Les équipes de France de rugby, tant masculine que féminine, se préparent à un calendrier chargé avec des matchs importants à venir. Le XV de France masculin et féminin disputeront des matches à Bordeaux et à Lille en novembre 2025 et lors du Tournoi des six nations 2026, a annoncé la Fédération française de rugby.

Calendrier et Enjeux des Prochains Matchs
Cette annonce intervient alors que le Stade de France, antre habituel des Bleus pendant le Tournoi, va changer de concessionnaire cet été. Les Françaises disputeront, elles, la dernière journée du Tournoi contre les septuples tenantes du titre anglaises le samedi 17 mai à 17h45 au Stade Atlantique de Bordeaux.
Deux ans plus tôt, c'est dans une autre enceinte bordelaise, le stade Chaban-Delmas, que le record d'affluence en France pour un match de la sélection avait été battu. A quelques jours du début de l’édition 2026 du Tournoi des six nations, jeudi 5 février face à l’Irlande au Stade de France (21 h 10), l’équipe de France masculine de rugby connaît son programme à la Coupe du monde 2027.
Le XV de France dispute trois matchs au cours de cet automne, contre l'Afrique du Sud, les Fidji puis l'Australie. Ils n'ont de test-matchs que le nom, tant leur importance, à moins de deux ans du prochain Mondial, est cruciale. On vous explique pourquoi.
Quelques mois après la fin de la tournée d'estivale en Nouvelle-Zélande, le XV de France fait son retour, avec les réceptions au menu de l'Afrique du Sud (8 novembre à 21h10, en direct sur TF1 et en live sur TF1info), des Fidji (15 novembre à 21h10, en direct sur TF1 et en live sur TF1info) et de l'Australie (22 novembre à 21h10, en direct sur TF1 et en live sur TF1info). Ces affiches prestigieuses doivent permettre de relancer la machine après un dernier rassemblement difficile.
En l'absence des cadres habituels, retenus par les joutes du Top 14, les Bleus sont repartis du pays au long nuage blanc sans le moindre succès et en concédant trois défaites de rang, deux choses qui n'étaient encore jamais arrivées dans l'ère Galthié. Ils ont aussi concédé leur plus large revers (17-43) depuis l'arrivée de l'ancien demi de mêlée sur le banc tricolore.
Préparations pour la Coupe du Monde 2027
Mais au-delà de ce nécessaire rebond, lui-même à relativiser en raison du caractère expérimental des équipes alignées, cette tournée d'automne possède une importance cruciale, à moins de deux ans du prochain Mondial (1er octobre au 13 novembre 2027). Le chrono tourne, il faut faire feu de tout bois.
Si le prochain Mondial en Australie peut encore paraître loin, le temps presse déjà pour le XV de France. Les calendriers de rugby étant ce qu'ils sont, les Bleus ont bien moins d'opportunités que dans d'autres sports, le football par exemple, pour se préparer à cette grande échéance. Il ne reste ainsi qu'une petite vingtaine de matchs, 19 pour être exact, avant le grand rendez-vous.
Aux trois matchs de ce mois de novembre, et aux dix des Six Nations 2026 et 2027, s'ajoutent les six de la nouvelle Coupe des Nations (trois à l'été 2026, en Nouvelle-Zélande, en Australie puis au Japon, et trois à l'automne 2026). Le calendrier sera sans doute complété par une poignée de test-matchs de préparation avant la compétition.
Mais il est évident que les occasions pour engranger la confiance et l'expérience, peaufiner les automatismes et le projet de jeu et établir une équipe type, seront relativement rares. D'autant plus qu'avec les blessures et les impératifs en clubs, les joueurs ne disputeront pas toutes ces rencontres (l'incertitude persiste par exemple quant à la présence des joueurs "premiums" l'été prochain).
"Tous les test-matchs sont importants pour la construction du groupe, pour l'évolution du groupe et pour acquérir un maximum de victoires et un maximum d'expérience avant cette Coupe du Monde en 2027", confirme le centre Gaël Fickou.
Au passage, il s'agira de la première confrontation contre l'Afrique du Sud depuis l'élimination en quarts de finale de la Coupe du monde 2023 (28-29). Si les enjeux ne sont pas les mêmes et que l'entraîneur des avants William Servat assure que ce choc "n'a rien à voir avec le match de 2023", une nouvelle défaite à domicile ferait désordre.
Il s'agit aussi et peut-être de se rassurer contre les champions du monde, contre qui les Bleus sont traditionnellement peu en réussite (12 victoires seulement en 46 affrontements).
Enjeux du Classement Mondial
En parlant de prochain Mondial, la prochaine échéance arrive dès le 3 décembre 2025, avec le tirage au sort du tournoi. Pour la première fois, six poules de quatre équipes seront déterminées. Pour les établir, le classement World Rugby à la fin du mois de novembre fera foi pour créer quatre groupes de six équipes, chaque groupe étant tiré au sort dans les poules A, B, C, D, E ou F.
Les six premières nations obtiendront donc le statut de tête de série et seront assurées de ne pas se croiser en poules. Au-delà du premier tour, cette protection devrait aussi permettre un parcours plus simple, sur le papier du moins. D'où la nécessité absolue de performer lors de cette tournée d'automne pour conserver le meilleur classement possible.
À l'heure actuelle, le XV de France (87.82 points) pointe au 5ᵉ rang, juste derrière l'Angleterre (88.04) et l'Irlande (88.85). Les Tricolores ont, en revanche, une marge conséquente sur l'Argentine (83.82) et l'Australie (82.90), qui occupe la fatidique septième place.
Si Fabien Galthié a déjà une grande partie de l'ossature de son équipe en tête, des places restent à prendre. Encore plus à deux ans de la Coupe du monde, un laps de temps au cours duquel les méformes ou les blessures peuvent se multiplier. On pense notamment au poste de pilier droit, où aucune évidence ne se dégage en l'absence de Uini Atonio (35 ans, 68 sélections), régulièrement blessé ces derniers mois.
Au contraire, en troisième ligne, le réservoir est pléthorique, ce qui suscite une concurrence accrue, tant et si bien que le solide Grégory Alldritt (28 ans, 56 sélections) va devoir mettre les bouchées doubles pour conserver sa place, lui qui est moins impérial du côté de son club de La Rochelle. Signe de ce déclassement, il devrait perdre le capitanat, au profit de Gaël Fickou (31 ans, 96 sélections).
Le polyvalent Mickaël Guillard (24 ans, 12 sélections) aura lui l'opportunité de confirmer son statut de titulaire en puissance. Autre exemple, si le duo Louis Bielle-Biarrey-Damian Penaud semble intouchable sur les ailes, une place reste à prendre dans la rotation, encore plus en l'absence du jeune Théo Attissogbe (20 ans, 8 sélections).
En l'absence de Peato Mauvaka, le prolifique Guillaume Cramont (déjà 5 essais en Top 14 cette saison) a une opportunité en or pour devenir la doublure de Julien Marchand. Romain Ntamack (26 ans, 40 sélections), qui a enchaîné les graves blessures, est, lui, attendu de pied ferme et doit confirmer qu'il est bien le N.10 titulaire des Bleus.
Enfin, même si tous ne vivront pas forcément une première feuille de match, ce rassemblement est l'occasion pour de nouveaux visages de faire leurs premiers pas à Marcoussis et, pourquoi pas, de taper dans l'œil du staff.
Composition de l'équipe de France contre l'Afrique du Sud
Fabien Galthié a dévoilé la composition de l'équipe de France qui affrontera l'Afrique du Sud samedi (21h10) au Stade de France. La première ligne sera composée de Régis Montagne, Julien Marchand et Baptiste Erdocio, la deuxième ligne d'Emmanuel Meafou et de Thibaud Flament, la troisième ligne de Paul Boudehent, Mickaël Guillard et Anthony Jelonch.
La charnière, inédite, associe Nolann Le Garrec et Romain Ntamack. Les ailes seront occupées par Damian Penaud et Louis Bielle-Biarrey, les deux centres sont Pierre-Louis Barassi et le capitaine Gaël Fickou. Et à l'arrière, on retrouve Thomas Ramos.
Six Nations : Le XV découvre un nouveau trophée en 2027
Tableau des Matchs de la Tournée d'Automne
| Date | Adversaire | Heure (Paris) | Lieu |
|---|---|---|---|
| 8 novembre 2025 | Afrique du Sud | 21h10 | Stade de France |
| 15 novembre 2025 | Fidji | 21h10 | À déterminer |
| 22 novembre 2025 | Australie | 21h10 | À déterminer |
Près de quatre mois après son sacre au Tournoi des 6 nations 2025, le XV de France fera son retour en juillet, avec trois test-matchs en Nouvelle-Zélande contre les All Blacks (5, 12, 19 juillet). Mais avec quelle équipe?
Défis et Choix de l'Équipe pour la Tournée en Nouvelle-Zélande
Après la communication d’un accord entre la Fédération française de rugby et la Ligue nationale de rugby pour emmener 42 joueurs pour les trois tests (5, 12 et 19 juillet) de la tournée prévue en Nouvelle-Zélande, dont 5 joueurs au cumul des deux clubs finalistes, nouveauté pour une tournée d‘été, la question est de savoir quel quinze va pouvoir aligner le sélectionneur Fabien Galthié. Entre restrictions réglementaires et temps de jeu trop important pour certains éléments, RMC Sport fait l’inventaire de la sélection.
En première ligne, les solutions ne sont pas très nombreuses. Jean-Baptiste Gros, qui a disputé moins de 1000 minutes avec son club de Toulon, tient la corde comme pilier gauche. À ses côtés, Cyril Baille, remplaçant avec Toulouse depuis la demi-finale de Champions Cup face à Bordeaux, est le remplaçant naturel, mais il est revenu en cours de saison d’une grave blessure et se trouve menacé par le Rochelais Reda Wardi.
À droite, Uini Atonio, 37 ans, n’a toujours pas pris de vraie période de vacances depuis le Tournoi des 6 Nations. Il devrait rester en France pour se reposer. Tevita Tatafu s’est une nouvelle fois blessé avec Bayonne face à Vannes le 17 mai dernier, mais selon nos informations, il devrait être opérationnel à la mi-juin. George-Henri Colombe, lui, a complètement disparu des radars. Des incertitudes qui pourraient ouvrir la porte au Racingman Demba Bamba, performant depuis son retour de blessure et présent l’été dernier en Argentine.
Au poste de talonneur, Pierre Bourgarit, longtemps blessé, est frais, et devrait être à la lutte avec Gaetan Barlot ou Maxime Lamothe. À moins que Julien Marchand ne vienne apporter son expérience et fasse partie des quotas de cinq joueurs par club finaliste le cas échéant.
Derrière eux, en deuxième ligne, les titulaires du poste ont été beaucoup sollicité : 27 matchs pour Emmanuel Meafou, 28 pour Thibaud Flament. Assez pour leur éviter ce long voyage. Le Palois Hugo Auradou et le Lyonnais Mickael Guillard, excellent lors du Tournoi 2025 pourraient donc constituer l’attelage titulaire face aux All Blacks. Sans oublier Posolo Tuilagi, de retour à la compétition depuis un mois et demi avec l’USAP.
En troisième ligne, les absents probables sont nombreux. François Cros a été beaucoup sollicité et risque d’aller loin avec Toulouse et Gregory Alldritt, touché à la cheville ce week-end mais de retour pour un potentiel barrage, a déjà franchi le cap des 1800 minutes disputées.
On peut donc supposer la présence d’Anthony Jelonch, remplaçant pendant le Tournoi, comme numéro 8, aux côtés du Rochelais Paul Boudehent. Oscar Jégou, victime d’une fracture à la main à l’entraînement, semble hors du coup. Le Bordelais Marko Gazzotti, le Toulousain Alexandre Roumat, le Clermontois Killian Tixeront et le Racingman Cameron Woki candidatent pour une place dans la liste des 42.
Sans Antoine Dupont, les regards se tournent naturellement vers le capitaine de l’UBB Maxime Lucu, auteur d’une incroyable saison. Seulement, ce dernier approche les 2000 minutes de temps de jeu, le seuil maximum érigé depuis longtemps par le sélectionneur Fabien Galthié (et préconisé par World Rugby) et va certainement les dépasser en phases finales. Il aura donc besoin de repos.
Derrière lui, Nolann Le Garrec est dans le même cas, mais sa fin de saison, à l’inverse sans phase(s) finale(s), lui permet d’être potentiellement le candidat numéro un. Avec lui, comment éviter la tentation Baptiste Jauneau, étincelant en ce moment avec Clermont, voire d’un Baptiste Serin, capitaine l’an passé en Argentine?
À l’ouverture, tout dépendra de la santé de Romain Ntamack, publiquement premier candidat à cette tournée cet hiver, mais qui doit composer avec un genou douloureux depuis des semaines. S’accordera-t-il avec son club pour partir en Nouvelle-Zélande et se faire opérer au retour? Rien n’est moins sûr et Fabien Galthié ne prendra pas le moindre risque avec son ouvreur, pas à 100% en ce moment. Dans ce cas, Matthieu Jalibert se verrait récompenser de sa fin de saison en boulet de canon. À ses côtés, le Rochelais Antoine Hastoy, le Castrais Louis Lebrun et le Lyonnais Léo Berdeu tenteront d’être du voyage.
La question est simple: peut-on se passer du très expérimenté Gaël Fickou (94 sélections) pour un tel voyage? Il faudra que Fabien Galthié tranche, car le Racingman a beaucoup joué (1858 minutes disputées). L’associer à un Emilien Gailleton stratosphérique depuis son retour de blessure est très alléchant mais encore hypothétique.
Avec eux, Nicolas Depoortere semble plus à même de faire le voyage, devant un Yoram Moefana qui a beaucoup donné. On ne doit pas oublier Pierre-Louis Barassi, qui ne sera pas loin de la finale avec Toulouse, et n’atteint pas encore les plafonds de temps de jeu. Présents dans les listes des 42 du Tournoi des 6 nations, Théo Millet et Léon Darricarrère postulent.
Il serait très tentant de sélectionner Louis Bielle-Biarrey et Damian Penaud pour performer en Nouvelle-Zélande et le public kiwi serait le premier reconnaissant. Mais "LBB" a déjà fait sauter tous les compteurs avec 28 matchs disputés et 2164 minutes! C’est moins pour Damian Penaud (1785 minutes) mais il reste encore deux, voire trois matchs à disputer avec Bordeaux…
Si Galthié souhaite préserver ses joyaux, ou au moins l’un des deux, il comptera sur Théo Attissogbe, leur remplaçant naturel en sélection cette saison. Avec lui, le Toulonnais Gaël Dréan, meilleur marqueur du Top 14 (12 essais) pourrait connaître sa première sélection.
Comme Lucu ou Bielle-Biarrey, l’arrière toulousain Thomas Ramos est sur la brèche depuis longtemps. 2025 minutes de jeu, 26 matchs, tous disputés en tant que titulaire et ce n’est pas terminé. Dès lors, il faudra trancher entre ses deux concurrents Romain Buros et Léo Barré.
Le premier s’est blessé (ischios) sur la finale de Champions Cup, c’est même une rechute, et ferait partie du quota des finalistes (5 joueurs) si l’UBB se hisse jusqu’au Stade de France, ce qui place le second devant d’une courte tête. Le Toulonnais Marius Domon est en embuscade.