L'Histoire du Rugby à La Rochelle: Des Origines à la Gloire

L'histoire du Stade Rochelais, un des plus anciens clubs de rugby de France, est riche en anecdotes et en personnages marquants. Des origines modestes aux récents triomphes européens, le club a su forger une identité forte et une culture unique.

Les Origines du Club

L’histoire du Stade Rochelais a débuté en 1898, ce qui en fait un des plus vieux club de rugby de France.

Un Consul Américain à l'Origine

Le médecin américain George-Henry Jackson est arrivé à La Rochelle en tant que consul en mars 1898. Nostalgique d’un jeu de football-rugby qu’il a connu à l’université, il développe une section rugby au sein du club omnisports. En décembre 1904, il devient président du Stade Rochelais.

En 1902, l’Américain développe donc le rugby au sein de cette section omnisports. Jackson avait cinq enfants et il voulait notamment que son fils aîné puisse jouer au rugby, car selon lui, la pratique de ce sport est noble, mentale et physique. Le rugby était également un moyen de se faire remarquer par les universités anglaises, adeptes du ballon ovale.

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La Mère Joseph: Une Influence Colorée

Au début des années 1900, la mère Joseph, qui gérait le Café des Glacis tout proche du terrain où se retrouvaient les premiers rugbymen rochelais, les voyait régulièrement débarquer couverts de boue. En plus de sortir un bac d’eau pour nettoyer leurs chaussures, elle leur a tricoté des ceintures de flanelle, jaunes pour les uns et noires pour les autres, afin que les équipes se reconnaissent sur le terrain.

Marcel Deflandre: Un Nom, un Héros

Le Parc des sports de Port-Neuf a été baptisé du nom de Marcel Deflandre le 23 mars 1947, en hommage à celui qui fut président du Stade Rochelais de 1941 à 1944. Résistant, membre du groupe Honneur et Patrie, Marcel Deflandre fut arrêté à 42 ans et fusillé par la Gestapo en janvier 1944. Il était entré en résistance dès l’occupation de La Rochelle par les Allemands, le 23 juin 1940.

Ascension et Succès

En championnat de France, que ce soit l’équipe première ou dans les catégories jeunes, le Stade Rochelais n’a gagné qu’un seul titre. C’était en 2002, les Espoirs s’étaient imposés 28 à 15 en finale face à l’équipe de l’US Colomiers, dans le stade de Montpon-Ménestérol.

La Montée en Top 14 en 2010

Le 9 mai 2010, dernière journée de championnat de Pro D2, les Oyomens reçoivent les Rochelais. Le gagnant du match devait recevoir l’autre en demi-finale. La Rochelle l’emporte, les supporters se chambrent et les Jaune et Noir ramènent le chant des Oyomens dans leurs valises. Les Rochelais monteront deux semaines plus tard en Top 14.

Saison 2013-2014 : Le Retour en Élite

Les protagonistes de la saison 2013-2014 gardent un souvenir très précis des conditions de leur montée en puissance, jusqu’à l’apothéose, contre Agen (22-31), à Bordeaux, en finale d’accession.

« Il y a des saisons dans une carrière que tu n’oublies jamais. Là, on avait beaucoup travaillé. Il y avait eu beaucoup de moments spéciaux. Le dernier match contre Lyon, perdu à Marcel-Deflandre (26-27, lors de la 30e journée, NDLR) alors que tout le monde pensait que la pénalité (de Fabien Fortassin, NDLR) était passée », cite spontanément l’ex-deuxième ligne Cobus Grobler.

Les Joueurs Clés et les Recrues Déterminantes

Le club décide de recruter un joker et un joueur supplémentaire. La charismatique star fidjienne Sireli Bobo est dans les tuyaux. L’impact de Bobo est visible dès son débarquement du Japon, avec un essai et une victoire 9-23 à Bourg le 15 mars.

Autre apport déterminant de l’ailier de 38 ans, sa capacité à convaincre Lepani Botia, capitaine de l’équipe fidjienne à 7, de signer. La Rochelle, au potentiel beaucoup plus impressionnant que son jeu, en dépit d’une grosse conquête, se transforme. D’autant que la charnière Audy-Fortassin peut enfin se reformer et mener le club à la caravelle vers sa troisième demi-finale de suite contre Pau, mais à domicile cette fois.

Les Titres et les Ambitions

Depuis 2014, les Rochelais se demandaient ce que cela ferait de rapporter un trophée à leurs supporteurs, et si cela serait plus impressionnant qu’après la finale d’accession de 2014, quand la folie s’était emparée de la ville.

Le triomphe en Champions Cup

Ce samedi, dans un stade où l’on a rapidement vu (et entendu) que du jaune dans les tribunes, les hommes du président Vincent Merling ont provoqué un séisme. Ses répliques ont été immédiates dans l’autre Vieux Port, de l’autre côté de la France, au pied de tours qui ont rarement dû connaître une telle explosion de joie.

En allongeant le bras un peu plus d’une minute avant le terme du match, Arthur Retière, présent au club depuis 2016 et futur Toulousain, a changé en effet le cours de l’histoire du Stade Rochelais.

Les Personnalités Marquantes

Vincent Merling: Le Président de Longue Date

Vincent Merling est le président en exercice avec la plus grande longévité. Il est également l’un des trois (avec le Toulousain Didier Lacroix et le Parisien Thomas Lombard) à avoir aussi été joueur au sein du club de rugby qu’il préside. Il a rejoint l’équipe junior à 17 ans, en 1967, en tant que troisième ligne aile. Et devint président le 5 juillet 1991, à 41 ans.

Patrice Collazo: L'Entraîneur de la Montée en Puissance

Lui qui a incarné la montée en puissance du club, restera le manager qui a refusé les compromis.

Michele Colosio: Le Préparateur Physique Déterminant

2013-2014, c’est la première année de Michele Colosio en tant que responsable de la préparation physique du Stade Rochelais. « Son arrivée a été déterminante, juge Patrice Collazo. C’était la performance, l’exigence dans le relationnel. Il a une capacité à faire travailler les joueurs en étant complice avec eux. Il a totalement changé ma façon de manager parce que c’est l’opposé de moi. Il nous a fait franchir un cap, et je savais que c’était avec lui qu’on allait continuer à développer le potentiel des joueurs. C’est une arrivée clé, une de mes plus belles rencontres.

La Mascotte Mystérieuse

La Panthère, mascotte du Stade Rochelais, n’a pas de nom. La mascotte de l’Aviron Bayonnais s’appelle Pottoka, celle du Stade Français Rucky, celle de Clermont Gergovix… mais quid du Stade Rochelais ? Figurez-vous que la mascotte des Jaune et Noir, une panthère noire aux yeux verts, n’a pas de nom. Le club avait pourtant lancé un appel à idées en 2011, mais elle n’a finalement jamais été baptisée.

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