Le volley-ball est un sport passionnant qui attire de nombreuses personnes à travers le monde. Parmi les athlètes qui excellent dans ce sport, certaines se distinguent non seulement par leurs compétences, mais aussi par leur impact et leur influence. Cet article explore des figures emblématiques du volley-ball féminin, leurs parcours et les enjeux de ce sport en pleine évolution.

Volley-ball : Un Sport Mondial en Plein Essor
Originaire des États-Unis, le volley-ball a été inventé en 1895 par William G. Morgan. C'est le cinquième sport le plus pratiqué dans le monde. En France, il compte plus de 130 000 licenciés. Il se joue par équipes de 6, 4 ou 2 joueurs, séparées par un filet. Il se pratique en intérieur ou en extérieur, souvent sur sable, mais aussi dans l'eau ou sur neige !
Les bienfaits du volley-ball sont multiples. Sur le plan physique, il améliore la coordination, la flexibilité et le tonus musculaire, tout en boostant l'endurance cardiovasculaire. C'est également un excellent moyen de brûler des calories et de renforcer le corps, impliquant un large éventail de mouvements dynamiques. Pour ceux qui cherchent à s'impliquer, le volley-ball offre une communauté inclusive et supportrice, avec des opportunités abondantes pour apprendre, jouer et compétitionner, rendant ce sport accessible à tous, indépendamment de l'âge ou de la compétence.
Figures Emblématiques du Volleyball
Parmi les figures emblématiques du volleyball, Karch Kiraly est sans doute l'une des plus célèbres. Connu pour ses performances exceptionnelles tant en salle qu'en beach volleyball, Kiraly a remporté de nombreux titres olympiques et mondiaux, faisant de lui une légende incontestée du sport.
Paola Egonu : Une Star Italienne Incontournable
Incontournable. Charismatique. Prodigieuse. La joueuse italienne de Volley, Paola Egonu, nous fait tourner la tête... Portrait d'une grande tige qui aime faire voler les ballons comme les préjugés. Elle claque, Paola Egonu ! Sur les terrains de volleyball, ses smashes frôlent les 100 km/h. Dans la vie, elle s’impose et en impose. Présentée en Italie comme « une star du volleyball, de la libre pensée et de la société moderne », Paola Egonu, 1m95 de puissance et de grâce, est bien plus qu’une athlète : elle est un symbole, une voix, une révolution.
Née à Cittadella, dans le nord de l’Italie, elle découvre le volleyball très tôt et, très vite, le volley découvre Paola. À 12 ans, elle écrase déjà les ballons avec une rage douce, une précision chirurgicale. À 15 ans, elle est naturalisée italienne. À 17, elle est championne du monde U18. Le ton est donné. Son parcours est une ascension fulgurante : Club Italia, Novare, Conegliano, Vakıfbank en Turquie, et aujourd’hui Vero Volley Milan. Mais Paola Egonu ne se contente pas de jouer. Elle dérange, interroge, inspire.
Noire dans un sport majoritairement blanc, femme dans un monde encore trop masculin, elle parle, elle revendique, elle refuse les insultes racistes, quitte temporairement la sélection italienne, puis revient, plus forte, plus libre. Paola Egonu est aussi une femme qui aime, qui vit, qui assume. Ouvertement bisexuelle, elle parle de ses relations avec une sincérité rare dans le sport de haut niveau.
Paola Egonu | 350cm Monster of the Vertical Jump !!!
Iman Ndiaye : L'Ascension d'une Nouvelle Star Française
Il y a un an, Iman Ndiaye était quasi absente des radars. Mais, en quelques mois, l’athlète de 23 ans s’est imposée comme l’un des principaux espoirs du volley-ball français. La pointue, dont le rôle est de conclure les actions par ses smashs, a terminé meilleure marqueuse de la Ligue des nations (du 4 juin au 27 juillet), tournoi qui réunit chaque été 18 équipes de la planète. Avec une moyenne de 21 points par rencontre, elle a impressionné tous les spécialistes. À l’aube des championnats du monde, organisés du 22 août au 7 septembre en Thaïlande, Iman Ndiaye apparaît même comme un atout majeur des Bleues, dont l’objectif est de sortir du groupe C, dans lequel figurent Porto Rico, la Grèce et le Brésil - deuxième nation au classement mondial.
Remplaçante dans son club de Chamalières (Puy-de-Dôme) lors de la saison 2023-2024, aux Jeux olympiques de Paris 2024 et dans son club actuel d’Ankara, Iman Ndiaye a profité de la Ligue des nations pour se révéler. « Elle a été la grande surprise de la compétition, observe l’Espagnol Cesar Hernandez Gonzalez, qui a succédé, en décembre 2024, au Belge Emile Rousseaux à la tête de la sélection. Tout le monde parle d’elle, et pas seulement en France. C’est une gagnante. Elle est puissante, jeune et ambitieuse. Si elle travaille beaucoup, elle deviendra l’une des références du volley-ball. »
Cesar Hernandez aime raconter une scène qui remonte à la mi-mai. Arrivé au stage des Bleues à Toulouse après la finale du Championnat de France perdue avec les Neptunes de Nantes face à Levallois-Paris, le nouveau sélectionneur a mesuré la température du groupe pris en mains quelques jours plus tôt par son nouvel adjoint, le Turc Fikret Ceylan. « Je lui ai demandé ses premières impressions et il m'a dit : Iman va être forte. »
« Elle écoute, elle est très pro, a beaucoup de confiance en elle et veut progresser », souligne Hernandez. « Je voulais jouer un rôle en équipe de France et continuer à grandir. J'ai brillé en VNL car je n'avais pas de pression. Cesar (Hernandez) nous donne beaucoup de confiance. Quand un coach fixe des objectifs élevés et nous fait rêver, ça nous pousse », explique la native de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).
Dans sa chambre d'ado à Dallas, elle avait placardé au mur un mantra qui dit tout de son éducation américaine : « Born to be a star » (née pour être une star). « J'avais le rêve de jouer les JO à Paris, devant ma famille. J'ai précipité la fin de mes études (marketing) en décembre (2023, avec six mois d'avance) pour mieux me préparer et jouer en Europe », rappelle-t-elle.
Peu utilisée lors d'un tournoi olympique expéditif - trois défaites sans prendre un set -, Ndiaye est déjà, un an après, l'autre star des Bleues, après Héléna Cazaute, aux yeux des acteurs du circuit international. Et comme toutes les pointues à gros impact, elle devient une cible des défenses. Ce dimanche, le Brésil se souviendra sûrement de son apport (19 points) lors de l'affrontement de la VNL le 10 juillet (défaite 3-2).
« Pendant les temps morts adverses, on entend les coaches parler de stopper Iman », relate fièrement son père, qui a fait rencontrer sa fille cadette et Victor Wembanyama, le joyau de son agence, le 6 juin à Pékin.
Inès Granvorka : L'Étoile Montante du Volley Suisse
Inès Granvorka (1,77 m, 22 ans) est une figure montante du volley-ball suisse. Ses frisettes blondes et son visage rappelant celui de son demi-frère Frantz, s’exposent sur les écrans géants et les affiches de promotion de l’Euro 2013, co-organisé par la Suisse et l’Allemagne. Cette exposition, elle sait qu’elle la doit autant à ses qualités athlétiques qu’à son image métissée de Romande jouant dans le club de Zurich (ville germanophone), issue d’une grande famille de volleyeurs : son père, Séverin (65 ans), originaire de Martinique, fut le meilleur joueur français des années 1970, puis entraîneur de l’équipe féminine de Suisse (2006-2010) après avoir coaché les Bleues (1980-1983) ; et sa mère, Mireille Cuendet, est l’ancienne capitaine de la sélection helvète.
Elle est devenue une vraie joueuse professionnelle et elle grandira encore. La joueuse ne semble pourtant écrasée ni par cette exposition ni par son héritage. Dans sa famille, on lui a toujours dit de faire selon ses capacités. Elle n’a jamais vu jouer son père, il paraît qu’il était assez impressionnant ! Frantz, même si elle n’a pas grandi avec lui, est un peu son idole, il a réalisé une si belle carrière. Elle a assisté à plusieurs de ses matches en équipe de France et il continue à lui donner beaucoup de conseils. Après le Championnat d’Europe, la jeune fille tentera de gagner du temps de jeu dans son club du Voléro Zurich, où elle côtoiera cette saison des stars mondiales comme la Croate Natasa Osmokrovic.
Malgré les deux lourdes défaites subies contre l’Italie et face à la Belgique, elle savoure chaque instant de son aventure en équipe nationale, sous le regard attendri de ses parents. Qu’elle en profite, observe Séverin. Même si le rapport de force avec les autres nations est très défavorable, c’est une expérience humaine inoubliable. Cet Euro, c’est l’événement de notre vie, que l’on prépare depuis trois ans. Et elle se réjouit de ce match contre la France. Ce sera un grand plaisir personnel… et c’est sans doute l’adversaire avec lequel il y a le moins de différence de niveau. On a une petite chance à jouer.
Les Plus Belles Volleyeuses du Monde
Voici un aperçu des 15 plus belles volleyeuses au monde :
- Madelein Meppelink
- Logan Tom
- Manon Flier
- Liliana Fernández
- Maria Elisa Antonelli
- Krystyna Kolocova
- Markéta Sluková
- Kerri Walsh Jennings
- Marleen Van Lersel
- Katrin Holtwick
- Marta Menegatti
- Nadine Strauss
- Karolina Sowala
- Kacie Mactavish
- Nina Betschart
Ces joueuses, en plus de leur talent sportif, captivent le public par leur beauté et leur présence sur le terrain.

Le Volleyball Féminin Professionnel aux États-Unis
La League One Volleyball (LOVB) est une toute nouvelle ligue professionnelle de volley féminin aux États-Unis, qui a bouclé sa première saison. Un Championnat national composé pour l'instant de six équipes entre Houston, Austin, Atlanta (Géorgie), Omaha (Nebraska), Madison (Wisconsin) et Salt Lake City (Utah).
« Le volley est en pleine explosion en ce moment, à l'image du sport féminin en général, explique Rosie Spaulding, la patronne de la LOVB (prononcez « LOVE »). Il y a plus de 38 millions de participants aux États-Unis. C'est le sport qui a la plus grosse croissance au lycée, et qui bat tous les records d'audience TV à l'université. Le volley est prêt à passer au niveau professionnel. »
Salaires Alléchants et Niveau de Jeu Élevé
La LOVB propose à chaque joueuse un salaire minimum fixé à 60 000 dollars par saison (environ 53 000 euros), en plus d'autres avantages comme une couverture santé. Au niveau sportif, on est sur un haut de tableau italien. Le niveau technique et physique est plus élevé qu'en France », ajoute Christina Bauer.
Comme Christina Bauer, beaucoup de joueuses passées par les meilleurs championnats mondiaux ont décidé de rejoindre la LOVB. C'est notamment le cas de plusieurs athlètes américaines comme Jordan Thompson, 27 ans, passée par les ligues turques et italiennes.
De la Concurrence à Tous les Étages
La LOVB est une ligue fermée qui est propriétaire des six clubs engagés dans le Championnat. Elle vise un développement progressif en accueillant « entre 2 et 4 nouveaux clubs en 2027 grâce à des investisseurs extérieurs » détaille Rosie Spaulding. Si cette nouvelle ligue américaine a les reins solides, portée également par des partenariats avec l'équipementier Adidas et le réseau ESPN pour la diffusion des matches, elle va devoir faire son trou face à une concurrence féroce aux États-Unis.
L'Athletes Unlimited Pro Volleyball a été le premier Championnat féminin professionnel à s'imposer en 2021, suivi par la Pro Volleyball Federation en 2024 (PVF). Ils seront rejoints en 2026 par un quatrième protagoniste, la Major League Volleyball (MLV). « Comme on dit, une marée qui monte soulève tous les bateaux en même temps », illustre Rosie Spaulding, qui estime que cette émulation sera bonne pour le volley. « Et je suis convaincue par le produit qu'on propose. On a cette ambition de devenir la NBA du volley féminin ».
Les "Sorcières de l'Orient" : Un Symbole de la Renaissance Japonaise
Aujourd'hui septuagénaires, les joueuses de volley-ball japonaises surnommées les "sorcières de l'Orient" reviennent sur leur parcours mythique. Réalisé par un cinéaste inventif qui documente le sport comme personne, Les sorcières de l'Orient raconte à travers l'exploit sportif d'une équipe la renaissance d'une nation tout entière.
Dans les années 1960, le Japon est en pleine reconstruction. Signe du grand retour du pays sur la scène internationale, Tokyo organise les Jeux olympiques de 1964. Surnommées les « sorcières de l’Orient », ces joueuses se sont hissées au sommet du volley mondial au prix d’un entraînement intensif. Avec ce nouveau documentaire sportif, Julien Faraut revient sur le destin hors du commun de ces sportives dont l’incroyable parcours est intimement lié au renouveau japonais.

Bien qu’il découvre ces images pour la première fois, elles lui semblent étrangement familières. Et pour cause, l’équipe composée d’ouvrières a fortement marqué les esprits au Japon au point de servir de modèle pour des animés.
À l’origine, les joueuses ont été qualifiées de « Typhon de l’Orient » mais un journaliste soviétique décide de les renommer les « sorcières de l’Orient » après une énième victoire. La sorcière étant mal vue au Japon, les joueuses ont dans un premier temps rejeté ce nouveau nom.
Dans le documentaire, le cinéaste adoucit l’image de tortionnaire du coach, selon lui injuste. En avance sur son temps, la faute de Daimatsu Hirobumi aurait été d’entraîner son équipe « comme des hommes ».
Le parcours historique de ces championnes est indissociable de l’histoire d’un pays en reconstruction. Parfois l’histoire se répète. En 1940, le Japon est privé des JO qu’il devait organiser. Ceux de 1964 sont l’occasion de montrer le retour du Japon sur la scène internationale d’après guerre. Pour le Japon, les JO de 1964 sont l’occasion de montrer au monde son incroyable modernisation en un temps record. Les sorcières symbolisent cet effort collectif national de reconstruction.
La finale qui oppose les attachantes sorcières aux redoutables joueuses soviétiques lors des JO de 1964 est le climax de ce documentaire. Dans un montage saisissant, le cinéaste alterne images d’archives du match et extraits de dessins animés s’inspirant des exploits des sportives.
Avec un sens de la narration renouvelant le genre du documentaire sportif, Les sorcières de l’Orient revient sur un parcours étonnant fait de sacrifices et de dévouement faisant écho à la renaissance d’un pays tout entier.