Rugby France-Italie : Historique des Confrontations

Dans l’histoire du rugby, la rivalité entre la France et l’Italie est marquée par des confrontations passionnantes. En théorie, les Bleus dominent largement, mais la Nazionale a su créer la surprise à plusieurs reprises. Explorons ensemble les moments clés de cette rivalité.

Les Premières Surprises Italiennes

Bien que la France ait souvent dominé, l'Italie a réussi à faire tomber le XV de France à trois reprises. Ces victoires ont marqué l'histoire de cette rivalité.

22 Mars 1997 : Grenoble

Ce 22 mars 1997, l’équipe de France vient tout juste de remporter le Grand Chelem du Tournoi des 5 Nations en battant l’Ecosse. L’Italie ne fait pas encore partie du Tournoi. Et pour les Bleus, la tête est au sacre, et le corps est à la fête. Le match amical contre l’Italie à Grenoble ne semble pas bien programmé. Mais en grand favori, les Bleus font fi de la gueule de bois pour tenter une vingtième victoire consécutive conte la Nazionale. Et comme certains cadres ont encore “du champagne dans les veines” comme s’amuse à la dire GuyAccoceberry, l’équipe est remaniée. FabienPelous remplace Benazzi au capitanat, et en avant pour un match débridé. Les essais affluent de toute part. Quatre de chaque côté. Sauf que face aux poteaux, les Italiens y voient moins trouble. Résultat, la France s’incline pour la première fois contre l’Italie.

Il s'agit de la première défaite de la France contre l’Italie dans une compétition officielle.

Tournoi des 6 Nations 2011

Lors de ce Tournoi des 6 Nations pré-Coupe du monde en Nouvelle-Zélande, les Bleus de MarcLièvremont tardent à convaincre. Le sélectionneur est vivement critiqué. Les Bleus ratent leur début de match et par une faute grossière YoannHuget offre finalement la pénalité de la gagne à MircoBergamasco en toute fin de match. Fantomatique ce jour-là, SébastienChabal ne remettra plus les pied en sélection.

Tournoi des 6 Nations 2013

Deux ans plus tard, rebelote ! Les Bleus ne savent plus gagner en Italie. Cette fois, le match se joue au stade Olympico de Rome, Philippe Saint-André est le sélectionneur des Bleus, et fait face à JacquesBrunel, alors dans le camp italien. Sinon, rien n’a changé. Les Bleus ratent leur entame, bafouent leur rugby, ne maîtrisent pas les débats et se font logiquement débordé par un SergioParisse increvable et par le festival au pied de LucianoOrquera.

Les Bleus semblent désarmés. Et l’essai en force de LouisPicamoles n’y change rien. Le XV de France sombre à Rome et JacquesBrunel exulte.

Le Match Nul de 2023 : Un Piège Évité de Justesse

Rarement, et surtout devant son public, XV de France fut aussi inefficace sur ses temps forts face à une équipe italienne dans le Tournoi des Six Nations.

Nettement dominateurs, les coéquipiers de Charles Ollivon se heurtèrent têtes baissées pendant quarante minutes au mur italien érigé en défense, ne trouvant la faille qu'à une seule reprise (7e) justement par leur capitaine propulsé par le pack. Pour le reste, ce fut une infusion de passes adressées à la pelouse et de mauvais choix, de ceux qu'on corrige à l'école de rugby... Plus que médiocre, cette équipe de France s'est retrouvée petitement en tête à la pause (10-3) et qui plus est réduite à quatorze après le plaquage haut de Jonathan Danty sur son vis-à-vis Ignacio Brex, ce « tête-à-tête » débouchant avant le coup d'envoi de la seconde période sur un carton rouge indiscutable qui pénalisa un XV de France déjà pas très à l'aise dans son jeu à quinze contre quinze.

Et en particulier dans le jeu au sol, zone dans laquelle il fut pénalisé (douze fois) lors de ses temps forts. En seconde période et en infériorité numérique, les Français multiplièrent les initiatives mais ne furent capables que d'inscrire un but de pénalité (45e) tandis que les Italiens transcendés et euphoriques ajoutèrent un but (61e), eux aussi, mais surtout un essai d'amplitude inscrit par Ange Capuozzo (70e), transformé en coin par Paolo Garbisi, ouvreur dégradé - remplaçant en équipe nationale et envoyé à Toulon par Montpellier - qui trouvait là matière à rédemption. Les deux équipes jouèrent alors leur va-tout. Et Garbisi eut l'occasion d'inscrire le but de la victoire (80e+2), qu'il manqua. Pour autant, le XV de France n'en sort pas grandi, loin de là.

Le Fait : Jonathan Danty, un rouge qui tache

Deux minutes après le temps réglementaire en première période, le Rochelais Jonathan Danty monte en pointe pour arrêter l'attaque italienne mais il oublie de se baisser au plaquage. L'impact sur son vis-à-vis Ignacio Brex - tête contre tête - lui vaut un carton jaune, transformé en rouge à la reprise par le bunker. En infériorité numérique, les Tricolores subirent alors la loi italienne, concédant un résultat nul qui aurait pu se transformer en défaite historique...

Perspectives et Enjeux Futurs

Une défaite, et cela pourrait être l’élimination. Le XV de France a beau avoir ouvert en fanfare « sa » Coupe du monde en battant la Nouvelle-Zélande, il court le risque de la quitter prématurément en cas de défaite face à l’Italie, vendredi 6 octobre à Lyon (à 21 heures, en direct sur TF1). Le scénario catastrophe n’est pas impossible, notamment si le revers est large, mais les hommes de Fabien Galthié s’avancent en favoris.

En rugby, la rivalité franco-italienne n’est pas franchement exacerbée, et le bilan comptable des confrontations entre voisins penche largement en faveur de la France.

Souvenez-vous, il y a un an, ce piteux match nul à Lyon aux relents de défaite, quelques mois après la démonstration du Mondial. Ou encore l’entrée en jeu majestueuse à Rome en 2023 d’un Matthieu Jalibert désormais vilain petit canard de sa sélection. Et même la polémique en 2021 de la "bulle sanitaire" brisée en pleine période Covid, premier épisode d’un cadre bleu parfois bafoué. Vous conviendrez, par conséquent, qu’après l’immense gâchis de Londres, il y avait toutes les raisons de se méfier de ce déplacement au Stadio Olimpico.

Que nenni ! Une balade qui avait pourtant bien mal débuté, à cause de vingt premières minutes confirmant les doutes entourant cette équipe de France version 2025. Comme souvent, la réaction tricolore ne se faisait pas attendre dans le sillage d’un paquet d’avants dominateur (essais de Guillard et Mauvaka, 14e et 20e). Et puis les Bleus ont mis les choses au clair, pour de bon, juste avant la pause.

L’arrière des Bleus, parlons-en. Choisi par le staff pour débuter la rencontre, occasionnant le retour de Thomas Ramos à l’ouverture, le Parisien a joué la meilleure partie de sa saison. Solide dans les airs, tranchant et inspiré offensivement, décisif avec un doublé : il a parfaitement répondu aux attentes et fait taire les mauvaises langues sur son niveau de jeu supposé. Le deuxième ligne Mickaël Guillard et l’ailier palois Théo Attissogbe, qui a piqué la place de Damian Penaud, ont aussi gagné des points.

"Toute la semaine, on nous a dit qu'il fallait respecter cette équipe d'Italie, on avait aussi une pensée pour le match de l'année dernière (match nul, N.D.L.R.). On peut être fier de la copie rendue aujourd'hui", confiait Léo Barré, tout sourire, au micro de France 2. Fiers, satisfaits, rassurés : les Bleus peuvent l'être après ce déplacement en Italie. Tout est encore possible, et c'est la joie de ce Tournoi plus ouvert que jamais, avec une lutte à trois féroce avec le Trèfle et la Rose.

"L'Irlande ? C'est un adversaire que nous n'avons pas battu depuis quelque temps maintenant, se projetait Fabien Galthié au micro du diffuseur. Ils dominent la compétition, ils sont sur deux victoires et la troisième leur tend les bras.

Tournoi des Six Nations 2025 : Le résumé complet d'Italie - XV de France

tags: #rugby #france #italie