Salaire Moyen des Joueurs de Rugby en Top 14: Analyse et Tendances

Le Top 14 est reconnu comme le championnat de rugby le plus rémunérateur au monde, suscitant de nombreux débats, notamment sur le salary cap et l’encadrement de la masse salariale. Dans la foulée d'une décision de l'IRB, désormais connu sur le nom World Rugby, de retirer la règle sur l'amateurisme en août 1996, la FFR a suivi le mouvement dès 1998. Un changement de statut qui s'est accompagné d'une évolution d'un point de vue financier au fil du temps.

Des données vérifiées ont émergé grâce à une étude du cabinet d’audit Nexia S & A, révélant l’état des lieux des salaires dans ce prestigieux championnat.

Les salaires dans le Rugby ? On en parle sans tabou avec Thibaut Regard joueur emblématique du Lou.

Le Top 14 : Un championnat au sommet des salaires

Le Top 14, reconnu comme le championnat de rugby le mieux rémunéré au monde, suscite de nombreux débats, notamment sur le salary cap et l’encadrement de la masse salariale. Il y a peu de temps, des données vérifiées ont émergé grâce à une étude du cabinet d’audit Nexia S & A, révélant l’état des lieux des salaires TOP 14 dans ce prestigieux championnat.

Dans un rapport annuel réalisé par Nexia S & A, la LNR a dévoilé les salaires annuels moyens par poste en Top 14 sur la saison 2024/2025. Le cabinet d’audit Nexia S & A a rendu son "rapport annuel salary cap", qui a pour vocation de "renforcer la qualité et la compréhension de l’objectif premier du Salary Cap à savoir la transparence et le renforcement de l’équité sportive" selon le président de Nexia. Dans les 48 pages de ce rapport, que l’on peut consulter en open source sur le site de la Ligue Nationale de Rugby, on y trouve notamment le salaire annuel moyen des joueurs, classés par poste.

Cette année, les demis d’ouverture sont passés premiers, comme l’écrit Nexia. Une tendance qui correspond à ce que l’on peut voir outre-Manche chez nos voisins anglais. La LNR précise que les numéros 10 touchent annuellement en moyenne 343 000 euros. À savoir que la Ligue ne prend en compte que les joueurs professionnels (hors espoirs).

Si la réforme des Jiffs (joueur issu de la filière de formation) est désormais bien installée dans le paysage du rugby français, la rémunération ne cesse de monter depuis la saison 2020/2021. En effet, selon le rapport Nexia, un joueur Jiff gagnait 245 000 euros annuels en 2023/2024, il est désormais payé 253 000 euros en 2024/2025.

À noter également que les clubs du Top 14 profitent, pour une grande majorité, de la jauge maximale qu’offre le salary cap. Sept clubs déclarent dépasser 99 % de leur plafond -fixé à 10,7 millions (hors crédit pour les joueurs internationaux) contre 5 clubs l’an passé.

Depuis un peu plus de trois décennies, le rugby français s'est tourné vers le professionnalisme.

Salaire Moyen et Disparités

Le salaire moyen d’un rugbyman professionnel en France atteint 259 000 € bruts par an, soit un peu plus de 21 000 € mensuels. Ce chiffre est cinq fois supérieur à celui des joueurs de Pro D2 et 33 % plus élevé que celui de la Premiership ou du championnat japonais, où seuls les joueurs étrangers bénéficient de salaires élevés. Le Top 14 se positionne ainsi comme un véritable eldorado financier du rugby mondial.

Selon les informations publiées par le quotidien L'Equipe, le salaire moyen des clubs évoluant dans l'élite du rugby hexagonal a connu une augmentation très marquée sur les 20 dernières années. En effet, lors de la saison 2001-2002, un joueur touchait en moyenne 5 269 euros bruts par mois. Avec la montée en puissance du Top 14, notamment grâce à une visibilité médiatique plus importante, ce chiffre a été multiplié par trois en l'espace d'une décennie pour s'établir à 15 970 euros bruts en 2014.

Une tendance à l'augmentation qui ne s'est pas démentie dans la fin des années 2010, atteignant 20 065 euros bruts à l'occasion de la saison 2019-2020. C'est à ce moment que la crise liée au coronavirus a touché tous les pans de l'économie française et le rugby professionnel n'a pas pu y échapper. Pour les joueurs, la conséquence principale a été une baisse historique de leur rémunération moyenne, qui a chuté à 18 870 euros deux ans plus tard. Néanmoins, malgré un salary cap très strict limitant la masse salariale des clubs à 10,7 millions d'euros par saison afin de maintenir une bonne santé financière, ce chiffre est reparti à la hausse cette saison à 19 287 euros.

Un rugbyman professionnel du Top 14 gagne en moyenne 259 000 € bruts par an, soit environ 21 000 € par mois. Ce chiffre place le championnat français comme le mieux rémunéré au monde devant la Premiership anglaise et le championnat japonais. Les écarts sont considérables. Un espoir touche moins de 5 000 € par mois quand une star comme Antoine Dupont dépasse les 60 000 €, hors revenus commerciaux.

Répartition des salaires dans le Top 14

Répartition des Salaires dans le Top 14

Malgré des chiffres impressionnants, il est intéressant de noter que 27 % des joueurs du Top 14 perçoivent moins de 60 000 € bruts par an, ce qui correspond au statut d’espoir. Parmi les 520 joueurs professionnels, seulement 33 d’entre eux déclarent un salaire supérieur à 480 000 € bruts, représentant les étoiles du championnat, souvent des internationaux français.

Mais bien évidemment, le Top 14 connaît quelques disparités. 33 joueurs (4 %) déclarent un salaire supérieur à 40 000 euros mensuels.

Les Postes les Mieux Rémunérés

En analysant la répartition des salaires par poste, il apparaît que les joueurs évoluant en deuxième ligne et à l’ouverture sont les mieux payés, tandis que les piliers et talonneurs se retrouvent dans les catégories les moins rémunérées. Cette tendance s’explique par la disponibilité de bons joueurs issus des centres de formation, alors que les numéros 5 et les ouvreurs-buteurs demeurent relativement rares sur le marché.

Toujours selon l’étude du cabinet d’audit Nexia S&A, les joueurs évoluant en deuxième ligne, notamment les numéros 5, sont les mieux payés du Top 14, avec un salaire annuel brut moyen avoisinant les 275 000 euros. Les troisièmes lignes centre suivent de près, avec une rémunération moyenne d’environ 265 000 euros.

Dans son édition du 23 décembre 2024, le Midi Olympique publie les résultats d’une étude sur la rémunération des acteurs du rugby tricolore. D’après les résultats, le salaire moyen serait de 259 000 euros bruts par an, soit 21 000 euros mensuels. Si l’on s’attarde poste par poste, on se rend compte que les joueurs occupant la 2e ligne sont les mieux payés du championnat. Un numéro 4 serait en moyenne rémunéré entre 250 000 € et 260 000 € alors qu’un numéro 5 toucherait entre 270 000 € et 280 000 €. Des fourchettes qui s’expliquent par la rareté des profils pouvant répondre à la dimension physique et technique du 2e ligne.

Avec une fourchette annuelle allant de 260 000 € à 270 000 €, un 3e ligne centre coûte cher, tout comme un ouvreur ou un centre dont la paye moyenne se situe entre 250 000 € et 260 000 €. Les joueurs les moins bien rémunérés seraient les ailiers, les talonneurs et les piliers gauches avec un salaire moyen avoisinant les 190 000 €.

Surprenant, mais vrai : le poste le mieux payé en rugby est celui du deuxième ligne côté droit avec, en moyenne, un salaire brut de 275 000 euros annuels. Alors si vous pensez que les numéros 9, 10, ou les ailiers, qui sont souvent mis en avant dans les commentaires, sont les mieux payés en rugby, c'est faux.

Autre différence remarquée : le pilier droit est toujours mieux payé que le pilier gauche qui est même l'un des moins bien payés dans le championnat. Là aussi, il y a une raison assez simple. Le pilier droit est soumis à plus de pression et de danger dans les mêlées et il est de plus en plus difficile de trouver de vrais piliers droits dans le monde du rugby.

Le dernier rapport de la LNR dévoile les salaires moyens en Top 14 par poste.

Dans son dernier rapport annuel consacré au salary cap, réalisé par le cabinet d’audit Nexia S & A, la LNR dévoile les salaires annuels moyens des joueurs par poste pour la saison 2024-2025. Premier enseignement fort : les demis d’ouverture sont désormais les joueurs les mieux rémunérés du championnat. Avec un salaire annuel moyen de 343 000 euros, les numéros 10 détrônent les deuxièmes lignes, longtemps en tête de ce classement.

À l’autre extrémité de l’échelle, les ailiers restent les joueurs les moins bien payés, avec une moyenne de 223 000 euros par an, malgré leur rôle de plus en plus exposé médiatiquement.

Les Étoiles du Top 14

Parmi les joueurs les mieux rémunérés, on retrouve des noms emblématiques tels qu’Antoine Dupont, Grégory Alldritt et Matthieu Jalibert, qui figurent dans une fourchette de salaires avoisinant les 600 000 € bruts annuels. Ces montants incluent également des primes de sélection et des partenariats externes, renforçant leur statut sur le marché.

Le meilleur joueur du XV de France, élu meilleur joueur du monde en 2021, Antoine Dupont, perçoit un salaire d’environ 600 000 euros bruts par an, hors contrats publicitaires (Dupont toucherait environ 40 000 euros par an de la part d’adidas, notamment).

Voici quelques exemples de salaires de joueurs vedettes du Top 14 :

  • Antoine Dupont (Stade Toulousain): Environ 840 000 euros bruts par an
  • Matthieu Jalibert (Union Bordeaux-Bègles): 850 000 euros bruts par an
  • Grégory Alldritt (Stade Rochelais): Environ 600 000 euros bruts par an
  • Will Skelton (Stade Rochelais): Environ 600 000 euros bruts par an
  • Josua Tuisova (Racing 92)

D’après les informations du Midi Olympique, les joueurs les mieux payés du Top 14 toucheraient environ 600 000 euros par an.

Si la moyenne est un indicateur, il faut également regarder de près l'écart entre le joueur le mieux rémunéré et celui qui a le salaire le moins important. Il n'est guère surprenant d'observer que Siya Kolisi bénéficie de la rémunération la plus importante du championnat de France avec 978 000 euros annuels, soit 81 500 euros par mois. A l'opposé, le salaire minimum est deux fois inférieur, s'établissant à 42 000 euros mensuels.

Damien Penaud, un des meilleurs tricolores depuis le début de la compétition, avec déjà 6 essais, gagne pour sa part près de 450 000 euros bruts annuels à l’UBB, qu’il vient de rejoindre. Thibaud Flament (Toulouse), touche environ 400 000 euros annuels, soit le même salaire que Matthieu Jalibert (UBB). C’est moins que le salaire estimé du buteur du XV de France, Thomas Ramos (Toulouse) à 500 000 euros. L’ailier de Toulon, Gaby Villière approche aussi les 500 000 euros annuels.

À 27 ans, Antoine Dupont cumule les rôles de meneur de jeu sur le terrain et de figure centrale du rugby français en dehors du terrain. Son salaire au Stade Toulousain, complété par des revenus commerciaux importants et des droits à l’image valorisés, fait de lui l’un des sportifs les mieux rémunérés du pays.

Bien que souvent présenté comme le joueur le mieux payé du Top 14, Antoine Dupont perçoit un salaire brut annuel situé entre 600 000 € et 805 000 € au Stade Toulousain, selon les sources, soit environ 470 000 € nets. Ce montant le place parmi les cinq joueurs les mieux rémunérés du championnat, mais une nuance s’impose : en termes de salaire fixe brut, Dupont n’est pas le joueur le mieux payé.

À titre de comparaison, la moyenne salariale des titulaires du Top 14 s’élève à 259 000 € bruts par an pour la saison 2024-2025.

La construction de l’image de marque Dupont s’est accélérée depuis 2019. Au-delà des contrats classiques de sponsoring, Dupont capitalise sur ses droits à l’image, estimés entre 200 000 et 300 000 € par an.

Depuis son arrivée du Castres Olympique, Dupont a mené Toulouse à cinq Boucliers de Brennus et deux Champions Cup. Sa prolongation jusqu’en 2031 scelle la suite de son engagement sportif.

Il a publiquement affirmé : “Je ne me voyais pas jouer ailleurs.

Les montants ci-dessus sont des estimations fondées exclusivement sur des informations publiques (textes officiels, déclarations, documents financiers, communiqués, entretiens, article de presse) et sur des hypothèses explicites (barèmes, charges usuelles, fourchettes de cachets/primes). Ils sont présentés en fourchettes et ne valent ni audit ni affirmation d’un revenu exact ou exhaustif ; ils peuvent varier selon la période, les contrats et la fiscalité. Le propos est informatif et non diffamatoire et respecte la vie privée (aucune donnée sans lien avec la rémunération).

Romain Ntamack et les ouvreurs sont les joueurs les mieux payés de Top 14.

Salaires moyens par poste en Top 14

Une Évolution des Salaires Face à la Concurrence

Bien que le Top 14 continue d’offrir des salaires importants, l’époque des millionnaires comme Jonny Wilkinson et Dan Carter semble révolue. Pour encadrer les joueurs professionnels, le rugby français met en place un salary cap. Ainsi, la masse salariale des rugbymans est plafonnée. Pour encadrer les compétitions et maintenir une équité sportive, le rugby professionnel français plafonne la masse salariale des clubs, via un « salary cap ». 10,7 millions d’euros c’est le montant de base du « salary cap » pour l’ensemble des joueurs des clubs professionnels, depuis la saison 2022-2023 et jusqu’à la saison 2026-2027. Y sont intégrés les salaires et primes, mais aussi les avantages en nature, les montants versés dans le cadre d’un transfert, après la prise en compte d’une franchise, ou encore toute somme versée à un joueur par une partie associée au club, comme un sponsor.

Instauré en 2010, ce salary cap est actuellement en renégociation par les clubs et la LNR, pour la période qui irait jusqu’à la saison 2030-2031. Encore récemment c’est le transfert de Melvyn Jaminet de l’Usap vers le Stade toulousain en 2022 qui a fait jaser le monde du rugby, avec une « contribution » de 1,3 million d’euros payée par les triples champions de France en titre à la LNR en mars pour avoir contourné ce plafond. Récidiviste, le Stade toulousain avait déjà été condamné en 2023 à une amende de 50.000 euros lors du transfert de l’ailier springbok Cheslin Kolbe vers Toulon.

11,1 millions d’euros, c’est le montant des « crédits internationaux » sur la saison 2024-2025 pour l’ensemble des clubs de Top 14. Lire aussi : Rugby - Élite 2. Avec ces bonus, le salary cap réel d’un club de Top 14 est donc de 11,5 millions d’euros en moyenne, mais il existe de fortes disparités. Important pourvoyeur du XV de France, Toulouse en est le principal bénéficiaire, avec un salary cap gonflé de 2,5 millions d’euros en 2024-2025.

La moitié des clubs du Top 14 utilisaient 99 % de leur salary cap autorisé lors de la saison passée : l’UBB, Toulon, le Stade français, La Rochelle, le Racing 92, Toulouse et Clermont. À l’inverse, Vannes (56,5 % du plafond), relégué en Pro D2 à l’issue de la saison, et Perpignan (74 %), actuel dernier du Top 14, étaient loin du plafond.

343.000 euros, c’est le montant annuel brut moyen que touche un ouvreur en Top 14, le poste le mieux payé. Le seul autre poste au-dessus des 300.000 euros est celui de N.5, en deuxième ligne, un profil de joueurs costauds rare en France.

231 448 euros. C’est le salaire moyen brut annuel des joueurs évoluant en Top 14 au cours de la saison 2023-2024. Nos confrères de L’Équipe ont dévoilé ce mardi les chiffres concernant les salaires des joueurs professionnels en France. 231 448 euros par an, soit environ 19 287 euros bruts par mois. Un chiffre qui reste légèrement inférieur à ce que les joueurs percevaient avant la crise du Covid-19. Le Figaro rappelle qu’avant la pandémie, un joueur de Top 14 émargeait à environ 19 595 euros bruts annuels en moyenne au cours de la saison 2017-2018, et 20 065 euros lors de l’exercice 2019-2020.

En Pro D2, le salaire moyen brut annuel est logiquement plus bas, avec un salaire brut moyen de 75 420 euros.

Dan BIGGAR le joueur le mieux payé.

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