L'Histoire du Volley-Ball à Talence : Une Épopée Sportive

Le volley-ball, sport collectif dynamique et passionnant, a une histoire riche et variée en France, marquée par l'émergence de clubs emblématiques et l'engagement de personnalités dévouées. Cet article explore l'histoire du club de volley de Talence, en la replaçant dans le contexte plus large du développement du volley-ball en Aquitaine et en France.

Les Débuts du Volley-Ball en Aquitaine et dans les Landes

L'histoire du volley-ball dans la région est riche et commence au début des années 1960. Le premier club de volley-ball est créé dans les Landes en novembre 1961 à Mont de Marsan sous le nom de Volley Athlétic Club Landais. Le club montois participe au championnat de Guyenne et joue à la salle municipale (aujourd'hui Salle Dorgambide) en novembre 1961. La saison suivante, le Stade Montois forme sa section volley (masculin uniquement) qui prend légitimement la place du VACL. En novembre 1962, les stadistes jouent en Ligue de Guyenne Excellence face à l'ASPOM de Bègles lors de leur premier match officiel de championnat.

Le 7 octobre 1965, le Comité des Landes de Volley intègre officiellement la Fédération Française. Le premier président sera Mr Daniel Dubois (Professeur EPS au Lycée Duruy). Son siège était au Café du Commerce, rue Gambetta à Mont de Marsan. En 1968-69, les volleyeurs du Stade Montois évoluent au niveau National pour la première fois dans l'existence de la section. En fin de saison 2017-18, en battant Barbezieux à Poitiers (3-1) les Hagetmautiennes glanent le titre de Pré-Nationale féminines et accèdent en championnat Nationale 3 pour la saison à venir avec les angloyes présentes depuis quelques années.

Au Pays-Basque, à la fin des années cinquante, un club voit le jour à Saint Jean de Luz : l'AS Luzienne. Le club de Talence, au fil des années, s'est imposé comme une force dans le paysage du volley-ball régional et potentiellement national. Son histoire est marquée par des moments de succès, des défis surmontés et un engagement constant envers le développement du sport.

Le Pôle Talençais : Un Écosystème Sportif Unique

La particularité, l'originalité et l'atout majeur de ce pôle réside dans la proximité géographique du CREPS Aquitaine et de trois établissements scolaires, le collège, le lycée et lycée professionnel (L.P.) Victor Louis (à 500 mètres du CREPS) et le lycée technique Alfred Kastler (jouxtant le CREPS). Dans ce périmètre restreint, inséré de plus dans le campus universitaire (CREPS et lycée technique Alfred Kastler) ou le bordant (collège, L.P., lycée Victor Louis) la quasi-totalité des filières scolaires générales, techniques et professionnelles est offerte.

Il faut ajouter que la culture de la scolarisation de sportifs est ancienne dans les établissements de Talence. Chacun d'entre eux a accueilli depuis l'origine des « sections sport-études » et/ou des sections « promotionnelles », et a donc noué et consolidé ainsi des relations avec le mouvement sportif. Ils sont également inscrits depuis longtemps dans une dynamique d'échanges de services avec le CREPS tout proche, portant sur l'accueil pédagogique des stagiaires de l'EPS - puis du sport - d'un côté, et sur le prêt des équipements sportifs, de l'autre.

Cet ensemble de conditions scolaires et, en aval, universitaires a indéniablement favorisé l'implantation progressive de la majorité des CPEF d'Aquitaine au CREPS, qui possède aussi des infrastructures sportives et de suivi médical remarquables. L'aménagement progressif et concerté entre les divers établissements des conditions de scolarité des élèves-sportifs, a conduit à des ajustements administratifs et pratiques, destinés à alléger aussi bien les contraintes des jeunes que celles des divers personnels impliqués dans l'organisation du réseau. La création des CPEF en 1985 a accéléré le processus tout en ajoutant de la complexité à l'architecture.

La diversité des choix des filières scolaires et sportives, des possibilités d'accueil des établissements et des modes d'organisation des fédérations, contribue à accentuer les enchevêtrements. L'implantation administrative des sections introduit en fait un clivage artificiel. Car on entre ici dans le cadre d'un partenariat scolaire obligé si l'on veut résoudre le plus efficacement possible le problème de la diversité des orientations des élèves-sportifs d'une même section.

Si l'on rajoute à ceci la recherche de la meilleure adéquation entre les conditions d'hébergement en internat ou demi-pension et les horaires d'entraînement et d'études, les modes de raisonnement effacent les frontières des établissements.

Le Pôle Talençais: Implantation administrative des sections

Source : ONISEP AQUITAINE. Le sport dans les collèges et les Lycées. 1994. p. 9.

Le Pôle Talençais: Scolarisation des sportifs

L'implantation administrative des sections introduit en fait un clivage artificiel. Car on entre ici dans le cadre d'un partenariat scolaire obligé si l'on veut résoudre le plus efficacement possible le problème de la diversité des orientations des élèves-sportifs d'une même section.

Si l'on rajoute à ceci la recherche de la meilleure adéquation entre les conditions d'hébergement en internat ou demi-pension et les horaires d'entraînement et d'études, les modes de raisonnement effacent les frontières des établissements.

On observe d'abord une discontinuité dans l'étagement sportif du dispositif scolaire puisque, hormis en judo, il n'existe pas de correspondance entre sections sportives et SSHN. La création des CPEF a eu des conséquences directes sur le réseau talençais puisque les mêmes établissements scolaires ont été tout naturellement sollicités pour accueillir, en plus des élèves-sportifs de leurs sections, les athlètes de haut niveau « appartenant » aux CPEF nationaux qui se sont successivement implantés au CREPS de Talence.

Si l'on rapproche le « dispositif CPEF » et le dispositif sportif scolaire, on constate là encore que la continuité fait défaut, sauf en judo. C'est dans ce contexte de complexité que le réaménagement du dispositif du sport de haut niveau en milieu scolaire, « en l'organisant autour des structures consacrées prioritairement au service des sportifs de haut niveau, les unes pour l'entraînement, les autres pour la formation scolaire » s'est concrétisé à Talence par un enchevêtrement des structures et des actions, comme en témoigne la distribution de la scolarisation de l'ensemble des jeunes concernés par les CPEF, les SSHN et les sections sportives.

Par ailleurs, l'examen des situations d'internat fait apparaître que le CREPS héberge 81 internes pour l'ensemble des CPEF qui y sont implantés, dont 53 mineurs, que tous les judokas internes sont hébergés au lycée Technique Alfred Kastler, alors que les internes du CPEF hand-ball se distribuent par moitié entre le CREPS et ce même lycée, ce qui confirme la diversité des stratégies fédérales.

Avec 57 internes (dont 27 sont scolarisés au lycée V. Louis), le lycée Alfred Kastler partage avec le CREPS, la majeure partie de la charge d'hébergement (le lycée V. Louis loge 1 7 internes-sportifs de ses propres sections athlétisme et tennis et 3 pongistes de la SSHN, scolarisés au collège). Malgré tous les efforts de facilitation, les entrecroisements du dispositif posent toujours le problème des déplacements des élèves-sportifs.

Cet emboîtement des différentes structures a des conséquences positives sur les conditions de vie scolaire des élèves des SSHN dans la mesure où ils sont « absorbés », « aspirés » dans un dispositif plus vaste qui rend possibles des aménagements plus efficaces. En effet, le poids accru des CPEF génère une dynamique qui tend à estomper la spécificité des SSHN. À cet égard, l'exemple du complexe scolaire V. Louis est éloquent : sur les 110 sportifs scolarisés au lycée-L.P., 77 « appartiennent » aux divers CPEF, soit 70 % de l'effectif. Au collège, « les CPEF » représentent déjà 38,2 % des élèves-sportifs (13 sur 34).

La composition des SSHN rend également compte de ce « tropisme » puisque 11 des 12 pongistes sont classés « CPEF », ainsi que la totalité des judokas. On comprend mieux dès lors la fonction structurante du CREPS par rapport à l'ensemble du dispositif de suivi scolaire : il est le lieu d'hébergement de la très grande majorité des athlètes de haut niveau des 10 CPEF, qui constituent eux-mêmes la majorité des élèves-sportifs des établissements scolaires voisins.

Pour traiter de façon transversale le problème déterminant de l'équilibre entraînement-études (commun à toutes les spécialités sportives et clé de la réussite), cet établissement est incontestablement le mieux placé pour cristalliser les synergies. Le CREPS ajoute en outre de l'efficacité au système général en dégageant un poste quasi complet de coordonnateur du suivi scolaire et social, dont le rôle de véritable interface entre les mondes sportif et scolaire, et de pilote de l'organisation globale du soutien, du tutorat et du rattrapage, est non seulement unanimement reconnu et apprécié, mais profite, au-delà des sportifs des CPEF, à ceux des SSHN et des sections sportives.

C'est d'autre part l'apport numérique des centres qui rend possible les regroupements des jeunes des CPEF, SSHN et des sections sportives, en trois classes sportives au lycée V. Louis (2nde, 1ère, Terminale) et en une classe de seconde au lycée technique A. Kastler.

Cette agrégation des différentes catégories d'élèves-sportifs, pour toutes les modalités d'aménagement des conditions de vie scolaire, explique pourquoi les divers acteurs scolaires ne différencient pratiquement jamais dans leurs approches administrative, pédagogique, éducative et éthique, les élèves-sportifs, qu'ils soient originaires des CPEF, des SSHN, ou des sections sportives.

Enfin, le caractère « multisports » des aménagements à inventer, négocier et réaliser pour des populations variées d'élèves-sportifs facilite incontestablement le rapprochement des composantes du « complexe V. Louis » (collège, lycée, L.P.) et accentue la tendance à la mise en commun des ressources pédagogiques.

Talence face à la Compétition: Matchs et Défis

Les données fournies mentionnent un match entre La Chapelle-Saint-Aubin et Talence, où Talence s'est imposé avec une nette domination. Les Capellaubioins n’ont pas pesé bien lourd face à Talence. D’entrée, Talence prenait le match à son compte. Les Bordelais, solides au service et agressifs à l’attaque profitaient des approximations en réception d’une formation capellaubinoise fortement rajeunie pour rapidement se détacher.

Ce match illustre la compétitivité du club de Talence et sa capacité à performer à un niveau élevé.

Un Exemple d'Intégration Réussie

L'histoire de Taguir Sattarov, un jeune joueur russe qui a rejoint l'ALV (Amicale Laïque Volley de Villeneuve), met en lumière l'aspect humain et social du volley-ball. Cette "histoire de Noël" a débuté lorsque Taguir, un étudiant polytechnicien, a posé ses valises à Villeneuve-sur-Lot pour étudier à l'IFSL.

Grâce à l'accueil chaleureux de Corinne Chantreau et à l'opportunité offerte par le club d'Olivier Agel, Taguir a pu s'intégrer rapidement et apporter sa contribution sur le terrain. Ses qualités d'attaquant-réceptionneur ont permis à l'ALV d'améliorer ses résultats et d'assurer son maintien en Pré-Nationale.

Cette histoire illustre comment le volley-ball peut être un vecteur d'intégration et d'échanges culturels, permettant à des personnes venues d'horizons différents de se rencontrer et de partager une passion commune.

Francis Genson: Un Hommage à un Serviteur du Volley-Ball

Le décès de Francis Genson, un médecin passionné de sport et de volley-ball, est une occasion de rendre hommage à tous ceux qui œuvrent dans l'ombre pour le développement de ce sport.

Tous deux ont juste 16 ans, tous deux sont au pôle espoirs de Talence, et tous deux ont été formés à Toulouse, au TOAC/TUC, où ils restent encore licenciés. Nicolas, 1m86, est réceptionneur-attaquant ; Maxime, plus petit, est davantage axé sur la passe et le poste de libero. Tous deux donnent pleinement satisfaction à leur coach en N2, Cédric Enard. Nicolas et Maxime ont la tête bien posée sur leurs épaules. Et s'ils rêvent de professionnalisme, ils savent que le volley ne leur permettra pas de faire des folies. Il est donc préférable d'assurer les arrières : les deux copains, qui ne se quittent jamais, veulent intégrer l'Insa après leur bac.

Toutefois, le jeune Nicolas, même s'il avoue ne recevoir aucune pression des siens, a de qui tenir. Maman s'appelle Sylvie ; elle est aussi ancienne internationale de volley. Pourtant Nicolas a découvert le volley par l'intermédiaire du beach. C'est au travers d'interminables parties sur la plage avec les copains qu'il a décidé d'opter pour le sport de ses parents. Ce qui est sûr, c'est que le duo a envie de faire carrière, et reviendra à Toulouse l'an prochain pour passer la seconde partie du bac. Nicolas et Maxime ont toutes les chances d'intégrer le centre de formation des Spacer's, avec vue sur l'équipe une.

Des enjeux collectifs, avec le maintien à aller valider avec l’ASI, où, à 28 ans, il est venu se lancer un challenge sportif et acquérir un nouveau rôle, plus tourné vers le leadership “alors que j’ai jusqu’à présent toujours été le plus jeune”. Et individuels, alors que le central, du haut de son mètre 98, rêve de vivre une nouvelle campagne olympique avec l’équipe de France. Car oui, le longiligne Guadeloupéen, aussi discret soit-il, est champion olympique en titre. “Mais ma médaille, je ne la regarde pas tant que ça. En fait, on n’a pas vraiment le temps d’apprécier car un nouvel objectif arrive toujours.”

Daryl préfère se fixer autant que possible dans l’instant présent, éviter de trop se projeter “car ça peut inhiber. Un ami m’avait dit : ‘‘au pire, même si tu n’y es pas, tu seras toujours le même Daryl’’. Il a raison.”

Alors il n’a rien changé à sa manière d’être, tranquille, posé. Focalisé, avant d’espérer sa sélection, d’abord sur l’accomplissement de ce pour quoi il est venu à Saint-Jean-d’Illac, après avoir fait les beaux jours de Montpellier, Sète et Tourcoing. Nouvelle étape ce samedi soir contre Paris. “On entre dans la dernière ligne droite, c’est le meilleur moment de la saison ! C’est pour vivre ces matches couperets qu’on fait du sport de haut niveau. Sans se dire qu’il faut absolument gagner au risque de se mettre trop de pression, mais qu’il faut mettre tous les ingrédients tout le temps, repartir de zéro tout le temps.

Daryl avoue aisément être assez imperméable au stress. Peut-être parce que, finalement, l’ancien jeune footballeur, ailier en Guadeloupe, n’a jamais mis la charrue avant les boeufs, accueillant les événements comme ils se présentaient. Le volley, il l’a découvert à 12 ans au collège, sous la houlette d’un prof de sport passionné, qui l’a poussé, à peine deux ans plus tard, à intégrer un Creps en convainquant ses parents du bien fondé de la démarche. “J’avais des facilités, j’étais déjà grand”, glisse Daryl, qui devait sûrement dégager quelque chose de plus, mais il n’en dira pas plus, pudique. Pas plus que ce féru de lecture, dont il garnit tout son temps libre avec des sorties au cinéma, s’épanchera sur la difficulté à quitter son île natale à 14 ans et demi à peine.

Alors qu’il hésite entre des études paramédicales, pour devenir infirmier ou kiné, ou passer un Capes histoire - il est passionné par la Renaissance et la période de la Révolution française, à la résonnance particulière dans les Antilles avec l’abolition de l’esclavage -, il tranche. “Lors de ma deuxième année au Creps, j’ai été appelé pour faire un stage avec l’équipe de France de la catégorie d’âge supérieure, puis j’ai été pris au CNVB (Centre national de formation, NDLR). Je m’y suis mis à fond en me donnant trois, quatre ans et en laissant les études de côté.”

Il ne les a jamais reprises : à 21 ans, le voilà en équipe de France. Mais qui sait, “en France on a la chance de pouvoir étudier à tout âge, alors...” Alors peut-être un jour un champion olympique vous remettra-t-il une vertèbre en place, à moins qu’il ne partage son amour pour l’histoire avec des collégiens comme ceux qui en terminent avec leur séance de sport.

La Confédération Européenne de Volleyball (CEV) a mandaté la Fédération Française de Volleyball (FFVB) pour organiser le dernier tour de qualification au Championnat d'Europe Junior 2012. A son tour, la FFVB a proposé à Saint-Jean d’Illac, au vu de la qualité de l’organisation des poules finales junior, d’organiser cet événement du 11 au 13 juillet 2012.

La municipalité de Saint-Jean d’Illac apporte son soutien inconditionnel à cet événement et met à la disposition du club organisateur, l'ASI volley-ball, ses structures techniques et administratives. L’hébergement et la restauration seront assurés par des entreprises de Saint-Jean d’Illac. Une cinquantaine de bénévoles sera mobilisée pour faire de cet événement une réussite sportive. Promotionnelle aussi pour ce club girondin dont est issu Trévor Clévenot, le capitaine de cette équipe de France.

Dès le 02 juillet à Saint-Jean d'Illac, Jean-Manuel Leprovost et son staff accueilleront un à un les seize joueurs retenus pour l'ultime stage de préparation de ce tournoi décisif. "L'objectif est de se qualifier pour l'Euro, rappelle le coach des Bleuets qui avaient terminé 2e (derrière l'Espagne lors du 2e tour de qualification).

La période de préparation collective sera courte car la plupart des joueurs passent le bac. Les résultats seront annoncés le 06 juillet avec d'éventuels rattrapages les 09 et 10 juillet, soit la veille de notre 1er match. Mais comme ce sont des garçons intelligents, je compte sur eux au plus tôt ! Cette péripétie dans le planning est bien intégrée par les joueurs : "Il n'y aura pas de matches amicaux, notre préparation sera un stage commando. Les joueurs en sont conscients et tous se préparent individuellement.

A l’issue de ce stage qui réunit 16 joueurs (voir la liste ci-dessous), douze seront retenus pour ce TQCE. L'équipe classée première est directement qualifiée pour le Championnat d'Europe 2012. Le meilleur 2e (avec la poule F) sera aussi qualifié. Si l'équipe de France, 4e du dernier championnat du monde cadets, semble supérieure à ses trois adversaires, Jean-Manuel Leprovost reste prudent : "J'ai programmé les matches en fonction de la valeur théorique des équipes. Ainsi, on affrontera l'Autriche puis l'Ukraine avant de finir face à la Finlande. Et de préciser : on s'est procuré des vidéos mais on connaît assez peu l'équipe autrichienne. Les Ukrainiens ont un style de jeu assez physique.

L'histoire d'un sport

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