Histoire du Handball Féminin à Yutz : Des Hauts et des Bas d'un Club Lorrain

Un retour sur le devant de la scène pour un club qui est passé par tous les états depuis une décennie. La trajectoire n’est pas sans rappeler des footballeurs messins qui marchent actuellement sur l’eau. Comme eux, les handballeuses yussoises ont d’abord touché le fond avant de remonter à la surface.

Dans le sillage de la locomotive Metz Handball, les Yussoises de l’éminent Francis Manneau réalisent un début de saison aussi spectaculaire qu’inattendu en deuxième classe.

Bref rappel historique :

Après trois belles saisons parmi l’élite et une victoire encore dans toutes les mémoires face au géant baptisé à l’époque Metz Métropole (22-21 en 2005), Yutz Handball retrouve avec pertes et fracas la deuxième division en 2007. Aux déboires sportifs s’ajoutent des finances sur la paille avec un trou avoisinant les 240 000 €. La descente aux enfers se poursuit avec une relégation en Nationale 1 trois ans plus tard. Le club est alors au bord de l’implosion et de la disparition. Heureusement pour lui, il voit le retour au bercail de Francis Manneau, sorte de "Guy Roux" local.

Après avoir remis tout à plat, il relance la machine en se coiffant d’une double casquette sur la tête. Celle de président-entraîneur. Ses joueuses remontent en D2 avant de s’y installer durablement non sans quelques frayeurs la saison passée. Et depuis le début du présent exercice, elles pétaradent, enchaînent les miracles et pointent en tête de leur championnat après huit journées au nez et à la barbe de Dijon, Mérignac, Noisy-le-Grand ou Cannes, candidats déclarés à la montée. De quoi susciter l’événement tous les 15 jours dans le vieux gymnase Saint-Exupéry, à chaque fois plein jusqu’à la gueule.

Le Changement dans la Continuité

Quel est donc le secret de la métamorphose de la capitaine emblématique Rachida Drii et de ses petites copines ? Les mauvaises langues diront que Yutz Handball a opéré une révolution de palais à l’intersaison. Que nenni. Francis Manneau a certes quitté le banc pour confier les rênes de l’équipe à Gilles Boutiali, mais ce dernier est en quelque sorte son clone, en plus jeune.

"J’avais décidé d’arrêter il y a deux ans. J’avais une short-list de trois noms. Mon choix s’est porté sur lui dès mars 2012, explique le toujours président. On a la même conception du handball et les mêmes références, à savoir Serge Aranda, Serge Kiné ou Bertrand François".

Gilles tient, lui-aussi, à tordre le coup à quelques idées reçues qui commencent à l’irriter. "Il arrive à Francis de me donner son avis, mais à aucun moment, il m’impose ses choix. J’ai les coudées franches. Il n’empiète pas dans mes plates-bandes. Chacun son jardin. Je ne l’aurais de toute façon pas admis", martèle le néo-entraîneur yussois qui possède un effectif mature et guère inchangé par rapport à l’an dernier.

Championnat de France U17 Handball Féminin : Aulnay Handball - Yutz 46 à 23

Deux nouvelles joueuses seulement sont arrivées et non des moindres. Il s’agit de la pivot Sabrina Abdellahi, l’ex-pivot formé à Metz, déjà passée par Yutz en 2011 avant d’effectuer une pige sans relief à Cergy-Pontoise et la très grande arrière néerlandaise Marjolein Broch, 183 centimètres sous la toise et frangine d’Yvette, la Messine.

"On est dans un cycle depuis 4 ans. Le collectif est rodé, les filles ont des automatismes sur le terrain et des affinités en dehors. Et contrairement à l’an passé, il n’y a pas de blessés. Les absences de Rachida Drii et l’ailière Adina Caldararu avaient été préjudiciables", admet Francis.

L'Arrivée de Lenka Kysucanova et les Ambitions Futures

Le symbole de l’ambition retrouvée dans les rangs yussois est la signature cette semaine de la Tchèque Lenka Kysucanova, autre ancienne Messine. Recalée l’an dernier par Thierry Weizman, qui lui a préféré Anastasiya Pidpalova avec le succès famélique que l’on sait (elle vient de partir pour Brest), elle entend surtout "reprendre du plaisir".

"Je pense aussi à l’avenir car quelques filles vont arrêter leur carrière à la fin de cette saison", annonce pour sa part le président Manneau.

Une Montée Impossible… Financièrement

Malgré trois points d’avance sur Dijon, les dirigeants de Yutz ne veulent pas avoir les yeux plus gros que le ventre et visent seulement une place dans le Top3. De toute façon, le club ne peut et ne veut pas monter en première division pour trois raisons.

"On remplit le cahier des charges seulement à 80%. On ne détient donc pas la « Validation d’Accession à la Professionnalisation (VAP). Notre gymnase n’est plus adapté comme en 2004 et notre budget insuffisant. Je ne veux pas faire n’importe quoi. Je préfère structurer le club et jouer les premiers rôles en deuxième division plutôt que de végéter en première. On verra pour la montée dans trois ans. Maintenant, si l’on peut glaner un titre de champion de France, on ne va pas se gêner", lance avec un grand sourire Francis Manneau, qui rêve que le projet de grande salle par la communauté d’agglomération Portes de France voit le jour.

Metz Handball pourrait donc voir son voisin de palier le titiller dans un avenir plus ou moins proche. Francis Manneau ne le voit pas sous cet angle : "J’entretiens d’excellents rapports avec Thierry Weizman. Je pense que nous sommes complémentaires. Yutz a besoin de Metz et vice-versa. Des joueuses viennent s’aguerrir chez nous et nos meilleures joueuses partent généralement là-bas. C’est dans l’intérêt du handball lorrain de compter deux clubs féminins de haut niveau".

C’est presque déjà le cas…

Rachida Drii : Le Talisman de Yutz Handball

"J’en suis à ma 7ème saison. C’est énorme". Rachida Drii doit se pincer pour y croire. Elle n’a pas vu le temps passer. Elle fait presque partie des meubles de Yutz Handball, un club qu’elle rejoint pour la première fois en 2004 en provenance de Metz Handball, avec qui elle a décroché deux titres de championne de France en 2000 et 2002.

"J’avais à peine 20 ans. J’étais dans une équipe de stars avec Nodjialem Myaro et Leila Lejeune. Il y avait déjà Nina Kanto, une vraie amie», explique cette grande brune aux jambes interminables. Pendant deux saisons, Rachida fait le bonheur en première division de son entraîneur Francis Manneau, avec qui se crée immédiatement une relation quasi filiale.

“C’est ma deuxième grande fille, admet même ce dernier. Le courant est immédiatement passé entre nous. Elle est très professionnelle, perfectionniste et ne supporte pas la médiocrité. Je lui ai immédiatement donné les clés de la boutique". Rachida est comme un poisson dans l’eau à Yutz et se fait même repérer par Olivier Krumbohlz.

Elle est logiquement sélectionnée pour la première fois de sa carrière face à la Roumanie en compagnie de sa coéquipière, une certaine Audrey… Manneau. Après une nouvelle pige d’une saison à Metz et deux à Dijon, la Provençale de naissance revient "au bercail" en juillet 2009.

"J’avais le potentiel pour faire toute ma carrière à Metz, mais il faut être au top tout le temps et faire face à la concurrence des joueuses étrangères. Je ne regrette rien. Je voulais de toute façon finir dans un club dans lequel je me sens bien et soutenue", avance-t-elle.

À 34 ans, Rachida est la capitaine, la buteuse patentée des Louves, mais surtout son âme et son emblème. Comme Isabelle Wendling à Metz Handball toutes proportions gardées. Gilles Boutiali, son nouveau coach, ne tarit en tout cas pas d’éloges sur elle : "elle est le relais idéal sur le terrain en tant que capitaine et la joueuse que tous les entraîneurs aimeraient avoir dans son effectif. Elle apporte son expérience et sa détermination à toute l’équipe et véhicule une image extraordinaire auprès de ses coéquipières. Elle est un exemple. Yutz a de la chance de l’avoir dans ses rangs".

Gilles Boutiali : Le Successeur de Francis Manneau

Si Francis Manneau a songé un temps à Bertrand François, l’ancien coach de Metz Handball dans les années 2000, pour lui succéder, le nom de Gilles Boutiali lui est rapidement apparu comme une évidence. Il lui ressemble comme deux gouttes d’eau dans sa façon d’appréhender le handball. Comme lui, il a été à l’école de Serge Aranda et Serge Kinné, dont "la philosophie est basée sur un jeu rapide avec une large prise d’initiative individuelle et des enclenchements d’attaque par combinaison".

Joueur emblématique de Thionville en National 1, Gilles Boutiali, a fait l’essentiel de sa carrière comme capitaine dans ce club avant de prendre les destinées des équipes de jeunes, et notamment des moins de 18 ans. Titulaire du Brevet Expert, cadre du comité 57, il a également roulé sa bosse du côté de Guénange, Rombas, Florange, Rombas et donc Yutz. À 44 ans, c’est une forme de consécration, lui qui découvre ce niveau. Et ses débuts vont au-delà de ses espérances.

"Même si je n’ai jamais douté de mes compétences, je ne pensais pas m’adapater aussi vite au championnat et aux filles. Encore moins occuper la première place à la trêve, révèle-t-il. Je ne suis pas venu avec l’idée de tout révolutionner. Le groupe n’a pas beaucoup bougé depuis 4 ans. Il arrive à maturité au niveau du jeu". Rachida Drii et partenaires ont immédiatement adhéré à son discours et à ses méthodes : "il prône le handball moderne. Ses entraînements sont très diversifiés, même trop cérébrales pour certaines. Il fait vraiment l’unanimité".

Une belle victoire quand on passe après Francis Manneau.

Francis Manneau : Le "Guy Roux" du Handball Yussois

L’accident aura duré 35 ans. Francis Manneau est indissociable de l’histoire de Yutz Handball qu’il dirigea de 1978 à 2013, portant le club du niveau départemental à l’élite du handball féminin hexagonal en 2004. Le "Guy Roux" mosellan aura tout connu, des grands moments avec "le titre de Nationale 2 en 1991, la victoire sur Metz Métropole en 2005 (22-21), l’équipe composée cette année là de Julie Cioculeasa dans le but, Rachida Drii, Carmen Nitescu, Nathalie Selambarom et Fanny Ludwig", mais aussi le pire en 2007 avec son limogeage après une cabale qu’il n’avait pas vu venir.

Une blessure à laquelle il ne veut plus penser, mais qui est bien présente. Pince-sans-rire, voire grincheux au premier abord, Francis Manneau est un affectif, un homme de cœur qui aura tout donné pour ce club, son club. Pas besoin de voir un quelconque tatouage pour comprendre à quel point il l’a dans la peau.

Si le nom de "Youtz" comme il aime le répéter est connu dans toute l’Hexagone pour ses joueuses de handball, c’est bien grâce à lui. Bouillant, sanguin, colérique, voire même insupportable quand il était sur le banc, Francis est un tout autre homme depuis qu’il est définitivement passé de l’autre côté de la barrière.

Président calme, il peut regarder un match sans broncher, sans sourciller, conformation assis dans son siège. Mais à l’intérieur, c’est l’effervescence, il est comme la lave d’un magma prête à rentrer en fusion. "Je ne suis pas mon équipe comme un supporter mais comme un technicien, c’est peut-être pour ça", explique-t-il. "On ne le reconnaît pas. C’est un peu Dr Jekyll et Mr. Hyde", surenchérit sa joueuse favorite, Rachida Drii. Peut-être a-t-il tout simplement le sentiment du devoir accompli, car c’est le cas !

Cet article est paru le 5 décembre dans l’hebdomadaire La Semaine n°450 à Metz.

Reconstruction Après la Relégation

Il a suffi d’une négligence administrative et d’une gestion financière approximative pour que Yutz doive repartir de zéro. Ou tout comme.

Sanctionné la saison passée de 16 points de pénalité par la Fédération, le club « savait que ce serait mission impossible » pour le maintien. « Mais les filles ont montré un sacré courage », résume Francis Manneau qui, en mars, a repris le groupe en main. Mais la bravoure n’a pas empêché la relégation en Nationale 1 et c’est un nouveau départ pour l’équipe fanion.

Elle qui a toujours évolué en D1 ou D2, avec un passage express en N1 en 2010, devra cette fois se reconstruire à distance du haut niveau. « Les gamines qui composent le nouveau groupe sont super. Les plus anciennes les ont prises sous leur aile et ça se passe très bien.

Moins de Budget, Plus d'Espoirs

Non pas qu’il voulait le départ des anciennes pointures de l’équipe, mais le passage de la D2 à la N1 a valu les adieux logiques de plusieurs piliers comme Sabrina Abdelhali, Leila Hadi, Aïssatou Dabo ou encore Julie Sias.

Et s’il dit « gamines », c’est de façon affectueuse mais aussi factuelle puisque, dans cette poule de N1, l’équipe yussoise aura de loin la moyenne d’âge la plus basse, cinq des seize filles de l’équipe culminant à 16 et 17 ans !

Mais comme aux âmes bien nées, la valeur et cætera, et cætera, le coach est confiant : « On a par exemple la pivot Mathilde Thouvenot et l’arrière gauche Nolwen Borhoven qui évoluent au pôle Excellence de Metz, autrement dit qui comptent parmi les douze meilleures joueuses du Grand Est ».

Exit les contrats (seule la gardienne Zarraï Ghada, qui entraîne aussi une équipe jeune, en a un), exit les frais de déplacement à travers toute la France, exit l’entraîneur salarié et exit les subventions de jadis : le club, qui a vu son budget fondre (passant de 400 000 € à 280 000 €), repart sur de nouvelles bases, celles de l’optimisme et de la lucidité : « L’objectif n’est pas la montée. Mais après une année de vie commune, on pourra être plus ambitieux. »

Et en cas d’accession à la division supérieure, « on prendrait quatre ou cinq contrats, mais pas plus ». Face aux centres de formation de Metz, Besançon ou Dijon, la place au soleil sera très cher. Et l’âme du Phoenix peut-être insuffisante.

Le Contexte de la Ligue Féminine

La saison débute sans Nantes. Son modèle économique a failli. Ce n’est pas une première. L’internationale française Lena Grandveau a subi la liquidation judiciaire de Nantes avant de rebondir à Metz.

Nantes, on croyait que c’était un mastodonte , lance Thierry Weizman, le président de Metz. En fait, c’était un colosse aux pieds d’argile. Basé sur un modèle économique trop dangereux, celui d’un sponsor unique. Dommage, car pour son développement, le hand féminin a besoin de la renommée de grandes villes.

Des modèles stables il y en. Ceux des deux gros notamment : Brest et sa pléthore de partenaires, Metz, son histoire et ses soutiens de longue date. N’empêche, la stabilité manque. Fleury ou Bourg-de-Péage ont aussi baissé pavillon récemment. Ouest-France révélait en début de saison dernière que 7 clubs de Ligue féminine (qui regroupe D1 et D2) étaient en difficulté financière, c’est kif-kif aujourd’hui.

Il y a une grosse réflexion à avoir sur le modèle économique des clubs car l’environnement peut être fragile », soumet la présidente de la Ligue féminine de handball, Nodjialem Myaro. Cette ex-internationale française veut voir le verre à moitié plein.

« Il faut regarder dans le rétroviseur et se dire qu’y a plus de stabilité qu’avant, des contrats professionnels, les partenaires sociaux ont signé l’accord sectoriel, les salles sont remplies, il y a une dynamique locale plus stable. Surtout, le championnat de France peine à surfer sur la réussite de la sélection nationale Avant on nous reprochait de ne pas être là au niveau international, appuie Myaro. Au vu des performances répétées de l’équipe de France féminine et des jeunes, on ne peut plus avoir ces arguments.

L'Accession de Chambray à la LFH

Le CTHB a décroché son Graal. Ou plutôt conquis son Graal puisque, c'est sur le terrain, qu'il est allé chercher cette LFH tant attendue. Cette montée qui était son horizon depuis plusieurs années.

Si cela était, au regard du règlement, couru d'avance pour cette année, il n'en demeure pas moins que cette accession à la LFH valide un travail de longue haleine. Un engagement aussi autour d'un projet.

Trois joueuses (entre autres) incarnent parfaitement cela. Les fidèles Stella Baudouin et Vanessa Boutrouille et, bien sûr, Sophie Herbrecht, venue pour aider le club à franchir le dernier palier. Trois joueuses qui étaient donc tout à leur bonheur, samedi soir, avec leurs coéquipières, avec les dirigeants, avec les bénévoles. Trois joueuses qui disent combien cette montée en LFH est aussi une histoire qui en font plusieurs.

Témoignages de Joueuses de Chambray

  • Vanessa Boutrouille : " Ma deuxième maison " « C'est ma cinquième saison à Chambray, qui est un peu ma deuxième maison ! On est quelques-unes dans le groupe à être là depuis un moment, à porter ce projet. Alors, forcément, c'est gratifiant d'arriver en LFH. Cela va être quelque chose de nouveau. « Il y a encore ce match de Brest à jouer(NDLR : le 8 mai, à la Fontaine Blanche) . On est allé chercher le nul là-bas alors que peu de monde nous attendait. Si on peut se payer le premier, ça se prend ! On va jouer ce match pour le gagner, pour se projeter déjà sur la D1. »
  • Stella Baudouin : " Je suis venue pour ça " « Cela fait cinq ans que je joue ici. A la base, je suis venue avec un projet à construire étape par étape. Je suis venue pour ça, et cela me fait vraiment très plaisir. Cela me tenait à cœur que l'on aille jusqu'au bout. On est devenu plus professionnel, on s'est construit pour se maintenir, puis se pérenniser en D2. On va monter humblement. En tant que capitaine, j'ai aussi un travail de l'ombre à faire(rires) et pour ça aussi, je suis fière et heureuse de continuer l'aventure pour laquelle je suis venue. Il n'y a pas beaucoup de personnes qui peuvent dire cela. Je suis tellement fière. « En LFH, on va apprendre. On a un joli collectif, et on va tenter de faire des coups. Ce soir(samedi) , on profite, mais le championnat n'est pas fini. On va continuer à travailler. »
  • Sophie Herbrecht : " Pour les gens d'ici " « Je connais déjà la LFH, c'est donc pour les gens d'ici que je suis contente, pour leur investissement, leur travail qui sont récompensés. J'ai rarement vu, par exemple, un maire aussi impliqué. A titre plus personnel, en revanche, j'avais ce challenge de faire monter le club en D1 sur deux ans. J'ai réussi à faire venir de grandes joueuses. Pour tout ça, oui, je suis super contente. « Maintenant, la LFH nous attend et cela va être dur car il y a quand même un monde entre les deux. La dimension physique est différente, la pression aussi. Tout est différent. Le coach, les dirigeants n'ont pas encore connu ça. C'est pour cela qu'il y a besoin de personnes d'expérience, comme les trois joueuses qui arrivent, pour apporter de la confiance, les bonnes solutions ; comme il y a besoin aussi de la fougue de jeunes… parce que moi, je n'y arrive plus(rires) ! Mais la mayonnaise a l'air de bien prendre… »

Yutz - Dijon

L' équipe de YUTZ à la moyenne d'âge la plus élevé du championnat de France de Division 2 avec 26 ans de moyenne d'âge contre 23 ans pour le HBF Arvor 29 qui est la 3ème plus jeune équipe.

  • 2 anciennes internationales Sonia Cendier et Nathalie Selambarom
  • 1 Serbe Anita Campa
  • 1 Roumaine Daniela Onoiu
  • Johanna Gomez ancienne internationale Jeune
  • L'équipe réserve est en N2 actuellement 8ème

Il y a eu 10 départs à l'inter-saison :

  • Juliana Cioculeasa (Nîmes D1)
  • Carmen Nitescu (Luxembourg)
  • Majeta Janes (Fleury les Aubrais D1)
  • Zsofia Micsko (Hongrie)
  • Adeline Bournez (Vesoul D1)
  • Julie Colin (Toulouse N1)

7 nouvelles sont arrivées à l'intersaison :

  • Sonia Cendier (Metz D1)
  • Johanna Gomez (Metz D1)
  • Sylvie Sarpedon-Brulliot (Metz D1)
  • Jessica Moriscot (Le Pouzin N1)
  • Cindy Hericourt (La Crau D2)
  • Anita Campa (Naisa Nis, D1 serbe)
  • Bobeeica (Rapid Bucarest, D1 Roumanie)

Entraineur : Rodica Covalliuc

Objectif : remonter en D1

Yutz est le 3ème budget de D2

Le HBF Arvor29 n'est que le 7ème.

Championnat de France de Nationale 2 : Le Sacre de Yutz en 1992

1992 : Yutz est sacré champion de France de Nationale 2

"On était champion et il n'y avait pas de cris de joie"

« On était en N2 depuis de longues années, depuis 1983. On avait frôlé plusieurs fois la montée. Cette année-là, par un curieux hasard, on a récupéré une joueuse roumaine, Rodica Covaliuc, qui nous a permis de franchir un palier. On a fini premier de notre poule, on a remporté le quart de finale. A l’époque, les quatre meilleurs clubs de N2 se rencontraient et le vainqueur allait jouer contre les Dom Tom. Cette année-là,...

Tableau récapitulatif des moments clés de l'histoire de Yutz Handball

Année Événement
1978-2013 Francis Manneau dirige Yutz Handball
1991 Titre de Nationale 2
1992 Yutz est sacré champion de France de Nationale 2
2004 Yutz atteint l'élite du handball féminin hexagonal
2005 Victoire sur Metz Métropole (22-21)
2007 Relégation en deuxième division
2010 Passage express en Nationale 1

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