L'histoire du Stade de Rugby de Saint-Jean-en-Royans

Le stade de rugby de Saint-Jean-en-Royans, connu sous le nom de stade Ernest-Chuilon, est un lieu emblématique niché dans le Vercors drômois. Ce stade a acquis sa réputation en raison du dénivelé unique de son terrain, qui présente une différence notable entre les deux en-buts.

Schéma d'un terrain de rugby

Un Terrain Unique

Le dénivelé du terrain est une caractéristique distinctive du stade Ernest-Chuilon. Certains estiment que la différence de hauteur entre les en-buts est de près de 2 mètres ! Il y a quelques années, une mesure avait révélé un écart de 70 centimètres d'un bout à l'autre du terrain, ce qui représente un dénivelé de 1,6% à 2,3%.

Ce dénivelé est suffisant pour fatiguer les adversaires et affecter leur moral. Selon Yannick Armand, manager général et enfant du cru, les clubs qui se déplacent à Saint-Jean-en-Royans sont toujours surpris par cette particularité unique.

Les Débuts du Club

Le Sporting Club Royannais (SCR) a accueilli des milliers de joueurs portant fièrement les couleurs rouge et noir. Si la majorité de ces jeunes hommes étaient d'origine française, beaucoup venaient d'horizons différents. La colonie italienne était sans doute la plus importante, avec des joueurs comme « Paillasse » Murer, Fustinoni « Charipe », les Amistadi, les Scalvini et les Milési.

Le club a également compté des joueurs roumains comme Girbu et Vacaru, ainsi que des Espagnols comme Gomez, Pedro Chinchilla et la famille Padilla.

Moments Mémorables

Pour sa grande première en Fédérale 1, Saint-Jean ne s’est pas loupé. Ce samedi 9 septembre 2023, tout Saint-Jean-en-Royans s’en souviendra. Pour le premier match de son histoire en Fédérale 1, le Sporting Club Royannais (SCR) recevait le Rugby Olympique de Grasse (ROG) au stade Ernest-Chuilon. Indécise, la rencontre a finalement tourné en faveur des Drômois, portés par plus de deux mille spectateurs en fusion (16-12). Bien malin celui qui pouvait deviner l’issue de ce match avant le coup d’envoi. Cette opposition entre Saint-Jean et Grasse s’annonçait serrée. Elle l’a été.

En première période, les deux équipes se rendaient coup pour coup. Le troisième ligne du SCR, Mathéo Courbi, toujours très à l’aise dans l’exercice, ouvrait la marque sur pénalité à la cinquième minute et doublait la mise un quart d’heure plus tard (20e, 6-0). Le chaudron saint-jeannais était en feu. Cependant, loin d’être cuits, les Grassois recollaient au score avant la pause grâce à deux coups de pied passés par Franck Lopez (6-6 à la mi-temps). Le deuxième acte repartait sur les mêmes bases que le premier. Mathéo Courbi trouvait une nouvelle fois la faille sur pénalité (43e, 9-6) et donnait un peu d’air au SCR. Grasse se réveillait et montait petit à petit en puissance.

La réaction des Rouges et Noirs ne se faisait pas attendre. Une minute après l’égalisation, les Grassois tombaient le ballon dans leur camp. Mathéo Courbi (encore lui !) poursuivait au pied et provoquait une faute inévitable des adversaires… L’arbitre accordait un essai de pénalité aux Saint-Jeannais. Tentant le tout pour le tout, les Azuréens se ruaient à l’attaque, mais tombaient à chaque fois sur un mur rouge et noir infranchissable. Malgré une dernière pénalité concédée (68e, 16-12), Saint-Jean tenait bon et s’imposait vaillamment pour sa première en Fédérale 1. Le stade laissait exploser sa joie.

Ce sentiment de bonheur était partagé par tous, à commencer par l’entraîneur du SCR, Romain Veniat. Il avouait : « On débarque dans cette nouvelle division en toute humilité, avec nos certitudes de l’année dernière et un recrutement satisfaisant. Mais ça ne fait pas tout. Avant le coup d’envoi, il y avait à la fois de l’impatience et de l’appréhension. On voulait montrer que l’on avait le niveau Fédérale 1. C’est ce que l’on a fait, en étant constant pendant 80 minutes et en s’imposant sans prendre d’essai. Le pilier, Jeancel Hemilembolo, auteur d’une solide prestation pour sa première en Rouge et Noir, ajoutait : « On a un groupe soudé avec un super état d’esprit. On savait qu’en jouant sur nos points forts, on pouvait leur faire du mal.

Malgré sa défaite concédée à Montmélian ce dimanche sur le score de 33 à 9, Saint-Jean-en-Royans évoluera en Fédérale 1 la saison prochaine grâce à sa victoire obtenue au match aller 49 à 23. Il y aura donc trois clubs de Drôme-Ardèche en Fédérale 1 la saison prochaine, Annonay, le Rc.Tricastin et Saint-Jean-en-Royans.

Ce dimanche, le club drômois a été battu en 8e de finale retour de Fédérale 2 à Montmélian sur le score de 33 à 9 mais il obtient sa montée à l'étape supérieure grâce à sa victoire acquise lors du match aller 49 à 23. C'est la première fois de son histoire que le club drômois évoluera en Fédérale 1.

Une belle récompense pour ce club qui va maintenant préparer en toute sérénité son quart de finale le dimanche 11 juin contre l'équipe de Gaillac.

Pour le premier match de son histoire en Fédérale 1, le Sporting Club Royannais (SCR) recevait le Rugby Olympique de Grasse (ROG) au stade Ernest-Chuilon. Le stade laissait exploser sa joie.

Encore que malgré mon âge je préférerais sous les toiles. Merci mon grand !

Le Sporting Club Royannais a vu en son sein des milliers de joueurs portant le Rouge et le Noir au bout de leur fierté.

Bien loin de moi l’idée de tous les nommer, ma mémoire n’y suffirait pas.

Arbitrage

Comment tout ceci a-t-il débuté ? Eh bien les affaires St Jeanaises n’étaient pas au mieux avec le Comité des Alpes, celui-ci trouvait nos joueurs trop turbulents, voire plus, avec, il faut bien le dire, juste raison. Ensuite et si ma mémoire ne me fait pas défaut, il y eut Riquet Clot et Jean Collomb.

C’est encore plus étonnant de voir le « Couige » endosser la tenue arbitrale compte tenu de son passé plus que sulfureux à l’égard des hommes en noir ; on se rappelle du match à Lancey, de son intervention envers un Voultain, ainsi que du geste vengeur sur un Vauclusien de Valréas.

Ensuite nous eûmes les frères Corraro, Alain Bagarre, l’excellent Frédérique Dallon, le fils Clot (Jean-Christophe), le Grand Brétière, tous ceux-ci chapeautés par Patrick Thomas originaire du Royans.

Et ainsi nous en arrivons à Pedro Chinchilla ! Devenant arbitre au sortir d’une carrière de joueur plus que satisfaisante, il débuta dans son rôle d’arbitre avec le sérieux qu’on lui connaît.

Citoyen du Royans avait abordé le sujet avec son « aigre noir », j’ai voulu le compléter en y ajoutant quelques noms, j’espère ne pas en avoir trop oublié.

Rendons hommage à ses hommes qui ont décidé un jour de se munir d’un sifflet pour prolonger leur passion pour notre sport.

Anecdotes

C’était je crois la première saison en Honneur et l’on devait se déplacer à Ugine pour le match aller, Titou Serve nous avait prévenus du tempérament robuste et rugueux des savoyards qu’il avait eus à affronter avec le RCRP.

Le vieux stade était comme Ernest Chuilon, en pente, mais dans l’autre sens ; c’est sur cette pelouse noire de la poussière des fonderies que nous allions nous échauffer, un peu de neige donnait de la lumière ci et là, car le temps était gris.

Cette année-là je jouais talonneur et je réussis à prendre quelques balles à mon vis-à-vis sur leur introduction, ne craignez rien je ne pris pas en retour une châtaigne vengeresse comme certains pense qu’il faut donner.

Et le match fini je vis mon talonneur s’approchait de moi, main tendue, pour me féliciter et m’offrir un verre à la buvette, chose qu’il ne m’était pas encore arrivé de connaître.

Discutant un peu avec lui je pris un peu de retard sur mes co-équipiers et je dus traverser la foule des supporters Uginois qui à ma deuxième grande surprise me tapaient amicalement dans le dos, puis deux d’entre eux, des anciens, me prirent par le bras pour m’offrir un vin blanc chaud.

Rassurez-vous le match fut dur et tous ceux que j’eus à jouer contre des Savoyards furent aussi tendus les uns que les autres, mais ce qu’il ressort de ces confrontations c’est ce sentiment d’amitié que l’on forgeait malgré les combats acharnés.

Aussi au milieu de ce centenaire je n’oublierais pas ces joueurs mythiques des équipes du Val d’Arly qu’ils aient joué à Ugine ou Albertville et qui par leur opposition musclée et talentueuse nous ont permis de gagner ou perdre avec fierté : Doux, Bérot, Sandraz, Bolice, Anxionnaz, Mermet … et combien d’autres encore ?

Le premier match eut lieu à St Jean le jour de Pâques 1967, la cravate offerte à l’occasion est un souvenir de cette année-là. Bien que nous ayons eu à faire à une équipe rugueuse nous avons rapidement pris le dessus.

L’année suivante match retour à Rhô où là ce fut une autre histoire, encore plus motivés que l’année précédente les Italiens ont montré une opiniâtreté terrible et il fallut attendre « l’ultima minuta » et un exploit de Michel Collomb pour obtenir un résultat positif.

Ce fut donc des rencontres agréables et nos premiers matches « internationaux ».

Nous avons répété ceci en 1969 à St Jean et retour en 1970 à Rhô.

Cette année 70 ce fut un match encore plus terrible, les supporters Italiens nous traitant d’assassins lors de contacts très durs.

La personne criant ces insultes se trouvait être la patronne d’un bar, dans lequel nous sommes allés prendre un verre, guidés par nos «amis Italiens et accompagnés par nos épouses.

Deux années en Italie, deux années fantastiques dont les souvenirs demeureront à jamais dans nos têtes et nos cœurs.

Merci encore Titou d’avoir contribué à nous faire connaître autre chose.

Aujourd’hui c’est votre histoire que vous écrirez et c’est à vous qu’elle reviendra.

Qu’elle soit belle ou moins heureuse c’est vous qui déciderez de la qualité de ce moment.

Vous savez le challenge à relever : le maintien du SCR en fédérale 2.

Ce n’est pas pour une qualification que vous allez en découdre mais pour une neuvième place, dans vingt ans qui se souviendra de ce moment vécu entre vous cet après-midi ? Pas moi, pas les anciens trop vieux déjà, ou trop gâteux pour s’en rappeler.

Il n’y aura que vous et vos proches pour parler de cet épisode, vous pouvez soit jouer comme d’habitude et subir malgré vous les aléas du jeu, soit vous dépasser encore plus que les matches précédents.

Vichy, Macon, Chambéry, St Etienne, Vienne, c’est de l’histoire ancienne, ces jours- là vous vous êtes transcendés avec des bonheurs divers, aujourd’hui ce sera tout autre chose.

Prenez conscience de l’obstacle Jurassien, bien sûr ils sont derniers et alors, ne rabaissez pas vos adversaires d’un jour, eux aussi ont de l’honneur et voudront terminer en beauté.

Ils vont jouer et courir à tout va : et bien plaquez-les, ils vont imposer l’épreuve de force : puisez dans votre motivation pour vous opposer, peut-être tenteront-ils de vous déstabiliser : sachez raison garder, soyez disciplinés ; ils sauteront plus haut : couchez-les à terre dès les pieds au sol.

Quand vous hériterez du ballon vous n’aurez que l’importance du moment présent, vous ne serez qu’un relais parmi vos co-équipiers en soutien.

Tout sera soutien, tout sera motivation dans les courses, dans la défense, dans les poussées, dans la concentration, dans la discipline.

Nous, nous serons là pour vous épauler, bien modestement je l’avoue, les jeunes, les anciens et sans doute aussi l’esprit des disparus.

C’est une page de votre de vie qui s’écrira, faites en sorte qu’elle soit un moment de fierté et de bonheur.

Voilà résumé en quelques mots ton parcours St Jeannais.

Cette année du centenaire on ne pouvait laisser passer l’occasion de t’adresser un petit clin d’œil pour ta participation à l’histoire du club qui fut la nôtre en même temps que la tienne.

Zébulon ! C’est ainsi que tu fus surnommé à tes débuts à Lyon et si le sobriquet prête à sourire je doute que tes adversaires aient eu souvent l’occasion de le faire lorsqu’ils te rencontraient sur le pré.

Donc mon cher Zébulon, merci pour tout, à bientôt pour le 27 Juin.

Le VRDR l'a emporté ce vendredi soir sur la pelouse de Colomiers (23-14) pour son dernier match de la saison de Pro D2. Le maintien était assuré, mais les Drômois ont réussi à s'imposer à l'extérieur, pour la première fois de la saison 2023-2024.

Le VRDR se rend ce vendredi à Béziers, mais en coulisse les dirigeants drômois continuent de construire l'effectif pour la saison prochaine. Deux joueurs internationaux vont rejoindre les Damiers d'ici quelques semaines pour renforcer le groupe de Fabien Fortassin.

Le club de rugby de l'US Véore XV qui évolue en Fédérale 2, a inauguré ce mercredi son tout nouveau centre d'entraînement en présence du Drômois Sébastien Chabal, qui a fait ses débuts à Beauvallon avant de connaître une carrière internationale.

L’EXPLOIT DU STADE ROCHELAIS 🖤💛 – Le jour où l’Europe a chaviré 🏆 | FLASHBACK #20

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