terre et sait que la concurrence sera rude.