La rivalité entre la France et l'Espagne dans le monde du handball est l'une des plus passionnantes et imprévisibles. Ces affrontements sont souvent synonymes de suspense, de retournements de situation et d'émotions fortes.
Dans cet article, nous allons explorer quelques-uns des moments les plus marquants de ces confrontations, en mettant en lumière les performances exceptionnelles et les retournements de situation inattendus qui ont fait vibrer les supporters des deux camps.

Moments Historiques Clés
France-Espagne, Quarts des JO 2016 (27-26 a.p.)
Après deux échecs en quarts de finale des Jeux, à Pékin puis Londres, les Françaises retrouvent enfin le dernier carré olympique, douze ans après Athènes, grâce à une superbe remontada contre l’Espagne. Muettes pendant 21 minutes en première période (5-12 à la pause), les partenaires de Lacrabère (7 buts) comptent encore trois buts de retard à trois minutes du terme (20-23, 57e).
Elles égalisent sur un penalty de Niombla (23-23, 60e), puis passent devant, pour la première fois du match, en prolongation sur un kung fu de Pineau (27-25, 47 secondes à jouer). Jusque-là impériale, la demi-centre espagnole Nerea Pena (13 réalisations) peut emmener les deux équipes aux tirs au but, mais son tir ricoche sur les deux poteaux de Leynaud.
France-Espagne, Huitième des Mondiaux 2015 (22-21)
Après avoir mal négocié le money time en phase de groupes, contre la Corée du Sud (22-22) et le Brésil (20-21), les joueuses d’Alain Portes, bientôt remercié, se remettent in extremis d’un début de match loupé (9-12) contre l’Espagne, à Kolding.
Un 5/5 de Gnonsiane Niombla relance les Bleues en deuxième période, jusqu’au jet de 7 mètres pour la gagne d’Alexandra Lacrabère, à 21-21 au bout du temps réglementaire. «Je sais très bien avant de lever la tête (pour tirer) que la gardienne (Silvia Navarro) sera sur sa ligne où elle très forte, on se connaît, racontera-t-elle ensuite. J’ai attendu, j’ai envoyé une grosse mine en haut et comme elle est petite, voilà !».
Le lendemain, les Françaises s’inclinent en quarts de finale face aux Pays-Bas (25-28).
Autres Moments Mémorables
- France-Hongrie, finale des Mondiaux 2003 (32-29 a.p.): La France est menée de sept buts (18-25) à sept minutes du terme de la finale. La France décroche son premier titre de champion du monde dans un sport collectif féminin.
- France-Danemark, quarts des Mondiaux 1999 (19-17 a.p.): Assurées de disputer leurs premiers Jeux à Sydney, l’année suivante, les Françaises dominent la Roumanie en demie (18-17), puis tombent avec les honneurs en finale, face au pays-hôte, la Norvège (24-25 a.p.).
- France-Russie, quarts des Mondiaux 2011 (25-23): Pas de quoi empêcher les Bleues de renverser la grande Russie, triple tenante du titre, en quarts de finale.
- France-Hongrie, quarts de finale des JO 2004 (25-22): Les Bleues étaient menées 17-20 à un quart d'heure de la fin.
L'exploit est incroyable, inespéré : menée de sept buts à la pause par l’Espagne (12-5), un score généralement rédhibitoire, l’équipe de France de handball féminine s’est qualifiée pour le dernier carré du tournoi olympique, mardi, en s’imposant finalement (27-26) après prolongation. Sensationnel.
Il y avait pourtant de quoi désespérer : après trente minutes passées à bafouiller leur handball, à encaisser des buts impossibles, à frapper les poteaux et surtout à buter sur une Silvia Navarro euphorique dans ses cages du haut de ses 37 ans, les Bleues semblaient s’être sabordées, et se diriger vers une nouvelle désillusion olympique en quart de finale, après celles de 2000, 2008 et 2012.
« Quand elles ont vu qu’on ne lâchait pas l’affaire, on a complètement inversé la tendance, analyse Siraba Dembélé. Elles essayaient de montrer qu’elles ne paniquaient pas, qu’elles restaient calmes, mais on leur mettait encore plus de pression. A partir du moment où tu mènes de sept buts pendant quasiment tout le match, quand la tendance s’inverse... Elles n’avaient aucune chance de revenir. Psychologiquement, on les a complètement bouffées. »
La défense en Handball
Analyse des Matchs
Ces rencontres sont souvent caractérisées par une intensité physique et mentale extrême. Les équipes doivent faire preuve de résilience et de détermination pour surmonter les moments difficiles et saisir les opportunités qui se présentent. La capacité à rester calme sous pression et à prendre des décisions éclairées dans les moments cruciaux est essentielle pour remporter la victoire.
L'Ascension de l'Équipe de France
La France vient de battre l'Espagne après vingt-trois ans de cuisantes défaites. De plus, pour leur première participation à des Jeux olympiques, ils battent, chez eux, dans une salle surchauffée, les cinquièmes mondiaux, qui comptent parmi les favoris du tournoi. Une belle aventure pour une formation qui végétait, il y a sept ans, aux alentours du trentième rang mondial.
Arrive le bon génie : Daniel Costantini. Ancien joueur de Marseille et titulaire de l'équipe de France de 1965 à 1968, cet homme à la volubilité chantante apporte dans son sac de nouvel entraîneur des idées alléchantes pour des joueurs peu motivés : l'indemnisation des frais de déplacement et des primes de match.
Euro de handball 2026: France - Espagne
La France doit s'imposer contre l'Espagne pour rester dans la course à la qualification pour les demi-finales. Après la défaite frustrante contre le Danemark (29-32), l’équipe de France a repris sa marche en avant avec sa large victoire face au Portugal (46-38). Et elle va devoir récidiver, ce lundi, contre l’Espagne pour rester dans la course à la qualification pour les demi-finales. Des Espagnols d’ores et déjà éliminés de la compétition après leur revers face à la Norvège (34-35) puis face au Danemark (31-36).
Rassurée après sa belle victoire face au Portugal, l’équipe de France de handball a sombré contre l’Espagne, ce lundi 26 janvier 2026. Les Bleus ont loupé leur première mi-temps et ne sont jamais parvenus à combler leur retard (36-32). Après une défaite inaugurale dans le tour principal de l’Euro face au Danemark, l’équipe de France s’est de nouveau inclinée, cette fois contre l’Espagne, lundi 26 janvier 2026.
Il y a huit ans jour pour jour, à l’Euro, la France avait perdu en demi-finale face aux Espagnols. Une lourde défaite 27-23 et un match à oublier face au futur champion d’Europe. Les Bleus n’ont pas fait mieux malgré une entame équilibrée. Pertes de balle, passage en force, tirs forcés… Les Bleus ont complètement déjoué face au dispositif tactique de la Roja. Et Bolzinger n’a dans le même temps pas fait de miracle dans son but (5/27).
Les Espagnols géraient leur avance jusqu’à la fin. Cette défaite était dans un premier temps lourde de sens pour les Bleus qui n’avaient plus les cartes en main pour se qualifier en demi-finale. Ils devaient espérer un succès du Danemark face à l’Allemagne dans la soirée afin de poursuivre l’aventure dans cet Euro. Et heureusement pour eux, le Danemark l'a emporté (26-31).
On savait que c’était une équipe piégeuse, leur gardien fait un grand match. Tant pis pour nous, on est coupable de cette entame de match et on sera dépendant des autres. On fait une première mi-temps coupable. On va regarder ce qui se passe après nous. Notre entame est catastrophique dans tous les ingrédients qui font un match de handball : on n’est pas assez dur, dans les duels on subit beaucoup. On se retrouve en difficulté sur notre point fort.
Daniel Narcisse avait prévenu qu’il fallait se méfier de l’Espagne sur le plateau de beIN Sports. Ils ont vraiment joué à leur rythme. Tout a quasiment fonctionné. Le peu de fois où on a trouvé les solutions, le gardien a effectué des arrêts. On s’est fait endormir. On a besoin de nos leaders dans ces matches pour montrer qu’on est présent.
Les Bleus ont été dominés de bout en bout par l’Espagne. Une victoire tactique de la Roja qui a privé les joueurs français de solutions. Les Français sont tombés dans le piège malgré une belle réaction en milieu de seconde période. Hernandez s’est aussi montré très imperméable dans son but (14 arrêts). La France n’est plus maître de son destin dans cet Euro.
Match du Tiby Handball Val d’Europe
Grandiose. Au coude à coude tout au long de la seconde période, la France est parvenue à s’imposer sur le fil face à l’ogre espagnol (27-26), après une finale de grande qualité. 48 heures après avoir décroché le précieux sésame pour disputer cette finale du Tiby Handball Val d’Europe, Français et Espagnols se présentaient sur le parquet de Serris pour se livrer de grandes empoignades.
Dès les premières minutes, les Tricolores, poussés par leurs supporters, parviennent à s’adjuger la pole position. La pluie d’exclusions temporaires concédées par l’Espagne favorise les Bleuets à prendre le large dans ce premier acte (13-8, 20e). Mais au fil des minutes, la France connaît des échecs et, malgré des arrêts de Stanis Soullier, se fait rattraper au tableau d’affichage (15-12, 27e). Les tirs faciles, manqués par les Français coûtent cher.
En infériorité numérique au retour des vestiaires, la France voit l’Espagne recoller immédiatement (16-16, 32e). La Roja prend même le dessus dans cette finale après une interception conclut par Gonzalez (17-18, 35e). Les deux formations se tiennent dans un véritable mouchoir de poche et se rendent coup pour coup. Mais ce duel de Titans n’en reste pas là. L’Espagne, une fois n’est pas coutume, revient à hauteur de Bleuets (23-23, 50e, 24-24, 55e).
La France, largement emmenée par Reyhan Zuzo, son maître à jouer qui prend ses responsabilités, remet un coup d’accélérateur à son moteur et joue avec beaucoup de cœur. Les Tricolores l’emportent à l’arrachée face à la montagne espagnole, championne du Monde et d’Europe en titre.
Belco Ayeva : Ça nous tenait à cœur de gagner aujourd’hui et de remporter ce Tiby. On avait perdu l’année dernière contre le Danemark aux tirs aux buts. On est très contents. C’est grâce au collectif. Je suis vraiment content du groupe. On apprend tous à se connaître, on n’a pas eu énormément de temps de travail donc il y a encore des petites erreurs. Il y a des petits réglages à faire pour pouvoir gagner dans les grandes compétitions.
Michal Baran : On voulait commencer fort face à la Hongrie. On s’est préparé toute la semaine mentalement et physiquement. On a vraiment dominé du début jusqu’à la fin contre la Hongrie même si on a eu des petits temps faibles. Aujourd’hui, face à une équipe qui a tout gagné dans notre génération, on fait un beau résultat. La Marseillaise avec un public comme ça donne toujours des frissons !