Depuis l’effondrement mortel de l’auvent de la gare de Novi Sad, le 1er novembre 2024, la Serbie se soulève contre la corruption meurtrière du régime du président Vučić et pour le respect de l’État de droit. Cette exigence de justice menée par les étudiants a gagné tout le pays. Le Courrier des Balkans informe jour après jour, depuis le 1er novembre 2024, sur la vague de révolte qui soulève la Serbie et qui mobilise aussi les diasporas à travers toute l’Europe.
Les fédérations de plusieurs sports collectifs ont communiqué, lundi 8 juillet, les noms des athlètes qui tenteront de faire aussi bien à Paris qu’à Tokyo, où les équipes de France avaient brillé, chez les femmes comme chez les hommes.

Manifestations et Révolte Étudiante en Serbie
17 février - 20h : Des étudiants et des citoyens manifestent ce soir à Belgrade, notamment à Novi Beograd, où plusieurs groupes ont convergé vers le parc Ušće dans un climat de forte tension et sous importante présence policière. Ces rassemblements font suite aux violences survenues la veille à Novi Sad, où des militants du Parti progressiste serbe (SNS) ont attaqué au moins trois étudiants devant le théâtre national. Selon leurs camarades, les victimes ont subi des blessures à la tête et au visage. Des manifestations de solidarité ont eu lieu dans plusieurs villes du pays. À Niš, des citoyens ont organisé une marche pour condamner les violences et dénoncer l’inaction des autorités. Selon des témoignages relayés par la chaîne N1, les assaillants ont frappé les manifestants à coups de pied et de poing. « Ils ont commencé à nous pousser et à nous frapper. Une collègue a été prise à partie, j’ai essayé de la protéger, puis ils nous ont tous attaqués », a déclaré une étudiante. Ponovo su od Novog Sada napravili krvavi grad ! Le rassemblement avait débuté dans le calme plus tôt dans la journée, les manifestants s’étant réunis sur le campus universitaire avant de marcher vers le centre-ville.
15 février - 12h45 : Le rassemblement étudiant intitulé « Retrouvons-nous à nouveau » (Sretnimo se ponovo) se tient ce dimanche à Kragujevac et à Orašac, à l’occasion de la fête nationale serbe de Sretenje, qui commémore le début de l’insurrection de 1804 et la proclamation de la première Constitution, en 1835. Des étudiants assurent le service d’ordre, soutenus par des groupes de motards présents en signe de solidarité. Des stands de ravitaillement ont été installés devant le marché municipal de Kragujevac pour accueillir les participants et les visiteurs, tandis que la police a bloqué plusieurs rues autour du boulevard Lepenički afin de sécuriser la zone. À l’issue du rassemblement principal, prévu après 13 heures, un cortège de voitures doit se former. La colonne partira du quartier Šumski raj entre 14 et 17 heures en direction d’Orašac, où un nouveau rassemblement est prévu devant l’école primaire « Premier soulèvement serbe ». La fin de la journée de mobilisation est annoncée pour 20 heures. Les organisateurs ont également indiqué que des dons seront collectés tout au long de l’événement au profit des enfants atteints de cancer. « Retrouvons-nous à Kragujevac, gagnons à Orašac. À bientôt », ont déclaré les étudiants sur les réseaux sociaux.
14 février - 18h : Des milliers de personnes ont défilé ce 14 février à l’appel des étudiants pour commémorer « six mois de violences policières ». Le rassemblement a débuté devant le lycée, d’où Vuk Vasiljević, jeune diplômé, s’est adressé à la foule. Il a déclaré que six mois après cette soirée tragique, personne n’avait été tenu responsable. « Nous disons aux responsables de ces violences : vous avez violé votre serment, vous avez abusé de votre pouvoir au service de ce système défaillant. Vous pensez peut-être que cela restera impuni, car plusieurs mois se sont écoulés depuis les faits, mais vous vous trompez. L’accueil, initialement prévu dans le centre-ville, a été déplacé en raison d’un rassemblement du Parti progressiste serbe (SNS). La ville était placée sous forte présence policière, avec des forces venues d’autres localités. Par ailleurs, des étudiants de l’université de Novi Sad ont dénoncé des menaces téléphoniques reçues pour les dissuader d’organiser un rassemblement non violent le 16 février contre la venue du président Aleksandar Vučić au Théâtre national, à l’occasion du bicentenaire de la Matica srpska.
27 janvier - 21h : Les étudiants des facultés de Belgrade ont organisé lundi, à l’occasion de la Saint-Sava, un nouveau rassemblement dans la capitale sous le slogan « Le savoir est un pouvoir », un an après la première occupation de 24 heures du carrefour d’Autokomanda. Le rassemblement a débuté devant la faculté de droit avant une marche vers le rectorat de l’Université de Belgrade, où une banderole proclamant « Les étudiants gagnent ! » a été déployée. Plusieurs intervenants, dont des représentants du monde éducatif et le recteur de l’Université de Belgrade, Vladan Đokić, ont critiqué les pressions exercées sur l’université et l’atteinte à son autonomie.
26 janvier - 14h30 : Des étudiants se sont rassemblés lundi sur le campus de l’Université de Novi Sad, annonçant un boycott des cours dans plusieurs facultés. Ils dénoncent une atteinte à l’autonomie universitaire et le licenciement de la professeure Jelena Kleut. Selon les manifestants, cette décision serait liée à son soutien aux protestations étudiantes. Ils réclament sa réintégration ainsi que la démission du doyen de la Faculté de philosophie et du recteur de l’université. Appelées par le doyen de l’établissement, des unités de police sont intervenues à l’intérieur même du bâtiment universitaire, repoussant les étudiants hors des locaux après un avertissement diffusé au mégaphone. Les étudiants, qui diffusent l’intervention en direct sur Instagram, dénoncent un usage excessif de la force et une atteinte à l’autonomie universitaire.
29 décembre - 10h : Plusieurs milliers de partisans du Parti progressiste serbe (SNS, au pouvoir), se sont rassemblés dimanche soir devant le Parlement, à la veille du démantèlement annoncé du camp de tentes installé en plein centre de Belgrade. La zone située entre le Parlement et la présidence de la Serbie était bloquée depuis des mois par des partisans du gouvernement. Lors d’un rassemblement organisé par le SNS, le président serbe s’est brièvement adressé à la foule, la remerciant d’avoir « protégé la Serbie et défendu l’État ». Les organisateurs affirment qu’il s’agit d’un rassemblement pacifique destiné à envoyer un message clair : « la violence, les pressions et l’intimidation ne passeront pas à Subotica ». Ce mouvement intervient alors que la police a identifié et arrêté quatre personnes soupçonnées d’avoir incendié, dans la nuit de mardi à mercredi, la voiture de cette procureure du parquet supérieur de Subotica. L’enquête est liée à l’agression, le 28 novembre, de l’activiste Dražen Lončar, 47 ans, battu par plusieurs individus devant son domicile.
8 décembre - 9h30 : Plusieurs centaines de citoyens, menés par des étudiants de la Faculté de droit et de gestion, ont participé dimanche à une marche de protestation dans les rues du centre de Novi Sad. Le cortège s’est également rendu devant l’immeuble où réside Radivoje Jovović. Les manifestants ont proclamé que la liberté n’existe que lorsque tous sont libres.
7 décembre - 18h : Juges, procureurs et avocats ont manifesté ce dimanche devant la Cour constitutionnelle de Serbie et la Faculté de droit de Belgrade pour dénoncer les pressions politiques exercées sur le pouvoir judiciaire. « La justice est aveugle, le pouvoir judiciaire ne l’est pas », pouvait-on lire sur la banderole centrale derrière laquelle s’étaient groupées quelques centaines de personnes. Juge à la Cour d’appel, Milimir Lukić a déclaré que la modification législative annoncée priverait inévitablement le Parquet chargé de la lutte contre le crime organisé de son autonomie et de son indépendance. Il a estimé que l’intégration du TOK au sein du Parquet supérieur de Belgrade entraînerait d’abord un affaiblissement, puis la disparition des instances judiciaires chargées de la lutte contre le crime organisé.
30 novembre - 20h50 : Les élections locales organisées dimanche à Negotin, Mionica et Sečanj ont été marquées par de graves irrégularités, de multiples incidents et une explosion de violence, notamment une rixe dans une kafana près de Mionica. À Sečanj, la police antiémeute a repoussé dans la soirée des citoyens rassemblés pacifiquement près du bâtiment municipal, a rapporté la chaîne N1. À Mionica, une violente bagarre a éclaté au bureau de vote du village de Rajkovići, où des hommes masqués ont fait irruption et saccagé les locaux. Dix personnes ont été blessées, selon le mouvement Lokalni Front. À Negotin, un photoreporter de N1, Gavrilo Andrić, a été agressé par un groupe de bikers. Alors que les élus tentaient de rejoindre la séance parlementaire, des occupants du camp leur ont crié « oustachis », et des agents de sécurité en gilets jaunes se sont interposés pour les séparer. Dans la cohue, le député Robert Kozma a été renversé, suscitant des protestations des parlementaires quant à l’absence initiale d’intervention policière. Cet incident survient alors que mardi, des heurts ont éclaté entre policiers et des députés du mouvement d’opposition Srbija centra (Srce), dirigé par Zdravko Ponoš, qui tentaient de se rendre à la séance parlementaire du jour par l’entrée principale du Parlement, à travers le Ćacilend.
25 novembre - 14h : Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées lundi soir pour manifester leur soutien à la chaîne de télévision N1 près du campement de tentes du centre de Belgrade, le « Ćacilend », où une équipe de journalistes a été attaquée la semaine dernière. Des tensions sont apparues lors du rassemblement lorsqu’un groupe brandissant des banderoles de soutien aux médias pro-gouvernementaux est arrivé. Ils ont défilé parmi les manifestants en scandant des slogans tels que « Merci pour votre soutien, journalistes d’Informer », accueillis par des huées. Ces banderoles étaient notamment portées par la présidente de la toute nouvelle Association des journalistes de Serbie, Ivana Vučićević, le directeur de Srpski telegraf, Saša Milovanović, et d’autres personnes.
23 novembre - 19h : La Faculté de Philosophie de l’Université de Niš est victime d’une atteinte grave et illégale à son autonomie et à son intégrité. Le 6 novembre 2025, le gouvernement a adopté une décision portant création d’une « Faculté d’études serbes », sans l’accord du Conseil universitaire, du Conseil de la faculté, du Conseil académique ni de l’ensemble de la communauté universitaire, y compris les étudiants. Cette nouvelle « faculté » sera située à la même adresse que la Faculté de philosophie, par la suppression forcée de trois de ses départements : Histoire, Langue et littérature serbes, et Langue et littérature russes. Ceci constitue une violation flagrante de l’autonomie de l’Université. Le fait que le Conseil de la nouvelle « Faculté d’études serbes » soit composé exclusivement de personnes proches du régime en place confirme qu’il s’agit d’un acte à motivation politique et non d’une décision académique ou institutionnelle. En transférant unilatéralement des programmes accrédités, des étudiants et du personnel sans consentement, le gouvernement a violé l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur, garantie par la Constitution. La Faculté de philosophie de Niš condamne catégoriquement cet acte violent du gouvernement serbe - un acte inédit dans le monde universitaire - et appelle à la solidarité.
22 novembre - 19h : Le 22 novembre 2024, des étudiants et leurs professeurs étaient agressés physiquement alors qu’ils rendaient hommage aux victimes de l’accident de Novi Sad. Un an plus, un cortège a défilé dans les rues de Belgrade, sous le sous le slogan : « Un an, même revendication ». La manifestation a débuté devant le bâtiment de la Faculté d’art dramatique à Novi Sad, à Belgrade, par un hommage aux victimes de Novi Sad. « Je suis ici pour marquer une année d’inaction des institutions, pour perpétuer le souvenir de tout ce qui est arrivé aux étudiants et pour montrer que nous persévérons dans la lutte pour la justice », explique le manifestant Uroš Savković, cité par RFE/RL.
17 novembre - 20h30 : Au huitième jour de sa grève de la faim, le transporteur Milomir Jaćimović s’est effondré devant le bâtiment de la Banovina, à Novi Sad. Son état est jugé stable, mais il refuse toute perfusion. La situation a dégénéré lorsque la police a tenté d’emmener l’un de ses bus. Un étudiant de la Faculté des Sciences de Novi Sad, Vukašin Đinović, jeune mathématicien et physicien primé, a été blessé après avoir reçu un violent coup de bouclier au visage. Les tensions ont continué dans les rues adjacentes. « Lorsque j’ai dit que je prenais mes distances avec les étudiants et les citoyens, on m’a mal comprise. Je voulais dire que personne ne devait se joindre à ma grève. J’inviterai les étudiants et les citoyens à discuter pour que nous nous mettions d’accord. J’ai reçu la bénédiction de deux prêtres pour mettre fin à la grève, ainsi que des appels du personnel médical et de mes enfants pour que j’y mette fin. Selon N1, l’état de santé de Dijana Hrka reste pour l’instant stable. Gardée par des vétérans devant le Parlement, elle a été examinée mardi dans une clinique privée, où elle a reçu une perfusion. Elle doit y retourner ce mercredi pour un nouveau contrôle et une thérapie. À Novi Sad, Milomir Jaćimović continue également sa grève de la faim devant la Banovina. Il affirme se sentir « bien » malgré la fatigue : « Je n’ai plus la force d’avant, mais on ira jusqu’au bout.
17 novembre - 17h : Dijana Hrka poursuit pour le onzième jour sa grève de la faim devant le Parlement serbe. Ce mercredi, deux équipes médicales d’urgence sont intervenues pour lui porter assistance. Elle a refusé la première, ne sachant pas qui l’avait appelée, avant d’accepter la seconde, contactée par des vétérans. Les lycéens ont été les premiers à se mobiliser, bloquant leurs écoles pendant deux jours pour la rejoindre.
11 novembre - 19h : Des milliers d’étudiants et de citoyens, réunis sous le slogan « Nous sommes un mur vivant », ont manifesté ce 11 novembre contre la démolition programmée du complexe de l’État-major général à Belgrade. Cette manifestation fait suite à l’autorisation, par les autorités serbes, de construire sur le site des bâtiments endommagés lors des bombardements de l’OTAN contre la République fédérale de Yougoslavie en 1999, grâce à une loi spéciale (lex specialis). Lors de la manifestation, les étudiants ont tracé une ligne rouge autour du terrain où se situe le complexe de l’État-major général, formant ainsi un cordon, ou « mur vivant », autour des bâtiments. « Nous exigeons l’abrogation de cette loi spéciale concernant le complexe et le terrain de l’État-major général, l’annulation de la décision illégale du gouvernement de la République de Serbie et la restitution du statut de bien culturel à l’État-major général », a déclaré une étudiante s’adressant à la foule. Elle a ajouté que les étudiants exigent également la conclusion de l’enquête du parquet chargé de la lutte contre le crime organisé concernant la ...
Manifestations en Serbie: la population dénonce la corruption dans leur pays • FRANCE 24
Volley-ball Nations League : Performance de l'Équipe de France Féminine
L’équipe de France féminine, privée de certaines cadres (Héléna Cazaute, Lucille Gicquel, Amandine Giardino et Nina Stojiljkovic), mais avec la passeuse du Volley Mulhouse Alsace Enora Danard-Selosse, vient de terminer la première phase de la Volley-ball Nations League (VNML) disputée en Chine.
Lors de la deuxième phase, les Françaises iront à Belgrade, en Serbie, pour y affronter l’Allemagne (le 18 juin à 13 h), les Pays-Bas (le 20 à 16 h 30), la Serbie (le 21 à 20 h) et les États-Unis (le 22 à 16 h 30).
Après avoir perdu contre la Turquie (1-3), la formation du nouvel entraîneur espagnol Cesar Hernandez a battu la Belgique (3-1), avant d’être à nouveau dominée par la Chine (0-3) et la Thaïlande (1-3).
Résultats de l'Équipe de France en Chine
| Match | Résultat |
|---|---|
| France vs Turquie | 1-3 (Défaite) |
| France vs Belgique | 3-1 (Victoire) |
| France vs Chine | 0-3 (Défaite) |
| France vs Thaïlande | 1-3 (Défaite) |
