Handball Masculin : France vs Danemark, un Duel Historique

L'équipe de France de handball et le Danemark, deux nations phares de ce sport, entretiennent une rivalité passionnante, riche en confrontations mémorables et en enjeux élevés. De l'EHF EURO CUP aux Championnats du Monde, en passant par les Jeux Olympiques, chaque match est un sommet de tension et de spectacle.

Match de handball France-Danemark

Les Bleus Face aux Danois : Une Rivalité au Sommet

Ce mercredi soir, l’équipe de France de handball affronte le Danemark pour la 3e journée de l’EHF EURO CUP 2026. Ce duel entre les champions du monde et les champions d’Europe s’annonce intense. Après deux victoires en novembre, les Bleus occupent la tête du classement grâce à un goal-average supérieur... d’un petit but sur leurs adversaires du soir.

Yohan Delattre, entraîneur adjoint des Bleus, analyse le défi à venir : « Le Danemark est une nation que nous connaissons bien, mais qui sait se réinventer. Ils apportent toujours des ajustements tactiques qui peuvent surprendre. »

Guillaume Gille a convoqué 19 joueurs pour ce rassemblement, mais Mathieu Grébille (retenu par le PSG pour raisons médicales) et Aymeric Minne (blessé au genou) ne seront finalement pas de la partie. Equipe de départ : Après le départ samedi matin de Melvyn Richardson pour rejoindre sa compagne, Guillaume Gille dispose ce dimanche d’un groupe de dix-huit joueurs.

EHF EURO 2024 : La France Remonte sur le Toit de l'Europe

Dix ans après son titre en 2014 au Danemark, la France est remontée sur le toit de l’Europe, cet après-midi à Cologne, en battant de nouveau les Danois en finale de l’EHF EURO 2024 (33-31). C’est la quatrième fois que les Bleus remportent la compétition, après les sacres de 2006, 2010 et 2014, tout en n’ayant jamais perdu de finale européenne. Dans une finale très longtemps indécise, c’est en prolongation que tout s’est joué, avec notamment deux buts improbables de Dika Mem.

Et pour cette finale face au Danemark, deux joueurs n’ont pas été retenus : le gardien Charles Bolzinger et Valentin Porte (touché à la cheville). Comme en demi-finale contre la Suède, la France - en tunique bleue - est la première équipe à se mettre en évidence dans cette finale de l’Euro par l’intermédiaire d’Hugo Descat avec un chabala sur jet de sept mètres (1-0, 1re). Le Danois Mathias Gidsel lui répond dans la foulée avec un but à six mètres (1-1, 2e). Durant ces premières minutes, la France et le Danemark impriment un gros rythme. Cependant, aucune équipe n’arrive à prendre l’ascendant sur son adversaire (3-3, 5e).

Malgré une période d’infériorité numérique après l’exclusion pour deux minutes de Ludovic Fabregas, les Bleus parviennent à trouver la faille dans la défense adverse. Le demi-centre Nedim Remili en profite pour permettre à la France de recoller au tableau d’affichage (4-4, 9e) avant que Dylan Nahi donne l’avantage aux Bleus (5-4, 10e). Malheureusement, les pivots français Nicolas Tournat et Ludovic Fabregas se cassent les dents sur Emil Nielsen, le portier danois, déjà auteur de six arrêts dans le premier quart d’heure. Si les Bleus manquent d’efficacité en attaque, le Danemark ne tremble pas devant la cage de Samir Bellahcene avec Magnus Jensen qui donne trois unités d’avance à son équipe (6-9, 16e).

Importantissime lors des prolongations contre la Suède en demi-finale, l’ailier gauche Dylan Nahi prend ses responsabilités pour permettre à la France de rester au contact (8-9, 21e). Après un arrêt de Samir Bellahcene face à Mikkel Hansen, les Bleus remontent la balle à toute vitesse pour permettre à Yanis Lenne d’inscrire son centième but avec la France. Une réalisation qui permet surtout aux Tricolores de revenir à hauteur du Danemark (9-9, 21e).

En difficulté dans le secteur offensif depuis le début du match, les Bleus arrivent petit à petit à sortir la tête de l’eau grâce au meilleur pivot de la compétition Ludovic Fabregas qui reprend le dessus sur Emil Nielsen (13-12, 26e). En difficulté lors du premier acte, le demi-centre danois Mikkel Hansen permet au Danemark de repartir sur de bons rails avec deux buts consécutifs sur jet de 7 mètres (14-16, 33e). Comme au cœur de la première période, les Bleus sont brouillons en attaque et permettent à Emil Nielsen de briller dans les cages du Danemark. Il faut attendre cinq grosses minutes pour voir la France inscrire son premier but de la deuxième période avec Ludovic Fabregas du poste de pivot (15-17, 36e). Les Bleus sont dans le dur en descendant sous la barre des 50% d’efficacité aux tirs.

Les joueurs de Guillaume Gille s’en remettent à un exploit personnel de Nedim Remili pour garder la France en vie (18-19, 44e). Les Danois haussent le ton en défense. Les Bleus n’arrivent plus à passer dans l’axe du terrain. C’est à ce moment-là que les ailiers Yanis Lenne et Dylan Nahi sortent de leur boîte (21-22, 49e). Héroïque en demi-finale, Elohim Prandi permet à la France de revenir à hauteur (24-24, 54e). À cinq minutes du terme de cette finale, la France est devant grâce à un pénalty de Kentin Mahé venu crucifier Niklas Landin (25-24, 54e). Une première depuis le premier quart d’heure de la partie.

Dans une fin de match à suspense, Mikkel Hansen prend les choses en main pour les Danois en inscrivant deux buts coup sur coup (25-26, 57e). Mais Ludovic Fabregas ne l’entend pas de cette oreille. Le pivot barcelonais emporte tout sur son passage et provoque l’exclusion pour deux minutes de Niclas Kirkelokke (57e). Kentin Mahé se charge de réussir son pénalty (26-26, 57e). Derrière, Mathias Gidsel permet au Danemark de reprendre les rênes de la rencontre (26-27, 59e). Suite à une grosse séquence défensive, Elohim Prandi récupère le ballon avant de le transmettre à Ludovic Fabregas qui décroche l’égalisation dans les dernières secondes du match (27-27).

Désorganisé pour sa dernière attaque, le Danemark obtient un jet franc, mais Mikkel Hansen n’a pas la même réussite qu’Elohim Prandi face à la Suède. Niclas Kirkelokke permet au Danemark de bien démarrer la prolongation (27-28, 61e). Le demi-centre Nedim Remili lui rend la pareille pour permettre à la France d’égaliser (28-28, 63e). Après une nouvelle relation au pivot entre Elohim Prandi et Ludovic Fabregas, la France colle toujours aux basques des Danois à la pause (29-29).

Fantomatique lors du temps réglementaire en ratant toutes ses tentatives dans le temps réglementaire, Dika Mem s’envole dans le ciel dans la Lanxess Arena de Cologne pour donner deux buts d’avance aux Bleus à trois minutes de la fin du match (31-29, 67e). Un money time que les Bleus gèrent de main de maître avec Yanis Lenne, qui vient parachever le succès des Bleus (33-31, FM), dix ans après le dernier sacre européen de la France.

Après 2006, 2010 et 2014, la France décroche sa quatrième couronne européenne en faisant tomber les champions du monde en titre.

Guillaume Gille : Même si on a l’habitude, avec l’équipe de France, de gagner des titres, même si on a cette bonne habitude, ça reste énormément de joie. Il y a une forme de continuité pour l’équipe de France, qui continue à gagner des titres. Mais c’était surtout très important pour cette génération d’écrire sa propre histoire. Ça illustre sa qualité et c’est peut-être le plus important, qu’elle soit capable de gagner des titres. Dans cette année très tournée vers les Jeux, forcément, gagner l’EURO ça valide notre démarche qui était de venir ici pour se battre avec les meilleurs pour un titre et de ne pas faire l’impasse. Ca valide aussi notre volonté de venir ici avec un groupe élargi, on a vu ce soir que physiquement, on avait encore de la fraicheur et la capacité de faire la différence, même dans la prolongation. Tous les joueurs ont été super important. Tout le monde a mis ses tripes et son coeur pour aller chercher ce match et personne n’a rien laissé tombé, même quand on était en difficulté. On s’est toujours accroché à la lumière qu’on voyait au bout du tunnel, même quand Nielsen nous mettait en échec.

Ludovic Fabregas : C’est une énorme satisfaction, on est vraiment heureux. On gagne cette compétition que la France n’avait plus gagné depuis dix ans…On est content pour le handball français, c’est magique après ce qu’ont fait les Bleus. On a passé beaucoup de temps derrière, mais on ne se fait jamais décrocher non plus, on est deux ou trois buts derrière maximum. On a su faire preuve de mental, après ce qu’on a fait il y a deux jours, on avait encore des ressources. On arrive à prendre l’avantage dans les prolongations, on a vraiment été énorme sur la fin. On a assumé nos responsabilités, tous, que ce soit sur le banc ou sur le terrain, c’est une vraie victoire d’équipe.

Samir Bellahcene : C’est un truc de fou, une victoire qu’on a été chercher avec les couilles et le coeur. Je m’en souviendrai toute ma vie. Je ressens de la joie vis à vis de tout ce qui s’est passé depuis six mois. Je pense à tout ce qui s’est passé avant, il y a énormément d’émotion. Je gagne le premier titre de ma carrière avec l’équipe de France au championnat d’Europe, avec des légendes de notre sport, dans un match complètement fou… A un moment c’était dur, mais je me suis souvenu de Thierry Omeyer en 2014 face au Danemark, déjà à l’Euro, il avait fait l’arrêt qu’il fallait au moment où il fallait. Je savais que je n’allais pas faire 20 arrêts contre le Danemark, mais qu’il faudrait faire celui qu’il faudrait. Et quand je fais celui sur Hansen dans la prolongation, j’ai l’impression d’avoir fait mon boulot pour filer un coup de main aux copains.

Nikola Karabatic : Etre champion avec cette équipe-là, ces mecs avec qui j’avais jamais gagné de médaille d’or, c’est magnifique. Je suis fier de ce qu’on a démontré tout au long du tournoi et je pense que c’est mérité. On ne sait jamais quand on va revivre des victoires, des médailles d’or, qu’on peut les partager avec sa famille. C’est juste magique, quand on est sportif de haut niveau, on se bat pour toucher du doigt ces moments-là, et pouvoir partager ça avec mes enfants, faire des photos, c’est magique. Je suis sur un petit nuage et là je suis super pressé d’aller boire une bière avec les copains. Ma mère m’a dit qu’elle était fière de moi. Etre champion d’Europe avec la manière, à bientôt 40 ans, je pouvais pas m’imaginer terminer ma carrière de cette façon.

Après ses succès de 2006, 2010 et 2014, l’équipe de France vise une quatrième couronne continentale. Toujours invaincus depuis le lancement de l’Euro le 10 janvier dernier (7 victoires, 1 match nul), les Bleus disputeront donc un 9e match en dix-huit jours ! 18 joueurs sont à la disposition de Guillaume Gille puisque Melvyn Richardson a quitté ses partenaires dans la perspective d’un heureux événement. Le sélectionneur, avec son staff, conduira l’entraînement prévu ce samedi en fin d’après-midi (17h-19h) avant la dernière journée du tournoi et sa finale programmée dimanche à 17h45.

Le Danemark : Une Équipe Toujours Redoutable

Présentation par Érick Mathé : L’équipe danoise se présentera dans une configuration très proche de son effectif du Mondial de l’an passé, à une exception près, et pas des moindres, avec la présence d’Emil Nielsen qui remplace Kevin Möller. En première période, les Allemands ont bousculé l’équipe du Danemark. Les Danois, comme à leur habitude lorsqu’ils sont en difficulté, ont utilisé le 7 contre 6. Ils le jouent à merveille avec Mikkel Hansen. Jusque-là, ils l’avaient très peu mis en place sauf face à la Slovénie, un match qu’ils ont perdu. On sait donc qu’ils peuvent utiliser cette arme à tout moment.

Les arrières Pytlik et Gidsel sont énormément utilisés et peut-être, qu’en fin de compétition, comme l’an passé avec Lauge Schmidt et Mensah, il faut s’attendre à des rotations. Concernant l’état de fraîcheur des deux équipes, entre la programmation des demi-finales et l’étendu du temps de jeu, je ne saurais dire quelle sera l’équipe bénéficiaire.

- L’équipe de France disputera sa 4e finale continentale : elle a remporté les trois précédentes (2006, 2010 et 2014).

Victoire en EHF Euro Cup

Petit exploit pour les Bleus du handball. L’équipe de France a mis fin à la série de 26 matchs sans défaite du Danemark, champion du monde et champion olympique. Les Français ont battu leurs rivaux 33 à 32 ce mercredi 12 mars à Décines-Charpieu (Rhône) dans le cadre de l’EHF Euro Cup.

Vainqueurs à l’automne de la Suède (37-31) et de la Norvège (31-27), les Bleus poursuivent leur sans-faute dans cette compétition qui remplace pour eux cette saison les qualifications à l’Euro 2026, dont ils sont exemptés.Ils en prennent la tête (6 pts) devant les Danois (4 pts), qui les recevront samedi à Kolding pour prendre leur revanche après avoir subi mercredi, sans leur gardien titulaire Emil Nielsen ni leur maître à jouer Simon Pytlick, leur première défaite (25 victoires et un nul) depuis la finale de l’Euro-2024, déjà face à la France (33-31 a.p.). Entre-temps, les Danois ont conquis un nouvel or olympique (après avoir laminé les Bleus en ouverture) et un quatrième Mondial de suite, que les Bleus ont achevé à la troisième place.

Première Sélection pour Noah Gaudin

La victoire de mercredi a ressemblé à la victoire arrachée face aux Portugais (35-34) le 2 février, en match pour la troisième place du Mondial : de nouveau, le gardien Charles Bolzinger, entré en jeu au début de la seconde période, a remporté son duel avec l’ailier droit adverse pour préserver à la sirène le succès de son équipe.

Une victoire plutôt logique pour les Bleus qui, portés par Elohim Prandi et Dika Mem (7/7 chacun), ont fait la course en tête l’essentiel d’un match qui a permis à Noah Gaudin, fils de Christian Gaudin, gardien double champion du monde 1995 et 2001, de connaître sa première sélection.Ils ont cependant failli gâcher leur prestation en concédant un 4-0 pour se retrouver menés 29 à 27 à la 52e minute alors qu’ils avaient eu quelques minutes plus tôt une balle de + 3 (27-25, 49e). Mais ils ont renversé la vapeur, notamment en proposant une défense étagée (deux lignes de trois joueurs) qui a fait déjouer les Danois (30-29, 54e). Les Français n’ont plus lâché les commandes mais se sont fait peur jusqu’à la dernière action avec un ballon perdu (marcher sifflé) à 20 secondes de la fin.

Championnat du Monde 2023 : Une Finale de Rêve

L’équipe de France de handball affronte ce dimanche 29 janvier, le Danemark en finale du championnat du monde, à Stockholm (21 h). Une affiche de rêve pour espérer voir les Bleus décrocher leur septième titre mondial, en huit finales. Mais pour remonter sur le toit du monde six ans après leur dernier sacre, les champions olympiques devront remporter plusieurs duels. L’équipe de France de handball est là où elle voulait être… En finale du championnat du monde 2023, contre le Danermark, double tenant du titre. Ce dimanche 29 janvier (21 h), les Bleus ont l’occasion de décrocher leur septième étoile. Mais pour cela, ils auront fort à faire face à une équipe danoise qui n’a jamais semblé aussi forte. Dans les buts, en demi-centres ou au poste de pivots, les deux équipes ont des arguments à faire valoir. D’autant qu’en cas de succès, les Bleus mettraient fin à 6 ans de disette, depuis leur dernier titre, en 2017 à Paris. Les Danois, eux, pourraient devenir la première nation à réaliser le triplé. Chose que même la génération dorée des Français ou des Suédois n’a pas su faire pendant son règne.

Ils ne seront pas en opposition directe. Mais à 40 mètres de distance, Vincent Gérard et Niklas Landin, les gardiens de l’équipe de France et du Danemark vont se livrer une bataille décisive pour porter leur équipe sur le toit du monde. Ensuite, c’est surtout sur ce match qu’ils auront un poids certain sur l’issue de la rencontre. En 2021, aux Jeux olympiques, Vincent Gérard avait remporté le duel. Si le gardien Danois avait signé le plus d’arrêts (14/38 à 37 %), le portier français avait sorti les parades décisives (10/31 à 32 %).

Certes le rempart scandinave apporte plus de stabilité sur l’ensemble d’une confrontation. Depuis le début du Mondial, il a montré à plusieurs reprises qu’il était encore capable de prendre feu et d’éteindre tous les tireurs adverses. Le Français, lui, est peut-être plus susceptible de passer au travers d’une rencontre, comme ce fut le cas lors de son quart de finale contre l’Allemagne. Mais aussi d’entrer en ébullition, comme en demi-finale, contre la Suède. Surtout, il s’avère peut-être davantage soutenu par sa défense que son vis-à-vis. Sa capacité de lecture, peut-être égale au Danois, lui permet ensuite de faire des arrêts.

En évoquant la défense, comment ne pas penser à Ludovic Fabregas et à Magnus Saugstrup. Les deux hommes, qui ont la capacité d’évoluer aussi bien devant leur zone qu’en pivot d’attaque, seront aussi l’une des clés de la rencontre. Dans un premier temps, leur capacité à défendre le fer en font des hommes forts de leurs sélections. Depuis ses débuts en Bleus et en club, Ludovic Fabregas est loué pour ses capacités défensives. Il l’a encore prouvé contre la Suède, vendredi en demi-finale. Il avait d’ailleurs posé d’énormes problèmes aux Danois, à Tokyo. Ce coup-ci, il devra être en mesure de limiter l’impact de Mikkel Hansen, tout en surveillant avec Luka Karabatic, l’autre tour jumelle de la défense tricolore, les glissements de Magnus Saugstrup. Ce dernier est également un poison pour les attaquants adverses. S’il n’est pas aussi solide défensivement que son vis-à-vis, il fait partie des hommes forts de la défense scandinave. Et en attaque, le pivot de 26 ans n’est pas un manchot.

Si la capacité à museler les attaques adverses sera essentielle pour aller chercher le titre mondial, la façon de gérer le rythme du match sera aussi importante. Et pour cela, les deux formations peuvent s’appuyer sur des maîtres à jouer redoutable. Du côté danois, l’émergence de Simon Pytlick, sur le poste d’arrière gauche, a obligé le sélectionneur Nikolaj Jacobsen à confier les clés du jeu à Mikkel Hansen. Son rôle n’est plus forcément de prendre le ballon pour décrocher les lucarnes adverses. Il en est toujours capable, mais il a montré qu’il était surtout un magnifique organisateur de jeu, capable de mettre sur orbite Mathis Gidsel ou Pytlick.

Nedim Remili avait fait du dégât dans la défense danoise, lors des Jeux olympiques de Tokyo, où les Bleus avaient été sacrés champions olympiques. Ce qui dérange moins Nedim Remili. Capable d’aller mettre la viande au milieu des gros, l’ancien partenaire de club de l’homme au bandeau, a aussi montré qu’il était un magnifique chef d’orchestre. Depuis le début de la compétition. Avec ses 39 passes décisives, il est le 4e meilleur passeur de ce Mondial.

Profitant des espaces créés par ses pivots (les meilleurs du monde), l’homme de 27 ans est capable de leur lâcher le ballon dans le bon timing, ou de manière spectaculaire avec des passes dans le dos, ou à l’aveugle. Avec la faculté supplémentaire d’être en mesure de défendre à tous les postes, dans l’éventualité où il n’aurait pas le temps de laisser sa place à Luka Karabatic, avec qui il effectue souvent le changement attaque-défense. Pour rappel, il n’était pas présent l’année dernière, lors de la double confrontation contre les Danois, à l’Euro 2022. la dernière fois qu’il a affronté les hommes du Nord, c’était aux Jeux olympiques.

Malgré une entame catastrophique, l'équipe de France a remporté une nouvelle victoire de prestige sur le grand Danemark, ce samedi à Kolding en Euro Cup (38-40), trois jours après l'avoir vaincu à Décines (33-32). L'équipe de France reste le poil à gratter des maîtres de la planète. Ce samedi à Kolding en Euro Cup, les Bleus ont enchaîné une deuxième victoire en trois jours face aux Danois, champions olympiques et du monde en titre (38-40), trois jours après les avoir dominés à Décines (33-32). Devant un public en rouge dépité, ils confortent leur place de leader de cette anecdotique compétition entre les équipes déjà qualifiées pour l'Euro 2026.

Les médaillés de bronze du Mondial 2025 ont pourtant vécu un début de match désastreux, absents dans l'engagement et complètement dépassés par la vitesse des Scandinaves (7-2, 5e). « On n'est pas entrés dans ce match, les gars, physiquement on recule. Il faut être plus tranchants dans les duels », leur lançait le sélectionneur Guillaume Gille, obligé de prendre un temps mort après quelques petites minutes de jeu.

Un temps mort qui réveille Message reçu par ses hommes, qui ont retrouvé toute leur agressivité défensive après cette interruption. Petit à petit, Dika Mem (élu homme du match avec un impressionnant 7/9 au tir) et ses camarades sont revenus dans la partie (12-12, 20e). D'un superbe shoot à la hanche, Melvyn Richardson, lui aussi excellent (6 buts, 4 passes décisives), leur a donné l'avantage pour la première fois (15-16, 28e).

Les Danois, privés de plusieurs joueurs majeurs (Emil Nielsen, Simon Pytlick, Rasmus Lauge) mais guidés par un Mathias Gidsel comme toujours diabolique (10 buts), ont repris les commandes juste avant la pause (17-16, 30e). Ils ont profité d'une reprise timide des Bleus pour creuser à nouveau l'écart (21-18, 37e) sur quatre buts à la file du chirurgical ailier gauche Emil Jakobsen (9/9 au tir, 6/6 sur penalty). Dika Mem, Melvyn Richardson et Elohim Prandi brillants en attaque Les Français n'ont cependant pas baissé la tête. Toujours très présents défensivement, ils ont fait déjouer les Danois et ont profité de leurs pertes de balles pour reprendre les devants (22-24, 42e). En attaque, Elohim Prandi aussi était brillant (8 buts, 7 passes décisives). Dans une fin de match très serrée où les deux équipes marquaient coup sur coup, deux buts de Ludovic Fabregas leur ont offert un avantage définitif (35-37, 58e). Malgré une infériorité numérique pour une faute d'antijeu de Dika Mem (59e), ils ont tenu jusqu'au bout pour gâcher la fête des champions du monde.

Les Bleus concluront leur saison avec les deux dernières journées de cette Euro Cup, le 7 mai contre la Suède à Göteborg et le 11 mai devant la Norvège à Rouen.

A trois minutes du terme, le sélectionneur danois Nikolaj Jacobsen a pris un temps mort chargé d'émotion, pour rendre hommage à l'emblématique défenseur Henrik Möllgaard qui disputait à 40 ans le dernier match international de sa carrière. Le grand barbu, homme de l'ombre de tous les triomphes danois depuis une décennie, a quitté le parquet les yeux embués dans une haie d'honneur de ses partenaires, sous les applaudissements des Français et de ses glorieux anciens partenaires, Mikkel Hansen et Niklas Landin (qui se sont retirés l'été dernier), présents en loge. En remportant son sixième titre international (2 JO, 4 Mondiaux) au Championnat du monde il y a un mois, il a égalé ces derniers au classement des joueurs les plus titrés de l'histoire, hors Français. Le record absolu reste la propriété de Nikola Karabatic (11 trophées), son ancien coéquipier au Paris-SG (2015-2018). C'est justement dans la capitale française que s'écrira la suite de la carrière de Möllgaard : l'actuel joueur d'Aalborg y reviendra comme entraîneur adjoint, sous la direction de son compatriote Stefan Madsen, pour les deux saisons à venir.

France 2 - 1 Danemark Coupe du monde 2022

Tableau des Confrontations Récentes

Ce tableau récapitule quelques-unes des confrontations récentes entre la France et le Danemark, illustrant l'intensité et l'équilibre de cette rivalité.

Date Compétition Résultat
12 mars EHF Euro Cup France 33 - 32 Danemark
Samedi à Kolding Euro Cup France 38 - 40 Danemark
29 janvier Championnat du Monde France vs Danemark
EHF EURO 2024 Finale France 33 - 31 Danemark
Equipe de France de Handball

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