Les confrontations entre la Suisse et la Suède au hockey sur glace sont marquées par des moments historiques et des matchs mémorables. Ces rencontres, qu'elles se déroulent dans le cadre de championnats du monde ou de matchs amicaux, sont toujours très attendues par les supporters des deux pays.
À un mois du Mondial en Russie, Suédois et Suisses se retrouvaient pour une double confrontation cette semaine. C’est dans la petite ville suédoise de Ljungby que s’est tenu le premier acte. Évidemment, les compositions sont très expérimentales car, hormis l’absence des stars NHL, les championnats suisse et suédois ne sont pas encore terminés.
Alors que la liste devrait s’étoffer dans les jours et semaines à venir, ce sont avant tout aux jeunes de se montrer et de faire leurs preuves, côté suédois mais surtout du côté helvète. Devant les cages, on retrouve Fredrik Pettersson-Wentzel (HV71) et Sandro Zurkirchen (Ambrì-Piotta).
Chris Baltisberger ouvre rapidement le score pour la Nati après seulement trois minutes de jeu. En seconde période, la Tre Kronor égalisera, puis prendra les devants 2-1 à la 35e minute par le jeune défenseur Linus Hulström. Un avantage de courte durée puisque Lino Martschini égalisera 50 secondes seulement après le deuxième but suédois. Luca Cunti et Yannick Rathgeb permettront aux Helvètes de creuser l’écart.
Si Nick Sörensen parviendra à réduire la marque à 3-4 à 1’08 » de la fin, Pius Suter assurera finalement le succès de la Nati en cage vide.
Malgré une efficacité en jeu de puissance, la Suède n’a pas particulièrement brillé face à des Suisses très appliqués qui remportent un succès de prestige. Mention spéciale au premier trio de la Suisse Baltisberger - Cunti - Hollenstein qui a totalisé 7 points dans cette rencontre.
Suède - Suisse 3-5 (0-1, 2-2, 1-2)
Jeudi 7 avril 2016 à 19h00 à la Ljungby Arena. 3440 spectateurs. Arbitrage de Morgan Johansson et Marcus Vinnerborg assistés d’Alexander Waldejer et Johan Löfgren.
Pénalités : Suède 4′ (0′, 4′, 0′), Suisse 8′ (2′, 2′, 4′).
Tirs : Suède 33 (13, 7, 13), Suisse 28 (13, 7, 8).

Évolution du score :
- 0-1 à 03’13 » : Baltisberger assisté de Cunti
- 1-1 à 28’03 » : Forsling assisté de N. Sörensen
- 2-1 à 34’10 » : Hultström assisté de Forsling et Tedenby (sup. num.)
- 2-2 à 35’00 » : Martschini assisté de Schlumpf
- 2-3 à 36’12 » : Cunti assisté de Hollenstein et Baltisberger (sup. num.)
- 2-4 à 48’59 » : Rathgeb assisté de Schäppi
- 3-4 à 58’52 » : N. Sörensen assisté de M. Sörensen et Forsling (sup.
Champions du Monde de Hockey sur Glace
La liste des champions du monde de hockey sur glace depuis 1920 montre bien qu'une poignée de nations se disputent régulièrement la première place.
- Avec un total de 27 médailles d'or, la Russie, anciennement Union soviétique (URSS), domine la première place dans le tableau des médailles. Tristement célèbre : l'entraîneur Viktor Tikhonov. Il a mené la sélection soviétique à huit victoires en Championnats du monde entre 1978 et 1990. Ses méthodes d'entraînement était dures et dictatoriales - allant même jusqu'à gifler ses joueurs en public.
- La troisième place parmi les nations de hockey sur glace les plus médaillées est occupée par la République tchèque, qui a remporté jusqu'à ce jour douze Championnats du monde. La République tchèque, anciennement Tchécoslovaquie, a remporté son premier succès à domicile avec une médaille d'or au Championnat du monde de 1947. Une seconde victoire suit en 1949.
- La quatrième place au tableau du classement revient cette fois à une nation scandinave : la Suède, qui a remporté depuis 1953 onze titres de Champions du monde.
- Avec seulement deux médailles d'or aux Championnats du monde de hockey sur glace, la Finlande est loin derrière les Champions du monde comme la Suède, la République tchèque, le Canada et la Russie. Néanmoins, l'équipe nationale finlandaise est l'une des équipes de hockey sur glace les plus performantes. À propos : Lors du Championnat du Monde de 2011, l'équipe finlandaise a battu les Suédois 6-1.
- Les États-Unis ont également été deux fois champions du monde de hockey sur glace, soit en 1933 et en 1960. En revanche, ils ont remporté un total de douze médailles d'argent et de bronze. Considérant que le hockey sur glace est l'un des sports les plus populaires aux États-Unis, le faible nombre de médailles d'or au Championnat du monde est un peu surprenant. Est-ce parce que les Américains se soucient beaucoup plus de leur Ligue nationale de hockey (LNH) que du Championnat du monde ? Peut-être.
- Lors du Championnat du monde de hockey sur glace 2002, la Slovaquie, est en effet devenue championne du monde pour la première fois ! L'équipe composée des grands de la LNH Peter Bondra, Ziggy Pálffy et Miroslav Šatan a remporté la finale 4:3 contre la Russie.
- Les Britanniques ont eu l'honneur aussi de se déclarer champions du monde de hockey sur glace : après tout, l'équipe de Grande-Bretagne a remporté une fois le titre de champion du monde. C'était en 1936, lorsque le Championnat du monde de hockey sur glace s'est tenu en Allemagne, plus précisément à Garmisch-Partenkirchen.
Le Championnat du monde de hockey sur glace a lieu chaque année. C'est Anvers, en Belgique, qui a accueilli le premier Championnat du monde.
L'IIHF décrit le format du tournoi actuel (2020) sur son site web. Dix équipes nationales participent aux Championnats du monde de hockey sur glace féminin. Ces dernières sont réparties en deux groupes de cinq équipes, chacune d'elles étant classée en fonction de sa performance. Après le tour préliminaire, les cinq équipes du groupe A ainsi que les trois équipes du groupe B ayant obtenu le plus grand nombre de points sont qualifiées pour les quarts de finale.
Après un match nul à la fin du temps réglementaire, une prolongation de 5 minutes maximum est jouée : si un but est marqué, le jeu est terminé (d'après le principe de « mort subite »). Si les équipes sont à égalité à l'issue de la prolongation, il y aura une séance de tirs au but.
Dans de cadre de la série éliminatoire, donc à partir des quarts de finale, et en cas de match nul à l'issue du temps réglementaire, la prolongation ne sera que de 10 minutes maximum, et de 20 minutes en finale.
Le premier Championnat du monde de hockey sur glace féminin s'est déroulé en 1990. Initialement organisé tous les deux ans, il a lieu depuis 1999 tous les ans, comme le Championnat masculin. À propos : le hockey sur glace est un sport très populaire chez les femmes au Canada.
Bagarre Générale!! Canadiens De Montréal Contre Sénateurs D'Ottawa ( 5 Mai 2013 )
Match Suisse - Suède de 1953 à Zurich
13 000 spectateurs avaient prévu d'assister à la grande finale décisive du championnat du monde entre la Suisse et la Tchécoslovaquie. Au lieu de cela, ils assistent à la troisième confrontation en une semaine entre l'équipe locale et une Tre Kronor qui a accepté de "sauver" les organisateurs avant de repartir avec une médaille d'or historique... mais frustrante par le retrait de son principal compétiteur.

Le public n'est pas forcément heureux de cette substition forcée, et n'ignore pas le caractère amical de cette opposition. La Suisse est privée de son joueur sans doute le plus important, le défenseur Emil Handschin, qui a la cheville enflée par un coup et aurait difficilement pu mettre ses patins. L'attaquant Oscar Mudry le remplace et se débrouille plutôt bien à ce poste inhabituel pour lui, aligné avec Schütz derrière le trio d'Arosa. La Suède déplore pour sa part l'absence de Rolf Pettersson, blessé à la tête à l'entraînement hier.
La Suisse se procure la première occasion et le gardien Hans Isaksson repousse de justesse avec la crosse un bon tir du revers de Hansmartin Trepp, servi par une passe transversale de Gebi Poltera. Mais après le premier changement de lignes, Sven "Tumba" Johansson vient s'emparer d'un palet traînant dans les bottes du gardien Michel Riesen. Deux minutes plus tard, c'est encore l'excellent Tumba qui se débarrasse des deux défenseurs par une soudaine accélération en zone neutre. Son lancer est suivi par Hans Öberg qui place le rebond de manière imparable. 0-2 en l'espace de six minutes, la gifle est brutale.
Mais la ligne d'Arosa réussit à s'installer en zone offensive et Trepp surgit de derrière la cage pour prendre un rebond. Après avoir passé la majorité de son temps à défendre, le deuxième bloc suisse obtient l'égalisation : Riesen pare de la jambière un tir puissant de Tumba et envoie ainsi, via la bande, Otto Schubiger en contre-attaque. Celui-ci passe dans son dos pour Wehrli et Schläpfer finit le travail au rebond.
Encore plus cruel que le but avant la pause, il y a le but juste après le retour sur la glace, par Göte Blomqvist au rebond d'un tir de Carlsson. Sous pression, le gardien suisses Riesen enchaîne les arrêts en se remettant bien en position. Ses coéquipiers le soutiennent par leur assiduité au marquage défensif, à l'instar d'une superbe intervention de Schläpfer face à Tumba.
La combativité locale est remarquable, à l'instar du petit Francis Blank qui gagne le palet dans la bande face à deux gros gabarits suédois pour le passer à Schubiger qui remet à Dürst, mais ce dernier manque la conclusion. Mais elle n'est pas récompensée. L'inévitable Tumba perce à nouveau, contourne Schütz, repique devant la cage et feinte le gardien pour le cinquième but. Deux autres suivent dans la foulée, par Bröms sur passe de Tumba à cause d'un défaut de marquage de Trepp, puis par les jumeaux Andersson à dix secondes seulement de la fin de période.
La lourdeur du score ne démotive pas les Suisses. La reprise directe d'Oscar Mudry, à six mètres de distance sur passe transversale de Trepp, apporte au remplaçant un visage radieux sous les félicitations de ses collègues. Mais quand Schubiger pousse un peu trop loin son palet, Tumba part en contre-attaque et Öberg marque au rebond. Les Suédois réussissent à garder le palet à 4 contre 5 après une charge contre la bande de Hans Andersson, mais le dernier mot est helvétique, pour Uli Poltera.
La Suède quitte le tournoi en ayant encore démontré son efficacité et sa bonne gestion des temps forts et des temps faibles. Une manière de prouver qu'elle mérite bien son titre de championne du monde même si les Tchécoslovaques se sont dérobés à la revanche. En jouant à seulement deux blocs, la Suisse n'a pas ménagé sa peine mais à eu du mal à tenir la distance.
Samedi 14 mars 1953 à 21h00 au Hallenstadion de Zurich. 13 000 spectateurs.
2-3 à 19' : G. Johansson assisté de H.
2-7 à 39' : S. Andersson-Tvilling assisté de H.
4-8 à 56' : U.
Remplaçants : Hans Bänninger (G), Silvio Rossi (D), Gian Bazzi (A).
Remplaçant : Thord Flodqvist (G).
Match Suisse - Suède de 2009 à Berne
16 confrontations perdues de suite : c’est sûrement une des pires séries du hockey international pour un pays qui prétend jouer les médailles. Les Suédois mettent en place leur jeu de possession usuel et contrôlent le palet.
Postfinance Arena de Berne.
d'Omark et Strålman (sup. et Ambühl (sup.
Remplaçant : Ronnie Rüeger (G).
Remplaçant : Johan Holmqvist (G).
Match Suisse - Suède de 2024 à Helsinki
Pourtant, sur la première longue présence de la Suisse en zone offensive à la treizième minute, Damien Riat charge rudement Tömmernes contre la bande et Denis Malgin sert son coéquipier zurichois Sven Andrighetto posté dans le slot pour l’ouverture du score (0-1). La Nati prend confiance. Künzle provoque une pénalité de Karlkvist une minute plus tard, puis, à 5 contre 5, Théo Rochette se crée une grosse occasion.
La Tre Kronor reprend la situation en mains en deuxième période. Une perte de palet de Tim Berni en zone neutre permet à Christoffer Ehn de prendre de vitesse le défenseur restant Inaki Baragano et de servir une passe tranversale idéale à Oskar Lang (2-1). Les jaunes se reposent alors un peu trop sur leurs lauriers alors que les rouges vont de l’avant.
Un surnombre sifflé à la sirène laisse la Suède commencer le troisième tiers-temps à 4 contre 5. Sven Andrighetto, capitaine du jour à la place d’Ambühl laissé au repos, en profite pour s’offrir un doublé, d’un slap en lucarne, avec la complicité de Herzog qui masque le gardien (3-2). Senn a l’occasion de se rattraper en fin de mach, mais aussi quand la prolongation s’achève à 3 contre 4 après une crosse haute de Nicolas Baechler (qui débute en équipe nationale cet après-midi).
Samedi 9 novembre 2024 à 13h30 à la Helsingin jäähalli.
2-3 à 41’17’’ : Andrighetto assisté de Kukan et Malgin (sup.
Remplaçant : Erik Källgren (G).
Remplaçant : Stéphane Charlin (G).
Confrontation France - Suède au Mondial
Battus 5-2 par l’Autriche vendredi, les Bleus enchaînent directement avec un match face à la Suède, pays hôte du tournoi, ce samedi à 16h20. Devant son public, le troisième du dernier championnat du Monde (petite finale gagnée 4-2 contre le Canada) reste dans la même lignée en réalisant un excellent début de Mondial.
Les locaux ont remporté leurs cinq premiers matchs de groupe et se classent premiers devant le Canada ! En attaque, ils sont sur une moyenne de plus de quatre buts par rencontre (21 en 5 matchs). En défense, ils n’ont encaissé que trois buts avec déjà trois blanchissages. Ils ont été réalisé contre la Slovénie sur le score de 5-0 dès leur première rencontre puis 6-0 contre la Lettonie et 4-0 face à la Slovénie la veille de défier les Bleus.
La victoire a été plus difficile face à l’Autriche, avec un 4-2 dans le temps réglementaire alors qu’ils étaient menés 2-1 à un peu plus de deux minutes du terme. Leurs résultats s’en ressentent aussi aux statistiques globales de la compétition ! En plus de faire partie des meilleures attaques et défenses, la Suède se situe à la deuxième place au niveau des tirs arrêtés. Leurs gardiens sont en effet sur 96,20% de shoots stoppés.
Au niveau individuel, on retrouve notamment Jacob Markstrom en haut du classement des meilleurs gardiens avec 97,67% d’efficacité. Il fait son retour au Mondial, après cinq années sans compétition internationale. Le gardien suédois a déjà remporté le championnat du Monde avec sa sélection en 2013 et sort d’une belle saison en NHL avec New Jersey Devils, en atteignant les huitièmes de finale.
Il n’est pas le seul Suédois à jouer en NHL puisque 20 des 25 membres retenus par Sam Hallam jouent dans le championnat nord-américain. A seulement 22 ans, Lucas Raymond en est déjà à sa quatrième saison avec Detroit Red Wings. Il a de nouveau amélioré ses statistiques personnelles en atteignant la barre des 80 points (27 buts, 53 assistances). Il confirme avec sa sélection en étant impliqué sur cinq buts depuis le début du Mondial (1 but, 4 réalisations).
Il est pour le moment devancé par Elias Lindholm au classement des meilleurs pointeurs suédois durant ce Mondial, qui a inscrit cinq buts (dont trois face à la Slovénie vendredi soir) et délivré quatre assistances, ce qui fait de lui le meilleur pointeur du tournoi. Ancien assistant capitaine de Calgary Flames et présent dans le All-Star Games l’an dernier, il sort une nouvelle belle saison pour sa première à Boston avec 17 buts et 30 assistances.
Face à la septième nation mondiale, la France aura pour ambition de réussir ce qu’elle n’a jamais réussi jusque-là : battre cette équipe ! La première confrontation date de 1993 et les Suédois l’emportaient sur le score de 4-2 en Channel One Cup. Depuis ce match, les quinze autres confrontations se sont terminées par un succès jaune et bleu.
Tricolores et Scandinaves sont dans le même groupe en Mondial pour la troisième année consécutive. Après une défaite 4-0 en 2023, la France avait fait mieux que résister l’année dernière en ne s’inclinant que 3-1 avec un but en powerplay et un autre en cage vide, encaissés dans les vingt dernières minutes.
| Rang | Pays | Médailles d'Or |
|---|---|---|
| 1 | Russie (ex-URSS) | 27 |
| 2 | Canada | 27 |
| 3 | République Tchèque (ex-Tchécoslovaquie) | 12 |
| 4 | Suède | 11 |
| 5 | Finlande | 2 |
| 6 | États-Unis | 2 |
| 7 | Slovaquie | 1 |
| 8 | Grande-Bretagne | 1 |