Il est difficile de ne pas remarquer Thomas Geffré sur un terrain de rugby. Du haut de ses 2,05m, le deuxième ligne s'inscrit comme la troisième recrue du mercato vannetais en marge du retour du club en Pro D2. Un véritable OVNI devenu cadre du XV de France, dont le parcours force donc le respect.
Mais à 26 ans, le joueur du Stade Langonnais va déjà faire un (très) grand bon dans sa carrière. Très courtisé, le grand barbu s’est donc engagé avec Vannes, promu et actuellement 13ème du Top 14.
Capable de jouer 4 et 7 - comme Flament - le casqué proposera un profil assez rare au club de Vannes, qui jouera soit le maintien en Top 14 soit le haut de tableau de ProD2 la saison prochaine.
Il y a deux ans, le natif de La Rochelle évolue en Nationale 2. Formé à Aytré, au sud de la Rochelle, il connaît trois clubs en l’espace de trois ans (Niort, Agen en Pro D2, Cognac). Au cours de sa carrière, le polyvalent deuxième ligne a beaucoup voyagé. Il totalise sept clubs à 26 ans.
Après deux passages compliqués à Cognac (4 matchs) puis à Bourgoin (9 matchs), Thomas Geffré veut se stabiliser à Langon. Alors en Fédérale 1, il vit et accompagne la montée en puissance du club girondin.
Après une première année sans trophée, il remporte successivement le titre de champion de Fédérale 1 puis l’année suivante celui de Nationale 2. Alors qu’il aurait pu rejoindre le club vannetais dès sa montée en Top 14, Thomas décide de rester dans le sud-ouest pour une ultime saison. Il dispute 17 matchs joués, dont 16 en tant que titulaire et devient le joueur le plus utilisé de l’effectif.
Malgré sa grande taille, un atout considérable en touche, le deuxième ligne possède des qualités de vitesse impressionnantes. "Thomas dispose d’une pointe de vitesse redoutable digne sur les premiers mètres d’un trois-quart", explique Anthony Audignon, entraîneur de la mêlée à Langon.
Après trois saison à Langon, entre entraînements et boulot de surveillant en collège, ce joueur à maturité tardive pourrait vite faire parler de lui. 24 minutes sur la pelouse du stade de la Rabine face à Valence Romans (64-10), ses premières dans le monde professionnel. Thomas Geffré avait appris la nouvelle quelques jours plus tôt.
Jules Freynet avec France U18 (Février 2026) ! 🍇
"Pour ne pas vous mentir, j'ai pleuré quand j'étais dans ma voiture après l'avoir appris. C'est vrai que je ne m'attendais pas à jouer maintenant. J'étais très content et très fier."
"J'en avais parlé à Yannick Bru" Drôle de parcours pour ce colosse de 2m05 et 112 kilos, pas conservé par le centre de formation d'Agen mais repéré par Christophe Hamacek qui l'emmène à Cognac en 2019 puis le rappelle trois ans plus tard pour venir jouer à Langon en Fédérale1. Avec son club, le 2ème ligne franchit les échelons jusqu'en Nationale. Trois entraînements par semaine et dans la journée, un travail de surveillant au collège Toulouse-Lautrec, rappelle le manageur.
"C'était la star du collège parce que les gamins venaient le voir au rugby le dimanche et ils l'avaient aussi la semaine." Sa carrière bascule suite à un coup de fil du manageur de Vannes Jean-Noël Spitzer. "J'étais très surpris, je lui ai même fait répéter pour savoir si c'était vraiment bien le club de Vannes parce que j'étais un peu choqué. Il m'a dit qu'il aimerait bien que je vienne."
Un essai concluant en Bretagne, un contrat de deux ans et ce n'est pas fini assure Christophe Hamacek qui a vu le joueur mûrir au fil des saisons. "Thomas avait un gros déficit de confiance en lui, il arrive à maturité plus tard. Je pense qu'il peux jouer plus haut que la Pro D2. J'en avais parlé à Yannick Bru mais il n'y avait pas de place dans le squad de l'UBB. Thomas Geffré peut jouer en Top 14, j'en ai la certitude."
Un Top 14 que Thomas Geffré, 26 ans, découvrira peut-être rapidement. Au tiers du championnat, Vannes est leader de la Pro D2.
Le recrutement du RCV est-il réussi ? Le RCV aurait souhaité conserver certains de ces joueurs : Moukoro (Lou), Varney (Exeter), Rayasi (UBB), Valleau (retraite), Costossèque (retraite), probablement Vili (Stade Français). Ce sont surtout ces six départs qui pèseront dans l’équilibre de l’équipe. La perte de Thomas Moukoro est un vrai coup dur. Il est remplacé par : Wayan De Benedittis, relancé à Lyon la saison passée.
L’absence remarquée de Mako Vunipola lors du match contre Toulouse, sans être officiellement blessé, interroge : pourra-t-il tenir son rôle dès le début de saison ? Derrière lui, Berguet, Djehi et De Benedittis se disputeront la place de numéro 2. Autre départ marquant : celui de Pat Léafa, véritable pilier du vestiaire après huit saisons au club. À 36 ans, et non JIFF, il a choisi de poursuivre sa carrière à Nice pour retrouver du temps de jeu. Il est remplacé par un renfort de poids : David Cherry, talonneur international écossais, titulaire tout au long du dernier Tournoi des Six Nations.
Autre perte significative pour la vie de groupe, Philip Kite (8 ans au club), non-JIFF, s’est engagé à Colomiers. En fin de saison dernière, il était repassé devant Paga Tafili dans la hiérarchie. Pour le remplacer, le RCV a misé sur : Nick Schonert, solide pilier droit sud-africain de 33 ans (171 matchs en Angleterre). Mais une question demeure : après une saison blanche, pourra-t-il rapidement retrouver son meilleur niveau ? Thomas Duchêne, prêté par Clermont et Simon Bourgeois (grand espoir du club), qui s’est malheureusement fait les croisés début juin et sera indisponible jusqu’en janvier sont eux aussi de la partie.
Le RCV se sépare d’Anton Bresler (retraite), Christiaan Van Der Merwe (qui était encore sous contrat pour 2 ans) et le 2e/3e ligne, Jesse Parete, recruté en cours de saison passée. Ces joueurs sont remplacés par Thomas Geffré (4/7) le capitaine de Langon, qui évoluait en nationale la saison précédente et surnageait à ce niveau. Ainsi qu’Edoardo Iachizzi, qui signe son retour à la maison (il a déjà joué 52 matchs pour le RCV).
Après une saison en demie-teinte pour Mattéo Desjeux (5), avec notamment plusieurs blessures et une commotion, il semble arriver revanchard après avoir fait une très grosse préparation physique. Titulaire lors du match amical contre Toulouse, retrouvant ainsi cette place de titulaire dont il s’était emparé lors de la finale de Pro D2 2024.
Le RC Vannes a enregistré trois départs dans son effectif : Karl Château, qui prend désormais le rôle de team manager du club, Mathieu Uhila, retourné à Montpellier, et Jean-Maurice Decubber, engagé avec le SAXV.
En troisième ligne, le RCV peut en effet s’appuyer sur des cadres solides. Sione Kalamafoni, numéro 8 emblématique, partage le record du plus grand nombre de plaquages réussis lors d’un match de Top 14 (30) et a terminé meilleur plaqueur de la saison. À ses côtés, l’Argentin Francisco Gorrissen reste un pilier : capitaine à 80 reprises, il a disputé 104 rencontres sur 115 possibles depuis son arrivée. Le club pourra aussi compter sur Juan Bautista Pedemonte, international argentin revenu après une saison gâchée par les blessures, mais aussi sur Simon Augry, qui a confirmé son potentiel après avoir été recruté en cours d’exercice.
Le départ de Stephen Varney pour Exeter constitue un vrai coup dur pour le club. Les dirigeants ont bien tenté de s’attacher les services d’Arthur Coville, en provenance d’Aix-en-Provence, mais sans succès. Finalement, c’est l’international géorgien Mikheil Alania, fort de 76 matchs disputés avec Aurillac, qui est venu renforcer le groupe.
Le tableau s’assombrit un peu plus avec l’indisponibilité de Michael Ruru pour la rencontre contre Toulouse, et son incertitude pour le déplacement à Brive. Deux solutions de repli existent malgré tout. La première se nomme Romain Valentin, jeune espoir de 19 ans, habitué à évoluer en charnière avec Jean Cotarmanac’h depuis de longues années.
Le poste d’ouvreur reposera désormais sur les épaules de Maxime Lafage, véritable maître à jouer et élément incontournable du dispositif vannetais. Derrière lui, Jean Cotarmanac’h et Thibault Debaës apporteront des solutions supplémentaires.
Le RC Vannes devra composer sans Salesi Rayasi, qui a choisi de s’engager avec l’UBB afin de poursuivre sa carrière en Top 14. Véritable facteur X la saison passée, son absence pourrait peser lourd. Pour compenser ces pertes, le RCV a misé sur Ben Stevenson, ailier anglais réputé pour sa puissance, sa vitesse et sa solidité sous les ballons hauts.
Le RC Vannes a dû faire face à plusieurs départs douloureux. SaCha Valleau et Théo Costossèque sont contraints de mettre un terme à leur carrière professionnelle en raison de blessures. Youenn Floch, de son côté, n’a pas été prolongé et s’est engagé avec le Stade Nantais. Pour combler ces absences, deux renforts de qualité ont été enregistrés. Eliott Roudil, arrivé de Pau avec 130 matchs de Top 14 et 28 en Coupe d’Europe au compteur, apportera son expérience. La recrue phare de l’intersaison n’est autre que Anthony Bouthier, de retour à la maison. Polyvalent (ouvreur/arrière), buteur émérite et ancien capitaine du RCV avec 19 brassards portés, Bouthier représente une plus-value immense pour le club.
Au final, certains secteurs du RC Vannes suscitent encore des interrogations. Le pilier gauche reste dépendant de Vunipola et d’une éventuelle révélation derrière lui, tandis que le côté droit offre plus de profondeur mais avec des incertitudes à court terme. Le poste de demi de mêlée apparaît comme le plus préoccupant, fragilisé par les blessures et les départs, même si quelques paris sont tentés.
En conservant un socle de cadres solides et en ajoutant des renforts ciblés, le RCV a mis en place une stratégie claire.
