Coupe de France de Volley-Ball : Chartres, Scène de Triomphes Historiques

La ville de Chartres a été le théâtre de moments mémorables dans le monde du volley-ball français, notamment avec les finales de la Coupe de France. Retour sur ces événements marquants.

Mulhouse triomphe à Chartres

Cette finale à Chartres fut la bonne pour Mulhouse. Après leur défaite l'an passé, les Alsaciennes se sont cette fois imposées, ce samedi, face aux Neptunes de Nantes, 3-1 (28-26 ; 22-25 ; 25-19 ; 25-22). Le volley Mulhouse Alsace remporte ainsi sa deuxième Coupe de France, en sept finales, après son premier sacre en 2021, et obtient son ticket pour la Coupe de la CEV (C2) la saison prochaine.

Bien que Mulhouse ait eu besoin de cinq balles de match et deux temps morts pour conclure au quatrième set, sa domination a été nette, notamment au block. À l'image du fabuleux point échangé sur leur première balle de set en première manche (24-23), certes perdu sur une attaque Haylie Bennett, mais où les Mulhousiennes ont touché 35 fois la balle, ne cédant rien au filet, et les Nantaises 21 fois.

« Ce point on le perd, il fait mal, mais ça débloque un truc en nous, admet Enora Danard-Selosse, la passeuse mulhousienne, trophée de MVP de la rencontre dans les mains. On avait tout à prouver ce soir (samedi), les gens pensaient que c'était plus un exploit qu'un but pour nous, on l'a fait et on est vraiment contentes. »

Les Nantaises tenaient pourtant ce premier set, menant 21-17. « Il reste de la frustration de ce premier set parce qu'on ne le finit pas, juge Amandine Giardino, libéro et capitaine des Neptunes de Nantes. Et à la fin (du match) on s'écroule, on ne met plus un service, on ne joue plus au volley en fait. »

La distribution de Danard-Selosse, davantage orientée vers la pointue Reagan Rutherford (21 points, 48 % en attaque) que vers la centrale Annayka Legros, habituellement pourvoyeuse de points (16 en finale, dont 5 blocks), a perturbé les Neptunes, battues au tie-break il y a une semaine à Mulhouse en Championnat.

Dans le même temps, Haylie Bennett, la pointue nantaise, n'a pas pu se montrer décisive, avec 20 points (44 % en attaque, 1 block, 4 fautes au service), un de plus qu'Halimatou Bah (46 % en attaque, 1 contre). Déjà deux fois vainqueur en Championnat cette saison, avant sa victoire ce samedi, Mulhouse a sans conteste un ascendant psychologique sur les Neptunes, alors que les deux équipes se retrouveront dès samedi prochain, à Nantes, pour la première manche des quarts de finale du Championnat.

Les volleyeuses du VMA ont remporté la deuxième Coupe de France de leur histoire, ce samedi à Chartres, face à Nantes qui les avait battues l'an dernier au même stade. En s’imposant trois manches à une (28-26, 22-25, 25-19, 25-22) dans un match d'une intensité folle, les Mulhousiennes ont pris une double revanche.

Une victoire qu'elles sont allées chercher avec les tripes, à l'image de ce point complètement dingue - finalement perdu - sur la première balle de set de la première manche. Une victoire qui leur ouvre surtout les portes de la coupe d'Europe avec une qualification directe pour la Coupe de la CEV, en attendant peut-être mieux. Car la saison n'est pas terminée.

Samedi prochain, les Mulhousiennes débutent les quarts de finale des play-offs... à Nantes. Avec l'idée plutôt agréable qu'elles n'ont pas encore atteint leurs limites cette saison.

Détails du match :

NEPTUNES de NANTES : 1
VOLLEY MULHOUSE ALSACE : 3
CHARTRES. Le Colisée, environ 3000 spectateurs.
Les sets : 26-28 (33’), 25-22 (26’), 19-25 (27’),:22-25 (27’).
Arbitrage de MM F. Collados et F. Praud.

  • Nantes : 54 attaques gagnantes sur 128 (42%). Bennett (19/43), Bah (18/39), Robinson (8/16), Jansen (6/16), Nilsson (2/2), Powell (1/2); 5 services gagnants; 5 blocks; 30 fautes directes dont 5 au service. Six de départ : Powell 2, Jansen 8, Bah 19 (puis Ratahiry), Bennett 20, Robinson 10 (puis Chameaux 1), Nilsson 4 (puis Delic). Libéro : Giardino. Ent.: C. Hernández.
  • VMA : 59 attaques gagnantes sur 124 (48%). Rutherford (21/44), Evans (12/31), Legros (11/18), Jatzko (9/22), Tontai (6/9), Danard-Selosse (0/1); 4 services gagnants. 11 blocks; 29 fautes directes dont 12 au service. Six de départ : Danard-Selosse 2, Jatzko 9, Evans 13, Rutherford 21, Legros 16 (puis Kosonen, puis Casadéi), Tontai 13. Libéro : Soldner. Ent.: F. Salvagni.

Le TLM triomphe également

Au Colisée, à deux pas de la cathédrale où seul Henri IV a été couronné Roi de France, Chartres a vécu un autre sacre, celui de Tourcoing, sept ans après son premier trophée en Coupe de France.

« Il n’y a pas d’écart phénoménal entre les deux équipes. Alors cette finale, on va la jouer les yeux dans les yeux. Et on verra bien où elle nous mène. » Si Dorian Rougeyron, l’entraîneur tourquennois, a refusé d’être outsider, c’est parce qu’il sait parfaitement ce dont son équipe est capable. À commencer par mettre à mal ce Montpellier, fier leader de la saison régulière et promis par beaucoup au titre de champion de France.

Alors dans un Colisée de 4 000 âmes, à majorité héraultaise, les gladiateurs tourquennois ont décidé de faire le spectacle. Refusant la mise à mort qu’on leur promettait, les Nordistes ont lancé les hostilités par un ace de l’Argentin Luengas (2-0). Deux tout petits points d’avance qu’ils surent conserver jusqu’au bout. Pour valider la première manche d’un combat de longue haleine (25-23).

Le rêve éveillé s’est poursuivi d’entrée de deuxième set (3-0, 7-4). Avant que Montpellier ferme l’accès au filet par des blocks meurtriers et enchaîne d’abord quatre points de rang (7-8) puis des fautes de fil tourquennoises. 14-18, la guerre était déclarée ! Menés au score dans la région d’adoption de Jean Moulin, préfet d’Eure-et-Loir (1939-1940), les Tourquennois sont alors entrés en résistance, revenant à 23-24. Mais une attaque plein centre d’une rare violence de Joris Seddik remit les pendules « à l’Eure » (23-25).

En remportant le duel des centraux (10-6 pour la paire Seddik - Le Goff face au tandem Roehrig - Parkinson) et obligeant Pablo Kukartsev, le pointu tourquennois, à surjouer, Montpellier était sans doute entré dans la tête des hommes du président Lahousse. D’autant plus que l’octuple champion de France inversait aussi les décisions arbitrales en remportant tous les challenges vidéo qu’il prenait. Dur à digérer.

Mais les Tourquennois ont pour credo de ne jamais abdiquer. À l’image de cette troisième manche durant laquelle ils ont souffert (2-4, 8-11, 12-16). Avant de la faire tourner notamment sur trois aces (un pour Aru, entré au centre à la place de Roehrig ; deux pour Tizi-Oualou) : 23-20 ! « Olélé olala, qui ne saute pas, n’est pas tourquennois (ad lib)… » Aux anges (verts), les 197 supporters nordistes (25-22) !

Tout comme leurs homologues héraultais qui ont poussé Montpellier vers le tie-break (22-25). Dorian Rougeyron avait raison : les deux équipes se valaient. Charge à la plus solide mentalement de lever le trophée.

Le TLM Volley a décroché son ticket pour la finale de Coupe de France pour la première fois depuis 2018, année du premier titre majeur du club. Quatre jours après leur affrontement en Coupe, Tourcoing et Toulouse se retrouvaient une nouvelle fois, cette fois en championnat.

Les Nordistes remportent leur deuxième Coupe de France en s'imposant, ce samedi 29 mars, face à Montpellier. Montpellier attendra encore au moins un an de plus pour soulever sa première Coupe de France de volley, après sa défaite samedi en finale à Chartres contre Tourcoing (3-2), comme l'an passé contre Nantes-Rezé.

Les Nordistes remportent eux leur deuxième Coupe de France après celle de 2018 -et le deuxième titre de leur histoire- à l'issue d'une finale où, s'ils ont dû attendre le tie-break pour s'imposer, ils ont sans cesse fait la course en tête (25-23, 23-25, 25-22, 22-25, 15-11).

Dans la troisième manche, ils ont cependant effacé un retard de trois points (16-19 à 19-19) avant de prendre le large (23-20) grâce à deux aces d'Amir Tizi-Oualou (19 ans), grand espoir français au poste de passeur et passé à l'intersaison de...

Un match disputé

  • Un 1er set très équilibré à l'avantage du TLM : 25-23le TLM remporte le 1er set, 25-23, sur une ultime attaque de Pablo Koukartsev compliquée à défendre pour le MHSC.
  • Montpellier recolle logiquement à 1 set partout : 25-23Après avoir bien débuté (6-3), le TLM subit la loi de la défense de Montpellier avec 3 contres consécutifs qui permettent au leader de Ligue A de revenir à 7 partout. Relancé, Montpellier ne lâche ensuite plus la main et s'imposer 25-23.
  • Mal embarqué, le TLM renverse le 3ème setMontpellier fait de nouveau la course en tête grâce au trio Le Goff Seddick Lindqvist et une défense bien inspirée. On sent alors de l’impuissance sur les visages des joueurs de Dorian Rougeyron. Mais le coach nordiste va trouver les mots et les solutions pendant un temps mort, alors que son équipe est menée de 4 points (12-16) pour permettre au TLM d’égaliser à 19-19 avant de s’imposer 25-22.
  • Montpellier revient encore dans le match : 25-22Dans un 4ème set irrespirable, le TLM passe son temps à chercher à refaire son retard sur Montpellier mais ne trouve finalement pas la faille et voit finalement le MHSC égaliser à 2 sets partout en bénéficiant notamment de deux superbes contre pour faire le break à 21-17.

Les coulisses de la victoire

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