Les supporters lyonnais ont assisté à un spectacle de buts, d'essais et de transformations lors du match entre l'Italie et la Nouvelle-Zélande. Cependant, cette rencontre n'a mis en valeur que la performance néo-zélandaise, aussi limpide qu'impitoyable face aux Italiens.

Un match à sens unique
Depuis 1987, la Nazionale n'a jamais été capable de vaincre les All Blacks, et cette rencontre ne contrevient pas à cette règle. Les triples champions du monde ont profité de ce match pour placer haut la barre face au prochain adversaire du XV de France.
Il n'a pas fallu attendre longtemps pour les voir en action. Ce qu'ils firent par Will Jordan sur une lumineuse ouverture au pied de Beauden Barrett, arrière-ouvreur intermittent. La suite ? Un chapelet d'essais, six de plus en première période avec un triplé d'Aaron Smith pour atteindre la pause avec une substantielle avance (49-3), un gouffre que les Italiens ne furent jamais en mesure de combler malgré l'essai en bout de ligne d'Ange Capuozzo prenant de vitesse quatre All Blacks.
Relâchant un peu leur étreinte et donnant du temps de jeu aux remplaçants, les All Blacks n'oublièrent pas de bonifier leurs avancées en inscrivant sept essais en seconde période.

Une entame italienne catastrophique
La Nazionale a complètement raté son entame, offrant rapidement aux All Blacks trois occasions de marquer qu'ils concrétisèrent en autant d'essais. À 21-3 au bout de vingt minutes, le succès kiwi était scellé.
Sur son calendrier, à l’encre rouge, le XV d’Italie avait noté deux rendez-vous majeurs à Lyon, capitale française de la gastronomie. La Nouvelle-Zélande, le vendredi 29 septembre, avant la France, le 6 octobre : deux matchs, deux opportunités en cas de victoire de s’offrir un quart de finale de Coupe du monde, deux chances d’écrire une page format XXL dans les livres d’histoire de leur sport.
Vaincus 96 à 17, dépassés partout et dangereux nulle part, les Italiens ont vu leurs espoirs de victoire réduits à néant par une équipe néo-zélandaise impitoyable.
En contre-attaque, depuis leurs 22 mètres, après une passe au pied, suite à une mêlée, une touche ou un ballon porté, les hommes en noir ont tout tenté et tout réussi.
Le match de 2021 : Italie 9 - 47 Nouvelle-Zélande
Longtemps maladroite et gênée par une très solide équipe italienne, la Nouvelle-Zélande s’est finalement imposée sur le terrain de l’Italie (9-47) samedi en test-match à Rome. Avec sept essais inscrits, les All Blacks décrochent un nouveau record avec celui du plus grand nombre d’essais inscrits sur une année : 96.
L’Italie a ensuite tenté de résister et marqué quelques points grâce au pied de son ouvreur Paolo Garbisi sur pénalités.

Voici les moments clés du match :
- 76': Doublé pour Aumua suite à une combinaison efficace en touche. Transformation manquée (47-9).
- 72': Essai de Sotutu transformé par Mo'uanga.
- 69': Essai d'Aumua entre les poteaux.
- 63': Essai de Reece transformé par Mo'uanga.
- 39': Doublé pour Dane Coles après un lancer en touche bien négocié. Transformation réussie par Mo'uanga.
- 31': Essai de Coles suite à un ballon porté inarrêtable.
- 28': Essai de Christie transformé par Mo'uanga.
En huit confrontations, l'Italie n'a jamais connu autre chose que des lourdes défaites avec un écart moyen de 56 points.
Les confrontations en Coupe du Monde
Néo-Zélandais et Italiens constituent les principaux adversaires des hôtes français au premier tour de la Coupe du monde 2023. Ces deux nations se sont régulièrement affrontées au fil des années lors du grand rendez-vous de l'Ovalie.
C'est d'ailleurs entre "All Blacks" et "Azzurri" que s'est disputé le tout premier match de l'histoire du Mondial, en 1987.
Tout oppose ces deux pays, du palmarès (pléthorique pour les All Blacks avec trois titres planétaires, vierge pour les Azzurri) à la qualité du réservoir en passant par l'empreinte laissée dans leur sport. Pour comprendre le gouffre qui les sépare, il suffit de jeter un œil aux statistiques des premiers tours des Mondiaux déjà disputés : 15 victoires en 33 rencontres pour les Italiens, 32 succès en 33 matchs pour les Néo-Zélandais. Et un constat vient concrétiser ces chiffres : l'Italie n'est jamais sortie des poules quand la Nouvelle-Zélande n'y a jamais été éliminée.
Le premier match de l'histoire de la Coupe du Monde (1987)
Leurs deux nations se sont croisées à six reprises en Coupe du monde - seules les éditions 1995, 2011 et 2015 faisant exception -, avec des résultats à sens unique. Mais surtout, ces deux formations ont disputé le tout premier match de l'histoire de la Coupe du monde.
Dans la mythique enceinte de l'Eden Park d'Auckland, les All Blacks de Grant Fox et John Kirwan croisent le fer avec la Squadra Azzurra de Giorgio Morelli et Marzio Innocenti. À une époque où les essais ne valaient que quatre points (six en cas de transformation), les locaux trouvent la faille dès la 12e minute. Mais les livres retiennent que le premier marqueur d'essai de l'histoire de la compétition est... personne, ou plutôt tout le monde. C'est, en effet, grâce à un essai de pénalité que les Néo-Zélandais débloquent le tableau d'affichage.
Confrontés à une résistance acharnée, les hommes en noir peinent d'abord à prendre le large au score. Passé la demi-heure de jeu, ils inscrivent finalement deux essais, signés Michael Jones et David Kirk. Mais les joueurs à la tunique bleue réagissent et réduisent l'écart grâce à un drop, le premier de l'histoire donc, réalisé par leur centre Oscar Collodo.
Rentrés aux vestiaires sur le score de 17-3, les Italiens voient le ciel leur tomber sur la tête après la pause. Irrésistibles, les futurs champions du monde déroulent leur jeu et décrochent un très large succès (70-6), qui aurait été encore plus lourd avec le référentiel de points actuel.
Multipliant les actions de grande classe, à l'instar de l'ailier John Kirwan qui mystifie la défense azzurra après un slalom de 90 mètres et cinq adversaires mis sur les fesses, les All Blacks inscrivent la bagatelle de 11 essais.
Une démonstration de force qui mettra l'équipe à la fougère sur les rails de sa première étoile, un mois plus tard (au détriment de la France, battue 29-9 en finale).