Le volley-ball et ses variantes, comme le beach-volley, comptent parmi les sports les plus pratiqués au monde. Ce sport dynamique exige une bonne agilité, de la coordination et une grande réactivité, que ce soit en loisir ou en compétition. Il favorise le développement de la coordination, de l’agilité, de la force musculaire et de l’endurance cardio-respiratoire.
Le volley-ball est un sport exigeant qui sollicite intensément les muscles des bras, des épaules, des jambes et du tronc. En plus de brûler des calories, il favorise le renforcement de plusieurs muscles du corps.
Voici les principaux muscles sollicités lors de la pratique du volley-ball :
- Les muscles des épaules: Il s’agit de l’ensemble des muscles qui permettent de relier le bras au reste du corps. On compte parmi, les muscles de la coiffe des rotateurs (subscapulaire, infra-épineux, petit rond, supra-épineux) ou encore les trapèzes, les deltoïdes, le grand dentélé, l’angulaire.
- Les biceps: Ces muscles situés sur la face antérieure du bras sont entourés par deux articulations (scapulo-humérale, du coude).
- Les triceps: Situés sur la face interne du bras, ils recouvrent trois muscles(le vaste externe, le vase interne et le long chef du triceps) qui viennent compléter le rôle fléchisseur du biceps brachial.
- Les fessiers: Situés à l’intersection des membres inférieurs et du tronc, les muscles fessiers ou glutéaux (Grand fessier, moyen fessier et petit fessier) font partie des muscles les plus volumineux et les plus puissants du corps.
- Les quadriceps: Ils sont situés à l’avant de la cuisse. les quadriceps se composent chacun de 4 muscles (Le vaste fémoral ou droit du fémur, le vaste latéral, le vaste médial, le vaste intermédiaire).
- Les muscles ischio-jambiers: Situés sur la face arrière de la cuisse, ces muscles sont au nombre de quatre (biceps fémoral, semi-tendineux et semi membraneux).
- Les muscles du mollet: Appelés aussi triceps sural, les muscles du mollets regroupent 3 faisceaux musculaires dont le soléaire et les jumeaux (ou gastrocnémiens).
Comme le remarque Laurent Lecina, les blessures lombaires (entorse lombaire, lombalgie, hernie discale) sont relativement courantes chez les pratiquants en raison des mouvements répétitifs de flexion, d’extension et de rotation du tronc et de la tête. Pour réduire le risque de blessures lombaires, il est crucial de renforcer les muscles abdominaux, dorsaux et latéraux, ainsi que les muscles stabilisateurs du tronc qui soutiennent la colonne vertébrale.
Il est important de noter que la sollicitation des abdominaux est différente selon les postes. Tous les trois seront sollicités pendant le match et surtout pendant les actions d’extension.
Voici une bonne raison de travailler les abdominaux, quelque soit votre poste au volley, vous les sollicitez toujours plus ou moins :
- À l’attaque: avoir un corps gainé est essentiel pour bien réaliser une frappe de balle efficace et puissante.
- Au bloc: ils vous aideront à être bien équilibré dans l’air et seront bénéfiques dès l’impulsion. Sauter droit, retomber droit et au même endroit, avec des abdos solides, c’est quasi gagné !
- À la passe: avoir un corps gainé et équilibré des pieds aux épaules permettra au corps d’être prêt à propulser la balle, d’être tonique en résumé.
- Au service: travailler ses abdominaux est essentiel pour être bien aligné et avoir la quasi certitude de réussir ses services.
Le saut se traduit par une triple extension des membres inférieurs; les pieds bloquent le déplacement horizontal et le mouvement se développe vers le haut. Lors de l'amortissement le corps retombe, sur les orteils, les métatarsiens et enfin l'isthme et les talons. Le joueur devra donc être capable de réitérer un grand nombre d'actions intenses de courte durée avec des temps de récupération semi active ou passive de l'ordre de 20 à 40 sec.
La puissance qui est en fait la force "explosive" est une aptitude à développer une force intense qui dépend à la fois du nombre de fibres sollicitées simultanément dans un muscle et de leur qualité de contraction.

Risques de blessures au volley-ball
Néanmoins, le volley-ball comporte quelques inconvénients et risques de blessures, tels que les entorses, les fractures ou les blessures musculaires liées à la nature explosive du jeu. Les joueurs peuvent aussi éprouver une fatigue physique, voire une fatigue mentale dans la mesure où il demande une grande concentration et un effort constant sur le terrain. Sans oublier les exigences de coordination et de communication, des défis de taille dans les équipes où la cohésion n’est pas optimale.
On distingue deux types de blessures :
- Les blessures traumatiques: des blessures soudaines causées par un contact direct (chutes, collisions) ou un mouvement brusque, qui touchent principalement les doigts, les poignets et les chevilles.
- Les blessures liées à une surutilisation: des blessures qui surviennent progressivement, sont souvent liées à des mouvements répétitifs et touchent principalement les épaules et les genoux.
Voici quelques-unes des blessures les plus courantes au volley-ball :
- L'entorse de la cheville: Elle est de loin la blessure la plus fréquente. Elle affecte souvent les joueurs lors de changements rapides de direction, de mouvements brusques, de déplacements latéraux, de sauts ou d’atterrissages. Il est difficile de la prévenir, mais certaines astuces permettent tout de même de limiter les risques. Les joueurs peuvent par exemple renforcer leurs muscles stabilisateurs grâce à des exercices spécifiques. Le port de chaussures appropriées offrant un bon soutien et une bonne adhérence peut aussi aider à réduire le risque de torsion de la cheville. Sans oublier l’importance d’un bon échauffement, d’une technique de déplacement appropriée et d’une attention particulière lors des matchs !
- Les tendinites du genou: Elles sont aussi des blessures fréquentes chez les joueurs, en raison des mouvements répétitifs et des contraintes importantes exercées sur l'articulation du genou. Vous l’aurez compris, les sauts fréquents, les déplacements latéraux, les atterrissages brusques et les changements de direction rapides mettent les genoux à rude épreuve. Pour les prévenir, les joueurs doivent donc renforcer les muscles de leurs jambes, en particulier leurs quadriceps, leurs ischio-jambiers et les muscles de leurs mollets. Ainsi, ils peuvent réduire la pression exercée sur les tendons de leurs genoux. Une technique de saut et d’atterrissage appropriée, le port de genouillères et ainsi qu’une attention particulière à la posture pendant le jeu peuvent aussi contribuer à réduire le risque.
- La rupture du ligament croisé antérieur: C'est une blessure redoutée par de nombreux sportifs. Ce ligament situé au centre du genou est crucial pour la stabilité et le mouvement, mais des mouvements brusques, des changements de direction rapides, et des réceptions brutales peuvent entraîner une rupture partielle ou totale du ligament croisé antérieur.
- Les blessures à l’épaule: Pour prévenir ces blessures à l’épaule, il est indispensable de mettre en place un programme d’entraînement qui renforce les muscles de l’épaule, en particulier les muscles stabilisateurs tels que les rotateurs externes. L’attention portée à la technique de frappe et à la mécanique du mouvement permet aussi de réduire le stress sur l’épaule.
- Les blessures au coude: Les mouvements répétitifs de service, de passe et d’attaque peuvent aussi fragiliser les coudes et occasionner des blessures telles que la tendinite, l’épicondylite ou la bursite. Pour protéger vos coudes, assurez-vous d'avoir une bonne technique, de vous échauffer correctement avant chaque entraînement et d’utiliser des protège-coudes pour limiter les dégâts lors de plongeons.
- Les blessures aux doigts: Ces blessures surviennent le plus souvent au contact du ballon, mais peuvent aussi être la conséquence d'un contact malheureux avec le sol ou avec un partenaire de jeu. Elles peuvent se produire lorsque le ballon frappe directement les doigts, les pliant brusquement vers l’arrière ou sur le côté.
Comme le remarque Laurent Lecina, les blessures lombaires (entorse lombaire, lombalgie, hernie discale) sont relativement courantes chez les pratiquants en raison des mouvements répétitifs de flexion, d’extension et de rotation du tronc et de la tête. Pour réduire le risque de blessures lombaires, il est crucial de renforcer les muscles abdominaux, dorsaux et latéraux, ainsi que les muscles stabilisateurs du tronc qui soutiennent la colonne vertébrale.
« Quels que soient les risques, il y a toujours une solution pour adapter la pratique à la santé de chacun en utilisant par exemple un ballon plus léger ou un filet moins haut qui limite les sauts », insiste Laurent Lecina.

Avantages du volley-ball
Comme le rappelle Laurent Lecina, il offre de nombreux avantages, tant sur le plan physique que sur le mental. Il favorise le développement de la coordination, de l’agilité, de la force musculaire et de l’endurance cardio-respiratoire.
Ce sport stimule aussi la concentration, la prise de décision rapide et la gestion du stress. Sans oublier qu’il favorise le travail d’équipe et la communication : « Impossible de gagner en solitaire.
Avec le volley, vous pratiquez des efforts courts, intenses et répétés. Vos courses, vos sauts, et vos frappes se font sur quelques mètres et quelques secondes.Vous travaillez votre explosivité - c’est votre capacité à accélérer au cours de votre geste - et votre puissance : c’est la force que vous mettez dans votre geste après l’accélération.
En plus de brûler des calories, il favorise le renforcement de plusieurs muscles du corps.
Le volley-ball vous permet de progresser de façon globale sur votre équilibre et votre coordination.En attaque comme en défense, vous sollicitez vos réflexes et votre adresse. Vous devez être souple et tonique sur vos appuis et les nombreux sauts stimulent votre proprioception.
En effet, avec trois touches pour renvoyer la balle et l’interdiction d’effectuer une double touche, vous échangez en permanence avec vos partenaires.
Avec le volley-ball, améliorez votre physique, vos appuis et vos réflexes tout en vous amusant.
En jouant régulièrement au volley, on améliore sa condition physique générale tout en brûlant des calories et en renforçant ses muscles.
Le volley-ball est le seul sport collectif sans aucun contact avec l’adversaire. Avec ce sport, vous misez sur la réactivité, la détente et l’explosivité. Qui dit sport collectif dit aussi communication et coordination.
En loisir et entre amis, vous pouvez facilement adapter le rythme des échanges et donc du match selon vos capacités. Dans le jeu, vous répétez des efforts courts et toniques : vous pouvez débuter sans posséder une grande endurance.Et la technique ? Vous la développez au fur et à mesure de votre pratique sans perdre de vue le plaisir initial du volley-ball : gardez la balle en vie et renvoyez-la en seulement trois touches !
Vos jambes sont sollicitées en permanence : la défense passe par des appuis souples et vifs, jambes fléchies. Les courses courtes et les sauts musclent vos mollets, vos cuisses et vos fessiers.
En attaque, vous travaillez vos bras, vos épaules et vos pectoraux. Et comme vous sautez, votre dos et votre gainage progressent.
Au poste de libéro, vous vous spécialisez dans la réception pour soulager vos attaquants et attaquantes.
Pôle espoir France : Entraînement physique de l'attaque en Volleyball.
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