Comprendre les Règles du Volley-Ball : Du Terrain aux Fautes

Tu pratiques le volley en club ? Tu viens de découvrir ce sport spectaculaire grâce aux performances de l’équipe de France ? Tu vas voir ta pote à son match ce week-end ? Cela fait de multiples raisons de mieux connaître les règles de ce sport. L’arbitre siffle, une équipe est contente, l’autre moins, mais tu n’as pas compris pourquoi la faute est sifflée. Tu n’as peut-être même pas vu de faute.

Pas de panique, comme tout sport, le volley a des règles bien spécifiques. Grâce à cet article, le volley n’aura plus de secret pour toi. Si tu pars vraiment de zéro, je t’invite d’abord par commencer par notre article sur les règles simplifiées du volley, qui se lit très vite. Tu reviendras ensuite ici une fois que les bases sont posées.

Une fois que tu auras bien compris toutes les règles, tu profiteras encore plus du spectacle d’un match de volley-ball. Le but du volley-ball est simple : faire rebondir le ballon dans le camp de l’équipe adverse pour marquer des points. L’équipe qui laisse tomber le ballon au sol perd le point et le service.

Un match se joue en trois sets gagnants, que ce soit chez les hommes ou chez les femmes (contrairement au tennis). Pour gagner un set, il faut atteindre 25 points, mais il faut avoir au moins 2 points d’écart avec l’adversaire. L’équipe qui gagne 3 sets remporte le match. Si les deux équipes sont à égalité à 2 sets partout, le cinquième et dernier set décisif, appelé le tie-break, se joue en 15 points gagnants (toujours avec 2 points d’écart).

La durée d’un match de volley varie suivant le score. Un match déséquilibré gagné 3 - 0, peut se jouer d’un peu moins d’une heure, surtout depuis que les temps morts techniques ont été arrêté (le premier à 8 points et 16 points). À contrario, un match disputé en 5 sets peut durer jusqu’à 2 h 30. Ces dernières années, les règles évoluent régulièrement pour augmenter la spectacularité et s’adapter au format télévisuel.

Le Terrain et les Équipements

Le volley-ball se joue sur un terrain rectangulaire de 18 mètres de long sur 9 mètres de large. Au milieu, il y a un filet tendu par deux poteaux. Autour du terrain, il doit y avoir une zone libre de 3 mètres sur chaque côté. Concernant la hauteur sous plafond, elle doit être d’au moins 7 mètres. La largeur des lignes du terrain doit être de 5 cm et de couleur claire et différente du sol.

La hauteur du filet est de 2,43 mètres chez les hommes et de 2,24 mètres chez les femmes. Des mires sont installés de chaque côté du filet pour indiquer la limite sur le filet. Il s’agit de baguettes ou d’antennes qui s’élèvent de 1 mètre au-dessus du filet.

Le ballon de volley-ball répond à des critères stricts définis par les règles internationales de la FIVB pour garantir une expérience de jeu équitable et uniforme.

Le ballon, de forme sphérique, a considérablement été allégé ces dernières années (maintenant entre 260 et 280 grammes) pour ralentir les ballons sur les smatchs, afin d’allonger la durée des échanges, surtout à haut niveau. La circonférence doit être entre 65 et 67 cm.

Matériau et surface extérieure : Le ballon doit être en cuir naturel ou en matériau synthétique. La surface doit être souple et non brillante. Cela signifie qu’elle ne doit pas être lisse ou glissante, pour permettre une meilleure prise en main par les joueurs. En compétition officielle, la pression interne du ballon (0,30 à 0,325 kg/cm²) est minutieusement ajustée pour garantir des trajectoires prévisibles et un rebond régulier. Les ballons utilisés doivent également être homologués par la FIVB (Fédération Internationale de Volley-ball), garantissant leur conformité aux normes techniques.

Tableau récapitulatif des dimensions et spécifications :

Élément Dimension/Spécification
Dimensions du terrain 18m x 9m
Zone libre autour du terrain 3m de chaque côté
Hauteur sous plafond Au moins 7m
Hauteur du filet (Hommes) 2,43 m
Hauteur du filet (Femmes) 2,24 m
Poids du ballon 260-280 grammes
Circonférence du ballon 65-67 cm
Pression interne du ballon 0,30 à 0,325 kg/cm²

Les Règles du Jeu

Connaître les zones, les positions et les rôles des joueurs | Volley-Ball

Chaque point commence par un service. Pour qu’un service soit valide, le joueur doit :

  • Se place derrière la ligne du fond du terrain et frapper le ballon pour l’envoyer dans le camp adverse.
  • Se positionner dans l’axe du terrain sans que son pied touche la ligne. Il peut reculer autant qu’il veut, tant qu’il reste dans l’axe du terrain.
  • Une fois le ballon lancé en l’air, il est obligé d’être frappé sinon c’est faute de service.
  • A partir du coup de sifflet de l’arbitre, le serveur a 8 secondes pour effectuer son service

Si le ballon touche la bande du filet, puis passe dans le camp adverse, le ballon est toujours en jeu, il n’y a plus faute depuis maintenant de nombreuses années (on n’est toujours pas au tennis). Quand une équipe sert, les joueurs présent sur le terrain n’ont pas le droit de faire écran aux réceptionneur adverse .

En compétition, il y a deux styles de services :

  • Le service smatché : le joueur lance le ballon haut et saute comme un smatch pour envoyer un ballon puissant.
  • Le service flottant : que ce soit pied au sol ou avec un petit saut, le serveur frappe la balle d’un geste sec, qui donne une trajectoire flottante au ballon.

Chaque équipe a le droit de toucher le ballon trois fois avant de l’envoyer de l’autre côté. Ces trois touches sont souvent une réception, une passe et une attaque (ou smash). Mais attention, un joueur ne peut pas toucher deux fois de suite le ballon (excepté sur un contre, la touche ne balle ne compte pas dans les trois autorisées ). Quand une équipe récupère le point, l’ensemble des joueurs doivent tourner de position dans le sens des aiguilles d’une montre. La position 1 est celle du serveur. A chaque séquence, le serveur est différent.

Le libéro n’a pas le droit de servir. La numérotation des postes commence de la position du serveur, en poste 1, et remonte le terrain dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Certaines positions donnent le nom du poste des joueurs. L’attaquant réceptionneur placé à l’aile gauche du terrain en position 4, prend aussi le nom de poste 4 ou récept 4 (R4). Pour indiquer la position dans laquelle l’équipe se place, on a l’habitude de prendre en référence la position du passeur.

Au moment du service, chaque joueur doit respecter son emplacement par rapport à ses coéquipiers. Les joueurs peuvent se décaler sur le terrain, tant qu’ils respectent le positionnement par rapport aux joueurs qui l’entourent. C’est pour cela qu’en réception, les joueurs ne sont pas parfaitement alignés.

Positions des joueurs en réception au volley-ball

Comme tu peux le voir sur le schéma, en vert, les réceptionneurs (les deux postes 4 + le libéro) couvrent un maximum de terrain. En rouge, les joueurs qui ne sont pas censés prendre la réception (le passeur, le central et le pointu) , « se cachent » pour être disponibles sur les touches de balle suivantes. En orange, le central qui n’est pas censé réceptionner, peut être amené à le faire si le service est très court sur lui ou si le ballon touche la bande et retombe à ses pieds.

Le Contre

Les joueurs près du filet peuvent lever les bras et sauter pour bloquer les smashes de l’adversaire. C’est ce qu’on appelle un contre. Le contre ne compte pas dans le nombre de touches de balle. Ce qui signifie qu’un contreur peut reprendre la balle dans la foulée, si le ballon reste dans son camp, bien qu’il l’ait touché au contre.

Généralement, les équipes arrivent à se positionner à 2 joueurs au contre pour protéger une plus grande zone de terrain. Le contre est le premier rideau défensif d’une équipe. Chez les pros, ils arrivent même à contrer à 3. Lors d’un contre, les bras franchissent le filet pour aller du côté de l’adversaire et fermer un plus grand-angle d’attaque. Ce franchissement est autorisé, à condition que les contreurs ne touche pas le ballon avant l’attaquant.

Un bon franchissement des mains permet de faire un contre très spectaculaire, qui retombe vite dans le camp adverse : un monster Block ! Aucun joueur ne doit toucher le filet. Le second arbitre, placé au sol proche du filet, surveille principalement ces touches de fils à chaque franchissement de filet. Les touches sont des fois très subtiles, il n’est pas toujours évident de discerner si c’est le ballon qui touche le fils ou le joueur.

Les situations particulières

Sur certaines attaques, il arrive que les deux attaquants, en vis à vis du filet, poussent le ballon en même temps pour prendre le dessus sur l’adversaire. Dans ce rapport de force, il y a deux alternatives :

  • Le joueur qui est moins gainé perd ce rapport de force et le ballon fini dans son camp.
  • En cas de poussée équivalente, c’est souvent le joueur qui pousse après l’autre qui prend le dessus. En poussant en premier, on fini souvent de pousser aussi en premier, donc le ballon reste chez nous.

Si par contre l’arbitre n’arrive pas à départager, il peut choisir de remettre le ballon en montrant les deux pouces en l’air.

Les Fautes Courantes

Comme dans tous les sports collectifs, il y a des règles à respecter. Voici quelques fautes courantes :

  • Un joueur touche le ballon deux fois de suite. En cas de contact de balle de mauvaise qualité à deux mains, un doublé peut être aussi sifflé par l’arbitre.
  • Pour le premier contact défensif, la tolérance sur la qualité de la touche de balle est plus grande, car en général, le ballon est puissant et rapide. Il n’y a pas de doublé de sifflé quand le contact n’est pas propre. Par contre, si le ballon rebondi distinctement sur deux parties du corps, l’arbitre siffle la faute.
  • Ensuite, lors d’une passe, il n’y a pas de tolérance sur la qualité de la touche de balle pour une passe. C’est généralement le passeur, qui a un bon toucher de balle qui s’y colle.
  • Un joueur passe sous le filet et entre dans le camp adverse. Son pied peut toucher la ligne à condition qu’il ne gêne pas les joueurs adverses.
  • Beaucoup de blessures se font au volley quand un joueur retombe sur les pieds d’un attaquant (ou bloc adverse).
  • Les joueurs ne respectent pas l’ordre de rotation sur le terrain. Le passeur pénètre trop vite pour prendre sa position, avant le contact de balle au service.
  • Il arrive aussi que les joueurs se trompent dans leur position, que ce soit le mauvais joueur qui sert.
  • Un joueur ne peut pas toucher le filet. Le ballon, par contre, ce n’est pas un problème. Cette faute est courante pour un contreur qui tente d’aller chercher trop loin l’attaquant et qui touche le filet en retombant.
  • Si le ballon touche le sol à l’extérieur du terrain, c’est faute. S’il touche la ligne du bord du terrain, c’est point.
  • Si jamais le serveur lance le ballon, mais ne frappe pas, c’est faute aussi.
  • Lors de l’impulsion pour le service smatché, le joueur ne doit pas marcher sur la ligne. Latérallement, Le joueur doit être dans l’axe du terrain pour servir.
  • Si le ballon touche la mire, c’est faute.

Il arrive que l’attaquant frappe la balle, qui ne franchit pas le filet en tapant sur la bande blanche et le bloc en même temps. Dans ce cas, ce n’est pas un contre, c’est juste que l’attaque ne franchit pas, car le ballon est trop bas. À ce moment, l’arbitre montre 4 doigts pour signifier que le ballon n’a pas changé de camp, et que le défenseur qui pense soutenir le bloc fait une quatrième touche sur l’échange. Cette règle est souvent litigieuse du fait que le contreur a les bras qui franchissent dans le camp adverse. L’attaque trop basse qui tape la bande blanche, touche ensuite le contre. Dans le cas où le contreur ne serait pas monté au filet, le ballon aurait tapé le filet sans le franchir.

Lors d’une attaque, le ballon peut toucher le contre. Si jamais, après le contact du contre, la balle sort du terrain (ou touche la mire), c’est faute de la part de la dernière équipe qui touche le ballon. C’est en général une stratégie de l’attaquant, qui se sert du bloc adverse pour mettre le ballon hors de portée des défenseurs. L’attaquant se sert aussi du bloc pour faire sortir le ballon hors du terrain par le bloc. On parle à ce moment de « jouer les mains« .

Il arrive aussi que deux joueurs adverses poussent le ballon en même temps. Pendant une à deux secondes, le ballon s’immobilise, puis un joueur prend le dessus sur l’adversaire, dans la poussée de balle. Au moment de l’attaque, le joueur a la possibilité d’accompagner le ballon pour le déposer délicatement sur le terrain. Ce contact, prolongé avec le ballon, est autorisé à condition que la main accompagne le ballon en descendant. Si l’attaquant fait un mouvement latéral de la main, c’est faute de porté.

Lors d’une défense basse, le ballon ne doit pas être accompagné pour être relevé. Il doit forcément avoir un « contact tapé ». Pour cela, il faut défendre avec la main fermée ou le dessus de la main (en faisant une corse par exemple : le joueur plonge au sol, la main tendu a plat et posée au sol.

Rôle de l'arbitre

L’arbitre est positionné sur une échelle qui lui permet d’être à hauteur du filet pour mieux voir les fautes de fil. Aucun joueur n’a le droit de parler à l’arbitre, excepté le capitaine de chaque équipe. Comme dans la plupart des sports, l’arbitre peut avoir recours à l’utilisation de cartons pour faire respecter le bon esprit du match.

Temps morts et changements

Chaque équipe a le droit de demander 2 temps morts par set. Ils sont utilisés en général pour casser la dynamique positive de l’équipe adverse ou enrayer la spirale négative de son équipe. Le libéro peut entrer et sortir du terrain sans attendre le coup de sifflet de l’arbitre. Il remplace en général le central, pour apporter une meilleure qualité de réception et de défense. Il ressort du terrain quand il est censé passer devant, le central reprend sa place pour jouer son rôle au filet. Il n’y a pas de limites de changements avec le libéro.

Par contre, pour les autres joueurs, les changements sont limités. Le coach peut changer deux joueurs. Un joueur qui est mis sur le banc, dans le même set, ne peut rentrer sur le terrain que s’il reprend sa place initiale. Chaque équipe a le droit de demander jusqu’à 6 remplacements par set.

Évolution des règles

Les équipes ne pourront plus demander un Challenge en cours de rallye. Elles pourront toutefois le faire à la fin du rallye pour revoir la décision des arbitres concernant toute action survenue pendant l’échange, y compris le service.

Le double contact sera autorisé lors de l’action de passe, tant que le ballon reste du même côté du terrain, avec faute seulement en cas de 2 contacts clairs consécutifs. Il s’agit de quelques ajustements pour la plupart de ces changements. Je vois quand meme deux changements notables : obliger les équipes féminines à avoir des coachs féminines adjointe au minimum. Effectivement, il y a un grand manque de représentativité des femmes sur les postes de coach.

L’allégement de la règle sur le double contact me laisse plus perplexe. Bien sûr, il est important de favoriser le jeu et d’éviter qu’il soit trop souvent interrompu par des fautes. Mais jusqu’où peut-on aller dans ce sens ? Le volley-ball reste un sport très technique, où le toucher de balle fait partie de son identité. Alléger les règles, c’est aussi prendre le risque de diluer cette exigence technique. Or, avec la montée en puissance du physique dans le jeu moderne, l’aspect physique prend déjà le dessus sur l’aspect technique.

Il n’y a pas de temps réglementaire au volley-ball, c’est la première équipe qui gagne 3 sets qui remporte le match. Depuis 2022, la durée d’un match a même été réduite, car il n’y a plus les temps morts techniques : pause d’une minute quand l’équipe qui mène au score arrive à 8 puis à 16. Un 3-0 déséquilibré se règle en moins...

Réglementation des équipements de volley-ball

C'est une mise à jour qui intéressera de très nombreux gestionnaires d'équipements sportifs. Le Bulletin officiel de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports a publié le 29 mai l'avis - favorable - de la Cerfres (Commission d'examen des projets de règlements fédéraux relatifs aux équipements sportifs) relatif au règlement général des équipements de volley-ball, présenté par la Fédération française de volley-ball (FFVB). L'intérêt tient d'abord dans le champ d'application de ce nouveau règlement, qui succède à une précédente mise à jour datant de 2011. Ce sont en effet tous les équipements servant à la pratique du volley-ball en compétition qui sont concernés, du niveau départemental jusqu'au niveau international, en passant, bien entendu, par les différentes ligues professionnelles, masculines comme féminines. Autrement dit, tous les lieux de pratique des quelque 1.300 groupements sportifs affiliés à la FFVB sont concernés.

Les principales modifications tiennent au dimensionnement de l'espace d'évolution minimale et de l'aire de compétition. D'autres visent à clarifier certains éléments nécessaires au développement de la pratique en compétition : ajout d'une zone d'échauffement (par un traçage provisoire), précisions sur les revêtements de sol - pour permettre une meilleure absorption des chocs par les pratiquants - et sur les poteaux, ajout d'exigences en matière d'antennes et d'informations sur le podium d'arbitrage. Enfin, au niveau professionnel et élite amateur, des recommandations non obligatoires sont formulées concernant les vestiaires, les bureaux administratifs ou encore la connectivité de la salle.

Selon la notice d'impact élaborée par la FFVB, "cette mise à jour n'implique aucune modification substantielle de réglementation, hormis une certaine exigence sur les sols sportifs sur le haut niveau". La fédération estime que cette dernière exigence "peut varier entre 20.000 et 40.000 euros TTC pour l'achat d'un sol de niveau national". Une estimation large qui n'empêche pas Départements de France, dans sa réponse, de chiffrer ces modifications "au minimum à 80.000 euros HT par salle" dans le cas où il est nécessaire recouler une résine et de refaire un tracé. De leur côté, l'AMF et l'Andes, évoquent dans une réponse conjointe un coût allant 10 à 30.000 euros HT. En ce qui concerne les autres modifications, l'impact financier est, soit nul, soit "résiduel". En outre, ces matériels seraient déjà "majoritairement détenus par les clubs et les collectivités territoriales".

On notera enfin que la FFVB a pris acte de la demande de la Cerfres d'octroyer un délai d'au moins trois ans pour la mise en conformité en cas d'accessibilité au niveau supérieur. Pour les installations existantes, les délais de mise en conformité sont adaptés en fonction du niveau du club utilisateur de l'équipement et s'échelonnent de la saison 2024/2025 pour la première division à 2032 pour la Nationale 3 et les niveaux régional et départemental.

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