À Decazeville, le rugby est bien plus qu'un simple sport. Il fait partie intégrante de l'identité locale, un héritage transmis de génération en génération. Jadis, on disait dans le Nord-Aveyron decazevillois que « la mine et le rugby sont les deux mamelles de Decazeville ». De nos jours, les puits de mine ont fermé petit à petit et on ne produit plus le charbon victorieux. En revanche, il reste le rugby pour animer la vie locale.
Cet article explore l'histoire et l'importance du rugby à Decazeville, en mettant en lumière ses tournois emblématiques, ses écoles de rugby florissantes et les figures qui ont marqué ce sport dans la région.

Le Tournoi National Georges Boyé : Un Événement Incontournable
L’autre œuvre d’André Cayla et son équipe, c’est d’avoir mis en place le tournoi Georges-Boyé, le plus grand rassemblement national des moins de 10 ans qui se dispute traditionnellement le 11 novembre. Samedi, l’enceinte sportive decazevillloise de Camille-Guibert sera peuplée par des armées de petits rugbymen venus de douze départements de l’Hexagone. Parmi les écoles de rugby chevronnées, les organisateurs auront le plaisir d’accueillir Carcassonne, Aurillac, Colomiers, le Stade toulousain, Albi, Montauban, Valence-d’Agen ainsi que le Racing Club de France.
Ainsi trente-six équipes vont tenter de succéder au Stade toulousain, brillant vainqueur du trophée l’an dernier. « La mise en place de ce tournoi représente un an de travail, confie le président de l’école de rugby, Lionel Maffre. C’est une journée qui est exceptionnelle pour le club mais qui demande un fort investissement. Pour accueillir plus de quatre cents jeunes, leurs accompagnateurs et les parents, nous disposons de cent bénévoles qui s’occupent de tout, de l’accueil des équipes jusqu’à la préparation des repas et à l’arbitrage des rencontres. C’est du travail mais notre véritable récompense reste les sourires des enfants à la fin du tournoi. Un tournoi où les seniors du Sporting (à l’image de Loïc Arguemone, Fred Cabanthous, Cyril Campargue, Dimitri Salles, François Rols, Zakaria Sabbar, Cedric Delclaux, Baptiste Glabin, Jonathan et Maxime Montbroussous, Sylvain Trayssac, Axel Bordely, Harold Cuye, Nicolas Tarbouriech, Adrien Vayssie, Florian Butet et Yoan Arnal) se feront un plaisir d’assister.
Aujourd'hui, le stade Camille-Guibert à Decazeville a vibré au rythme du rugby avec le Tournoi national poussins, le fameux "Trophée Georges Boyé" et le "Challenge André Cayla"! C'était une journée incroyable qui a rassemblé plus de 700 jeunes rugbymen, 70 équipes et 40 clubs, le tout soutenu par plus de 200 bénévoles et accompagnateurs. L'ambiance était au rendez-vous, et les petits champions ont montré tout leur talent sur le terrain. Bravo à tous les participants et félicitations à Bernard Rives le président de RBOA et à toute son équipe pour une organisation parfaite ! Un grand merci aussi à tous les bénévoles, partenaires, entreprises, municipalités, qui ont contribué à faire de cet événement un énorme succès!
Merci aussi à la présence de deux champions Joris Segonds et Vincent Clerc ! Vivement l'année prochaine ! Au final c'est le club de Gaillac 1 qui remporte le trophée Georges boyé devant le Stade Toulousain 1 deuxième, Limoges 1 troisième et la performance de nos jeunes du RBOA 1 qui finissent quatrième !
Résultats du Tournoi National de Decazeville (U10)
Après avoir remporté le Tournoi du Beloqui la semaine dernière, nos U10 remportent le prestigieux Tournoi National de Decazeville en Aveyron, regroupant 72 équipes venues de toute la France.
M14 :
- Les 2010, engagés à XV : défaites 21 à 14 contre Saint Junien, 17 à 10 contre ERCC, 7 à 0 contre Ussel.
- Équipe mixte 2009 2010, engagée à X : victoires 44 à 5 contre l’ASPO Brive et 17 à 5 contre Argentat.
L'École de Rugby : Pépinière de Talents
Decazevillois. Depuis lors, près d’un millier de gamins, encadrés par plus de 250 dirigeants et éducateurs, ont fréquenté une école de rugby dont beaucoup se sont inspirés aux quatre coins de la région. Une école de rugby dont les plus beaux «produits» ont intégré de grands noms de l’Ovalie, tels que le Stade toulousain, tandis que de nombreux éléments formés en son sein ont grandi pour faire les beaux jours de très nombreux clubs aveyronnais et régionaux.
Une école de rugby qui, voilà quelques mois et avec l’intégration des jeunes du plateau de Montbazens-Rignac et de la vallée du Dourdou (Saint-Cyprien), est devenue Rugby Bassin Ouest Aveyron (RBOA), une des premières associations formatrices de rugbymen à être labellisées par la Fédération française de rugby (FFR). Vingt-six ans après, cette structure, le RBOA est très prospère. Elle s’est même agrandie de deux nouvelles entités : Montbazens-Rignac et la Vallée du Dourdou. C’est aujourd’hui la première école de rugby du département forte de cent trente licenciés, encadrée par cinquante éducateurs et dirigeants.
Pour marquer comme il se doit ce quart de siècle de fonctionnement, certains dirigeants «historiques», à l’image d’Yves Mazenc, ancien président et encore membre du bureau, ont décidé d’organiser une grande journée de festivités, samedi 21 mai prochain. La première partie de ce jour anniversaire aura pour cadre le stade Camille-Guibert, ballon ovale en main, la seconde partie ayant pour décor le Laminoir, pour, cette fois, le maniement des couteaux et fourchettes. Lors de cette grande journée du quart de siècle, les discussions des anciens, ou de ceux qui sont aujourd’hui aux commandes de RBOA, ne manqueront pas de (re)venir sur le terrain du tournoi national poussins du 11 novembre.
En d’autres temps un peu moins mercantiles, cette compétition a pu se targuer d’être parrainée par des pointures du rugby, d’Émile N’Tamack à Raphaël Ibanez, jusqu’au président de la FFR Bernard Lapasset.
Samedi, l’école de rugby organise son traditionnel Tournoi Jean-Boyer, le plus grand rassemblement national des Moins de 10 ans.
Figures Emblématiques du Rugby Decazevillois
Ici, de sacrés noms sont sortis le dimanche. Jean-Claude Berejnoï bien sûr mais aussi Michel Yachvili, les frères Rivallo, Joël Molenat, Jean-Philippe Rey. La formation fait aussi partie du jeu. Ceux qui restent autour du président Rey se contentent d'une très symbolique poignée d'euros et surtout d'une ambiance particulière.
Au lendemain du tournoi national de rugby poussins qui a rassemblé plus de 700 jeunes, la passion pour le rugby est plus vivante que jamais à Decazeville ! Cet après-midi, le maire, François Marty et l'adjoint aux sports Ramiro Rocca, ont eu le plaisir de remettre la médaille de la Ville à Joris Segonds, international de rugby, originaire de Decazeville.
Un moment fort en émotions qui souligne l'importance du sport dans notre communauté. Joris est né à Decazeville et après s'être formé à l'école de rugby du RBOA (Rugby Bassin Ouest Aveyron), puis au SCD Sporting Club Decazevillois où il passera 10 ans, Joris arrive en 2013 au Stade Aurillacois, il est alors âgé de 15 ans. Il évoluera au poste de demi d'ouverture dans l'équipe professionnelle pendant trois saisons. En juin 2019, il rejoint le Stade français à l'âge de 22 ans, où il signe un contrat de trois ans. À l'issue de la saison 2022-2023, il termine meilleur réalisateur du Top 14 avec 245 points inscrits. En avril 2024, il s'engage pour cinq ans à l'Aviron Bayonnais.
Joris a fait partie de l’Equipe de France pour la tournée en Australie en 2023 et pour la tournée en 2024 en Argentine et l’Uruguay contre qui il a joué son premier match international. François Marty a souligné l'honneur et l'immense fierté pour la Ville de voir un talent local briller sur la scène sportive à ce niveau. C'est vraiment une fierté, et cela montre à quel point Decazeville peut être un terreau de champions.
On est tous derrière lui, et on a hâte de le voir continuer à atteindre des sommets et à porter haut les couleurs de notre belle ville ! Étaient également présents à cette cérémonie de nombreux élus, la maman et la compagne de Joris, Frédéric Mathou ancien joueur et président actuel du SCD, Bernard Rives président de RBOA, P. Malpel et C.
Et si vous découvriez l’histoire du rugby et ses valeurs ? | Frédéric Viard

Le Sporting Club Decazevillois : Préparer l'Avenir
Condamné à la Fédérale 3, le Sporting club decazevillois prépare déjà l’avenir. Il n’y aura pas d’ambiguïté, d’attente inespérée. Si l’on se réfère à l’histoire du club, ces vingt dernières années restent la moyenne de vie de la formation du Bassin à ce niveau. Avec une ultime victoire enregistrée en championnat datant du 13 janvier (11-9 sur Castelnaudary), et seulement trois petits points pris sur les dix dernières rencontres, personne ne s’attendait pas à voir Decazeville décrocher le maintien, même si l’espoir était présent jusqu’au coup de sifflet final contre Gaillac.
Un cycle se termine et il va falloir reconstruire. C’est ce que vont s’atteler à faire les désormais entraîneurs decazevillois, Anthony Julian et Tim Bowker. En anciens professionnels, les deux Albigeois ont assisté à la rencontre ce dimanche et évalué l’étendue du travail qu’ils auront à faire afin de remettre de l’ordre sur le plan sportif dans la maison bleue et blanche. Malgré cela, ces derniers sont restés jusqu’au bout, avec le sourire, et surtout l’envie de redonner le goût de la victoire et de l’effort à tout un groupe de joueurs comme le rappelait Anthony Julian.
"J’ai passé quatre belles saisons ici. Je veux donner envie aux supporters de revenir au stade. Je veux donner envie aux joueurs de se donner à fond pour ce club. Pour cela, il va falloir fonctionner autrement et changer les méthodes d’entraînement. Il va falloir, dans un premier temps, tenter de conserver la majorité de l’effectif. Pour l’instant, personne ne sait ce qu’il va faire dans un proche avenir. Certains n’ont pas envie d’achever leur carrière sur une descente tandis que d’autres se disent que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. Et déjà des rumeurs allaient bon train dans les travées de Camille-Guibert. Avérées ou fausses.
tags: #tournoi #rugby #decazeville