Cet article explore l'histoire des confrontations entre le Stade Français et Northampton, en mettant en lumière les moments clés, les joueurs marquants et les enjeux de ces rencontres.

Les Débuts Difficiles de Northampton en Auvergne
Dans toute leur histoire, les Saints ne se sont jamais imposés en Auvergne. Sur les 5 premières confrontations depuis 2001, les Anglais se sont inclinés 5 fois. Les équipes se sont affrontées une fois à ce même stade de la compétition (en Champions Cup) et sur la pelouse du Michelin, pour une victoire auvergnate 37 à 5.

Focus sur les Joueurs Clés de Northampton
Coup de projecteur sur les joueurs de Northampton. Seuls Courtney Lawes (2 matches avec l’Angleterre avant de se blesser) et Dan Biggar (tous les matches du Grand Chelem Gallois) ont été impactés par le Tournoi des 6 Nations.
Cobus Reinach, le demi de mêlée des Saints, est le meilleur marqueur du championnat anglais avec 10 réalisations (+ 5 en Challenge), la dernière en date remontant à la semaine dernière face aux Tigers.
Lors de la dernière confrontation, Teimana Harrison a gagné 104 mètres, joué 17 ballons et réalisé 2 franchissements. Le troisième ligne centre des Saints fut ainsi le joueur le plus dangereux des Anglais lors du dernier match.
Statistiques Clés des Saints
Les joueurs de Northampton sont les plus indisciplinés de leur championnat avec 199 pénalités sifflées lors des 17 premiers matches de la saison (11.7 fautes/ match). Les Saints sont ainsi les plus gros porteurs de balle du championnat anglais devant Bristol et Gloucester avec 8045 mètres gagnés avec le ballon.
Lors des deux premières confrontations, les Anglais ont encaissé près de 90 points en deux matches (et 13 essais).
Le Match Épique à Jean-Bouin : Stade Français vs Northampton
Quel match à Jean-Bouin ! Le Stade Français est passé par toutes les émotions, mais il a fini par l'emporter 45-35 contre Northampton ! Dans ce match entre l'avant-dernier du Top 14 contre l'antépénultième du championnat anglais, qui ne visent pas grand chose en Champions Cup cette saison, les Parisiens sont totalement passés à côté de leur début de match, dans le froid de la capitale (1°c). Ils ont encaissé trois essais en 17 minutes !
C'est d'abord Tom Lockett, à la 11eme, qui a filé dans l'en-but après une très belle action collective commencée suite à une touche parisienne et conclue en force par le deuxième ligne (0-7). Quatre minutes plus tard, c'est Henry Pollock, pas encore 20 ans et attendu lors du prochain Tournoi des 6 Nations, qui a récompensé un gros temps de jeu de Northampton en marquant dans le coin droit (0-14). Le troisième ligne s'est même offert un doublé deux minutes plus tard, en allant marquer seul entre les poteaux après avoir récupéré un ballon dans les mains parisiennes au centre du terrain (0-21).
Difficile alors d'imaginer une victoire du Stade Français. Et pourtant ! Les Soldats Roses sont enfin sortis de leur torpeur et ont à leur tour inscrit trois essais ! C'est d'abord Peniasi Dakuwaqa, à la 22eme, qui a réduit l'écart dans le coin droit après du jeu au près et une belle relance de Louis Foursans-Bourdette (5-21). Puis huit minutes plus tard, JJ van der Mescht a intercepté un coup de pied de Rory Hutchinson au centre du terrain et a filé seul sous les poteaux (12-21). Et après la sirène, Yoan Tanga y est allé de son essai, sur un ballon porté. A la mi-temps, le Stade Français était revenu à 19-21 !
Mais la deuxième période a mal commencé pour les Parisiens, qui ont encaissé un nouvel essai, par Henry Walker, au près (19-28). Cela a eu le don de les réveiller, une fois de plus, puisqu'ils ont ensuite signé un festival offensif, avec quatre essais marqués ! Ce fut d'abord un essai de pénalité après un ballon porté (26-28), action sur laquelle l'Anglais Alex Mitchell a écopé d'un carton jaune. Samuel Ezeala en a profité pour faire passer le Stade Français en tête au tableau d'affichage pour la première fois de cette folle soirée, après un gros travail de Sekou Macalou (31-28). Tanga s'est ensuite offert son deuxième essai, au près (38-28), et à peine Mitchell était-il revenu sur la pelouse, que Josh Kemeny a écopé d'un carton jaune à son tour. Paul Gabrillagues en a profité lui aussi pour corser l'addition après une touche et un ballon porté (45-28). L'essai de Curtis Langdon à trois minutes de la fin pour Northampton restera anecdotique (45-35).
C'est bel et bien une victoire à cinq points assez improbable pour le Stade Français, qui ouvre enfin son compteur dans le groupe 3. La qualification pour les huitièmes de finale reste possible, avec un dernier match chez la lanterne rouge, les Bulls.
Le Rose : Une Couleur qui a Marqué l'Histoire du Stade Français
Dans vingt, trente ou quarante ans, la tunique rose sera la trace indélébile de la période où le Stade Français a bouleversé le rugby français. C’est peut-être ce qui restera quand on aura tout oublié.
Quand les inconditionnels de l’Usap ont découvert les tuniques roses, des injures bien senties sont descendues des tribunes. "L’effet de surprise avait été très réussi. Je crois juste qu’à la télévision, les commentateurs avaient annoncé quelques minutes avant le coup d’envoi qu’il risquait d’y avoir quelque chose de nouveau", se souvient Jérôme Fillol.
Jusque-là, le club jouait encore en rouge et bleu, une teinte finalement assez commune, partagée par d’autres grandes écuries telles que Béziers, Lourdes ou Grenoble. Choisir une couleur synonyme de la féminité et d’une délicatesse aux antipodes de la virilité triomphante attachée au rugby, c’était une énorme transgression.
Max Guazzini tempère : "Non, je vous assure, ce n’était pas prévu de longue date. C’était presque un accident. Mais voilà, l’argenté, ça ne ressort pas sur du tissu. Cela donnait une sorte de gris pas vraiment terrible. Je voyais qu’on ne s’en sortait pas… Et tout d’un coup, j’ai eu l’idée : pourquoi pas rose ? Les gens d’Adidas m’ont dit "OK" et c’est parti comme ça.
Après bien des atermoiements, le choix de Max se porta sur une certaine nuance : quelque part entre le rose bonbon, le rose persan et le fuchsia. Ce fameux dimanche appartient déjà à la légende puisque les versions divergent légèrement. Jérôme Fillol se souvient lui d’un coup médiatique bien préparé par son président. "Au bon moment et au bon endroit pour que ça sonne très fort…"
Selon Michel Pastoureau, la couleur rose a pris ses attributs actuels au XVIIIe siècle : "Porté par le romantisme, le rose a acquis la symbolique de la tendresse, de la féminité (c’est un rouge atténué, dépouillé de son caractère guerrier), de la douceur (on dit encore "voir la vie en rose"). Avec son versant négatif : la mièvrerie (l’expression "à l’eau de rose" date du XIXe siècle). Un moment, on l’a plaqué sur l’homosexualité avec une intention péjorative."
Neuf ans plus tard, l’ex-patron du club se flatte donc d’avoir réhabilité cette couleur : "Nous voulions dire "Pink is beautiful" comme aux États-Unis, on avait dit "Black is beautiful". Après tout, le pape porte cette couleur deux fois par an. Maintenant, c’est entré dans les mœurs : en Afrique du Sud quand un joueur est élu "homme du match", la semaine suivante, il porte un short rose."
Preuve du succès, ses successeurs à la tête du club ont gardé ce fameux rose. À l’époque, Max Guazzini était une mitraillette à idées : la semaine suivante, il allait enchaîner avec un coup colossal en remplissant le Stade de France pour un simple match de championnat. Et Adidas pouvait se frotter les mains. La marque aux trois bandes allait vendre 20 000 exemplaires de cette tenue encore "bis" mais qui deviendrait vite l’emblème du club. En 2008, les ventes monteraient à 92 000 exemplaires.
Préparation de l'UBB et Importance de l'Arbitrage
Pour l’ancien international et consultant de Bein Sports, Eric Bonneval « Il faut avoir sa routine, il faut avoir ses repères, il faut rester dans sa bulle, entre guillemets, ou dans sa façon d'être, mais il faut aussi apprécier ce moment-là, parce que jouer des finales, dites-vous bien que ça ne peut arriver qu'une fois dans une carrière ».
Le journaliste et auteur Gilles Navarro, le décorum ramènera nécessairement les joueurs à l’intensité de l’évènement : « quand ils vont rentrer sur la pelouse à une heure du coup d'envoi, vous croyez que c'est un match comme les autres, que c'est une ambiance comme les autres, que c'est un jour comme les autres ? Ils le savent bien, les joueurs, que ce n'est pas un jour comme les autres et que la routine... Il ne peut pas y avoir de routine, ce n'est pas possible ».
L’arbitre de la rencontre sera Nika Amashukeli, un arbitre que connait bien le girondin Joël Dumé patron des arbitres de rugby Europe pour l’avoir vu débuter sur la scène internationale lors d’un match Roumanie-Espagne : « Il a un passé d'ancien joueur international ça veut dire qu'il a une sensibilité par rapport au jeu, une connaissance du jeu qui est remarquable, en essayant de trouver toujours le juste équilibre entre la sanction, la prévention et le laisser jouer. C'est le plus difficile dans l'arbitrage, c'est justement de trouver cet équilibre, c’est sa grande force ».
Voilà qui nous promet une belle finale.
Tableau Récapitulatif des Confrontations
| Équipe | Nombre de Confrontations | Victoires | Défaites |
|---|---|---|---|
| Stade Français | [Nombre] | [Nombre] | [Nombre] |
| Northampton | [Nombre] | [Nombre] | [Nombre] |
Northampton Saints – Stade Français Paris - Highlights – 27.05.2017
tags: #rugby #stade #francais #northampton