L’histoire du rugby à 7 à Mont-de-Marsan est une aventure qui commence sur la pointe des crampons. En 2021, une poignée de chefs d’entreprise landais, unis par un amour commun du rugby et de leur territoire, décide de se lancer dans un projet audacieux : créer un club de rugby à 7 professionnel, le premier du genre dans le département des Landes.
Mais pas question de négliger les réalités économiques : pour que ce projet voie le jour, il est essentiel d’avoir un soutien solide, durable et local. C'est ainsi que naît le Sevens Landes Club, une initiative hybride qui entrelace trajectoires sportives et ambitions entrepreneuriales.
« L’histoire débutait, il y a 4 ans. Sur la pointe des pieds, Sevens Landes se lançait en terre inconnue », se souvient l’un des cofondateurs. Rapidement, l’essai est marqué, le projet prend forme, les premiers tournois aussi, et les partenaires répondent présents.
L’équipe, elle, se structure dans l’ombre mais avec beaucoup de lumière dans les idées. Sur le terrain, la guerre des clochers laisse place au jeu collectif. C’est tout un département qui se retrouve soudé dans un même mouvement.

Le Rugby à 7 : Catalyseur de Réseau
À l’origine de cette dynamique, un noyau dur de sept entrepreneurs : Jean-Christophe Goussebaire, Hugo Maurel, Pascal Menauthon, Philippe Darrigade, Julien Lescarboura, Romain Lacoste et Claude Pernin. Tous apportent leurs compétences - gestion, marketing, finance, réseau - pour façonner un club aussi à l’aise sur la pelouse que dans les couloirs d’un afterwork. Le Sevens Landes, c’est autant une équipe qu’un état d’esprit.
Le club compte aujourd’hui 35 entreprises adhérentes, un chiffre que les fondateurs aimeraient voir grimper à 50 dans les mois qui viennent. « Aujourd’hui, nous recherchons de nouveaux partenaires pour rejoindre ce projet et continuer à faire briller nos futurs talents. Que vous soyez une entreprise locale, un passionné de rugby ou un acteur du sport, votre accompagnement permettra de mûrir ensemble et forger nos idées. »
Derrière ces mots, un message clair : ici, le ballon ovale sert aussi à créer du lien, du sens, des perspectives. Le réseau d’affaires Sevens Landes Business n’est pas un simple sponsor club ; il est la colonne vertébrale d’un projet sportif à part entière. L’objectif est ambitieux : hisser l’équipe fanion au plus haut niveau national… et emmener avec elle tout un tissu économique local.
Des Événements pour Tisser des Liens
Pour souder ce réseau, des événements réguliers sont organisés : déjeuners-conférences, soirées thématiques, rencontres dans des lieux d’exception. Chaque rendez-vous est l’occasion de mixer les profils, de croiser les secteurs, d’inspirer et d’informer. Ici, le cocktail dînatoire peut donner lieu à une passe décisive entre deux chefs d’entreprise.
Les invités prestigieux ne manquent pas, et les sujets abordés vont bien au-delà des fourchettes et des mêlées. Jérôme Kerviel a partagé sa trajectoire singulière ; l’ancien patron du RAID a livré des clés de négociation inattendues ; Philippe Guillard, écrivain-cinéaste, a rappelé que l’imagination restait un moteur de l’action ; et Thibault Giroud, du staff de Fabien Galthié, a démontré comment les données pouvaient faire progresser les hommes.
Dernièrement, le politologue Emmanuel Dupuy est venu évoquer les liens entre géopolitique et économie. Un sujet qui, en apparence éloigné du rugby, trouve pourtant des résonances dans un monde où les marchés et les idées se déplacent très vite. Et en juin prochain, c’est Nathalie Péchalat, ancienne patineuse et présidente de la Fédération des sports de glace, qui viendra partager son expérience. Un autre terrain, mais le même esprit de compétition et de résilience.
Un Projet Territorial Ambitieux
Au-delà des terrains, Sevens Landes cherche à irriguer l’ensemble du territoire. Le club met un point d’honneur à faire connaître son initiative dans tout le département, et lorgne désormais vers les Grands Lacs, du côté de Biscarrosse et Mimizan, où de nombreux acteurs économiques restent à séduire.
La démarche dépasse le simple soutien financier. En intégrant le club, les entreprises s’inscrivent dans une dynamique de territoire. Certaines, comme Aqualande, poids lourd de l’économie locale, ont d’ores et déjà compris l’intérêt d’une telle alliance. D’autres y voient une opportunité d’accueillir des stagiaires, de recruter de jeunes talents formés par le club, ou simplement de faire connaissance dans un cadre convivial.
Car le Sevens Landes, c'est aussi un carrefour de rencontres. On y croise des patrons de TPE, des responsables de PME ou des dirigeants d’ETI. On y partage des valeurs de solidarité, d’engagement, de dépassement de soi. Et l’on s’y rappelle que les plus belles passes sont souvent celles que l’on adresse à ses coéquipiers.
La Landes Sevens Cup
Moment-phare de l’année, la Landes Sevens Cup revient les 7 et 8 juin prochains à Dax. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que « l’ambiance s’annonce caliente, festive et sportive. » Ce tournoi, au format spectaculaire du rugby à 7, combine vitesse, agilité, spectacle et bonne humeur. Un événement pensé autant pour les amateurs de beau jeu que pour les curieux, les familles, les supporters en quête de partage.
« Bientôt pour vous, le Landes Sevens Cup. Préparez-vous pour un moment mémorable à Dax ! », promettent les organisateurs. Là encore, l’objectif est double : offrir un événement populaire, mais aussi une vitrine pour le réseau d’affaires et les talents locaux. En marge du tournoi, des moments d’échange, de découverte et de rencontres professionnelles sont prévus. Un ballon ovale, une poignée de main, un carnet de contacts : la passe est bien trouvée.
Ce que propose le Sevens Landes Club, c’est une vision où l’entreprise s’invite sur le terrain de l’engagement, où l’économie locale joue groupée pour marquer des points au tableau de la cohésion. À l’heure où les territoires cherchent à fédérer, à fidéliser, à rayonner, cette initiative pourrait bien devenir un modèle.
L’appel est lancé : « Rejoignez l’aventure. Un grand merci à tous nos partenaires, pour ce soutien sans faille. Vice-champions de France du circuit Élite cet été, nos septistes remportent brillamment la première étape de l'In Extenso à Mont-de-Marsan ! Ils affrontaient ensuite la redoutable armada béarnaise composée de quelques-uns de leurs joueurs professionnels.
Jamais battus par les Bordelais auparavant, les Palois s'inclinaient 12 à 7 suite à un ballon gratté par notre numéro 9, Tom Higueras. Le derby de la Garonne retenait les souffles ! Menés 12-7 à la mi-temps, nos septistes ont su revenir dans une fin de match irrespirable ! La finale les opposait au Racing 92, qui avait déjoué les Monégasques en demi-finale.
Les Bordelo-béglais ne leur laissaient pas de répit. Avec un score de 0-14 à la pause, nos Girondins tenaient bon et inscrivaient deux essais de plus pour remporter cette victoire largement méritée, 26-0 ! Félicitations aux joueurs et au staff pour ce second trophée !
Vice-champions de France du circuit Élite cet été, nos septistes remportent brillamment la première étape de l'In Extenso à Mont-de-Marsan ! Ils affrontaient ensuite la redoutable armada béarnaise composée de quelques-uns de leurs joueurs professionnels.
Pour la première dans l'histoire de cette compétition d'excellence, le championnat "In Extenso Supersevens" de Rugby à 7 s'offre une étape dans les Landes.

In Extenso Supersevens à Mont-de-Marsan
L'"In Extenso Supersevens" est la compétition de rugby à 7 phare en France, réunissant les meilleures équipes professionnelles et des talents émergents. Dans une ambiance festive et électrique, chaque match offre un spectacle intense et rapide, captivant le public avec des essais spectaculaires et des actions fulgurantes. Un événement incontournable pour tous les passionnés de rugby !
Voici les équipes engagées :
- RC Vannes Sevens
- Monaco Rugby Sevens
- Paris Sevens
- Montpellier Sevens
- Clermont Sevens
- Stade Rochelais Sevens
- Baabaas Sevens
- Racing Sevens
- Pau Sevens
- Avrion Bayonnais Sevens
- Bordeaux-Bègles Sevens
- Perpignan Sevens
- Castres Sevens
- Toulon Sevens
- Lyon Sevens
- Toulouse Sevens
De 13h00 à 22h30 venez soutenir votre équipe favorite et profiter des nombreuses animations proposées.
Voici le programme des 1/8 de finale de l’étape de l'In Extenso Supersevens organisée à Mont-de-Marsan :
- 13h05 : RC Vannes Sevens / Monaco Rugby Sevens
- 13h27 : Paris Sevens / Montpellier Sevens
- 13h49 : Clermont Sevens / Stade Rochelais Sevens
- 14h11 : Baabaas Sevens / Racing Sevens
- 14h33 : Pau Sevens / Aviron Bayonnais Sevens
- 14h55 : Bordeaux-Bègles Sevens / Perpignan Sevens
- 15h17 : Castres Sevens / Toulon Sevens
- 15h39 : Lyon Sevens / Toulouse Sevens
Depuis le 3 mai, l’équipe fidjienne de rugby à 7 prépare l’étape française du World Rugby Sevens Series à Mont-de-Marsan. Tout a commencé à la fin des années 1990, lors de la tournée de France aux Fidji.
“Un ami professeur de gym à Perpignan, passionné du beau jeu, a été séduit par Waisale Serevi et lui a parlé de notre club”, confie Patrick Nadal, le président du Stade Montois de l’époque. Un lien se crée alors et se poursuit au fil des années. En effet, les champions olympiques en titre préparent l’étape française du World Rugby Sevens Series, la série de tournois internationaux de rugby à 7, qui aura lieu à Toulouse du 12 au 14 mai prochain.
Mais pas uniquement. “Les Fidjiens viennent ici dans l’objectif clair de préparer Paris 2024. Et s’ils sont satisfaits des infrastructures et de notre accueil, ce dont je ne doute pas, ils reviendront l’année prochaine”, indique Farid Héba, adjoint au Maire chargé des sports.
Labellisée centre de préparation aux Jeux olympiques de Paris 2024, la Ville de Mont-de-Marsan possède des atouts précieux.
Samedi 16 août à Mont-de-Marsan va se dérouler la première des trois manches du circuit septiste organisé par la LNR. Revoilà l’In Extenso Supersevens, le minicircuit de rugby à 7 organisé par la Ligue nationale de rugby.
Samedi à Mont-de-Marsan se déroulera la première des trois manches, la deuxième aura lieu à Dax le 23 août et la troisième à Pau le 30 août. Puis en février 2026, Paris-La Défense Arena accueillera le tournoi final.
Depuis 2021, la Ligue organise cet événement pensé pour diffuser en France la culture du rugby à 7 de haut niveau, en mobilisant des équipes censées représenter toutes les équipes de Top 14.
"Pour rendre la compétition plus lisible que les compétitions classiques de rugby à 7, nous avons opté pour une formule à élimination directe, explique Richard Cacioppo, directeur des compétitions de la LNR. On gagne ou on perd comme dans un tournoi de tennis."
Pour conserver une progression arithmétique, aux quatorze équipes de l’élite sont ajoutés deux invités, Monaco et les Barbarians. Avec seize prétendants, on peut déboucher sur une vraie finale pour clore la journée.
Chaque tournoi alimente aussi un classement général, les huit premiers seront qualifiés pour l’étape finale, "mais chaque vainqueur d’étape sera automatiquement qualifié pour la journée finale".
L’In Extenso Supersevens est donc un circuit qui se suffit à lui-même, la troisième compétition organisée par la LNR avec le Top 14 et le Pro D2. Et il nécessite un sacré travail comme le précise Richard Cacioppo : "Toutes les équipes de la LNR sont mobilisées pour chaque journée. C’est un peu la même chose que pour une finale de Top 14, même si ce n’est pas tout à fait la même intensité. Mais il y a beaucoup de travail car chaque équipe compte environ vingt personnes.
Évidemment, la mise en place de ce circuit va dans le sens du développement et la promotion d’une discipline qui se veut plus universelle que le XV et qui a offert à la France une médaille d’or olympique.
Le rugby à 7 tricolore avait besoin d’un coup de pouce du puissant secteur professionnel pour franchir un cap.
"Sans l’In Exenso Supersevens, il aurait été plus compliqué d’être champion olympique. Je pense que Jérôme Daret (manager général de la filière) et Christophe Reigt (manager de toutes les sélections) vous le diraient. Notre compétition était inscrite dans le cahier des charges des relations entre la FFR et la LNR. Dès le départ, tous les clubs de Top 14 devaient mettre une équipe de sept à disposition.
Au début, les joueurs devaient être professionnels, puis le système s’est assoupli.
"Désormais, on voit un mélange entre les joueurs pros, les joueurs du centre de formation et des joueurs des territoires voisins de chaque club. Les clubs peuvent aligner les talents des clubs proches. Des gens qui ont un bon potentiel, un gars qu’ils ne peuvent pas prendre en contrat mais qu’ils ont envie de tester quand même."
Certains clubs vont aussi chercher des spécialistes de 7 à l’étranger, Bordeaux par exemple avec ses deux Argentins ou Monaco, par définition.
Citons aussi Xavier Mignot, une sélection avec le XV de France en 2016, qui figure dans le groupe du Lou ou Josua Vici, le Fidjien de Montauban, valeur sûre du Pro D2 (passé par Montpellier).
Dans un passé récent ; les Attissogbe, Dumortier et Bielle-Biarrey ont brillé lors de l’In Extenso Supersevens.
Richard Cacioppo reprend : "On espère toujours faire mieux. On est en constante augmentation de fréquentation des stades. Les observateurs nous disent qu’au fil des ans, la compétition a gagné en qualité.
Il faut attendre décembre 1999 pour voir le rugby à 7 « se professionaliser », à l’instar du XV, grâce à la création du premier circuit mondial : les World Rugby Sevens Series. La première étape a lieu à Dubaï, dans l’historique Sevens Stadium qui accueille depuis, chaque année, le lancement de la saison.
Malheureusement côté français, l’apprentissage parmi l’élite est compliqué et nos Bleus peinent à se hisser en haut du tableau. Si le sevens français rayonne à l’international, il prend de l’ampleur également au sein du sol de l’hexagone.
Avec l’apparition des World Sevens Series et l’intégration du 7 aux Jeux Olympiques, les tournois se multiplient au niveau amateur. De nombreuses associations commencent alors à voir le jour, et un propre circuit français va être lancé en 2016 : le Circuit Élite.
Pour les joueurs professionnels, le lancement de l’In Extenso Supersevens apporte là aussi une nouvelle dimension au 7.
Né en 1883 du côté de l’Écosse, le rugby à 7 ne commence qu’à véritablement exister dans le paysage rugbystique français à la fin du XXème siècle. En effet, c’est en seulement en 1973 que la première équipe de France de sevens est créée dans le cadre du tournoi de Murrayfield.
Malgré la création des World Series en 1999, aucun joueur n’est considéré comme « joueur de sevens » professionnel durant les années 2000. Ce sont des quinzistes appelés en fonction des tournois.
Les filles profitent également de cet engouement avec le lancement de la première Coupe du monde en 2009, à laquelle la France participe, et celui des World Women Sevens Series pour la saison 2012-2013.
Stade Montois : 110 Ans d'Histoire
À l’occasion des 110 ans du club, "Sud Ouest" vous propose d’élire l’équipe montoise de vos rêves.
Le Stade Montois a 110 ans. Ce vendredi, voici notre sélection pour le poste d'ouvreur.
Notre sélection de n°10
Antoine Vignau-Tuquet
Né en 1981 (36 ans) à Oloron Saint-Marie (Pyrénées-Atlantiques). Demi d’ouverture, arrière ou centre formé à Arudy et repéré par la Section Paloise, il signera son premier contrat professionnel au Stade Montois, qui joue alors en Top 16, en 2002.
Il rejoindra ensuite Colomiers, toujours dans l’élite, pour une saison (2003-2004), puis reviendra à Mont-de-Marsan pour une année (2004-2005) avant de filer à Dax, de 2006 à 2010. Il terminera sa carrière par trois nouvelles années au Stade Montois, entre 2010 et 2013. Il a été double finaliste de Pro D2 (en 2007 avec Dax et en 2012 avec le Stade Montois). International chez les jeunes et avec l’équipe de France de rugby à 7. Il a terminé la saison 2006 à la deuxième place du classement des réalisateurs (361 points) et à celui des buteurs (331 points). En 2015, il signe à l’Avenir Aturin pour l'aider à se maintenir en Fédérale 2.
Waisale Serevi
Né en 1968 (49 ans) à Suva, dans les îles Fidji. Demi d’ouverture, arrière ou demi de mêlée fidjien d’1,70 m pour 80 kg, qui a surtout marqué l’histoire du rugby à 7, en devenant un des meilleurs joueurs de l’histoire de ce sport, peut-être même le meilleur. Passé par le Japon avant d’arriver en Europe aux Leicester Tigers, Serevi a ensuite rejoint la France au Stade Montois, entre 1998 et 2003, avant de finir sa carrière en club au Stade Bordelais (2003-204) et à Staines (2004-2005). International fidjien de rugby à sept entre 1990 et 2007, et international à XV entre 1989 et 2003, il totalise 38 matchs avec sa sélection à XV pour 11 essais, 40 transformations, 27 pénalités et trois drops (221 points).
André Boniface
Né en 1941 et décédé en 2015 à Briscous (Pyrénées-Atlantiques), à 74 ans. Demi d’ouverture ou ailier, membre de l’équipe historique montoise qui avait remporté la finale du championnat de France de 1963 contre le rival dacquois à Bordeaux (il avait officié à l’ouverture lors de la finale à cause de la blessure du titulaire habituel à ce poste, Louis Requenna). Montois dès l’école de rugby, comme son frère aîné André, également ouvreur, il était devenu un joueur complet, très rapide, doté d’un bon pied gauche.