Le club de handball d'Asnières a une histoire riche et mouvementée, marquée par des changements de nom, des fusions et des acquisitions, ainsi que par l'émergence de joueurs de talent. Cet article retrace l'évolution de ce club emblématique, de ses origines à sa transformation en Paris Saint-Germain Handball.

Les débuts du club
L'histoire du club remonte à 1941, date de sa création sous le nom de Patriotes d’Asnières, avant de devenir Asnières Sport. Au sortir du conflit, souvent sous l’impulsion de groupes corporatifs comme les cheminots ou ouvriers d’usine, plusieurs clubs voient le jour : la Stella Sport St-Maur (1946), l’US Ivry (1947) et l’USM Gagny (1948), dont Jean-Michel Germain sera entraîneur pendant 24 ans.
En 1952, le Comité de l’Île-de-France devient officiellement ligue de l’Île-de-France de Handball. Elle enregistre aussitôt l’acte de naissance de l’Athlétique Club de Boulogne-Billancourt, le handball commence à sortir de la banlieue est. Dix ans plus tard, il arrive en Seine-et-Oise (sud) au sein du Massy Athlétic Sport, et en Seine-et-Marne à l'Est de Paris à Pontault-Combault (1968).
L'ascension vers l'élite
Car l'estampille Asnières Handball Club n'est que le dernier avatar d'un club historique. Créé en 1942 par Christian Picard (le père de Gérard Picard, l'ancien président de Paris), il a atteint l'Elite nationale au début des années 1990. Les noms changeaient (Asnières Racing Olympique 92, Paris Racing Asnières, Paris Asnières, PSG Asnières, PSG), pas le souci de performance.
Jackson Richardson y a débuté en métropole. Patrick Cazal, Bernard Latchimy et autres Maxime Spincer, aujourd'hui entraîneur adjoint de Paris, ont eux aussi participé à l'ascension du club. Patrice Canayer (l'actuel entraîneur de Montpellier) également, d'abord en tant que joueur puis en tant que coach. Mais en 1996, Asnières et Paris ont pris des destinées différentes. Le club de la capitale poursuivait son chemin au sein de l'élite, Asnières commençait une nouvelle vie tout en bas de l'échelle.
La section handball de l'« Asnières Sports » présidée par Gérard Picard, quitte cette structure omnisports pour se muer en « Paris-Asnières » en 1989. Jackson Richardson évolue à cette période au club (1989-1991).
Les années PSG et la transformation en Paris Handball
Le club de Paris-Asnières adhère au club omnisports du Paris Saint-Germain en 1992 et devient le « PSG-Asnières ». Le club quitte le giron du Paris Saint-Germain en 2001 et devient le « Paris Handball ».
Parmi l'effectif actuel, citons le jeune pivot international français Cédric Sorhaindo, au club depuis 2004. Jusqu'en 2008, l'équipe comptait parmi ses rangs l'ancien ailier international français Olivier Girault, capitaine fidèle au club depuis toujours et aujourd'hui entraîneur.
À l'issue de la saison 2008-2009 et d'une énième défaite à Coubertin face à Dunkerque, le club est relégué sportivement en seconde division. C'est la stupéfaction. Après une année passée en D2, Les parisiens reviennent en LNH mais passent à nouveau deux saisons dans les bas fond du classement.
Le rachat par Qatar Investment Authority et la naissance du Paris Saint-Germain Handball
Le 4 juin 2012, Qatar Investment Authority devient le nouveau propriétaire pour 100% du Paris Handball et renomme le club Paris Saint Germain Handball. Il devient par la même occasion le plus gros budget du handball Français.
Après ce rachat commence une nouvelle ère de règne avec le recrutement de joueurs internationaux tels que Didier Dinart et Samuel Honrubia mais aussi du meilleur joueur du monde 2011 Mikkel Hansen. Ils remportent 10 titres de champions de France entre 2013 et 2023, 6 coupes de France depuis 2007, 5 trophées des champions et finalistes de la ligue des champions à deux reprises en 2017 et 2020.
Au bord du gouffre, le PSG se voit doté, d’un coup d’un seul, du plus gros budget de la ligue nationale de handball. Et ce n’est qu’un début ! Le club, en parfaite décomposition depuis quelques années, au bord du dépôt de bilan il y a un an, peut à nouveau regarder vers les sommets. C’est vrai qu’avec un budget de sept millions déposé immédiatement sur la table, les qataris, euh pardon, les parisiens peuvent se permettre d’avoir les plus grands noms du handball mondial comme les internationaux français comme Abalo, Dinard, Honrubia ou des illustres personnalités comme Bojinovic !!!
Alors oui, il faudra compter sur Paris cette année pour chatouiller l’ogre Montpelliérain dans la course au titre. De quoi mettre un peu de suspense dans un championnat où l’on connaît déjà le vainqueur du championnat avant même qu’il ait commencé ! De belles joutes en perspectives, au moins jusqu’en 2015 !
Ses transferts:
- Départs: Filah (?) K. Nyokas (Chambéry) F. Berthier (entr., ?) I. Kozomara (?) L. Lagier-Pitre (Creteil)
- Arrivées : M. Bojinovic (Montpellier) A. Garcia Robledo (Léon), R. Gunnarsson (Mannheim), A. Hallgrimsson (Hanovre), S. Honrubia (Montpellier), P. Gardent (entr., Chambéry), T. Perreux (entr. Adj, Villeurbanne), L. Abalo (Atletico Madrid), D. Dinart (Atletico Madrid), M. Kopljar (Zagreb) ,J-M.
Joueurs clefs: Luc Abalo (ailier D), Didier Dinart (Pivot), M. Bojinovic (Arr gauche), S. Honrubia (Ailier Gauche), J-M.
Le Paris Saint Germain Handball disputera le dernier match de la saison dans la salle mythique de Paris Bercy face à l’équipe du Pays d’Aix Université Club Handball pour le compte de la 30ème journée de championnat. L’Arena de Bercy à Paris sera aux couleurs des bleus et rouges du Paris Saint-Germain à cette occasion.
C’est une première historique à laquelle nous assisterons. Le Paris Saint-Germain jouera pour la première fois de son histoire à l’Accor Arena. Cette rencontre marquera la célébration de l’ultime apparition de Nikola Karabatic en championnat. En effet le triple médaillé olympique, quadruple champion du monde et d’Europe mettra fin à sa carrière en fin de saison.
Ce sera un moment chargé d’émotion et de souvenirs pour cette légende vivante du Handball et pour les milliers de fans qui effectueront le déplacement pour ce dernier match historique.
L’Arena de Paris Bercy, aussi connu sous le nom de Palais Omnisports de Paris -Bercy est une salle polyvalente et modulable dans le 12e arrondissement de Paris, dans le quartier de Bercy. Depuis son inauguration en 1984, cette salle a accueilli de nombreux événements sportifs comme le Masters de Paris-Bercy en tennis et le grand Chelem de Paris en Judo et accueillera pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 les compétitions de Basketball et de Gymnastique artistique.
Situées au Cœur de la Métropole Grand Paris, en plein centre de la ville lumière et à seulement 20 minutes de l’Arena de Paris Bercy, les auberges collectives de PARIS du BVJ offrent un accès facile et rapide pour les supporters afin de soutenir leur équipe préférée lors du match Paris Saint Germain Handball et Pays d’Aix Université Club Handball.
Que vous soyez un fervent supporter du Paris Saint Germain Handball ou un fidèle fan du Pays d’Aix Université Club Handball, les auberges de la jeunesse de Paris du BVJ vous offrent la possibilité de vivre pleinement votre passion pour le handball. En optant pour un séjour en auberge de jeunesse à Paris, vous êtes assuré de bénéficier d’un cadre architectural exceptionnel et d’un accès rapide à l’Arena de Paris BERCY pour assister au match évènement entre le Paris Saint Germain Handball et Pays d’Aix Université Club Handball.
Marcel Gaudion, une figure emblématique du handball français
Marcel Gaudion, à jamais le premier capitaine des équipes de France de handball à 11 puis à 7, a quitté la planète handball le 23 avril dernier, à l’âge de 97 ans. Un athlète remarquable.
Marcel Gaudion est né en 1924 à Gagny (Seine St Denis), d’un père comptable dans les chemins de fer et d’une mère au foyer venue de Belgique francophone. Âgé de 16 ans en 1940, il est trop jeune pour être mobilisé. Au début de l’occupation allemande, il est d’abord un féru d’athlétisme. Bien qu’il habite Gagny, il pratique son sport au Stade de Villemomble. Pendant la seconde guerre mondiale, Marcel Gaudion brille sur les terrains d’athlétisme.
Pratiquant également le basket-ball, ses coéquipiers et lui découvrent avec intérêt le handball, en observant les soldats allemands jouer dans leur stade. L’entraîneur de basket de Villemomble Sports, Raymond Hoinant, décide de se servir de ce sport pour entrainer ses joueurs. Très vite, l’équipe abandonne le basket pour se consacrer au hand-ball. La FFHB est créée en 1941.
Les résultats du club sont vite excellents. Le Président de Villemomble Sports, Claude Ripert, lui a dédié un terrain pour jouer et s’entraîner, un privilège envié par beaucoup d’autres équipes qui peinent à emprunter leur terrain aux footballeurs. Dès 1943, VS atteint la finale de la coupe de France en Zone occupée, battu par le Stade Niortais. En 1945, c’est la consécration, Villemomble fait le doublé Coupe, Championnat de France. Le hand-ball français compte alors 200 clubs et 4000 licenciés. 10 ans plus tard, le nombre de clubs a doublé (450) et celui des licenciés triplé (14500).
Malgré ces chiffres encore modestes, le hand est déjà un sport populaire : la finale de la Coupe de France 1945 entre VS et Asnières, au Parc des Princes, est suivie par 15 000 spectateurs ! Ce jour-là, Marcel Gaudion marque 5 des 9 buts de Villemomble. L’année suivante, le club remporte à nouveau la Coupe en écrasant Lyon 11 à 3 en finale et gagne aussi le Championnat de Paris. Après une finale de Coupe de France perdue face à Fougères en 1947, c’est un second sacre parisien en 1948. En 1949 Villemomble réalise un nouveau doublé Coupe - Championnat de France. Le club réussit ensuite l’exploit de gagner les 4 coupes de France suivantes !
L’année 1953 marque un dernier sommet, en même temps qu’un tournant pour le hand-ball villemomblois. Cette année-là en effet, VS gagne sa dernière Coupe de France, à 11, et remporte son 1er et seul titre de champion de France à 7. Cette double victoire ressemble fort à un passage de témoin entre le hand à 11 en extérieur et le hand à 7 en salle. Ce virage a d’ailleurs été entériné l’année précédente, par la FFHB qui va donner la priorité au hand en salle.
Avec son grand rival l’AS Préfecture de Police de Paris, Villemomble sports est sans conteste, le plus grand club des débuts du hand-ball français. Vainqueur de 7 coupes de France, 2 championnats de France à 11, enfin un titre de champion à 7, le 1er de l’histoire, remportés entre 1945 et 1953, VS est aussi l’un des plus titrés. Marcel Gaudion a gagné tous ces trophées. Avec le gardien de but Michel Rochepierre jusqu’en 1948 et le buteur Maurice Chastanier à partir de 1948, il était la vedette incontestée de l’équipe.
Après la mort tragique en 1944 des deux capitaines historiques du club, Robert Hébert tué lors du bombardement de Vaires sur Marne et Henri Girard tué dans la Résistance au massacre de Oissery, puis le départ en 1948 de Marc Rochepierre au Racing, c’est à Marcel Gaudion que Raymond Hoinant confie la direction de l’équipe. Il a alors 24 ans, et, hormis ses énormes qualités physiques, il est doté d’un mental à toute épreuve et d’une excellente vision du jeu. C’est d’ailleurs principalement au poste de demi centre, autrement dit de meneur de jeu qu’il fait carrière (à 11, il lui arrive de jouer aussi à l’avant). Ses qualités de leader sont elles aussi remarquables : en mai 1949, « Hand Ball », le magazine de la Fédération Française loue « le cran et l’abnégation du joueur » qui en font « un magnifique exemple pour les jeunes ».
Il faut dire que VS est un club de copains qui vivent tous alentours et qui parfois sont collègues comme Marcel Gaudion, Georges Sannier et Roger Zélus. Il y a d’ailleurs plusieurs fratries dans l’équipe, les Sannier, les Rochepierre, et…les Gaudion, puisque Roger le frère de Marcel y joue aussi. On est loin du sport professionnel. Les moyens sont limités. Les déplacements nécessitent de longs trajets en train. En région parisienne, pour se rendre aux matchs, les joueurs utilisent souvent la voiture du Président du club de Gagny et futur député-maire Raymond Valenet et parfois même… les camions benne. Ils se paient eux-mêmes une bonne partie de leur équipement. Il n’est pas rare, même en hiver que les douches soient froides. Il arrive même qu’elles se limitent à des tonneaux en extérieur. Malgré tout, la camaraderie et le goût du jeu sont le ciment de l’équipe.
Villemomble est aussi un formidable club formateur. Les équipes de jeunes suivent l’exemple de leurs aînés en multipliant les titres. En 1948, des clubs rivaux (notamment le Racing Club de France et la Porte normande de Vernon) réussissent à attirer six joueurs de VS, en particulier les frères Rochepierre, Lubert, Coillot et Fisher, tous internationaux.
Bien qu’il n’y ait pas encore de coupes d’Europe des clubs, Villemomble sports est le 1er club français à jouer régulièrement contre des équipes étrangères : les Suisses d’Aarau en 1945, les Luxembourgeois de Esche et les Suisses des Grashoppers de Zürich en 1946, les Allemands de Wuppertal et les Danois de Copenhague en 1948, ou encore la redoutable équipe de la Légion étrangère en 1950.
Plusieurs fois sélectionné en équipe de Paris, Marcel Gaudion joue le 27 novembre 1954 un match mémorable à 7, au stade Pierre de Coubertin contre la grande équipe de l’époque, celle de la police de Hambourg. Alors que la dernière confrontation entre la France et l’Allemagne, lors du championnat du monde en Suède, s’était soldée quelques mois plus tôt par une déroute française (27 à 4), la plupart des autres internationaux français déclarent forfait face à Hambourg.
Vedette de l’une des deux meilleures équipes du handball français, Marcel Gaudion est tout naturellement appelé en équipe de France par le sélectionneur national René Ricard. Le 12 mai 1946, à l’âge de 22 ans, Il participe au 1er match de l’histoire des bleus qui se joue à Metz contre le Luxembourg, dans le cadre de la Coupe de la paix (10/6) (Capitaine ???). En 1952, il joue les deux matchs de la France lors de la Coupe du Monde à 11 contre les Pays Bas et la Suisse (capitaine ???). Blessé, il n’est pas appelé lors du tout premier match de l’équipe de France à 7 en février 1952 contre la Suisse à Bâle, mais dès le suivant, le 14 mars 1953, de nouveau contre la Suisse, c’est à lui que le sélectionneur confie le rôle de capitaine. Il le reste à 11 comme à 7 jusqu’en 1955. C’est lui qui conduit l’équipe nationale durant ses premiers Championnats du monde à 7, en Suède, en 1954.
Evidemment, les Bleus sont encore loin du niveau exceptionnel qu’atteindront plus tard les « Barjots », les « Costauds » ou les « Experts ». Rien de plus normal. Comparée aux fédérations des nations germaniques qui sont déjà des organisations de masse, la FFHB ne compte que 10 000 licenciés en 1950, quand celle de RFA atteint déjà les 300 000. Les préparations en amont et le travail tactique sont encore quasi inexistants en équipe de France.
Le plus grand souvenir de Marcel Gaudion en équipe de France, comme à tous les internationaux qui l’ont joué est le match à 11 contre l’Allemagne à Ludwigshaffen le 8 avril 1951. Le fameux match de la réconciliation entre les deux nations est disputé devant 26 000 spectateurs. La France combat vaillamment et s’incline 12 à 5 face à l’équipe qui allait gagner le titre mondial l’année suivante. A cette occasion, Marcel Gaudion a la lourde tâche de marquer Bernhard Kempa, la star mondiale du hand dont le nom est depuis devenu celui d’une marque d’articles de sport. Le magazine Hand Ball écrit après le match que Gaudion a « bien réussi à neutraliser Kempa puisque celui-ci fut contraint de faire jouer ses camarades, plutôt que tenter sa chance personnellement ».
De sa carrière handballistique, mon père préférait le handball à 11 qui lui permettait d’exprimer au mieux ses qualités athlétiques. Cependant, il appréciait aussi le handball à 7, car il aimait son rythme trépidant. Une réserve cependant : il m’a souvent dit qu’à son époque, il était formellement interdit de toucher ses adversaires et que cela nuisait au jeu. Il aurait adoré jouer aujourd’hui, car le handball est devenu un sport de contact. Toutefois dans une interview qu’il avait accordé à Frédéric Brindelle dans le numéro d’avril 2003 de HandMag, il déclarait que ses coéquipiers et lui auraient volé en éclats s’ils avaient affronté les gros gabarits d’aujourd’hui. Étonnant de la part d’un homme qui était systématiquement le plus grand sur les terrains de son époque (1m86, 86 kg)… Son plus grand regret sportif ? Ne pas avoir participé aux Jeux olympiques. Juste après la seconde guerre mondiale, il avait espéré aller aux Jeux de Londres en 1948, puisque le Handball à 11 était présent aux JO de Berlin en 1936. Hélas, la discipline ne fut pas retenue par le CIO et il fallut attendre Munich en 1972 pour que le hand à 7 soit admis aux Jeux.
Une fois sa carrière terminée, Marcel Gaudion s’éloigna du handball. Personnalité humble et discrète, il ne chercha jamais les honneurs et se laissa oublier. C’est son ancien coéquipier en équipes de France et de Paris, Jean-Pierre Lacoux, devenu Président, puis Président d’honneur de la Fédération française qui tint à lui redonner la place qui lui revient parmi les pionniers du handball en France. La gommette rouge réservée aux capitaines a été apposée par Jean-Pierre Lacoux pour son coéquipier Marcel Gaudion.
Equipe de France - Handball à 7 :7 sélections (1953-1955), 7 capitanats dont 4 matches de compétition officielle (Qualification et Championnat du monde en Suède 1954) : 17 buts.
Paris Saint-Germain Handball In Dreams : épisode 1
Tableau récapitulatif des noms du club
| Période | Nom du club |
|---|---|
| 1941 | Patriotes d’Asnières |
| Après 1941 | Asnières Sport |
| 1989 | Paris-Asnières |
| 1992 | PSG-Asnières |
| 2001 | Paris Handball |
| 2012 | Paris Saint-Germain Handball |