Dû à la situation actuelle, il est important de s'adapter et de trouver de nouvelles façons de s'entraîner. C’est dans cette optique que nous avons décidé de développer des exercices d’entraînement à domicile.
La clé du succès pour améliorer votre jeu est de chausser les patins le plus souvent possible. Peu importe si ce n’est que 20 minutes par jour. Concentrez vous sur votre technique et votre forme physique, la puissance viendra avec les répétitions des exercices.
Avant de commencer : saviez-vous que le hockey sur glace est le sport d'équipe le plus rapide au monde ?
Même si au hockey sur glace, les palets volent souvent à très grande vitesse au-dessus de la glace, la puissance n'est pas le seul facteur décisif pour un tir précis et exact. Mais qu'est-ce qui caractérise une bonne technique de tir ?
Pour Matthias Plachta, joueur professionnel des Aigles de Mannheim, il est difficile de donner une réponse précise à cette question, car il est impossible de généraliser. « Il n'existe pas de recette miracle. Chaque joueur doit trouver de lui-même la technique qui lui convient le mieux. L'important est, qu'à la fin, sorte un tir puissant, précis et rapide » nous explique-t-il.
3 exercices pour améliorer votre tir de hockey! (Sports Excellence - Game Assist)
Techniques de Tir au Hockey
Les défenseurs utilisent efficacement quelques outils simples pour créer des occasions de but. Très souvent, vous vous retrouvez obligé de jouer en revers. Occasion parfois très utile dans certaines tactiques de jeu, le tir revers prend le gardien par surprise. C’est de loin le coup le plus utile et le plus commun du jeu, car vous n’avez pas besoin de beaucoup de temps ou d’espace et vous pouvez déséquilibrer les gardiens. La sortie est rapide et peut être difficile à lire pour les gardiens.
Voici quelques techniques de tir courantes :
- Le tir frappé (« slap shot » en anglais) :
- Le joueur lève d'abord sa crosse très haut en arrière. La palette doit se trouver à peu près à la hauteur de son épaule.
- Ensuite, le joueur fait redescendre à vive allure la palette qui tape sur la glace juste devant le palet et continue à glisser vers le palet. Le joueur doit maintenant placer tout son poids sur la crosse de façon à ce qu'elle se courbe légèrement, ce qui va provoquer un effet d'accélération qui va se répercuter sur le palet (effet de ressort).
- De toute son énergie, le joueur continue dans le mouvement de la crosse vers l'avant tout en faisant pivoter tout le haut de son corps.
- Cependant : la puissance musculaire seule ne suffit pas pour réussir un tir frappé : le timing est décisif. Il faut frapper d'abord la glace avant de frapper le palet, de sorte à ce que la crosse se tende tel un ressort. L'arc que forme à ce moment-là la crosse, stocke toute l'énergie que le joueur a développée grâce à sa prise d'élan et au mouvement de rotation du haut de son corps. Cette énergie se décharge alors brutalement sur le palet.
- Le tir du poignet ou « wrist shot » : est une technique de tir en hockey sur glace, qui est surtout utilisée sur les espaces restreints. Le tir du poignet se caractérise principalement pas l'effet de surprise qu'il génère. Un joueur de hockey sur glace expérimenté n'a aucun mal à effectuer un tir du poignet rapide et précis. Il suffit de prendre un très petit élan ou même juste de pousser le palet déjà en contact avec la palette. Le tir du poignet ne dépend pas seulement de la rotation correcte du poignet, mais aussi d'un transfert de poids équilibré et de la position ciblée du joueur sur le palet.
- Le tir frappé court : (aussi appelé snap shot en anglais) est une sorte de tir du poignet (wrist shot) raccourci, où le palet est tiré avec la force du tir frappé (slap shot). Le tir frappé court est principalement utilisé tout près du but car dans une telle situation de jeu, il est particulièrement important que le palet soit joué le plus rapidement possible.
- Le tir du revers : (appelé backkhand shot en anglais) est une technique de tir dans laquelle le palet est joué avec l'arrière de la palette. Le tir du revers est certes moins précis qu'un tir du poignet, mais l'avantage qu'il présente est qu'il créée la confusion chez le gardien de but de l'équipe adverse. Le tireur se déplace à grande vitesse juste derrière le but adverse, puis, avec un mouvement de rotation rapide autour de la cage, il essaie de faire passer le palet devant le gardien de but et de marquer dans le coin opposé du filet.
Etant donné qu'au hockey sur glace, la qualité du tir est le facteur principal d'un but réussi, la diversité et la bonne technique de manipulation crosse-palet sont considérées comme des compétences de base, que chaque joueur devrait acquérir et parfaire en permanence.
Matthias Plachta des Aigles de Mannheim nous confirme toutefois, que les équipes professionnelles ne suivent plus d'entraînement spécial à la technique de tir : « la technique de tir se travaille au niveau des équipes juniors, mais aussi sur les camps d'entraînement en été et souvent avec des entraîneurs spécialisés dans les techniques de tir. Mais après un certain âge, ce type d'entraînement n'est plus proposé. Nous tirons quelques palets de temps en temps après l'entraînement de l'équipe. Mais chacun peut décider de participer ou non.
Toujours à ce sujet et si vous souhaitez améliorer votre technique de tir sur la glace, Matthias Plachta ajoute : «il existe bien sûr des machines de tir qui peuvent simuler toute situation sur la glace et tout type et direction de tir. Mais en fin de compte, il faut simplement tirer, tirer et encore tirer. Pour travailler un peu sur la dureté, on peut utiliser des palets spéciaux qui sont un peu plus lourds que les palets utilisés pendant un match. Mais même avec ces derniers, la règle d'or est la même : il faut tirer encore et toujours, car en fin de compte, développer une bonne technique, c'est avant tout une question de feeling.
Au hockey sur glace, la technique de tir et la puissance de tir sont donc décisives lorsqu'il s'agit de saisir la moindre occasion de but et de marquer.
Afin de pouvoir développer la puissance de tir nécessaire, surtout pour les tirs du poignet et les tirs frappés courts, il est judicieux d'intégrer régulièrement les plate pinchers (pincer de disques), hex holds et des wrist rolls dans l'entraînement. Avec des poids appropriés, vous pouvez travailler au renforcement de la musculature de la main de manière ciblée, et si besoin, adapter régulièrement la charge d'entraînement. « Cinq minutes, cinq fois par semaine », c'est la cadence d'entraînement conseillée par l'entraîneur Jouni Lehtola du Dallas Hockey Club.
Le fait que vous puissiez facilement faire des exercices à la maison, lors d'un déplacement ou entre deux activités avec une mini crosse, contribue à renforcer l'efficacité de votre entraînement. Le mot clé est ici répétition : ce n'est que de cette façon que le muscle peut se souvenir d'un certain mouvement et y faire appel correctement, plus tard sur la glace, même en situation de stress.
Afin de pouvoir améliorer la puissance et la technique de tir de manière ciblée, un programme de musculation complet est essentiel pour tout joueur de hockey sur glace ambitieux. Un entraînement complet de hockey sur glace type peut inclure des flexions du genou pour des jambes fortes. Pour la poitrine et les triceps, en revanche, le développé couché avec haltères est particulièrement adapté. Les jambes, les fesses et le tronc peuvent être renforcés efficacement par une combinaison de montées sur banc (step-ups) et de fentes.
Au hockey sur glace, la bonne technique de tir ne s'acquiert pas du du jour au lendemain. Si vous voulez améliorer votre technique de tir, vous devez donc vous entraîner régulièrement sur la glace et hors-glace, tout en suivant en parallèle un programme de musculation complet.

Amélioration du Maniement de Rondelle : Un Défi Annuel
Je me suis lancé le défi d’améliorer mon maniement de rondelle en m’entraînant chaque jour pendant toute une année. Je m’étais aussi fixé des objectifs chiffrés, pour de ne pas passer une année à m’entraîner dans le vide ! Et maintenant que je vais pouvoir regarder dans le rétroviseur et te faire un retour sur toute cette année, je peux te dire que je suis plutôt content des résultats.
Lorsque je me suis lancé mon défi, j’avais en tête de faire des sessions d’entraînement quotidiennes de 10 à 20 minutes. Et j’ai eu raison, parce que cette année a été plus que chargée ! Je t’avoue que même si je suis arrivé à m’entrainer chaque jour malgré tout, j’ai l’impression que mes sessions ont duré moins de 10 minutes en moyenne.
Au début du défi, j’ai tout de suite pris l’habitude de filmer mes entraînements. Ça m’a permis de voir mon évolution mois après mois et de rester motivé.
Matériel Utilisé
Durant cette année, j’ai pu tester pas mal de matériel. Des bâtons, des palettes, des pucks, des applications d’entraînement… Je te montre tout ce que j’ai utilisé juste en dessous !
- 3 bâtons:
- Un Bauer Nexus 6000, palette P92.
- Des rondelles et balles de maniement:
- Des pucks classiques de hockey sur glace et roller-hockey
- Un green biscuit, que j’ai utilisé tout au long de cette année.
- Une puck de maniement HockeyShot Dangle 2.0
- Une balle de maniement en bois classique.
- Un Wraparound, prêté par un coéquipier, et qui a sauvé ma palette sur pas mal de revêtements rugueux !
- Des applications d’entraînement:
- Dangle Time, de HowToHockey/HockeyShot. Les trois premiers niveaux sont gratuits 🏒
- Hockey Training. Elle est beaucoup plus complète que la précédente et certaines vidéos sont gratuites (il faut faire un filtre sur « Free videos! » dans la recherche par catégorie). En particulier, celle-ci m’a beaucoup inspiré pour mes entraînements !
En un an, j’ai eu le temps de tester un bon nombre de lieux différents pour mes entrainements de maniement. Dans le désordre, en voici quelques-uns :
- Au moins cinq garages différents. C’est un peu mon lieu de prédilection 😉
- Deux ou trois terrasses avec du carrelage plus ou mieux rugueux
- Des aires d’autoroute et de stationnement
- Une route de campagne (c’était le crash test du Green Biscuit 😄)
- Le terrain de roller-hockey de mon équipe
- La cuisine d’un Air B’n’B et la salle de bain d’une chambre d’hôtel
- Un trampoline.
Avec les confinements qui se sont enchaînés, les arénas sont restées fermées. Je n’ai donc pas pu reprendre la glace. Vivement la fin de cette pandémie !
Défis et Obstacles
S’entraîner chaque jour pendant toute une année, sans aucune interruption, demande un peu d’organisation. Ce défi a mis à rude épreuve ma vie de famille et j’ai souvent eu l’idée d’abandonner.
Mais ce qui a surtout été très dur au cours de cette année, c’est les absences de championnat et les multiples confinements qui se sont succédés à cause du coronavirus. Je t’avoue que j’avais parfois l’impression de m’entraîner pour rien, cette crise sanitaire ne faisant que se prolonger mois après mois.
Malgré tout ça, j’ai quand même tenu bon. Peut-être parce que j’avais annoncé publiquement ce défi sur Technique-Hockey, et que je ne voulais surtout avoir à expliquer un abandon. J’imagine que ça m’a encouragé à ne rien lâcher !
Placement des Joueurs lors d'une Mise en Jeu
Ça fait longtemps que je pensais à écrire un article sur le placement des joueurs avant une mise en jeu. Il faut savoir également que le placement lors d’un face-off n’est pas le même entre le hockey sur glace et le roller-hockey. C’est évidement dû à la différence du nombre de joueurs en jeu. Alors si vous pratiquez les deux sports, il peut vous arriver de vous emmêler les pinceaux.
La première est que les configurations présentées dans cet article sont essentiellement des propositions. En effet, chaque équipe a ses petites spécificités et il est possible que dans la votre, on préfère mettre tel joueur à tel endroit pour telles raisons. Le placement des joueurs lors d’une mise-en-jeu n’est pas une règle immuable, il est tout à fait possible de l’adapter en fonction des situations de jeu et des capacités de chaque joueurs.
Enfin, la dernière chose est que les placements lors d’une mise-en-jeu dépendent de plusieurs choses. Bien évidement, votre équipe n’adoptera pas la même configuration si elle est en phase offensive ou défensive. Mais il faut également penser à ce qu’il va se passer après. Quelle est la suite si votre coéquipier remporte le face-off, s’il le perd ? Est-ce que chaque joueur sait bien quel est son rôle ?
Placement au Hockey sur Glace
Le placement lors de la mise en jeu au centre de la glace est la plus intuitive de toutes. Le centre participe au face-off et les deux ailiers sont répartis de part et d’autre du cercle d’engagement. Enfin, les deux défenseurs sont généralement situés non loin de la ligne bleue. La mise en jeu en zone offensive est très similaire à celle au rond central.

Un peu plus complexe car moins intuitive, la mise en jeu défensive doit pourtant être parfaitement maîtrisée. En effet, vous vous en doutez, une erreur de placement peut coûter très cher à l’équipe !
A la différence des deux autres mises-en-jeu, les défenseurs sont nettement plus engagés. Le plus proche de la bande (D1 bleu) est généralement placé à l’oreille du cercle, parfois légèrement en arrière. Il contre l’ailier (AD rouge) en cas perte et, dans de nombreuses stratégies, a la responsabilité de récupérer la rondelle si le centre remporte le face-off. L’autre défenseur (D2 bleu) est placé à l’autre oreille. En cas de perte, sa responsabilité est de couvrir tout tir dans son axe et de contrer l’ailier adverse (AG rouge). Si le face-off est remporté, il supporte le premier défenseur en se démarquant (pour une OVER par exemple).
Les deux ailiers sont placés dans le corridor central. Le premier (AG bleu) est au niveau de l’oreille du cercle d’engagement, à côté du défenseur (D2 bleu). En cas perte, il doit rapidement traverser le cercle pour venir marquer le défenseur adverse situé le plus proche de la bande (D1 rouge). Le dernier ailier (AD bleu) est situé en plein centre. En cas de perte, il a la responsabilité de marquer le défenseur adverse le plus dangereux pour le gardien (celui le plus au centre de la glace, ici D2 rouge). En cas de gain, il doit se démarquer.
Comme on l’a vu ensemble, c’est en situation défensive que le placement des joueurs est le moins intuitif.
Placement au Roller Hockey
Issu du hockey sur glace, on retrouve certaines similitudes dans les placements de mise-en-jeu. Mais le passage de 5 à 4 joueurs de champs a imposé certaines adaptations.
L’engagement au rond central n’est plus aussi intuitif. L’absence de centre impose que ce soit un ailier qui participe au face-off. Et cela déséquilibre forcément un peu le placement. Ceci étant dit, les rôles d’attaquant et de défenseur au roller hockey ne sont pas aussi tranchés qu’au hockey sur glace.
Le placement généralement utilisé par les équipes est le suivant : un ailier et un défenseur se placent au niveau des oreilles. Le dernier défenseur (ici D2 bleu et rouge) est situé dans la partie basse du terrain. Comme on peut le voir sur le schéma, il n’est pas nécessairement collé au cercle. Mais surtout, il est légèrement décalé par rapport à ligne médiane du terrain. En effet, il permet ainsi au gardien de voir la mise-en-jeu et limite le déséquilibre de défense sur un seul côté de la patinoire.
C’est le positionnement le plus intuitif au roller hockey. Le premier ailier est à la mise en jeu, le second au niveau de l’oreille la plus proche du filet adverse. Pour les défenseurs, ils sont positionnés plus en retrait. Le premier (D1 rouge) se situe non loin de la bande, proche du cercle pour récupérer une éventuelle passe en retrait de l’ailier qui engage. Le second (D2 rouge) se place plein axe.
En situation de défense, le placement des joueurs est fortement inspiré de ce qui est fait en glace, à la différence qu’il n’y a plus deux joueurs aux même endroit. Un ailier assure le face-off, comme précédemment. Le défenseur le plus proche de la bande (D1 bleu) garde sa position en vue de récupérer la rondelle. Ainsi, il a la même responsabilité qu’au hockey sur glace. L’autre défenseur (D2 bleu) se place à l’oreille la plus proche du gardien. Son rôle est toujours de contrer l’ailier en face de lui, ou de se démarquer pour offrir une option au premier défenseur. Enfin, le dernier ailier (AD bleu) est situé dans le corridor central. Lorsque la rondelle est lâchée par l’arbitre, il patine fort pour rejoindre le défenseur en face de lui (D2 rouge). Si la mise en jeu est perdue, il le marque pour éviter un tir plein axe.

Les mises-en-jeu ne doivent pas être vue comme une simple relance du match. Que ce soit en zone centrale, en attaque ou en défense, chaque joueur a une responsabilité, que la rondelle soit récupérée ou non.