Rugby France vs USA aux Jeux Olympiques : Une Histoire de Confrontations Mémorables

Les Jeux Olympiques ont souvent été le théâtre de rencontres palpitantes entre la France et les États-Unis en rugby. De la finale historique de 1924 aux confrontations plus récentes en rugby à 7, ces matchs ont marqué l'histoire du sport.

La finale de rugby aux Jeux olympiques de 1924 à Paris.

La Finale de 1924 : Un Match Entaché de Polémiques

A un an des Jeux olympiques de Paris 2024, 20 Minutes et RetroNews, le site de presse de la BNF, vous replongent cent ans en arrière avec les Jeux de 1924. Aujourd’hui, retour sur la fameuse finale de rugby à XV entre la France et les Etats-Unis.

Le France - USA du 18 mai 1924 à Colombes reste la dernière manifestation quinziste dans le programme officiel des JO, où la discipline ne s’est en fait jamais imposée. Cette année-là, seules trois équipes participaient à l’épreuve.

Lorsque ces lignes sont écrites, la troisième nation, la Roumanie, a assuré sa médaille de bronze après avoir été giflée par la France (61-3) puis par les Etats-Unis (37-0). Place donc à la fameuse finale, revanche de celle de 1920 à Anvers remportée par les Américains (8-0).

En dépit de la robustesse de leur pack, la 2e ligne Lubin Lebrère - Aimé Cassayet en tête, les Français sont surclassés. Effectivement plus puissants, les « Californiens » (car la plupart des joueurs de la Team USA ont appris le rugby dans une université de cet Etat) s’imposent sans souci, 17-3.

Nulle trace de violence dans ces propos donc, malgré les sorties sur blessure de l’ailier vedette Adolphe Jauréguy et du centre Jean Vaysse, pour sa première sélection, qui ont contraint leur équipe à finir en infériorité numérique, les remplacements étant alors inconnus.

En revanche, le comportement des spectateurs de Colombes (entre 20.000 et 30.000 selon les sources) fait scandale. « Le public a hué sans arrêt les Américains, ainsi que leur drapeau lorsqu’il a été hissé, détaille le spécialiste des premiers temps du rugby.

Ce citoyen de l’Oncle Sam « reçut un violent coup de canne à la tête et dut être transporté à l’hôpital américain de Neuilly ». « Son état, du reste, n’inspire aucune inquiétude » , rassure le journal.

En 1925, le CIO [Comité international olympique] tient son congrès à Prague et Pierre de Coubertin se retire. Or il était le promoteur du rugby, son sport collectif préféré, aux Jeux olympiques. Ensuite, il est décidé que les JO se disputeraient désormais sur quinze jours, au lieu de plus de deux mois. Et le tournoi de rugby, comme celui de tennis, durait trop longtemps.

Aux Jeux de Paris en 1924, seulement trois sélections sont présentes pour le tournoi de rugby à XV : États-Unis, France et Roumanie. La Roumanie ayant perdu ses deux matchs, la dernière confrontation désignera le champion olympique et fait figure de revanche entre la France et les États-Unis déjà finalistes en 1920.

Les États-Unis s'imposent largement 17 à 3, au stade de Colombes et devant 22 000 spectateurs, dans un climat délétère. Sur le terrain, tout d'abord, le jeu est marqué par de nombreuses actions violentes dans les deux camps et la France finit la rencontre à treize, Jauréguy et Vaysse étant sortis sur blessure.

Dans les tribunes, ensuite, le climat est particulièrement détestable, avec une foule qui siffle la montée du drapeau américain, insulte l'arbitre et hue les joueurs américains. À l'issue de cette finale désastreuse, les compétitions de rugby sont exclues des Jeux olympiques.

Le Retour du Rugby à 7 et les Performances Féminines

Après avoir manqué l’édition de Tokyo 2020, l’équipe de France a validé son retour sur la scène olympique. Pour leur entrée en lice dans la compétition, les Bleues ont facilement disposé du Brésil (26-0) et du Japon (49-0).

Ce France-États-Unis fait figure de hors d’œuvre pour les Françaises, déjà qualifiées haut la main pour les quarts de finale après leurs victoires d’hier. Les joueuses de David Courteix suivent pour le moment la voie dorée traçée par les hommes du rugby à 7, devenus champions olympiques samedi 27 juillet.

L’équipe de France féminine de rugby à VII a largement battu les États-Unis (31-14) lors de leur dernier match de poule du tournoi olympique, grâce à un quadruplé de Séraphine Okemba. Ce succès, lundi au Stade de France, permet aux Bleues d’aborder en confiance leur quart de finale en soirée. Pas moins de 66 000 spectateurs ont assisté hier aux deux matchs des Françaises au Stade de France, d'après les organisateurs.

Malgré avoir concédé leurs premiers points du tournoi face aux Américaines, les Françaises ont rapidement repris l’avantage avant la mi-temps avec deux essais d’Okemba, avant d’en marquer trois autres en seconde période, dont deux supplémentaires pour Okemba et un pour Chloé Jacquet. Virevoltante lors du succès des Françaises sur les États-Unis (31-14) dans le tournoi olympique de rugby à 7 féminin, Séraphine Okemba a inscrit quatre essais sur la pelouse du Stade de France, lundi 29 juillet.

Si les Françaises ne souffrent pas particulièrement d’un manque de confiance depuis leur entrée en lice dans le tournoi olympique de rugby à 7, les Bleues se sont encore un peu plus rassérénées, lundi 29 juillet. Investissant avec de plus en plus de facilité le camp adverse, les Bleues ont fait vibrer les travées bien remplies de l’enceinte dyonisienne avec encore plus de fracas au cours d’une seconde période qu’elles ont survolé.

Les Bleues se font surprendre dans le dos de leur défense, après avoir laissé un trou au milieu du terrain. Naya Tapper a ensuite sprinté sur 60 mètres pour s'en aller aplatir. Alertée sur l'aile gauche, Séraphine Okemba s'échappe pour aller aplatir et réduire l'écart.

Si les Françaises n'ont pas manqué une miette de la finale masculine, elles ont néanmoins suivi le triomphe d'Antoine Dupont et ses coéquipiers depuis leur télé.

Séraphine Okemba a marqué 4 essais contre les États-Unis.

Le Parcours Masculin et la Pression des Jeux à Domicile

La moiteur a semblé gagner les mains des Français en même temps que l'enjeu grignotait leur esprit, au Stade de France, ce mercredi. Leur match nul contre les Etats-Unis (12-12) a fait germer cette théorie. Leur victoire poussive contre l'Uruguay l'a renforcée. Leurs discours, a posteriori, ont achevé de la valider. Oui, "France 7" a pris en plein visage le tsunami de pression que représente des Jeux Olympiques à la maison.

Suivez les JO de Paris 2024 en intégralité sur notre plateforme Max, avec Eurosport"Ça a été un peu laborieux. Il y avait beaucoup de stress, une envie de bien faire aussi", a raconté Stephen Parez en zone mixte. Auteur d'un "contest" déterminant lors du succès synonyme de qualification pour les quarts de finale face aux Uruguayens (19-12), il est le seul joueur à avoir déjà disputé les Jeux (en 2016 à Rio) parmi ces Bleus méconnaissables : "On joue un peu crispés, devant la défense. Ce n'est pas caractéristique de notre équipe."

Il considère que le collectif tricolore est passé par une case imposée, avec cette journée de labeur : "Même si on s'est entraînés - on a essayé de travailler mentalement -, c'est une grosse vague, une claque que l'on reçoit. Il fallait ça." "Cette pression est peut-être inconsciente. C'est vrai qu'on ne prend pas trop de plaisir sur le terrain… et le public non plus, les pauvres (sic)", abonde Jean-Pascal Barraque, 33 ans et 41 tournois sur le circuit mondial. Il veut croire que la foule, facteur d'inhibition mercredi, se muera en levier d'exaltation jeudi. "On a vu sur l'action de Toto [Dupont, auteur d'un joli essai, ndlr]. Le public nous pousse. Si on arrive à poser notre jeu, à être un peu plus patients, je pense que le public va nous le rendre."

Le sélectionneur, Jérôme Daret, pointe du doigt le déroulé de ces Jeux Olympiques de Paris 2024, officiellement ouverts vendredi seulement. Son équipe de France a sifflé le coup d'envoi des hostilités pour l'ensemble d'une délégation, en prime devant près de 70 000 personnes. "On montre la voie, il y a un peu de crispation, dans un stade en feu. On est au sommet du mont Olympe, en termes de ferveur", estime-t-il, alors que les compétitions de rugby à sept ne suscitent que peu d'affluence.

"J'espère que l'on a pris tout ce qu'il y avait à prendre de ce stade, de l'atmosphère, de l'environnement", énumère Antoine Dupont, pour qui l'enceinte dionysienne est familière.

« Ça y est, la compétition est lancée, on ne peut plus reculer », a déclaré Stephen Parez à l’issue de la rencontre. « Effectivement, ce n’est pas forcément le résultat escompté, mais c’est bien, on a mis du contenu et je pense que ça va vraiment nous servir pour lancer la compétition. Essayer de gommer tout ce qui n’a pas été pour monter en puissance tout au long du tournoi.

« L’Uruguay, c’est un peu un outsider, ils n’ont rien à perdre », a expliqué Stephen Parez après le match au micro d’Olympics.com. « On les a déjà joué plusieurs fois l’an passé, c’est pas une équipe facile à battre, ils vont nous donner du fil à retordre mais si on arrive à poser notre jeu, je pense que tout roulera et on pourra s’amuser sur le terrain et profiter d’une bonne victoire !

Équipe Résultat Année
France Défaite 3-17 1924
France (Féminine) Victoire 31-14 2024

PARIS 2024 - Le jour où les BLEUS ont affronté une TEAM USA d'exception en FINALE des JO !

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