Le monde du sport, en particulier le hockey sur glace et le cyclisme, est souvent confronté à des questions de sécurité suite à des accidents parfois tragiques. Cet article explore les mesures prises dans le hockey sur glace pour protéger les joueurs, tout en soulignant les risques et les débats entourant les équipements de protection. De plus, il aborde les blessures et les accidents dans le cyclisme, mettant en lumière les responsabilités potentielles des fabricants d'équipements et les conséquences pour les athlètes.

Le hockey sur glace : un sport à risques
Le hockey sur glace, connu pour son intensité et ses impacts physiques, présente des risques inhérents. Les joueurs, équipés de lames affûtées et lancés à grande vitesse, peuvent involontairement causer des blessures graves. Récemment, le décès d'Adam Johnson en Grande-Bretagne a ravivé le débat sur la protection des joueurs.
Passau Hockey - Protège-cou 1 : Caractéristiques
Obligation du protège-cou en France
Un mois après la tragédie qui a bouleversé le monde du hockey, la Fédération Française de Hockey sur glace a exigé le port du protège-cou à compter du 15 janvier 2024 en Ligue Magnus et en D1. Le 1er décembre, la Fédération a pris la décision d’imposer les protège-cou et ce dès le 15 Janvier pour la Ligue Magnus et la D1. Le 1er mars, toutes les divisions du hockey français seront soumises à cette obligation. Cette décision avait déjà été prise en Finlande, en Allemagne et en Angleterre. Le port de ce protège cou va désormais être obligatoire en 2024.
Danick Bouchard s’est lui, comme écrit précédemment, déjà muni de cette protection, qu’il a payé de sa poche. Si un ou deux joueurs le portait avant ce terrible accident, depuis plusieurs joueurs ont pris la décision de se protéger davantage. C’est le cas de Danick Bouchard, ce drame lui a fait l’effet d’un électrochoc.
« Dans la vie c’est con, il faut qu’il arrive quelque chose pour qu’on se rende compte de certaines choses. » Depuis le mois d’octobre, le capitaine des Gothiques a choisi de prendre ses « précautions et j’encourage les autres à le faire pour ne prendre aucun risque sur la glace, ça m’est resté dans la tête. D’autant plus qu’il estime que le protège cou ne change rien, ce n’est pas lourd, ce n’est pas du poids en plus que tu rajoutes sur la glace, c’est juste un morceau de tissu.
La question des protections et des habitudes
Ces protections mises à disposition des joueurs de hockey sur glace ne sont pas toujours considérées ou les bienvenues du côté des joueurs. Ces derniers qui font encore preuve de réticence vont devoir changer leurs habitudes.
“Des fois, je vois des joueurs adverses avec leurs avant-bras complètement visibles, il y a quelques années c’était un coup de crosse et ils avaient le poignet cassé. C’est une question de temps avant qu’un joueur ne se fasse couper le tendon de l’avant-bras et qu’il y ait un drame. Et après ça, ils inventeront des protèges avant-bras en kevlar. Certains joueurs pensent que certaines protections vont nuire au rendement mais ce n’est pas le cas. C’est juste une habitude à prendre.

Responsabilité des marques et avenir des protections
Et les marques ont-elles leur lot de responsabilité ? “Plus ça va, moins les marques protègent » relève Mario Richer. Ils gardent des prix élevés, ils gardent le confort mais moins de protection. Les joueurs veulent plus de confort, mais plus de confort c’est égal à moins de protection. Autre problème, il n’y a plus de protège-cou sur le marché depuis ce drame. “Il faut toujours attendre qu’il y ait un accident pour protéger les joueurs” regrette Mario Richer. Mais pour le québécois, le problème va au-delà des protèges cou et concerne toutes les protections : “Un jour, tout le monde va jouer avec une grille. On a Joey West qui est passé tout prêt de perdre un œil, il joue avec une grille maintenant. On a Nicolas Leclerc qui joue avec une grille aussi (photo ci-dessus), c’est un ingénieur, il sait que sa tête et ses yeux sont importants, donc il a fait le choix d’en porter une. Contre Nice, un joueur a eu le palet dans la figure (photo ci-dessous). Je pense qu’un jour les assurances vont imposer la grille. C’est une question de temps, pour le protège-cou c’est la même chose. Ces décisions soulèvent une nouvelle fois la question des protections dans le monde du sport. Dans le hockey sur glace, ce sont malheureusement les accidents qui font lever les décisions.
Accidents et blessures dans le cyclisme
Les accidents dans le cyclisme soulèvent également des questions sur la sécurité des équipements sportifs et les protections nécessaires pour les athlètes. Victime d'une grave chute au Tour d'Oman, le Français Damien Touzé entame une longue rééducation pour soigner ses blessures.
Le cas de Damien Touzé
Ce n'était que son sixième jour de course de l'année 2026, mais ce sera très certainement le dernier. Victime d'une chute à pleine vitesse lors de la 4e étape du Tour d'Oman, Damien Touzé est reparti du sultanat moyen-oriental avec une liste de blessure longue comme le bras: perforation de l'intestin, déchirure de la rate, polytraumatisme à la jambe, fracture du tibia, rupture des ligaments collatéraux médial et latéral ainsi que du ligament croisé antérieur... Pour le coureur de l'équipe Cofidis, la question n'est plus tant de savoir quand il reprendra mais s'il reprendra tout court.Comme il l'a confié à la RTBF dans le podcast On connaît nos classiques, le Normand a même craint d'y laisser la vie. "Sur l’instant, je me dis que je ne vais peut-être pas revenir parce que le pronostic vital était engagé (...) J'ai pensé au pire", explique-t-il ainsi.

Responsabilité du matériel et des vélos
Une chute terrible provoquée par un choc entre sa roue avant et un petit capteur lumineux sur la route, alors que le peloton roulait à 60km/h. Mais loin d'accuser le mobilier urbain, Damien Touzé pointe du doigt un autre responsable: le matériel."J’ai l’impression que les vélos ne sont plus adaptés à nous. On peut rouler facilement à 60km/h sur le plat (...) Mais les vélos sont 100% rigides, ce sont des bouts de bois. Donc le moindre choc que tu prends sur la roue, c'est amplifié x100 sur nous. On ne peut rien rattraper sur le vélo", déplore-t-il.
Un constat partagé par Tom Paquot, ancien coureur désormais consultant pour la RTBF. "Je remarque que ça va de plus en plus vite et les vélos sont de moins en moins maniables. Et une fois qu’il y a un écart ou qu’il faut faire un changement de trajectoire d’urgence, les vélos ne sont plus capables de le faire. Ils sont tellement aéros, avec les guidons intégrés, qu'ils ne le permettent plus. En fait, les vélos roulent sur des rails, et on ne peut plus éviter quoi que ce soit sur la route".
Appel à un changement de réglementation
L'ancien vainqueur de Paris-Roubaix appelait même à un changement de réglementation. "Quand les voitures vont trop vite par rapport au circuit, on les ralentit. Le sport automobile l'a fait. Aligné sur le Tour d’Oman au début du mois, Damien Touzé a subi une lourde chute. Le coureur français de l’équipe Cofidis souffre de plusieurs graves blessures et ne sait toujours pas s’il va pouvoir reprendre la compétition ou s’il va être contraint à une retraite forcée.
Ambitieux pour l’année 2026 et soucieux de faire une belle saison avec la Cofidis, Damien Touzé a vu ses rêves s’envoler après une terrible chute lors de la quatrième étape du Tour d’Oman, le 10 février. Après avoir perdu l’équilibre au moment où le peloton roulait à vive allure, le Français de 29 ans a percuté le rail de sécurité.
Les conséquences et le futur de Touzé
Évacué vers un hôpital sur place puis rapatrié depuis en Belgique, Damien Touzé a déjà subi deux opérations chirurgicales pour traiter une perforation de l’intestin, une déchirure de la rate, un polytraumatisme à la jambe, une fracture du tibia, une rupture des ligaments collatéraux médial et latéral ainsi que du ligament croisé antérieur. Depuis son lit d’hôpital, le Français est revenu sur les galères vécues après sa chute.
"Au début, ils n’avaient pas vu que j’avais un trou à l’intestin, donc c’est ça qui a un aggravé mon état", a ainsi confié le Normand lors d’un entretien publié mercredi dans le journal Ouest-France. "J’avais eu un début de péritonite, beaucoup de température, je ne pouvais pas m’alimenter, je suis resté plus de dix jours sans manger. Et le problème, c’est qu’il fallait réouvrir. Au final, quand ils ont réouvert, ici en Belgique, ils se sont aperçus qu’à Oman, ils avaient seulement bouché le trou dans l’intestin, mais ils n’avaient pas refermé la ceinture abdominale"
Si sa saison 2026 est d’ores et déjà terminée, les médecins estiment à sept ou huit mois sa rééducation, le cycliste de la Codifis pourrait être contraint de prendre une retraite sportive.
"Je suis aussi en fin de contrat cette année. Ce n’est pas l’idéal dans ma situation", a enchaîné le Français auprès du quotidien régional. Il y a de la concurrence tout le temps. Pourrai-je refaire du sport à haut niveau? Ça, on ne sait pas encore. Ma vision des choses, ce n’est pas non plus de faire du vélo pour être à 50 % et de subir tous les jours. Si je suis pro, c’est pour être performant."
Autres exemples d'accidents et de blessures
Shawn Bradley
Renversé par une voiture alors qu'il circulait à vélo, l'ex international allemand et joueur NBA Shawn Bradley (48 ans), touché à la moelle épinière, a été diagnostiqué paraplégique.
L'ancien pivot, Shawn Bradley (48 ans), l'un des plus grands joueurs à avoir évolué en NBA (2,29 m), a été victime d'un grave accident de la circulation le 20 janvier dernier.Heurté par-derrière par un véhicule alors qu'il circulait à vélo près de son domicile de St George, dans l'Utah, l'ex international allemand, numéro 2 de la draft 1993 (choisi par Philadelphie) a été violemment projeté au sol. Touché à la moelle épinière, il a été conduit à l'hôpital, où il a subi plusieurs opérations. Celles-ci n'ont pas suffi à soigner suffisamment le traumatisme, qui le laisse aujourd'hui paraplégique.
« Il fera toujours partie de la famille Mavericks » Mark Cuban, propriétaire de Dallas
Le cas de Stefan Moody
Stefan Moody, joueur de basket, a été victime d'une disjonction acromio-claviculaire de stade III suite à un accident de vélo. Il décrit comment l'accident s'est produit en descendant le parking de l’Esplanade des Parcs à vélo, lorsqu'une voiture est sortie du parking de manière perpendiculaire à lui. Il a subi une opération de l'épaule et a été arrêté pendant trois mois.
Ce qui était dur à gérer, c’est justement que c’est une blessure qui n’est pas survenue sur un terrain de basket. Ça, c’était nouveau. J’avais un sentiment un peu ambivalent… Évidemment, j’étais désespéré de ne plus pouvoir jouer, par exemple il y avait le match à l’Asvel et c’était LE match que j’attendais (il a été formé à l’Asvel, NDLR). D’un côté ça te casse le moral, d’un autre côté j’ai essayé de vite relativiser et de me dire que ça aurait pu être plus grave. J’aurais pu être paraplégique, j’aurais pu mourir. Tu te dis « bon, c’est seulement une opération de l’épaule et trois mois d’arrêt ».
Bennedict Mathurin et l'hommage à son frère
Quand Bennedict Mathurin foule les parquets NBA, il porte sur ses épaules bien plus que les espoirs d'une franchise : il incarne la mémoire de son frère Dominique, disparu dans un accident de vélo, et l'ambition d'une ville entière. Chaque match devient un hommage à Dominique, chaque panier une façon de transformer la douleur en excellence.
En NBA, Bennedict Mathurin a des stats de 18,3 points à 42,4% de réussite aux tirs (dont 35,8% à 3-points, sur 5,3 tentatives par match), 5,5 rebonds, 2,4 passes décisives (pour 2,3 balles perdues) en 32 minutes par rencontre, sur 34 matchs disputés.

Lucien Gonzalo : Du cyclisme au rink-hockey
Il n’est pas rare d’observer des sportifs changer de discipline au cours de leur carrière. C’est le cas de Lucien Gonzalo (1913-1994), dont la trajectoire sportive est marquée par une transition du cyclisme au rink-hockey. Cette transition peut s'expliquer par une sollicitation similaire des groupes musculaires et de la fonction cardio-respiratoire, indépendamment de la technique (patinage ou pédalage).
Les parents de Lucien Gonzalo, Antonio et Donisia, sont originaires de la région de Valladolid (Espagne), mais ils se sont connus en France, où ils avaient émigré pour des raisons économiques. Ils travaillaient dans le même hôtel à Biarritz. C’est ainsi que Lucien Gonzalo est né le 28 février 1913 à l’hôpital de Bayonne.
En 1950, l’ASPTT de Bordeaux se réjouit de la « magnifique saison de l’équipe première de rink-hockey » (R. Grégoire, in « PTT-Sports du Sud-Ouest, n°61) au cours de laquelle les titres de champion de France, la coupe de France et le championnat de Guyenne sont tombés dans son escarcelle. Dans un autre article de presse, M. Or, Lucien Gonzalo a débuté par le cyclisme à l’A.S. du Midi (plus tard l’ASPOM) du temps des Roger Lapébie, Paul Maye, Virol, Chadelle, Meyroux, Minard, Marcel Verdeun au Parc des sports. Puis, il fut aussi le gardien de but de l’ASPTT de Bordeaux, international et capitaine de l’équipe de France de « hockey sur patins à roulettes ».