Joueurs de Hockey Retraités Célèbres : Les Légendes Inoubliables

Le monde du hockey sur glace est riche en figures emblématiques qui ont marqué ce sport par leur talent, leur détermination et leurs performances exceptionnelles. Découvrons ensemble quelques-uns des gardiens les plus emblématiques de l'histoire du hockey sur glace, leurs réalisations exceptionnelles et leur impact durable sur ce sport passionnant.

Wayne Gretzky est considéré comme l'un des plus grands joueurs de hockey de tous les temps.

Les Pionniers de la LNH

Dès la genèse de la LNH en 1917, un gardien québécois fait sa marque avec le Canadien : le légendaire Georges Vézina. C’est lui qui a réussi le premier blanchissage dans l’histoire de la LNH. En 15 saisons à Montréal, il n’a raté aucune partie, accumulant 175 victoires (donc 72 avant la création de la LNH). Il a conservé la meilleure moyenne à six reprises et a remporté la Coupe Stanley 2 fois. En pleine gloire à 38 ans, il mourra tragiquement de la tuberculose après s’être effondré sur la glace en début de deuxième période lors du premier match de la saison.

Charlie « Chuck » Gardiner n’est pas très connu. Il a joué 7 saisons avec les Black Hawks entre 1927 et 1935. Il a remporté 2 trophées Vézina (remis jusqu’en 1981 au gardien ayant obtenu la meilleure moyenne) et a été nommé 3 fois sur la première équipe d’étoiles. Né en Écosse, il était le capitaine des Black Hawks lorsque ces derniers ont remporté leur première Coupe Stanley en 1935 (on peut donc dire qu’il est le seul capitaine européen à avoir mené son équipe à la Coupe).

Bill Durnan fait partie de la glorieuse histoire du Canadien. Il a remporté la Coupe Stanley 2 fois, dont une à sa première saison. En 7 saisons, il a remporté le trophée Vézina 6 fois et a été nommé sur la première équipe d’étoiles à 6 reprises. Il était capitaine du Canadien lors de la saison 1947-48.

Terry Sawchuk : Une Légende Innovante et Tourmentée

Terry Sawchuk est l'emblème parfait de ce qu'était la condition de gardien de but de hockey dans les années 1950. Il est bien plus qu'une légende du hockey sur glace. C'est un homme malheureux qui a vécu de manière misérable la majorité de sa vie.

Il est le premier gardien de l'ère moderne à jouer de façon très accroupie. Jamais à cette époque on n'a vu un gardien avoir des réflexes aussi rapides. Il reste presque toujours debout, mais sa position accroupie lui permet de couvrir le filet et surtout de bien jouer les angles. Impressionnant pour son époque, il est fort, dynamique et efficace, et il se fait rarement prendre à contre-pied. Il est par ailleurs un fier compétiteur et défie ouvertement et verbalement les joueurs de marquer contre lui.

Au cours d’une carrière de 21 ans, il a remporté quatre coupes Stanley-trois avec les Red Wings (1952, 1954-1955) et une avec les Maple Leafs de Toronto (1967)-et quatre trophées Vezina (1952-1953, 1955, 1965). Il a également enregistré 447 victoires en carrière, dont 103 blanchissages sans précédent, un record qui s’est maintenu jusqu’en 2009.

Les statistiques clés de Terry Sawchuk :

SaisonÉquipeVictoiresBlanchissagesCoupe StanleyTrophée Vezina
1952Detroit Red Wings4411OuiOui
1954-1955Detroit Red Wings--OuiOui
1967Toronto Maple Leafs--OuiNon

L'Âge d'Or des Gardiens Québécois

Deux gardiens se partagent le titre pour cette période. Jacques Plante, le célèbre numéro 1 du Canadien avec ses 6 coupes Stanley, dont 5 consécutives, est le plus connu. Il a été nommé trois fois sur la première équipe d’étoiles et est le récipiendaire de 7 trophées Vézina. Il a fallu attendre 35 ans avant de voir un autre gardien remporté le trophée Hart après que Plante l’eut gagné en 1962.

Pour sa part, Glenn Hall n’a remporté la coupe Stanley qu’à 2 reprises (dont une comme gardien substitut) mais il a tout de même cumulé 407 victoires et 87 blanchissages. Il a mérité le trophée Conn Smythe en 1968 et le Vézina à 3 reprises. Sept fois il a été nommé sur la première équipe d’étoiles. Il est connu comme étant l’ancêtre du style papillon, un peu comme Neil Young est l’ancêtre du «grunge». Il détient un record qui ne sera probablement jamais battu par un gardien, soit celui d’avoir joué dans 502 parties consécutives.

Ken Dryden : La Domination des Années 70

Avec la domination du Canadien dans les années ’70, qui d’autre que Ken Dryden peut être proclamé comme meilleur gardien de cette époque. En seulement 8 saisons, il a gagné la Coupe Stanley 6 fois et s’est vu décerné le trophée Conn Smythe avant même d’avoir disputé 10 matchs en saison régulière. Il remporta ensuite le trophée Calder, fut élu 5 fois sur la première équipe d’étoiles et mérita 5 fois le trophée Vézina. Il a fallu attendre plusieurs années avant de voir un gardien dominer la LNH autant que l’avait fait Dryden.

Patrick Roy : Le Roi du Papillon

Patrick Roy a remporté la coupe Stanley et le trophée Conn Smythe a sa première présence en séries. Quatre fois il a gravé son nom sur la Coupe. Il est le seul joueur dans l’histoire à avoir mérité 3 trophées Conn Smythe. Il détient entre autre la marque pour le plus grand nombre de victoires en saison régulière et en séries. Il est aussi le premier à avoir franchi le cap des 500 victoires. Il mène présentement la LNH avec 551. Chris Chelios vient tout juste de le surpasser pour le plus grand nombre de matchs joués en séries.

Martin Brodeur : Le Gardien Moderne par Excellence

Martin Brodeur a su s’imposer comme le meilleur gardien des 15 dernières années. Il talonne Roy pour le nombre de victoires (538). Il a remporté la Coupe Stanley 3 fois, le trophée Vézina 3 fois et le trophée Calder. Il détient la marque pour le plus grand nombre de blanchissages en carrière, saison et séries confondues.

Vladislav Tretiak : La Légende Soviétique

Vladislav Tretiak, une légende du hockey soviétique.

Le Soviétique Vladislav Tretiak demeure considéré comme l'un des meilleurs gardiens de but de l'histoire du hockey sur glace. Avec l'équipe du C.S.K.A. Moscou (la formation de l'Armée rouge), il remporta à douze reprises le Championnat d'Union soviétique. Avec l'équipe nationale soviétique, il remporta dix Championnats du monde (1970-1971, 1973-1975, 1978-1979 et 1981-1983) ainsi que trois titres olympiques (1972, 1976 et 1984).

De 1969 à 1984, Vladislav Tretiak, gardien de but titulaire, affiche des statistiques remarquables : 1,78 but encaissé en moyenne lors des rencontres internationales. Tretiak est élu hockeyeur soviétique de l'année à cinq reprises et reçoit trois crosses d'or récompensant le meilleur hockeyeur européen.

En 1989, il fut le premier Européen admis au Hockey Hall of Fame de Toronto.

Dominik Hašek : L'Innovateur Tchèque

Dominik Hašek, gardien de but tchèque.

Le hockeyeur sur glace tchèque Dominik Hašek, célèbre gardien de but, est connu pour son style novateur. Ainsi, il n'hésitait pas à sortir loin de son but pour stopper un adversaire parti en contre-attaque. Il est par ailleurs le seul gardien de l'histoire de la National Hockey League (N.H.L.) à avoir remporté deux années consécutivement (1997 et 1998) le trophée Hart récompensant le meilleur joueur.

En 1998, les professionnels de la N.H.L. sont pour la première fois autorisés à participer aux jeux Olympiques, à Nagano. Alors qu'on attendait une victoire du Canada ou des États-Unis, la République tchèque remporte la médaille d'or. Elle doit largement son succès au talent de Dominik Hašek. En demi-finale, le score est de 1-1 entre le Canada et la République tchèque. Pour départager les deux équipes, il faut recourir aux tirs de pénalité (équivalent des tirs au but du football) : Hašek annihile les cinq tentatives canadiennes ! Puis, en finale, il stoppe toutes les offensives des Russes (1-0). Il affiche une moyenne de 0,97 but encaissé par match durant le tournoi olympique.

Il fut champion olympique en 1998 et il a gagné deux fois la Coupe Stanley.

Cristobal Huet : La Fierté Française

Seul Français a avoir remporté la prestigieuse Coupe Stanley récompensant le vainqueur des play-offs de la NHL, le Grenoblois Cristobal Huet est entré dimanche au Hall of Fame du hockey sur glace. Annoncé en décembre dernier, Cristobal Huet (47 ans) a fait son entrée au Hall of Fame du hockey sur glace. L’ancien gardien international français a fait son entrée dimanche parmi les légendes de la discipline.

Capitaine emblématique de l’équipe de France, son numéro retiré à Lausanne (Suisse) où il a joué la dernière partie de sa carrière, le Grenoblois est surtout réputé pour être le premier Français à avoir soulevé la Coupe Stanley, trophée le plus prestigieux du hockey récompensant l’équipe vainqueur des play-offs de la NHL (avec les Chicago Blackhawks en 2010).

Retraité depuis 2018, après avoir joué plus de vingt ans au plus haut niveau, ‘’CristoWall’’ a disputé treize championnats du monde avec les Bleus, mais aussi deux Jeux olympiques (1998 et 2002). Il est le cinquième français à faire son entrée au Temple de la renommée après Louis Magnus, Jacques Lacarrière, Philippe Lacarrière et Philippe Bozon.

Mario Lemieux : Le Magnifique

Bien qu’il mesure 1,9 mètre (6 pieds 4 pouces), Mario Lemieux a fait preuve d’une grande vitesse et agilité. Au cours de ses 17 années en tant que joueur avec les Penguins de Pittsburgh , il a remporté deux coupes Stanley (1991-1992) et a réussi à marquer un nombre impressionnant de 690 buts en carrière malgré plusieurs saisons manquantes après avoir reçu un diagnostic de lymphome hodgkinien . En 1997, « The Magnificent One » a pris sa retraite, et deux ans plus tard, il a aidé les Penguins à sortir de la faillite après être devenu le propriétaire majoritaire de l’équipe. Il est revenu en tant que joueur pendant plusieurs saisons avant sa dernière retraite en 2006.

Gordie Howe : M. Hockey

C’est « M. Hockey » à vous. Les 801 buts en carrière de Gordie Howe ont établi un record dans la LNH à l’époque et, en tant que membre de la « Production Line » des Red Wings, il a remporté quatre coupes Stanley (1950, 1952, 1954-1955). En plus d’être buteur, « M. Coudes » était également connu pour son jeu granuleux. Non pas que je cautionne les coups de poing, mais, contrairement à certains joueurs (toux, Gretzky, toux), Howe n’avait pas besoin d’un exécuteur pour mener ses batailles. Il a inspiré le « tour du chapeau de Gordie Howe », qui était un but, une passe décisive et un combat en un match. Et Howe a joué jusqu’à l’âge de 100 ans.

Wayne Gretzky : La Révolution du Hockey

Le plus grand joueur de hockey sur glace de tous les temps n'est pas seulement celui qui a affolé les statistiques, en accumulant des records d'un autre monde, avec une incommensurable marge sur le commun des mortels. Wayne Gretzky a aussi révolutionné l'histoire de son sport. Il a d'abord rabattu le caquet de tous les exégètes de la virilité, qui ne jugent le hockeyeur qu'à l'aune de sa force physique, en prouvant que son intelligence de jeu exceptionnelle pouvait valoir plus que tous les gros bras. Puis, une fois incontesté au sommet de son sport, il s'est mué en son plus fidèle promoteur, lorsqu'on lui a donné un bâton de pèlerin pour initier les terres vierges (et riches) du sud américain aux bienfaits du hockey sur glace.

Sa capacité à anticiper le jeu lui permettait toujours de faire la passe là où son coéquipier allait se trouver dans la meilleure position. Il distribuait les assistances comme des petits pains, surtout de sa place fétiche derrière la cage, et c'est ce qui lui a permis de réussir des saisons de deux cents points là où les autres grands joueurs peinent à en inscrire cent.

Terentiy Lavrentevich Gretzky a quitté la région de Grodno (Empire russe, actuel Bélarus) avant la Révolution d'octobre 1917 pour s'installer au Canada. Renommé Anton et surnommé Tony, il se remarie avec Maria, originaire de la région de Tarnopol en Pologne (aujourd'hui Ternopil en Ukraine). L'ukrainien est la langue maternelle commune du couple de fermiers de Cunnington, dans l'Ontario. C'est dans l'arrière-cour de sa maison que Walter Gretzky aménage une petite patinoire où il enseigne à son fils Wayne, comme ensuite à ses frères, les rudiments du patinage et les fondamentaux du hockey sur glace, ce sport qu'il fait découvrir chaque samedi aux gamins en allumant la télévision pour le match des Toronto Maple Leafs. C'est dans ces exercices d'apprentissage que Wayne développe très jeune sa technique.

Mais pour jouer dans le club local et non plus sur la rivière gelée du coin, il faut attendre qu'il ait dix ans. Il se présente à cinq ans et essuie un refus. Il s'entraîne toute l'année et revient à la charge un an plus tard, et le club finit par céder. Face à des joueurs de quatre ans ses aînés, le garçon n'a pas la partie facile, mais dès qu'il a une crosse en main, toute peur disparaît. Ce sera toutefois la seule fois de sa carrière où il sera dominé par les autres. S'il doit attendre le dernier match de la saison pour marquer un but, il a sa volonté pour lui. Au dîner de fin de saison, le petit Wayne pleure parce presque tout le monde a droit à un trophée, sauf lui. Son père lui répond qu'un jour, il en aura tellement qu'il n'aura plus de place pour les mettre.

Il y a déjà des centaines de spectateurs qui se déplacent pour voir. Mais être traité comme une star naissante n'est pas si facile, et lorsque Wayne a quatorze ans, sa famille décide qu'il est mieux pour lui de jouer dans un championnat plus fort, et d'échapper du même coup aux jalousies. Elle l'envoie donc à Toronto, en abandonnant sa garde à une famille d'accueil, en l'occurrence celle d'un coach local. L'évènement est mentionné sur les chaînes de télévision nationales, car il est tout de même inhabituel qu'un adolescent doive changer de tuteurs légaux pour des raisons liées au hockey.

C'est à cette époque que, ne pouvant rivaliser physiquement avec des joueurs plus âgés, Wayne se découvre un terrain de prédilection, derrière les filets, où il est moins à la merci des défenseurs que devant. Le déjà célèbre Wayne Gretzky change encore de famille d'accueil à seize ans lorsqu'il va jouer à Sault-sainte-Marie, en junior majeur. C'est là que, comme son habituel n°9 est déjà pris (par Brian Gualazzi), le manager Buzz McPherson a l'idée de lui concéder le n°99 qui le rendra célèbre.

Après une seule saison de junior majeur, il est déjà mûr pour passer professionnel, à seulement 17 ans. Problème, ce n'est pas possible en NHL qui est interdite aux moins de dix-huit ans. Nelson Skalbania, le propriétaire des Indianapolis Racers, n'est donc que trop content de pouvoir narguer la ligue concurrente en annonçant l'engagement de Wayne Gretzky le jour de la draft NHL. Il passe deux mois dans l'Indiana, le temps de faire des opérations publicitaires et de faire vendre des billets, mais il s'avère que les Racers n'ont en fait pas les moyens de le payer, et il est échangé aux Edmonton Oilers.

La WHA vit là sa dernière année, et six de ses franchises, dont Edmonton, sont intégrées à la NHL. Beaucoup de joueurs établis ont du dédain pour la star annoncée, ce gamin plutôt frêle, pas très rapide et pas très puissant. Mais ce qu'ils ne voient pas au premier abord, ce sont sa mobilité, son sens de l'anticipation, sa vision périphérique, qui en font un joueur d'exception. Le môme dispute la tête du classement des marqueurs à Marcel Dionne, qui le devance à deux buts près, avec le même nombre de points marqués.

Il termine la saison régulière avec 92 buts et 212 points, des totaux non seulement jamais vus, mais même impensables. Il y avait les statistiques d'avant Gretzky, il y a désormais les stats post-Gretzky.

Cet homme de tous les records n'est pourtant alors qu'un gamin menant une vie très simple. Il s'entraîne le matin, déjeune au restaurant le midi, puis glandouille l'après-midi, sauf les jours de match.

En 1986, quand les Oilers sont sortis des play-offs par Calgary, sur un malheureux but contre son camp du défenseur rookie Steve Smith. Ils laissent ainsi les Flames, leurs ennemis jurés, jouer la finale de la Coupe Stanley (qu'ils perdront contre Montréal).

En effet, la fraternité qui unissait cette jeune équipe conquérante s'évanouit avec le premier départ d'un des cadres fondateurs, Paul Coffey. Celui-ci se lance dans un bras de fer financier alors inhabituel en NHL, et qui allait devenir monnaie courante par la suite, ce qui explique que cette fabuleuse équipe des Oilers ne pourra sans doute jamais être égalée.

Mario Lemieux est en train de s'imposer comme le successeur de Gretzky. Il a la jeunesse pour lui, et les rôles sont maintenant inversés. Pour la première fois, le n°99, qui a manqué seize matches sur blessure, n'est pas élu meilleur joueur de la NHL.

Les qualités de passe exceptionnelles du n°99 exigent en effet que ses coéquipiers soient capables de recevoir le palet quand ils s'y attendent le moins. Gretzky trouve presque immédiatement des automatismes alors qu'ils n'ont jamais joué ensemble. Avec ce duo magique, le Canada remporte la compétition.

Le 9 août 1988 fait l'effet d'une bombe dans le monde du hockey sur glace. L'annonce fait la une de tous les médias, y compris du New York Times : Wayne Gretzky est échangé aux Los Angeles Kings, en compagnie de McSorley et Krushelnyski, contre deux joueurs, trois premiers tours de draft, et surtout... 10. 9. 8. 7.

Wayne Gretzky || Career NHL Highlights || 1979-1999 (HD)

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