La Ligue des Champions de l'AFC est le tournoi de football interclubs le plus prestigieux d'Asie. Elle oppose les meilleures équipes des différents pays membres de la Confédération Asiatique de Football (AFC). Ce tournoi est l'équivalent de la Ligue des Champions en Europe.
Vingt-et-un ans d'attente ont pris fin pour Al Ain et pour les Émirats arabes unis : pour la première fois depuis 2003, le club fondé en 1968 a remporté la Ligue des champions d'Asie. Défaits 1-2 au Japon le 11 mai, les hommes de Hernan Crespo ont écrasé les Yokohama Marinos au retour (5-1). Le Marocain Soufiane Rahimi, meilleur buteur de la compétition, a inscrit un doublé pour porter son total à 13.
Ce sacre qualifie Al Ain pour la Coupe intercontinentale de décembre prochain mais aussi pour la prochaine Coupe du monde des Clubs, prévue aux États-Unis à l'été 2025, pour laquelle le PSG est déjà qualifié.
Al Ain (Émirats arabes unis) a remporté la C1 asiatique pour la deuxième fois de son histoire ce samedi. Après la défaite 2-1 au match aller face aux Yokohama Marinos, l'équipe d'Hernan Crespo l'a emporté 5-1 pour être couronné.
Cette victoire confirme la montée en puissance du football saoudien sur la scène asiatique, portée par les investissements massifs dans le recrutement de stars internationales comme Riyad Mahrez et Edouard Mendy. Pour Al-Ahli, ce triomphe continental constitue non seulement une source de fierté immense mais aussi un tremplin financier pour poursuivre son développement et maintenir ses ambitions au plus haut niveau.
C’est au King Abdullah Sports City Stadium de Jeddah que s’est jouée cette finale ce samedi 4 mai 2025.
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Impact financier de la Ligue des Champions de l'AFC
La restructuration de la Ligue des champions d’Asie a considérablement augmenté l’attrait financier du tournoi. Le sacre continental offre au club d’Al-Ahli une prime de 10 millions de dollars (environ 9 millions d’euros), selon les chiffres officiels de la Confédération Asiatique de Football (AFC). Au total, en comptabilisant les primes accumulées depuis le début de la compétition, le club saoudien empoche environ 12 millions de dollars, soit près de 11 millions d’euros.
Le finaliste malheureux repart avec 4 millions de dollars (4 millions d’euros), tandis que les demi-finalistes reçoivent 600 000 dollars (531 000 euros) chacun. Les quarts de finaliste empochent 400 000 dollars (354 000 euros), et les équipes éliminées en huitièmes de finale obtiennent 200 000 dollars (177 000 euros).
Voici un tableau récapitulatif des primes distribuées :

| Étape | Prime (USD) | Prime (EUR) |
|---|---|---|
| Vainqueur | 10,000,000 | 9,000,000 |
| Finaliste | 4,000,000 | 4,000,000 |
| Demi-finaliste | 600,000 | 531,000 |
| Quart de finaliste | 400,000 | 354,000 |
| Huitième de finale | 200,000 | 177,000 |
Valère Germain au Japon : Une expérience unique
Valère Germain, qui évolue à Hiroshima (6e de J-League) depuis le début de l'année 2025, partage son expérience sportive au Japon :
C'est totalement différent de ce que j'ai connu auparavant. Il y a trois ou quatre ans, je n'imaginais pas jouer au football au Japon. Finalement, l'expérience en Australie (ndlr : Macarthur [Sydney], de juillet 2023 à février 2025) m'a rapproché du continent asiatique. J'ai eu l'opportunité de venir jouer à Hiroshima. C'est une belle expérience. Il y a beaucoup de qualités dans ce championnat.
En Australie, le niveau était sympa mais plus faible qu'en Ligue 1. Alors qu'au Japon, honnêtement, le championnat vaut la deuxième partie du tableau de L1. Puis rejouer devant 25 000 ou 30 000 spectateurs à tous les matches, c'est quelque chose de très plaisant.

Le niveau du championnat japonais
Au niveau de la qualité technique, c'est vraiment très fort. J'ai rarement joué avec des défenseurs centraux et des arrières latéraux avec une telle qualité technique, que ce soit sur les centres, les transversales... Il y a pas mal d'intensité, ça court beaucoup. C'est aussi très respectueux par rapport aux consignes données par le coach.
Puis c'est souvent des équipes qui jouent à cinq derrière avec un marquage individuel. Après, ça manque peut-être de folie et de créativité dans le jeu. Mais honnêtement, c'est un championnat que les clubs français devraient plus regarder. Chaque week-end, je vois de très bons joueurs qui auraient largement leur place en Ligue 1.
L'ambiance dans les stades
C'est impressionnant. Ce ne sont pas des Ultras comme on a en France ou en Europe. Ça peut faire moins de bruit par rapport à ce que j'ai connu à Marseille, par exemple. Mais en tout cas, ça chante de la première à la dernière minute et ça fait quand même du bruit.
Même les chants sont très ordonnés et coordonnés. Ils bougent les écharpes tous en même temps. Nous, on joue en violet et les trois-quarts du stade sont en violet. Dans les stades, il y a des couleurs magnifiques parce que si on joue contre une équipe qui évolue en jaune, tout le parcage adverse est en jaune.
Puis ce qui est sympa, c'est que les supporters sont vachement respectueux entre eux. En France, les fans adverses sont souvent escortés et doivent rester quelques minutes voire quelques heures dans le stade après les matches pour éviter qu'il y ait des affrontements, alors qu'ici ils sont tous ensemble sur le parvis du stade et rentrent tous en même temps.
Souvent, quand on fait un tour d'honneur à la fin des matches, pour remercier nos supporters, on passe devant la tribune adverse et on s'applaudit mutuellement. C'est impressionnant et exceptionnel à voir, surtout quand on vient d'Europe.