C'est un coup retentissant qu'a réalisé le club de Saint-Jean-en-Royans (Fédérale 2) avec le recrutement de Timoci Nagusa (34 ans), ancien joueur de Montpellier et Grenoble.

Une Recrue de Prestige
« C’est bien vrai et c’est même déjà signé ! », s'exclame Yannick Armand, le manager du SC Royannais, fier de cette recrue de choix. Il s’agit de l’international fidjien Timoci Nagusa (34 ans ; 33 sélections), ex-ailier de Grenoble et de Montpellier. Le club drômois, qui occupe la 4e place de sa poule, compte déjà dans ses rangs plusieurs anciens joueurs professionnels tels que Nigel Hunt, Manoël Dall’igna, Christopher Lacour et Siaosi Loutongo.
Le club a réussi une nouvelle prise de taille. « C’est son copain samoan Nigel Hunt qui l’a motivé », ajoute Yannick Armand.
Nagusa était libre depuis le 23 février dernier, date de son départ de Grenoble, d’un commun accord avec le club. Resté vivre dans la région, le Fidjien développe une entreprise dans le bois aux Fidji, une activité qui a coïncidé avec son arrivée à Saint-Jean-en-Royans (Drôme), au pied du Vercors, puisqu’un gros sponsor du SCR est dans le milieu du bois.
Timoci Nagusa || TRIBUTE || "Old But Reliable"
Un Double Projet Séduisant
« Il s’est tout de suite montré intéressé pour allier un double projet, à savoir jouer au rugby et faire prospérer son entreprise », explique Yannick Armand. Les dirigeants saint-jeannais n’ont pas tardé à se mettre d’accord avec le meilleur marqueur du Top 14 de la saison 2011-2012 (11 essais).
Le staff et les joueurs du Sporting Club Royannais se réjouissent de ce nouvel atout, une « recrue d’expérience et de poids » qui a évolué au haut niveau avec l’Ulster, Montpellier et Grenoble.
« Il aurait pu nous rejoindre immédiatement pour terminer la saison, mais je m’y suis opposé. Il n’a pas fait partie de l’aventure depuis le début, donc on n’allait pas le mettre au milieu du groupe en pleine saison. Il débarquera donc cet été », précise le manager Yannick Armand.

Ambitions et Défis du Club
Le club drômois déborde d’ambitions et vise clairement la montée en Fédérale 1, même si le chemin sera semé d'embûches. « Nous avons un tableau difficile, avec un match de barrage à domicile sûrement contre Gaillac (Tarn) », souligne Yannick Armand.
Une Première Victoire à Domicile
Dimanche 1er octobre, Saint-Jean-en-Royans décroche le bonus offensif contre Annonay. Les entraîneurs Guillaume Martin et Étienne Dallon peuvent exulter, célébrant leur première victoire à domicile après une défaite honorable contre Nice.
Ce succès était d'autant plus significatif compte tenu de l'absence de huit joueurs blessés. Étienne Dallon, entraîneur des avants, revient sur son parcours et son attachement au club : « Depuis mon accident, j’étais la mascotte de l’équipe. »
L'Émergence d'une Génération
De 2009 à 2012, Étienne Dallon et son ami Romain Bouvarel entraînent les minimes du club. Puis, en 2012, le duo prend la tête de l’équipe réserve. En 2014, ils remportent le titre de champion de France de Fédérale B avec un effectif composé à 80 % de joueurs issus de l’école de rugby. En 2016, ils décrochent un deuxième titre.
Parcours des Entraîneurs
| Années | Équipe | Réalisations |
|---|---|---|
| 2009-2012 | Minimes | Formation des jeunes joueurs |
| 2012-2014 | Équipe Réserve | Champion de France de Fédérale B (2014) |
| 2016 | Équipe Réserve | Deuxième titre |
Le président Philippe Mussel donne logiquement sa chance à Étienne et lance Guillaume Martin, quand l’heure de changer de staff arrive au printemps dernier.
« Je connais moins les joueurs, reconnaît Étienne. Il faut un peu de temps pour savoir comment réagit un mec, comment il faut le piquer, ou le motiver. Le stage de pré-saison s’est bien passé. Et ça devrait venir avec les victoires. Il n’y a que les résultats qui paient. »
Étienne et Guillaume travaillent d’arrache-pieds, échangeant constamment sur les stratégies et les combinaisons à mettre en place. Étienne se concentre particulièrement sur les groupés pénétrants, une phase de jeu qu'il affectionne particulièrement.
«J’adore, souffle-t-il. C’est une phase de jeu que beaucoup croient simple, mais il faut beaucoup de travail pour être performants. Avec les nouvelles règles, nous avons dû nous réadapter. De toute façon, ici, à Saint-Jean-en-Royans, on n’a pas trop le choix. Quand les trois-quarts font de grandes envolées, il n’y a pas un bruit dans le stade. Par contre, les gens aiment bien les groupés pénétrants.