Le Stade Langonnais Handball, un club sportif de Gironde, a une histoire riche et un palmarès impressionnant. Cet article explore son parcours et ses succès.
En 1964, il est un petit club de Gironde qui propose pour les matchs un vulgaire pré. Un certain dimanche, nous le SPUC déjà formé, nous voilà partis avec l’équipe féminine « cadette » emmenée par les parents de quelques joueuses à Salleboeuf. Après de nombreux détours en pleine campagne, nous arrivons devant un pré où paissaient tout au fond quelques vaches. C’était là, qu’il fallait jouer un match de handball, avec ça et là, quelques bouses de vaches et des mottes de terre soufflées par des taupes.
Les équipes seniors pessacaises vont attaquer leur premier championnat en cette saison 1964/65 et vont porter haut les couleurs du club. Les jeunes pousses ne sont pas en reste puisque les minimes, benjamins et cadettes vont rafler de nombreux trophées lors de ce premier exercice sous les couleurs pessacaises.
L'équipe de Langon a démontré sa force et sa détermination lors de nombreux matchs. Par exemple, lors d'un match contre le Stade Nantais, Langon a pris le match par le bon bout, menant rapidement avec la botte de Davide Duca, auteur de 22 points (8/10). La longueur du jeu au pied de l'italien permit à Langon d'occuper le terrain et de s'installer dans le camp adverse. À 5 m, le demi de mêlée Blot fait mine d'envoyer au large pour se faufiler dans la défense et inscrire le premier essai de la rencontre (17', 13-3).
Les Langonnais se faisant pénaliser sur trois renvois successifs, Nantes reste au contact grâce à son buteur Bouillon (34', 16-12), sans se montrer véritablement dangereux. Les Nantais profitent ensuite de leur supériorité numérique et accélèrent, pour marquer un essai par leur troisième ligne Barrais et ainsi prendre les devants (39', 16-19). Jamais distancé, Nantes continue de s'accrocher et d'installer le doute dans les têtes langonnaises, qui restent sur trois défaites consécutives.
C'est pourtant Langon qui dirige les débats. Solides en mêlée et appliqués en touche, les sud girondins repartent avec les mêmes intentions. Duca continue d'enfiler les pénalités, puis Nantes va craquer à l'heure de jeu avec un superbe essai des locaux : Christophe perce le rideau défensif et trouve Guiraud en soutien, qui remet intérieur pour Chaouch (32-22). Malgré quelques attaques nantaises notamment avec l'ailier feu follet Vailea, Langon conservera le score.
Les rouge et blanc vont s'offrir en fin de partie un troisième essai signé Moretto porté par le maul, rendant encore un peu plus belle la première victoire des Langonnais qui lancent leur saison.
Sylvain Mirande, entraîneur de Langon : « La saison est enfin lancée, après trois défaites il nous tardait vraiment cette première victoire. Quand le contenu est meilleur, on a plus de chances d'avoir le résultat au bout tout simplement. Les joueurs travaillent dur, on est durs avec eux mais justes, et ce soir ils ont été récompensés, c'est très bien, j'espère qu'il y en aura d'autres. On a été fort dans les têtes, on a attaqué le match pour dominer, prendre le jeu à notre compte et on s'est mis dans le sens de la marche. Déjà on a eu la chance de marquer les premiers et de mener au score, ce qui était rarement arrivé depuis le début de la saison.
La déception est grande pour le manager nantais Pierric Moison, avouant à la fin du match avoir pris « une leçon sur les fondamentaux du rugby », en restant néanmoins ambitieux et optimiste pour la suite de la saison.
Pierric Moison, manager sportif Nantes : « C'est une grosse déception, surtout de la manière dont ça s'est passé. On a pris une leçon de courage, d'abnégation, de sacrifice, d'esprit collectif, sur des fondamentaux du rugby et des choses simples. C'est une leçon de réalisme et de rugby vrai. Sincèrement bravo à Langon, sur ce que j'ai vu aujourd'hui ils le méritent.
Le club continue de se développer et d'inspirer les jeunes joueurs. Zarida a partagé son expérience : « J’étais dans la région depuis 6 ans et je n’avais plus fait de Hand depuis la fin de mes études, soit depuis une dizaine d’année et j’ai d’un coup ressenti le besoin de renouer avec ce sport. Etant à Podensac je me suis renseigné sur le club le plus proche et j’ai du croiser en même temps une banderole à un rond point.
Zarida: Le handball c’est beaucoup de contact ! C’est plaisant car pour moi ça fait parti du sport mais en même temps ça peut faire peur car ça veut dire beaucoup de risques d’accidents dus aux accrochages.
Elle a également noté : « Juste ajouter que lorsque j’ai connu le handball il y ‘a quelques années l’ambiance agressive autour des matchs n’était pas aussi accentuée qu’aujourd’hui et ça c’est un peu dommage mais bon, cette évolution existe dans tous les sports… ça peut être une équipe adverse ou le public. A chacun je pense de mettre de côté sa colère et se dire que c’est du jeu et que dans le jeu on reste fairplay… !

Nikola Karabatic, une figure emblématique du handball.
L'idée de la Villa des sports, imaginée par Nikola Karabatic et son ami Pierre Chevalier, pourrait bénéficier à des disciplines majeures comme le tennis, le handball, le basket, le volley, le judo, la lutte, l'athlétisme et bien d'autres. Nikola Karabatic, joueur emblématique du club de Montpellier et international de handball, collectionne depuis quatre ans avec l'équipe de France le palmarès le plus impressionnant de toute l'histoire de la discipline, avec deux titres de champion du monde, un titre de champion d'Europe et un titre olympique.
Plus discret, Pierre Chevalier a lui aussi connu une belle carrière sur les parquets des salles de hand de D1, en particulier à Dijon. Une maman native du Pays basque, lui a donné le goût de l'océan et de la montagne de par chez nous. Il n'en fallait pas plus pour faire souche dans la région, à l'heure de la retraite sportive.
Pierre Chevalier a croisé la route de Nikola Karabatic à Capbreton, lors d'un stage de préparation de l'équipe de France de handball. Le duo a rapidement imaginé un complexe idéal de préparation sportive.
« Nous avons accumulé une belle expérience personnelle au cours de nos différents stages. Ensuite, nous avons approfondi notre réflexion en menant une enquête auprès d'autres sportifs », expliquent les deux hommes.
Leur constat est limpide. Aujourd'hui, seule la Fédération française de football, à travers Clairefontaine et la Fédération française de rugby avec Marcoussis, disposent d'un site privé dédié à la préparation de leurs équipes. « Le reste du temps, les autres équipes de haut niveau, tous sports confondus se rendent dans des hôtels qui ne ménagent pas leurs efforts mais ont tout de même des carences. Les lits proposés sont trop petits pour nos grands gabarits. Et les séances vidéo se déroulent à vingt devant un écran télé de 90 centimètres ! L'idée de notre Villa des sports est de proposer un lieu adapté, croisement entre un hôtel et une villa privée. Ce complexe moderne et haut de gamme serait animé par une équipe à la demande.
Nikola Karabatic et Pierre Chevalier souhaitent appliquer des tarifs adaptés pour les disciplines plus confidentielles. « On vise l'équilibre, mais pas à faire de cette Villa des sports, une machine à bénéfice. C'est presque du service public. » Le duo va s'entourer de sponsors pour équilibrer ce montage. Mais la première tâche est de trouver un terrain de 8 000 m2 pour l'implantation. Les discussions sont engagées avec les collectivités locales de l'agglomération du BAB. « Les Landes nous accueilleraient à bras ouverts mais il est préférable d'être à proximité de l'aéroport, pas plus d'un quart d'heure vingt minutes.

Un terrain de handball typique.
Le Pays basque attire chaque été, des équipes de football de Ligue 1 comme Lille ou Bordeaux qui viennent y peaufiner leur début de saison. Bientôt, la région pourrait attirer tout au long de l'année, les stages des sportifs de très haut niveau des équipes de France.
Best Of Handball 60# ● Crazy Goals & Saves ● 2025 ᴴᴰ
tags: #stade #langonnais #handball