L'histoire du Handball à Tassin-la-Demi-Lune : Une Tradition d'Excellence

Le handball à Tassin-la-Demi-Lune possède une riche histoire, marquée par la passion et l'engagement de plusieurs générations. C'est un club mythique avec un nom qui rappelle aux anciens des souvenirs de jeunesse : UODL. À l’origine un club omnisports, comme son nom l’indique (Union Olympique Demi-Lunoise), créé au début du siècle dernier, comportant jusqu’à 14 sports tels que la gymnastique, le football, l’athlétisme, l’escrime et même la boxe et le tennis, qui réunissaient les sportifs au sein d’une même entité. Puis ce fut le départ de chaque discipline vers sa propre destinée, souvent en association avec d’autres clubs de la région comme le handball.

Le handball, c'est une grande famille, née en 1965 grâce à une poignée de passionnés.

Terrain de handball avec les zones réglementaires.

Guillaume Joli : Un Enfant de Tassin au Sommet du Handball Mondial

Né le 27 mars 1985 à Lyon, Guillaume Joli débute le handball à 4 ans en 1989 à l'UODL Tassin-la-Demi-Lune, club familial où ses parents ont joué au niveau national. C’est à Ménival que tout a commencé pour Guillaume Joli, futur champion olympique de handball.

Alors, il nous a donné rendez-vous devant le tabac que tenait sa grand-mère paternelle, Georgette. « Mes parents habitaient là, raconte-t-il en nous pointant l’immeuble qui lui fait face. Je jouais au ballon et faisais du vélo ici, mais c’est surtout là que j’ai eu un professeur extraordinaire, à l’école Diderot, M. Dufour, qui m’a donné envie de vivre de ma passion », raconte avec nostalgie l’ancien joueur de 37 ans.

À quatre ans, il commence le judo au dojo de la MJC de Ménival, et le handball à quelques minutes de là, à Tassin-la-Demi-Lune, grâce à ses parents - son père François a joué en première division pendant un an, puis sept ans en deuxième division, tout comme sa mère. Alors le garçon a été piqué par le virus de ce ballon rond très tôt.

Les soirs, il accompagnait son père au gymnase des Genetières où ce dernier était entraîneur. « Je passais mes soirées au gymnase. J’étais un peu l’enfant du club. À 13 ans, je jouais avec les équipes hommes ou femmes, je faisais la table de marque, l’arbitrage, participais aux entraînements, tenais la buvette… », raconte celui qui est devenu professionnel à 16 ans.

Il intègre le pôle espoirs au lycée Jean-Perrin en 2000 et passe par les clubs de Villefranche puis Villeurbanne-Grand Lyon handball (équipes de France jeunes et espoirs). En 2003, il entame une carrière professionnelle en tant qu’ailier droit à Chambéry : ou il devient meilleur buteur du championnat, il continue ensuite à Valladolid (Espagne, 2011-2013) pendant 2 ans sous la direction de Juan Carlos Pastor. IL joue ensuite au HSG Wetzlar (Allemagne, 2014-2016) : découverte de la Bundesliga. Et enfin il termine sa carrière professionnelle à Dunkerque où il obtient le titre de champion de France contre le PSG en 2014, fin de carrière en 2019.

En sélection nationale :, il obtient les titre de Champion olympique 2012 (Londres), Triple champion du monde (2009, 2011, 2015), Double champion d'Europe (2010, 2014), Doublure de Luc Abalo à l'aile droite, spécialiste des jets de 7 mètres aux côtés de Michaël Guigou.

Titulaire du DES (diplôme d'entraîneur supérieur), il devient entraineur et complète sa formation avec le module d'entraîneur-formateur du Titre VI. Il a anticipé sa reconversion en préparant ses diplômes pendant sa carrière de joueur.

Aujourd’hui, il multiplie les fonctions en tant que conseiller technique fédéral pour la Ligue Auvergne-Rhône-Alpes, basé à Lyon, responsable du pôle espoir masculin à Lyon. Il est également en charge de la détection et de la formation et il enseigne au lycée Jean-Perrin à Vaise (son ancien lycée) du lundi au jeudi.

Si sa carrière s’es déroulée loin de Lyon (en Espagne, en Allemagne et à Dunkerque), il est aujourd’hui revenu sur ses terres et partage son temps entre le lycée Jean-Perrin à Vaise (son ancien lycée) où il entraîne les jeunes en sport études du lundi au jeudi, la Maison du handball à Créteil où il coache l’équipe de France des moins de 17 ans, et la région Aura pour détecter les talents de demain.

Même s’il a pris sa retraite en 2019, à 34 ans, le champion, désormais entraîneur, continue de s’entretenir. Si la ville de Villeurbanne dispose d’un club de handball professionnel, Guillaume Joli regrette que Lyon n’en soit pas dotée.

Entre Ménival, le gymnase tassilunois et le lycée où il enseigne actuellement à Vaise, Guillaume Joli aime s’arrêter chez Pizza Puce. « Ils font partie des meilleures pizzerias de Lyon », confie l’ancien champion, fan de la Bressane (pizza au poulet, poivrons marinés et crème).

L'équipe de France de handball, une source d'inspiration pour les jeunes joueurs de Tassin-la-Demi-Lune.

Florent Joli : De Handballeur Professionnel à Entrepreneur

Portrait d'ancien apprenti : Joris #JeFabriqueMonAvenir

Ancien Handballeur professionnel, né à Lyon avant de pas mal voyager grâce au sport, habite désormais à Poitiers où il est gérant d’un bar à jeux de société, Florent Joli, 31 ans, joue aujourd’hui à Grand Poitiers, et comme de nombreux entrepreneurs dans son travail, essaie de trouver des solutions dans cette période compliquée, et pour 5by5 a eu le plaisir de se confier sur son parcours dans le handball, nous parle également de la 4ème place de l’Equipe de France lors du championnat du monde, et évoque évidement sa situation personnelle, lui qui est responsable d’un Bar à Jeux de Société à Poitiers.

« Bonjour, je m’appelle Florent Joli, Jeune entrepreneur de 31 ans, et ancien Handballeur professionnel. Je suis né à Lyon avant de pas mal voyager grâce au sport. « J’ai débuté le handball à Tassin la demi lune à coté de Lyon. à 16 ans j’ai signé à Villeurbanne où j’ai connu une montée en N2 puis une année en D2.

Je suis titulaire d’un bac STG (STMG aujourd’hui) que j’ai obtenu au lycée Jean Perrin de Lyon. J’y était élève en sport étude. J’ai ensuite obtenu un BTS MUC à Montpellier en double cursus car j’étais à ce moment là au centre de formation. J’ai ensuite passé un bachelor de responsable Marketing avec ENACO, une école 100 en ligne.

Après mes 4 années passées à Montpellier, j’ai signé un an en D2 à Valence. Puis je suis allé me ressourcer une saison à Villefranche sur Saône. Tout près de chez mes parents. Ensuite, retour en première division à Selestat. Une première année difficile où l’on a connu la descente. Puis une seconde extraordinaire avec une remontée. Après cette belle expérience, j’ai fait 2 ans à Nice, en N1 puis en D2 . Enfin me voilà depuis 3 saisons à Poitiers.

« Je suis issu d’une famille de handballeur. Mon père et ma mère jouaient déjà bien avant que mon frère et moi ne venions au monde. Très logiquement, après avoir passé toute mon enfance à regarder les grand jouer, j’avais envie de m’amuser avec mes copains. C’est la l’essence même du sport il me semble.

En effet, j’ai rejoint Poitiers car j’avais ici mon projet de reconversion. Je suis encore jeune, mais j’ai depuis de nombreuses années, l’envie et le besoin de faire autre chose que le handball. En temps normal, je m’entraine 3 ou 4 fois par semaine, et je travaille dans mon bar 6 jours/7. Je finis donc tous les soirs le travail vers 2 ou 3h du matin.

J’ai durant ma petite carrière eu la chance de côtoyer beaucoup de joueurs et entraineurs oui. J’ai gardé à chacun de mes passages des relations plus ou moins fortes en effet. J’ai désormais des amis un peu partout en France. Le handball est un sport encore assez simple dans son approche. Les gens son toujours très abordables. J’ai organisé le jubilé de mon frère, Guillaume, il y a désormais deux ans lorsqu’il a arrêté sa carrière. Beaucoup de joueurs ont répondu favorablement. Ils n’ont pas été difficile à convaincre. La chose est encore plus vraie aujourd’hui, le rapport humain est très important dans la vie. malgré le fait que nous sommes amenés durant une carrière à pas mal bouger, les liens restent. Il m’arrive de tomber parfois dans une salle sur des joueurs, entraineurs ou arbitres que je n’ai pas vu depuis très longtemps.

« Personnellement, je suis à fond dans mon bar. Je suis en train de développer une partie restauration pour pouvoir travailler un peu quand même. Je réfléchis beaucoup, tout le temps! J’ai hâte de pouvoir reprendre le hand. Probablement pas avant la saison prochaine. Je n’ai pas envie de rouiller ! Et surtout, je suis encore un grand compétiteur ! Je suis triste que cette saison ne puisse pas aller à son terme (je parle pour moi, il n’y a aucune annonce faite encore en ce sens..) A long terme, j’ai envie d’entreprendre plein de choses. J’ai envie de pouvoir développer des idées, m’associer, pouvoir voyager. Mais aujourd’hui, tout est rythmé par ce virus. Et pour le moment, personne ne peut réellement prédire comment les choses vont évoluer.

« Dès que j’ai commencé à marcher, j’assistais ou je participais aux entraînements de plusieurs catégories, même des seniors et j’adorais suivre mon père. J’ai commencé à jouer à Tassin (UODL) jusqu’en 2000 où j’ai pu entrer au pôle espoirs au lycée Jean-Perrin. Je suis allé en moins de 18 ans à Villefranche puis à Villeurbanne - Grand Lyon handball, où j’ai été bien accueilli et conseillé avec un encadrement professionnel. Même si le Grand Lyon descendait en D2, j’étais bien intégré dans les équipes de France jeunes puis espoirs. Mais tout était prétexte à participer au handball dans la salle des Genêtières, la table de marque, l’arbitrage, le coaching… Même de mon jeune frère Florent qui est lui aussi devenu joueur professionnel. Chacun peut imaginer le bonheur pour moi d’avoir un projet sur la région AURA, après avoir tant voyagé avec ma famille. En 2010, 2012 et 2014 : champion d’Europe.

Guillaume Joli, un modèle pour les jeunes handballeurs de Lyon et ses environs.

Défis et Avenir du Handball Local

Le projet de fusion des clubs de handball de Saint-Genis-Laval et de Tassin-la-Demi-Lune comportait un déséquilibre financier en termes de budgets. Saint-Genis-Laval bénéficiant de subventions municipales importantes là où l’union olympique demi-lunoise (UODL) Tassin repose davantage sur un financement privé via l’apport de sponsors.

Une problématique financière au cœur du dossier Et puis, l’Amicale Laïque de Saint-Genis-Laval et le bureau du président, Michel Cœur, a mis son véto alors qu’une commission spéciale avait même été mise...

Malgré ces défis, l'Union Olympique Demi-Lunoise continue de former de jeunes talents et de promouvoir les valeurs du handball dans la région.

Joueur Club d'origine Réalisations notables
Guillaume Joli UODL Tassin-la-Demi-Lune Champion Olympique 2012, Triple Champion du Monde, Double Champion d'Europe
Florent Joli UODL Tassin-la-Demi-Lune Ancien handballeur professionnel, entrepreneur

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